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Réouverture du musée des Beaux Arts de Marseille

Première image de la présentation de la collection permanente au musée des Beaux-Arts de Marseille :

Réalisation Karime Adda www.marseille2ii.com.

Voir notre chronique précédente

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Nouvelle présentation des collections du MRAC à Sérignan

À partir du 31 janvier, le MRAC présente un nouvel accrochage d’œuvres issues de son fonds.
Chaque année le musée sait nous surprendre par sa sélection et les dialogues entre les œuvres qu’il nous propose.

On reviendra dans une prochaine chronique sur cette nouvelle présentation dans laquelle on devrait apprécier les nombreuses nouvelles acquisitions .

À voir actuellement :
– La très belle exposition de Raphaël Zarka. Elle mérite sans aucun doute le déplacement à Sérignan.
Une rencontre avec Raphaël Zarka et le réalisateur Vladimir Léon est prévue le 13 février à 15 heures.
– Alerte Météo 4, ce sont des choses qui arrivent… Une exposition des diplômés 2013 des écoles d’art du Languedoc-Roussillon. Des propositions intéressantes, mais la scénographie « après le tsunami » du commissariat nous a semblé parfois nuire à leur présentation…

Bientôt :
– Nicolas Daubanes présente, avec  [Fe], des œuvres en regard des travaux réalisés par les personnes détenues du centre pénitentiaire de Béziers lors du workshop Paysages mémoriels qu’il a animé en avril 2012. Cette Exposition est proposée dans le cadre du programme «Culture-Justice» du 31 janvier au 30 mars 2014.
– Une exposition consacrée à Peter Downsbrough (du 1er mars au 11 juin 2014). On garde le souvenir de « ses points de vue décalés » proposés l’été dernier.
– Rosson Crow du 28 juin 2014 au 02 novembre 2014.

En savoir plus :
Sur le site du MRAC

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Réouverture du musée des Beaux-Arts de Marseille

MBA Marseille PO Affiche_1Le grand atelier du Midi avait inauguré le Palais Longchamp rénové, l’été dernier, à l’occasion de Marseille-Provence 2013, capitale européenne de la culture.

Mais les rumeurs les plus diverses continuaient de courir à propos du Musée des Beaux-Arts de Marseille. Certains laissaient entendre que le musée ne rouvrirait jamais !
Les journées « Portes ouvertes », le 1er et le 2 février et  l’ouverture des collections permanentes  à partir du 4 février mettent un terme à ces ragots.

Nous reviendrons en détail sur cette nouvelle présentation des collections dans les prochaines semaines.


Réalisation Karim Adda pour marseille2ii.com

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Votez pour le musée Saint-Raymond de Toulouse !

Le musée Saint-Raymond, musée des Antiques de Toulouse participe au Trophée du club de la comm Midi-Pyrénées avec sa campagne « Le musée des découvertes renversantes »

Soutenez le MSR, sa campagne de communication est très innovante et c’est un des musées les plus participatifs du Midi !

Réaccrochage de la salle Fournier au musée Fabre, Montpellier

C’est avec de plaisir que l’on retrouve la salle Fournier (salle 48) dans le parcours Art Moderne du musée, à la suite des salles Soulages. On y (re)découvre un ensemble remarquable d’œuvres représentatives de l’engagement du galeriste Jean Fournier.

Musée Fabre -Salle Fournier. Crédit photo Montpellier Agglomération

En 2007, l’exposition inaugurale du musée Fabre La couleur toujours recommencée avait rendu  hommage à Jean Fournier qui, de 1954 à 2006, a défendu avec force la peinture face à l’émergence de nouveaux médias  et de nouvelles formes artistiques. Marchand d’art et collectionneur, il  a collaboré avec le musée Fabre pendant près d’une décennie, avant sa mort en 2006.

La succession des importantes expositions temporaires organisée par le musée depuis la rétrospective Courbet en 2008, avait mobilisé ces espaces au premier étage. En conséquence, un choix réduit de ces œuvres était présenté dans l’atrium au rez-de-chaussée.

Les travaux entrepris ces derniers mois ont permis l’installation de deux cimaises mobiles qui séparent cette salle en trois espaces. Les fenêtres, sur la cour Bourdon, occultées pour les expositions temporaires offrent  à nouveau un éclairage naturel, proche de celui que l’on apprécie dans les salles Soulages.

Jean Degottex, Judit Reigl, Marcelle Loubchansky et Simon Hantaï

Le premier espace de cette salle évoque les activités de Fournier dans les années 50 à la Galerie Kleber. Il expose une très belle sélection de tableaux de Jean Degottex (le Feu noir (II),1956), Judit Reigl (Sans titre, 1954-55), Marcelle Loubchansky (Jack l’éventreur, 1956) et surtout deux grand formats de Simon Hantaï avec lequel Fournier a entretenu une longue collaboration. Ces deux œuvres (Sans titre, 1955 et Sans titre,1958) appartiennent à sa période « gestuelle », une fois la rupture avec Breton et le surréalisme consommée. Simon Hantaï commence par peindre l’ensemble de sa toile avec des couleurs vives, puis il la recouvre d’une couche sombre qu’il racle ensuite avec divers outils (rasoir,entour de réveille-matin aplati, etc.), faisant alors réapparaître la couleur.

Simon Hantaï et Claude Viallat

L’espace suivant présente trois œuvres importantes de Simon Hantaï. Elles permettent de suivre l’évolution de son travail dans sa pratique du pliage comme méthode (titre d’une exposition à la Galerie, en 1971).
MM III, 1964 appartient à la série des Panses qui succède aux Mariales (1960-62) et aux Catamurons (1963-64) . Dans cette série, la toile nouée aux quatre angles est peinte et pliée plusieurs fois, puis tendue. Les formes ainsi obtenues flottent dans un espace non peint.
Après les Meuns(1967-68), Hantaï entreprend la série des Blancs(1972-74)dont le musée présente une très belle toile de 1974. Le peintre décrit ainsi l’objectif recherché dans cette série : « Le pliage est conçu de telle sorte que les zones colorées restreintes activent le blanc et en révèlent la multiplicité des valeurs. Ce sont les éclats colorés qui tiennent le rôle habituellement dévolu aux parties non peintes ».
Le troisième tableau, Laissée, 1981-1989,fait partie des œuvres produites avant que le peintre décide de se retirer du monde de l’art. Il entame alors un travail de destruction / reconstruction. Les Laissées sont  réalisées à partir de Tabulas (1972-76). Hantaï découpe ses anciennes toiles pour mettre l’accent sur telle ou telle partie d’une œuvre antérieure.

De cette période où la galerie passe de la rue du Bac (1963-1979) à la rue Quincampoix (1979-1998), l’accrochage retient  deux œuvres de Claude Viallat que Fournier soutient dès ses débuts. On retrouve le motif du haricot dès 1966, dans une huile sur toile montée classiquement sur châssis (Sans titre, 1966) et sur une grande bâche verticale de 1970 (Sans titre, 1970).

Shirley Jaffe, James Bishop, Bernard Piffaretti et Antonio Semeraro

Le dernier espace de la salle Fournier présente des œuvres de peintres américains soutenus par la galerie (Shirley Jaffe, The Juke-Box, 1976 et James Bishop, Sans titre, 1973). La troisième génération d’artistes défendus par la galerie est représentée par Bernard Piffaretti, Sans titre,1998 et Antonio Semeraro, Sans titre, 1993.

La réouverture de cette salle s’accompagne d’un nouvel accrochage, dans les galeries contemporaines (salles 49 à 52), d’œuvres produites par des artistes qui ont participé au mouvement Support(s) / Surfaces(s). Lire article à ce sujet ici.

En savoir plus :
Sur le site du musée Fabre
Télécharger la fiche de salle
Sur le site de la Galerie Fournier