Archives du mot-clé Picasso

De Clergue à Picasso, les Picasso de la collection Clergue au musée Réattu

Depuis le 4 octobre 2014 et jusqu’au 4 janvier 2015, le musée Réattu propose avec  De Clergue à Picasso, une découverte de la collection Picasso appartenant au photographe arlésien. Cet événement  est conçu comme un prolongement des Clergue d’Arles , l’exposition hommage à Lucien Clergue que le musée présente depuis le 5 juillet.

Parmi la soixantaine de pièces constituant la collection Clergue, on découvre avec intérêt des dessins originaux, des gravures à la pointe-sèche, à l’eau-forte, à l’aquatinte, des linogravures et des documents, souvent dédicacé par Picasso à « son ami Lucien Clergue ».  Ces œuvres sont accompagnées, en fin de parcours, par une sélection de photographies de Picasso et de ses proches par Clergue. L’ensemble évoque la relation amicale entre les deux hommes et leur rencontre qui fut déterminante dans la carrière du photographe.

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Le peintre et l’arène – Art et tauromachie, de Goya À Barceló au Musée de Céret

Le Musée d’art moderne de Céret présente Le peintre et l’arène – Art et tauromachie, de Goya à Barceló du 28 juin au 12 octobre 2014.

Le projet de cette exposition est « de souligner l’intensité de ce qui se joue entre la corrida et la tension plastique de sa représentation artistique. Picasso encore et toujours, qui jouera sur le thème toute sa vie durant, mais aussi tous les artistes qui ont été happés par l’espace de l’arène, comme par une force centripète ».

Picasso
Pablo Picasso, Série de 29 coupelles tauromachiques. Atelier Madoura, Vallauris. Pièces uniques. Coupelle Picador, 15 avril 1953 Terre de Lugnon, décor aux engobes et oxydes métalliques. Diamètre : 16,4 cm, hauteur : 5,5 cm Collection Musée d’art moderne de Céret Don de l’artiste © Succession Picasso, 2014

Autour de l’exceptionnel ensemble de 30 coupelles de céramique sur le thème de la tauromachie, que Picasso a créé et offert au musée de Céret, en 1953, l’exposition annonce les séries de Goya (Tauromaquia), d’Antonio Saura (Sauromaquia) et de Gilles Aillaud.

Tauromaquia
Francisco de Goya y Lucientes « Tauromaquia » Série Tauromaquia (1815-1816), Edition n°4 de 1905, Le Cid Campéador combattant un taureau à la lance, Eau-forte, aquatinte brunie et burin. Estampe n°11, 24,7 x 35 cm (gravure), 30,9 x 48,2 cm (papier), inv. 82/834-11, Collection Museo de Bellas artes de Bilbao, © Bilboko Arte Ederren Museoa-Museo de Bellas Artes de Bilbao, © Adagp, Paris, 2014

Aux côtés de Juan GrisAndré Masson ou Francis Bacon, on retrouvera des contemporains comme Hervé Di RosaAlechinskyAlberto GironellaClaude ViallatJean Le GacNajia Mehadji et Miquel Barceló.

Chronique à suivre après une visite au Musée d’art moderne de Céret .

En savoir plus :
Sur le site du Musée de Céret
Sur la page Facebook du Musée de Céret

Communiqué de presse :

 « Ce que je voudrais c’est faire une corrida comme elle est (…) il faudrait une toile grande comme les arènes (…) Ce serait magnifique … ».
Ces propos de Picasso rapportés par son amie romancière et critique d’art Hélène Parmelin témoignent bien de la double passion qui anima l’artiste : passion pour la corrida, le spectacle de son enfance pour lequel il éprouva toute sa vie plaisir et fascination, passion pour la tauromachie comme sujet inépuisable de recherche plastique et artistique.

Ce n’est cependant pas une toile grande comme les arènes qui peut être aujourd’hui considérée comme le chef-d’œuvre de Picasso en la matière, mais bien une série de 30 coupelles de céramique que le peintre réalisa à Vallauris en 1953 et qu’il offrit l’année même de leur création au musée d’art moderne de Céret.

De Céret, Picasso garde sans doute le souvenir des étés passés entre 1911 et 1913, des riches heures de la recherche cubiste en compagnonnage avec Georges Braque. La petite ville avait alors été baptisée par le critique d’art André Salmon, « La Mecque du cubisme ». Céret est une cité de tradition taurine, où Picasso, après les années parisiennes du Bateau-lavoir, retrouve l’ambiance des corridas de son enfance à Malaga et de ses années de jeunesse à Barcelone.

Le musée de Céret vient d’être créé, en 1950, par la volonté de quelques érudits et artistes dont Pierre Brune, peintre local ami de Picasso. En 1953, Picasso fait don de 29 coupelles au musée. Il offre la trentième à Pierre Brune. Les coupelles tauromachiques demeurent, aujourd’hui encore, le chef-d’œuvre des collections du musée, qui se sont considérablement enrichies.

30 coupelles de céramique, d’environ 16 cm de diamètre, 6 cm de profondeur, faites d’une terre légèrement rosée ou blanche, ornées de peinture à l’engobe et de quelques émaux offrant une gamme de couleurs restreinte : plusieurs nuances d’ocre, du jaune, du blanc, un noir profond… Des objets d’une grande simplicité au sein desquels Picasso va représenter le spectacle tauromachique avec une inventivité et une audace incomparables.

Dans le creux de chaque coupelle, dont l’espace se confond avec celui de l’arène et de ses gradins, l’artiste joue avec la perspective, suit le mouvement de l’ombre et de la lumière, relate différents moments de la corrida, s’intéresse au combat dans l’arène comme à la vision des spectateurs dans les tribunes.

Autour de cet ensemble remarquable, présenté pour la première fois de façon exhaustive – la coupelle offerte à Pierre Brune, qui était manquante, vient d’être retrouvée aux Etats-Unis – l’exposition propose un ensemble d’œuvres qui, de Goya à Barceló, témoigne de la fascination des artistes pour la tauromachie comme spectacle mais aussi et surtout comme sujet de recherche plastique.

L’arène y apparaît pour les peintres et graveurs comme le corollaire de la page blanche pour l’écrivain. Michel Leiris, l’auteur fameux du Miroir de la tauromachie, exprime dans la préface de son œuvre autobiographique, L’âge d’homme, ce désir « d’introduire ne fût-ce que l’ombre d’une corne de taureau dans une œuvre littéraire ». L’arène comme lieu d’affrontement de l’homme et du taureau mais aussi et surtout comme lieu de confrontation entre l’artiste et son sujet est ainsi devenu le fil rouge de cette exposition, comme le serait un thème musical récurrent, trait d’union entre les œuvres.

L’exposition s’ouvre sur la Tauromaquia de Goya, une série de 40 estampes réalisées par l’inventeur de la représentation tauromachique moderne. Jeu de l’ombre et de la lumière, du blanc et du noir, jeu d’esquive et d’affrontement entre l’homme et de l’animal, multiples perspectives sur l’arène vue par le spectateur depuis les gradins ou par le torero depuis le centre de l’arène. Cette dernière, qu’il s’agisse de son seul centre ou ruedo, ou de son architecture dans son ensemble, est bien le centre de la scène et celui des préoccupations de l’artiste qui la contourne, s’en approche ou s’en éloigne pour mieux exprimer l’intensité du drame qui s’y joue. Après Goya, Picasso crée sa propre vision de La Tauromachie ou l’art de toréer. Plus proches de nous, Antonio Saura livre sa Sauromaquia, Gilles Aillaud une Tauromachie plus apaisée.

Chaque artiste offre ainsi une proposition originale de perspective, de cadrage et de découpage de la scène en séquences narratives dramatiques ou plus allègres, alors que le spectacle tauromachique lui-même semble s’éloigner des préoccupations du spectateur contemporain, voire heurter sa sensibilité.

Le but de l’exposition est de souligner l’intensité de ce qui se joue entre la corrida et la tension plastique de sa représentation artistique. Picasso encore et toujours, qui jouera sur le thème toute sa vie durant, mais aussi tous les artistes qui ont été happés par l’espace de l’arène, comme par une force centripète.

Parmi eux et aux côtés des grands noms de l’art moderne dont Juan Gris, André Masson, ou, plus proche de nous, Francis Bacon, on retrouvera pour ne citer que quelques noms parmi les contemporains Hervé Di Rosa et ces cercles dévorés par une foule bariolée et animée de regards enfiévrés, Alechinsky en une joute avec l’artiste mexicain Alberto Gironella, Claude Viallat inscrivant des passes dans l’espace de boîtes de fromage, Jean Le Gac inspiré après Manet par la figure du torero mort, Najia Mehadji noyant dans des éclosions de couleur les lignes incisives des gravures de Goya… jusqu’à l’image ultime de l’arène blanche par Miquel Barceló.

«Picasso, céramiste et la Méditerranée», centre d’art des Pénitents Noirs à Aubagne.

AfficheLe Centre d’Art des Pénitents Noirs à Aubagne présente « Picasso, céramiste et la Méditerranée »  du 27 avril au 13 octobre 2013. Cette exposition est associée au « Grand Atelier du Midi » dans le cadre de Marseille-Provence 2013.

Le parcours, dont la scénographie est conçue par Cédric Guerlus, propose de découvrir  150 œuvres, pièces inédites, uniques, originales et pièces d’édition rares, provenant de collections particulières, des musées du Louvre, d’Antibes, de Saint-Étienne, de Roubaix, de Barcelone, de Caldès de Montbui et du FNAC.

Les pièces présentées témoignent de l’activité de Picasso à Vallauris dans les années qui suivent la fin de la Seconde Guerre mondiale. C’est en effet à l’occasion d’une visite de la foire de la poterie à Vallauris en 1946 que Picasso rencontre Georges et Suzanne Ramié. Cette rencontre entraîne un travail régulier de Picasso autour de la céramique jusqu’à la fin des années soixante.
En 1948, il s’installe avec Françoise Gilot et sa famille à la villa la Galloise à Vallauris. Il établit son atelier au Fournas, une ancienne usine de parfums.

Il détourne la céramique traditionnelle ses fonctions. Ainsi, les « pignates » sont décorées avec des  figures noires, comme les vases antiques. Les poêlons sont transformés en masques et les gourdes en terre cuite en insectes bleus. Briques et les parpaings se métamorphosent en sculptures en céramique … Les descentes de gouttières deviennent support pour des portraits de Françoise… puis de Jacqueline.

Créateur de formes nouvelles, Picasso prolonge avec  la céramique son travail sur la sculpture, la peinture, ou la gravure…

Un bel hommage pour le quarantième anniversaire de la disparition de l’artiste.

Le commissariat de l’exposition est assuré par Joséphine Matamoros, Conservatrice honoraire du Patrimoine  et Bruno Gaudichon, Conservateur en chef du patrimoine, directeur du musée d’art et d’industrie André Diligent – La Piscine – de Roubaix. Ils signent le catalogue avec des collaborations de Harald Theil, Marylin McCully, Salvador Haro, Philippe Forest. Catalogue édité par Gallimard.

Cédric Guerlus, et l’agence GOING DESIGN ont réalisé la scénographie de l’exposition.

Sélection d’œuvres présentées dans l’exposition : Cliquez sur une œuvre pour lancer un diaporama

En savoir plus :
Sur le site de l’exposition
Sur le site de Marseille-Provence 2013
Sur le site de l’agence GOING DESIGN
Interview de Claude Picasso accordée à la Provence

Reportage de la chaîne LCM avec des interviews de Joséphine Matamoros, co-commissaire de l’exposition et de Dominique Sassi, céramiste galeriste :

Bruno Gaudichon, co-commissaire de l’exposition :

David Caméo, directeur général de l’établissement public Sèvre – Cité de la céramique, copreducteur de l’exposition :

Le rideau de scène de Picasso aux Abattoirs, Toulouse.

Derniers jours !!!

En savoir plus sur le site des Abattoirs

Christian Lacroix met en scène les Picasso d’Arles au musée Réattu

Christian Lacroix met en scène les Picasso d’Arles au musée Réattu

Christian Lacroix l’arlésien de souche et Pablo Picasso l’arlésien de coeur réunis en un même lieu d’exposition. C’est l’évènement que le musée Réattu d’Arles offre en ce moment à ses visiteurs. Le couturier a scénographié l’exposition qui mêle une soixantaine d’oeuvres du maître espagnol amoureux d’Arles et quelques unes de ses créations pour le théâtre. une exposition enrichie de photos de Lucien Clergue.
Pablo Picasso était venu chercher Van Gogh en Arles; il y a trouvé la corrida.
Le maître espagnol est tombé sous le charme de la ville et de ses environs. C’est pourquoi en 1971 il faisait à la ville une donation de 57 dessins.
Christian Lacroix fait lui son retour au musée 4 ans après son Grand opéra. Il a découvert Picasso en 1957 et depuis il reconnaît avec une grande humilité son admiration pour le maître.

Lacroix – interview Culture Box

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