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MoMA | German Expressionism: The Graphic Impulse

Le MoMa puise dans ses réserves… et présente, du 27 mars au 11 juillet 2011, une exposition majeure sur le rôle de la gravure dans l’Expressionisme allemand entre 1905 et 1924.

De Kirchner à Max Beckmann, les artistes de ce mouvement ont fait de la gravure leur moyen d’expression privilégié comme rarement dans l’histoire de l’art.

La gravure sur bois, avec la simplification des formes, l’écrasement de la perspective et la réduction des couleurs est connu comme le medium par excellence de ces artistes. Mais les expressionnistes ont également révolutionné les autres techniques de gravure, la pratique de la lithographie et du dessin.

Cette exposition, met en vedette quelque 250 œuvres d’une trentaine d’artistes. Toutes sont issues de l’exceptionnelle collection d’estampes de ce mouvement conservée par le MoMa. Une sélection de dessins de peintures et de sculptures complète les œuvres imprimées.
Le parcours chronologique montre le rôle déterminant de la gravure depuis la formation du groupe Die Brücke en 1905, jusqu’aux années 1920, quand des artistes individuels ont continué à produire un travail convaincant même si le mouvement s’étiolait.

L’exposition présente une large sélection d’artistes, depuis Oskar Kokoschka et Vasily Kandinsky jusqu’à Erich Heckel et Emil Nolde. Tous partageaient les mêmes préoccupations visuelles et thématiques. Leurs œuvres reflètent une période de transformation sociale et esthétique intense, et plusieurs thèmes sont récurrents. Il s’agit notamment de l’expérience urbaine, d’une approche intransigeante du corps et de la sexualité, et une préoccupation pour la nature, la religion et la spiritualité. Le moment clé de ces années a été l’expérience de la Première Guerre mondiale. La guerre et ses conséquences sont l’objet de travaux pour plusieurs artistes, dont Otto Dix. Dans sa série de cinquante gravures, la guerre, il exprime avec force sa propre expérience des tranchées.  Käthe Kollwitz, dans un portefeuille de sept gravures sur bois, montre de manière bouleversante, la désolation ressentie par les familles restées au pays. Max Beckmann, dans sa série de lithographies, l’enfer (1919), illustre la violence et la décadence à Berlin pendant  l’immédiat après-guerre.

Avec le soutien de la fondation Annenberg, cette collection cataloguée et numérisée,  est disponible sur internet (http://moma.org/explore/collection/ge/).