Archives du mot-clé Sculpture

Stanza de Joëlle Gay à l’Aperto

Du 16 au 31 janvier 2016, Aperto, lieu d’art contemporain à Montpellier présente Stanza, une exposition de Joëlle Gay.

Le site de l’association présente ainsi l’artiste et le projet Stanza :

Joëlle Gay est sculpteur au sens le plus large que l’on puisse donner à ce terme, créatrice d’installations subtiles, elle transforme toutes les données de l’espace en principes de perception.

Stanza est une installation de volumes de 30 à 38 cm, d’assemblages fragiles qui ont (…) un petit coté amusé, voire drolatique (…) ; pour un équilibre inattendu. Petits guerriers prêts pour un ailleurs (…) ; ils ont par jeu, un air de famille ; sur le champ, ils vont partir à l’assaut de la verticalité. Etrange petit monde, métaphore d’assemblages imprévus et de connexions obligées où nous conduit un monde globalisé.

Joëlle Gay, Stanza (détail)
Joëlle Gay, Stanza (détail)

Capteurs et réceptacles des mémoires émotionnelles et visuelles de l’artiste, ces assemblages valorisés en originaux, sont transformés par une alchimie subtile en une équivalence sensorielle de gammes harmoniques.
L’orchestration résolument décidée de ces méta-morphoses entretiennent un rythme et un dialogue inédit avec l’air qui passe, les découpes, les intervalles, les pleins, les pointes colorées, les vides, comme autant de plantules sorties de leurs phases de germination.

Extrait texte de Claude Sarthou, novembre 2015.

« … la sculpture en tant qu’objet, n’a aucunement besoin de recourir à un artifice, elle devrait courir sa chance comme n’importe quel objet, en ne comptant que sur elle-même » Brancusi.

Joëlle Gay vit et travaille à Montpellier.
Elle fait partie du collectif DHS fondé en 2003.

Vernissage vendredi 15 janvier 2016 à 18h30
Accueil du public et médiation : du mardi au dimanche, de 14h à 18h30.
On revient éventuellement sur cette proposition après un passage à l’Aperto

En savoir plus :
Sur le site d’Aperto
Sur la page Facebook d’Aperto

Publicités

Archi-Sculpture à la Villa Datris, l’Isle-sur-la-Sorgue

Jusqu’au 1er Novembre 2015, la Fondation Villa Datris pour la sculpture contemporaine présente avec Archi-Sculpture, une exposition qui  s’intéressent aux liens étroits et souvent féconds entre architecture et sculpture contemporaine.

Un peu plus d’une certaine d’œuvres sont réunies (95 sculptures et 25 maquettes), dont 19 pièces monumentales  dans les jardins, 10 installations In Situ créées pour le lieu et quatre vidéos. La liste des artistes ( 100 architectes et sculpteurs) est impressionnante.

Après un hommage sobre à Tristan Fourtine, compagnon de Danièle KapelMarcovici, architecte et co-fondateur de la Fondation Villa Datris, disparu en 2013, le parcours de visite se développe  en neuf étapes.

Malgré la qualité des œuvres présentées, Archi-Sculpture laisse un sentiment d’inachevé…  Une sensation déjà perceptible l’an dernier pour Sculptures du Sud, qui nous avoit conduit à ne pas plublier de chronique. On a du mal a retrouver la magie et la cohérence de Sculptrices.

L’ensemble nous a semblé assez hétéroclite. Le propos manque parfois de cohérence et donne souvent l’impression d’une juxtaposition de séquences dans lesquelles il est certes toujours question d’architecture et de sculpture, mais où l’on a un peu du mal à trouver un fil conducteur… Trop d’œuvres se télescopent dans des espaces limités, souvent encombrés par des socles et des tables… Une sélection plus rigoureuse aurait éventuellement apporté plus de lisibilité…

Dans un cartel, il est fait référence aux coins à pique-nique, chers à François Morellet (« Les œuvres d’art sont des coins à pique-nique, des auberges espagnoles où l’on consomme ce que l’on apporte soi-même »). Peut-être n’avions nous rien apporté… à moins que la surabondance des mets proposés nous ait coupé l’appétit… On lira notre compte rendu de visite, très critique, ci-dessous.

En savoir plus :
Sur le site de la Villa Datris
Sur la page Facebook de la Villa Datris
Plusieurs interviews d’artistes sur la chaîne You Tube de la Villa Datris
On peut également suivre la Villa Datris sur Twitter

Liste des architectes et sculpteurs :

Alisa Andrasek & José Sanchez • Chantal Atelin • Shigeru Ban • Jean-Yves Barrier • Laurent Baude • Christophe Berdaguer & Marie Péjus • Ralph Bernabei & Carlos Abrecht • André Bloc • Catherine Bret-Brownstone • Betty Bui • Daniel Buren • Anthony Caro • Miguel Chevalier • Eduardo Chillida • Ciris-Vell • Robbie Cornelissen • Bernard Cousinier • Parvine Curie • Jacqueline Dauriac • Odile Decq • Wim Delvoye • Jean Denant • Jean Dewasne • Norman Dilworth • Jean Dubuffet • Henri-François Dumont • Nathalie Elemento • Lorenz Estermann • Etienne-Martin • Regina Falkenberg • Martine Feipel & Jean Bechameil • Tristan Fourtine • Sou Fujimoto • Maki Georgeon • Emile Gilioli • Liam Gillick • Philippe Gourier • Dan Graham • Nicolas Grospierre • Milène Guermont • Jette Hampe • Alexis Hayère • Ernst Günter Herrmann • Medjid Houari • Miguel Isla • Robert Jacobsen • Rémy Jacquier • Ann Veronica Janssens • Dani Karavan • Tadashi Kawamata • Valery Koshlyakov • La Fratrie • Le Corbusier • Sol Lewitt • Antti Lovag • Benoît Luyckx • Pierre Malphettes • Jaildo Marinho • Francesco Marino Di Teana • Vincent Mauger • Manuel Merida • Meuser • Jean-Claude Meynard • Joan Mirò • François Morellet • Jean Nouvel • Sarah Oppenheimer • Claude Parent • Jean-Paul Philippe • Jean-Charles Pigeau • Edgard Pillet • Anne & Patrick Poirier • Denis Pondruel • Pancho Quilici • Jean-Claude Reussner • Vera Röhm • Niki De Saint Phalle • Nicolas Sanhes • Larissa Sansour • Françoise Schein • Nicolas Schöffer • Gabriel Sobin • Anabelle Soriano • Annette Streyl • Jean Suzanne • Szajner • Sarah Sze • Tilman • Hap Tivey • Bernard Tschumi • Joris Van De Moortel • Hélène Vans • Xavier Veilhan • Amy Yoes

Lire la suite Archi-Sculpture à la Villa Datris, l’Isle-sur-la-Sorgue

Roni Horn, « Butterfly to Oblivion »

Jusqu’au  20 septembre 2015, la Fondation Vincent Van Gogh Arles présente « Butterfly to Oblivion », une captivante exposition de Roni Horn.

Roni Horn, Glass Sculptures, « Butterfly to Oblivion » à la Fondation Vincent Van Gogh Arles, 2015 - blanc et bleu cobalt
Roni Horn, Glass Sculptures, « Butterfly to Oblivion » à la Fondation Vincent Van Gogh Arles, 2015 – blanc et bleu cobalt

Le dessin est aspect essentiel du travail de l’artiste américaine. Dans le catalogue,  Bice Curiger, directrice artistique de la Fondation et commissaire de cette exposition souligne que Roni Horn donne à cette activité un sens élargi et qu’en exposant des sculptures dans un espace,  « elle dessine aussi dans cet espace. Lorsqu’elle fait la sélection de ses œuvres en vue d’une exposition, elle reprend des éléments qu’elle a déjà montrés auparavant, en y ajoutant de nouvelles œuvres (…). C’est l’espace – entendu comme la totalité de ses pièces – et la nouvelle disposition des œuvres qui composent un dessin ».

Roni Horn, Pigment Drawings (1) , « Butterfly to Oblivion » à la Fondation Vincent Van Gogh Arles, 2015
Roni Horn, Pigment Drawings (1) , « Butterfly to Oblivion » à la Fondation Vincent Van Gogh Arles, 2015

Pour « Butterfly to Oblivion », Roni Horn a sélectionné des œuvres qui appartiennent à quatre séries.
Le parcours commence avec trois imposantes sculptures de verre. Il se poursuit avec deux ensembles de « Cut up ». Le premier montre de grands formats issus de ses « Pigment Drawings », le second présente des images recomposées à partir de portraits photographiques de clowns (Clowndoubt). Dans une nouvelle série de dessins, les « Hack Wit », constituée d’expressions anglaises découpées, on comprend pourquoi il est question dans cette exposition de « contraindre un papillon à l’oubli / consign a Butterfly to Oblivion ».

Roni Horn, Hack Wit , « Butterfly to Oblivion » à la Fondation Vincent Van Gogh Arles, 2015
Roni Horn, Hack Wit , « Butterfly to Oblivion » à la Fondation Vincent Van Gogh Arles, 2015

La mise en espace et la scénographie ont été définies par Roni Horn avec la commissaire de l’exposition.  L’ensemble, très sobre, invite le visiteur à une contemplation méditative des œuvres.
À l’exception de quelques reflets gênants pour la série Clowndoubt, l’accrochage est très réussi.

Ceux qui gardent un souvenir ému de la rétrospective présentée par la Collection Lambert à Avignon et à Arles, en 2009, comme ceux qui ont été marqué par sa présence de ses œuvres dans les cellules et les couloirs de la prison Sainte-Anne, l’an dernier pour « La disparition des lucioles », à Avignon, ne manqueront pas de passer cet été à la Fondation Vincent Van Gogh Arles … Ceux qui méconnaissent l’œuvre de cette grande artiste américaine découvriront un travail d’une grande sensibilité qui vient avec poésie et subtilité se confronter et dialoguer avec Vincent Van Gogh.

Roni Horn, Clowndoubt (1) , « Butterfly to Oblivion » à la Fondation Vincent Van Gogh Arles, 2015
Roni Horn, Clowndoubt , « Butterfly to Oblivion » à la Fondation Vincent Van Gogh Arles, 2015

Beaucoup semblent les opposer : Les pigments naturels de l’une et les couleurs industrielles, en tubes de l’autre, l’urgence de Vincent et la lenteur méditative de Roni Horn, le voyage vers le sud à la recherche de la lumière du Japon et la fascination pour la géologie et à l’eau glacée de l’Islande… Mais on peut aussi rapprocher les « Cut up » de Roni Horn et les hachures de Vincent, le cutter de l’une et la plume de roseau de l’autre. L’autonomie, la discontinuité et la force du trait comme la place des vides et la vibration de la couleur sont communs aux deux artistes…

Sans clichés et analogies faciles,  « Butterfly to Oblivion » est un contrepoint subtil à l’exposition que la Fondation Vincent Van Gogh Arles consacre aux dessins du peintre hollandais, « Les dessins de Van Gogh : influences et innovations ».

Signalons également la présentation d’un étonnant film d’animation « aitaisei-josei » de la japonaise  Tabaimo qui raconte les amours d’une chaise et une table, personnifiant une belle courtisane et son amant.

Tabaimo, aitaisei-josei, 2015
Tabaimo, aitaisei-josei, 2015

Le catalogue, dont il faut souligner la très bonne qualité des reproductions, s’organise autour d’une très intéressante conversation entre Élisabeth Lebovici et Bice Curiger.

Pendant la semaine des Rencontres, la Fondation Vincent Van Gogh Arles propose une programmation particulièrement riche. Il faut ici aussi rappeler l’important investissement de la Fondation dans de multiples actions culturelles qui accompagnent ses expositions.

Une visite de la Fondation Vincent Van Gogh Arles s’impose donc lors d’un passage à Arles cet été.
Compte rendu de visite et présentation de Bice Curiger  ci-dessous.

En savoir plus :
Sur le site de la Fondation Vincent Van Gogh Arles
Sur la page Facebook de la Fondation Vincent Van Gogh Arles
Roni Horn sur le site de la galerie Hauser & Wirth

Lire la suite Roni Horn, « Butterfly to Oblivion »

Hubert Le Gall au Château Borély, Marseille

Jusqu’au 6 septembre 2015 Prolongation jusqu’au 20 septembre , le designer Hubert Le Gall s’installe avec « Pop Art Design » au Château Borély. Après une visite discrète en 2013, séduit par le charme du lieu, la qualité de sa restauration et de sa muséographie, et l’intégration réussie d’œuvres d’art contemporain, il n’a pas hésité une seule seconde avant de répondre à l’invitation lancée de Christine Germain-Donnat, conservatrice et directrice du musée des Arts décoratifs, de la Faïence et de la Mode.

Le Château Borély nous avait très agréablement surpris, l’an dernier, avec Barock. Il récidive avec « Pop Art Design » !

Pop Art Design - Fauteuils Pot de fleurs 2_1
Dans le Grand Salon du Château Borély, un ensemble de fauteuils Pot de fleurs d’Hubert Le Gall. Dans la partie supérieure des lambris haut, des miroirs créés par Le Gall pour le Grand Salon.

Contrairement au projet monographique présenté, l’an dernier, au musée Mandet à Riom, Hubert Le Gall et Christine Germain-Donnat ont sélectionné un ensemble de pièces qui s’intègre parfaitement  dans les espaces du Château Borély. Elles construisent des dialogues enchantés et  des contrepoints audacieux avec les ensembles décoratifs exposés et rappellent, parfois avec malice, le mode de vie des Borély.

 On peut affirmer sans flatterie que c’est une totale réussite. Aucune faiblesse, aucune facilité ! Les meubles, luminaires, miroirs et autres objets décoratifs s’insèrent parfaitement dans les collections du musée des Arts décoratifs, de la Faïence et de la Mode. Souvent avec humour ou poésie, ils viennent  ici souligner et accompagner un élément du décor, un meuble ou un vêtement de la collection, là évoquer l’art de vivre au XVIIIe siècle…

Pop Art Design - Slide 01_1
Bibliothèque du Château Borély – Pop Art Design : Hubert Le Gall dans son Fauteuil Placide Le lapin câlin (Fausse fourrure et drap de laine, bois verni 2012). avec le gueridon Skili (Bronze, 2013) et la Cheminée Ready made de la bourgeoise (Bronze, 1996)

L’équilibre captivant, qu’ont trouvé les commissaires, offre un regard renouvelé et enrichi sur le Château Borély et ses collections, mais il donne aussi une résonance particulière au travail et aux œuvres d’Hubert Le Gall.

Évidemment, une visite de cette exposition s’impose. « Pop Art Design » s’annonce comme un des moments incontournables du printemps et de l’été à Marseille et en Provence !

En savoir plus :
Sur la page du Château Borély du site de la ville de Marseille
Sur le site d’Hubert Le Gall

Michaël Viala, « deux mille quinze » à la galerie Vasistas, Montpellier

Jusqu’au 25 avril 2015, la galerie Vasistas présente « deux mille quinze », une exposition personnelle de Michaël Viala, artiste montpelliérain que Jean-Paul Guarino expose depuis plusieurs années. C’est la troisième fois que les cimaises de la galerie de l’avenue Bouisson Bertrand  accueillent son travail (précédentes expositions en 2011 et en 2005).

L’exposition « deux mille quinze » propose un ensemble de dessins récents (2013-2014), une nouvelle pièce de la série « Module », réalisée pour l’exposition et un tirage numérique de 2015.

Michaël Viala, « deux mille quinze » à la galerie Vasistas, Montpellier. Photo Galerie Vasistas
Michaël Viala, « deux mille quinze » à la galerie Vasistas, Montpellier. Photo Galerie Vasistas

Depuis le début de son travail, la question du lieu et l’espace et donc celle de l’exposition interrogent Michaël Viala. Rapidement, il s’est posé la problème du lieu, du contexte, de la situation… de ce qu’un espace peut proposer (lire l’article « Michaël Viala – Espace » par Sabrina-Ambre Biller, 2011 que le site de l’artiste reproduit) .
Dans un entretien récent avec Lise Ott (émission De Visu, diffusée le 25 mars sur Radio FM Plus), il précise : « Pour schématiser, je dis souvent que j’utilise les données du réel pour générer des formes et du sens. Souvent ce sont des données objectives, des dimensions, des surfaces,  des paramètres liés à la circulation… »

L’accrochage proposé à la galerie Vasistas suit naturellement ces principes. Chaque dessin, chaque pièce contribue à interroger le spectateur sur sa place dans cet espace… Les œuvres, confit-il au micro de Lise Ott, « sont avant tout faites pour l’œil, pour procurer une expérience visuelle. Cela ne raconte pas d’histoire… »

Michaël Viala, « deux mille quinze » à la galerie Vasistas, Montpellier. Photo Galerie Vasistas
Michaël Viala, « deux mille quinze » à la galerie Vasistas, Montpellier. Photo Galerie Vasistas

Les dessins sur papier Arches satiné, aux bords irréguliers, sont de format identique (56 x 76 cm).  Ils sont exécutés debout, sur une table d’architecte, avec des crayons 4B et 6B, en utilisant des outils de dessins techniques (règle, équerre, compas, té… ) et des gabarits particuliers fabriqués par l’artiste.
Le dessin est toujours centré sur la feuille de papier. Souvent une forme dupliquée, déplacée, superposée, parfois mise en symétrie, produit une autre forme.
Conçues avec le logiciel Illustrator, les figures sont totalement maîtrisées. Mais vient ensuite l’exécution. Les outils produisent des effets aléatoires qui échappent à la maîtrise du geste : « Le trait n’est pas régulier… l’appui est variable, la vitesse du tracé change…  Il y a donc des endroits plus clairs, d’autres plus foncés. Il y a 3 à 4 passages du crayon et des formes qui se superposent. Ceci crée des brillances qui ne sont pas voulues ». Ce sont les imperfections du travail qui intéressent  Michaël Viala : « Cela permet de créer une rupture avec l’héritage historique … de l’art concret ».

Quatre dessins (D14/11, D13/09, D14/12 et D14/10) sont accrochées dans l’angle à gauche de la première salle.

Deux autres ( D14/7 et D14/4) occupent l’extrémité du mur de la deuxième salle, juste avant la sortie.

Comme le souligne l’artiste, ses dessins agissent comme des signes dans l’espace. À un moment donné, ils attirent l’œil du regardeur… Souvent quelque chose échappe, une certaine instabilité trouble la perception. Si Michaël Viala affirme vouloir « rester sur le plan » et fuir l’illusion de la troisième dimension, ses formes dupliquées et superposées créent des sensations de volume et de mouvement qui rappellent inévitablement celles qui sont produites par l’Op Art… même si Viala affirme faire attention à ne pas tomber dans l’art optique !

Michaël Viala, Module 79, 2015. Bois, acrylique. 273 x 190 x 33 cm. / 273 x 310 x 33 cm.
Michaël Viala, Module 79, 2015. Bois, acrylique. 273 x 190 x 33 cm. / 273 x 310 x 33 cm.

Entre les deux salles, Module 79, 2015, une sorte de praticable, une structure en bois dont la surface est peinte d’un rouge écarlate, semble faire obstacle à la circulation du visiteur… à moins qu’il permette le passage entre ces deux pièces ?  Le visiteur doit se déterminer… Faire le tour par l’extérieur, ou suivre les traces de pas encore visibles sur cette surface rouge intense et franchir ce « champ de coquelicots » ( dixit Jean-Paul Guarino).

Une fois passé de l’autre côté de ce « miroir » couleur sang, on comprend que ce volume est aux dimensions de l’espace entre la cloison et mur. On suppose que ce Module 79 est la partie manquante de cette cloison…  Ce pan de mur au sol fait un angle de 45° avec les parois verticales de la cloison… reproduisant ainsi une configuration géométrique fréquente dans les plusieurs dessins exposés.

Michaël Viala, Scan (miroir), 2015. Tirage numérique contrecollé sur Dibond. 21 x 29 cm. 1/5
Michaël Viala, Scan (miroir), 2015. Tirage numérique contrecollé sur Dibond. 21 x 29 cm. 1/5

Au mur, juste après ce seuil, une petite photographie, ou plutôt l’impression d’une image numérisée… Sur un fond noir qui contraste avec les murs blancs ou écarlates, on distingue par ses limites un carré noir, avec certaines nuances bleu nuit et quelques minuscules taches blanchâtres…
La  réalisation cette image Scan (miroir), 2015, est presque accidentelle… Par curiosité, Michaël Viala a placé un miroir sur le scanner de document, dans son bureau… Sa surprise fut de constater que l’image de celui-ci était un quasi monochrome noir. Seuls les contours légèrement biseautés ont pris la lumière de l’appareil…

Rien n’est caché dans le travail que Michaël Viala exposé à la galerie Vasistas, tout est montré… Et il dit tout ! Il suffit d’écouter  son entretien avec Lise Ott, diffusé dans l’émission De Visu du 25 mars sur Radio FM Plus.
Le réel est bien là… concret. Il n’y a pas d’histoire, uniquement l’expérience visuelle de celui qui regarde…  Pour le vérifier, il suffit de passer par la galerie Vasistas avant le 25 avril deux mille quinze !

En savoir plus :
Sur le site de la galerie Vasistas
Sur le site de Michaël Viala