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Too many specialists? | Museums Association

Un avis éclairant (?) et sans langue de bois (double talk) de Maurice Davis (Museums Association) après un séjour marseillais…

A propos de Borely :

 »  Staff at the new Chateau Borély decorative arts museum seem to have devoted all their attention to the interior design of the building, obsessing over details of tiling and flooring.

As a result, many of the basics are badly neglected. The labelling was hopeless (some of it missing, six weeks after opening) and you couldn’t see some video screens because of reflections from the windows opposite.

In fact so busy had staff been fiddling with the look of the place, they appear to have failed to produce a standalone website.

Such basic failings suggest that the museum’s priority has not been to engage visitors and, indeed, I was happy to leave.  »

et à propos du FRAC PACA :

« After an hour or so in Marseille’s FRAC I can confirm that it may indeed have successfully built a collection, but doesn’t seem to be doing so well at reaching a wide audience.

Their interest appears much more with the artists and the opinions of their fellow curators than engaging with local people – or even cultural tourists like yours truly. »

C’est sans ambiguités ! Lire l’ensemble du billet ici : Too many specialists? | Museums Association.

Les commentaires sont attendus ici ou sur le blog de l’auteur

 

« Mappings » , Mona Hatoum à Aubagne.

Mappings à la Chapelle des Pénitents Noirs, centre d’Art d’Aubagne.
Jusqu’au 17 mars. Exposition dans le cadre d’Ulysses, parcours d’art contemporain initié par le FRAC PACA.

Née à Beyrouth en 1952, Mona Hatoum est d’origine palestinienne. En 1975, alors qu’elle passe une semaine à Londres, la guerre éclate au Liban. Bloquée, elle s’y installe.
Profondément marquée par les événements qui conduisent le peuple palestinien à l’exil et à la lutte, elle oriente très vite sa création vers un engagement politique.
Ses performances des années 80 affirment un esprit de résistance. Elle se tourne ensuite vers la vidéo, l’installation et la photographie.
Son travail évoque l’expérience du déplacement, les thèmes du souvenir, de la violence, de la condition des femmes et la difficulté à reconstruire une identité dans l’exil…

Pour cette présentation, Mona Hatoum a sélectionné, avec Pascal Neveux le commissaire de l’exposition, un ensemble d’œuvres parmi celles qu’elle a réalisées depuis bientôt 30 ans. On retiendra entre autres :

Roadworks (Actions de rue) vidéo de 1985. Dans cette performance, Mona Hatoum marche pieds nus dans une rue du quartier de Brixton à Londres. Une paire de Doc Martens est attachée à ses mollets par leurs lacets. Les pieds nus de l’artiste traînent ces lourdes chaussures qui évoquent à la fois celles des militaires, des policiers et des skinheads…

Keffieh (1993-1999) est une délicate broderie de cheveux sur l’emblématique couvre-chef du monde arabe, symbole de la lutte palestinienne et libanaise, habituellement porté par les hommes. Il est ici colonisé par des cheveux de femmes qui y tissent une grille… Des boucles rebelles( ?) s’échappent du « foulard ».

Le chapelet musulman de Worry Beads (2009) ne rythme pas le chant des prières… Ses perles inquiétantes, en bronze, ont la taille des boulets de canons. Elles sont reliées par des chaînes !

Une part importante des objets présentés gravitent autour des cartes et de la représentation du monde… et donnent ainsi son titre à l’exposition : Mappings.

Projection (2006) est une œuvre en coton et abaca. Il s’agit d’un planisphère selon la projection de Peters, qui présente tous les pays et les continents du globe selon leur réelle proportion les uns par rapport aux autres. Cette projection géographique est très différente de celle de Mercator à laquelle nous sommes habitués et qui donne une place plus importante aux zones de l’hémisphère nord.

Globe (2007) est à la fois une représentation du monde sans frontières, sans continents, sans pays que l’on peut aussi percevoir comme une cage sphérique…

3D Cities (2008-2010) se compose de trois cartes imprimées des villes de Beyrouth, Kaboul, Bagdad. Le papier entaillé en creux et relief matérialise bombardements et reconstructions. L’œuvre témoigne de la complexité de la vie qui continue dans les décombres et de l’alternance destruction/reconstruction qui font le quotidien de ces villes meurtries.

Shift (2012) est un tapis de laine sur lequel Mona Hatoum fait apparaître le monde comme une zone dangereuse en dessinant des cercles jaunes d’ondes sismiques sur toute sa surface et en le divisant en segments légèrement décalés.

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En ce début 2013, l’artiste palestinienne, Mona Hatoum est présente à la Collection Lambert en Avignon pour l’exposition Mirages d’Orient, grenades & figues de barbarie, jusqu’au 28 avril. Elle est aussi l’invitée de Marseille-Provence 2013 à Marseille où elle expose dans le cadre de l’exposition Ici, Ailleurs à la Friche de la Belle de Mai

En savoir plus :
Le site de Marseille Provence 2013
Le site du FRAC PACA
La page des Pénitents noirs sur le site de la ville d’Aubagne et du pays d’Aubagne MP2013

Le site de la Galerie Chantal Crousel
Le site d’Arte – Extrait de l' »Art et la manière » du 14 août 2011 consacré à Mona Hatoum