Archives du mot-clé Nicolas Bourriaud

Arrivée de Nicolas Bourriaud à Montpellier

Retenu par une visite de presse au MuCEM à l’occasion de Made in Algeria, nous n’avons pas pu assister à la présentation de Nicolas Bourriaud, nouveau responsable du projet du Centre d’art contemporain et directeur artistique de la Panacée, hier dans les locaux de Montpellier Métropole.

Cependant, la nature  de l’événement nous  conduit à reproduire ci-dessous le communiqué de presse de la métropole.  On encourage surtout  nos lecteurs à lire le compte rendu de cette rencontre par Jean-Paul Guarino sur le site de la revue Offshore. On en extrait le paragraphe qui a particulièrement retenu notre attention :

« (…) Cela laisse aussi du temps à Nicolas Bourriaud. Mais un autre temps. Un temps qui est une donnée de son projet et non un temps d’impatience ou d’hésitation, un temps aussi offert aux autres. Oui, bonne nouvelle pour tous ceux qui voudront réfléchir, parler et dire. Des professionnels – de l’art et pas seulement – seront invités à débattre et les « citoyens »  seront – à égalité – entendus. Un temps de concertation ».

Ceci laisse entrevoir une approche plutôt participative dans la définition de ce futur Centre d’art contemporain. Toutefois, souhaitons que ces échanges prochains n’ignorent pas le public, les amateurs et les curieux d’art contemporain…

Nous faisons partie de ceux qui ont apprécié le travail réalisé par Franck Bauchard à la tête de La Panacée.  C’est donc  avec intérêt que l’on apprend que sa programmation artistique pour l’année 2016 est maintenue.

On attend avec beaucoup de curiosité les orientations que choisira Nicolas Bourriaud dans la direction artistique de la Panacée. Ce lieu restera-t-il le Centre de Culture Contemporaine où s’hybridaient les productions artistiques, scientifiques, littéraires ou philosophiques avec de multiples regards et des interrogations souvent novateurs sur ce qui construit nos cultures contemporaines ?

En savoir plus :
Sur le site de la revue Offshore
Sur le site de La Tribune Objectif Languedoc
Lire la suite Arrivée de Nicolas Bourriaud à Montpellier

Publicités

Nicolas Bourriaud nommé directeur artistique de la Panacée

Dans un communiqué de presse du 27 novembre, un peu avant 19 h, le service de presse de Montpellier 3M (Montpellier Métropole) annonçait :

« Nicolas Bourriaud nommé directeur artistique de la Panacée et chargé de la préfiguration du Futur Centre d’Art Contemporain de Montpellier » (lire le communiqué de presse en ligne).

On attendait la nomination « d’un chef de projet scientifique, qui aura pour mission de définir plus précisément le contenu du projet » du Centre d’Art Contemporain, annoncé Philippe Saurel lors de sa conférence de presse du 2 octobre dernier.

On ne se prononcera pas sur la pertinence de cette nomination. On attend avec intérêt les orientations du Programme Scientifique et Culturel (PSC) que l’ancien Directeur de l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts Paris doit définir avec son comité scientifique. On sera particulièrement attentif sur la communication qui accompagnera l’élaboration de celui-ci.
Le communiqué de presse précise que  Nicolas Bourriaud « sera secondé par Stanislas Colodiet, Conservateur au musée Fabre de Montpellier Méditerranée Métropole spécialisé dans le XXIe siècle », et il confirme que le futur centre sera « adossé au musée Fabre, dont il constituerait l’extension dans le domaine de la création des 20 dernières années ».

Hôtel Montcalm -Centre d'Art Contemporain
Hôtel Montcalm – Futur Centre d’Art Contemporain

La surprise de cette annonce est  la nomination de Nicolas Bourriaud comme directeur artistique de la Panacée, à la place de Franck Bauchard.

On perçoit, depuis plus d’un an, et malgré ses dénégations, que Saurel supporte difficilement La Panacée, ses expositions, sa programmation et son directeur…
Les mauvaises langues laissent entendre que le maire et président de Montpellier Métropole souhaiterait une programmation qui soit plus « populaire », quelque chose de plus « clinquant », de plus « vendeur »… Bref, un centre qui fasse du chiffre, qui attire les touristes… et qui puisse générer des retombées économiques…  et politiques !… Mais ce sont certainement de mauvais esprits !

Selon le communiqué, la mission confiée à Nicolas Bourriaud est assez peu définie, mais ambitieuse : « ll assurera la direction artistique de la Panacée et travaillera sur la mise en synergie des différents lieux culturels de la Ville et de la Métropole de Montpellier au travers d’un parcours d’art contemporain. Montpellier a toujours été une ville en avance sur son temps. Laboratoire de danse, de musique, d’architecture et aujourd’hui d’art contemporain. Je veux que l’art contemporain rayonne, transpire, bouillonne dans Montpellier ! »

Attendons de voir comment cela se traduira concrètement. On suppose que son recrutement a été précédé par la proposition d’un projet artistique pour La Panacée … On espère en lire très vite les orientations !
On aimerait également savoir quel sera le sort réservé aux projets annoncés (« Pan_Airport » du 18 juin au 25 septembre 2016 et « Joyce Hinterding et David Haines » du 19 novembre 2016 à février 2017).

Franck Bauchard_1

Saluons le travail remarquable de Franck Bauchard à la direction de La Panacée et l’exigence, la qualité, la richesse des expositions qu’il nous a présentées.
L’intérêt et la pertinence des sujets traités, les approches multidisciplinaires proposées ont donné à ce lieu un caractère singulier et réellement novateur.

La médiation souvent créative et participative, les exceptionnelles programmations qui ont accompagnées les expositions et la qualité de l’accueil à La Panacée ont bousculé (peut-être trop ?) les habitudes montpelliéraines.
Saluons également le travail réalisé avec les artistes en résidence. Remercions aussi Franck Bauchard d’avoir su accueillir des commissaires d’exposition qui avaient quelques choses à dire, qui ont su interroger le public et  exiger un regard attentif et curieux…

Tout cela fait de La Panacée un lieu unique où nombreux sont ceux qui ont plaisir à se retrouver et à partager. Souhaitons qu’il en reste quelque chose…