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FAV 2015 : Les projets pour La Grande-Motte

Nous avons récemment présenté les 11 projets qui seront présentés à  Montpellier, du 10 au 14 juin pour la dixième édition du Festival des Architectures Vives  (FAV)

Vous trouverez ci-dessous, les 8 projets et équipes sélectionnés pour La Grande-Motte et qui seront présentés du 20 au 28 juin.

Dès que possible, on se fera l’écho des projets imaginés pour les pavillons du FAV.

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Arnaud Malthieu, Amandine Romanet et Matthieu Thuillier – Limoges : « Embruns »
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Arnaud Malthieu, Amandine Romanet et Matthieu Thuillier – Limoges : « Embruns ». Crédit photo : Arnaud Malthieu, Amandine Romanet et Matthieu Thuillier / FAV 2015

 

Les pyramides emblématiques du paysage de la grande Motte ont permis de discipliner les grands vents, ne les laissant entrer dans la ville que délestés de leur sel et distrait de leur violence. C’est sous cette condition qu’a pu émerger un monde végétal protégé et sécurisé, à l’abri grâce à l’écran immobile des bâtiments. Ces embruns constituent aujourd’hui une trace invisible de l’histoire de la ville, une de ses fondations imperceptibles.
Inspirée par le lieu dans lequel elle prend place et l’imaginaire lié au vent, l’œuvre s’implante sur un quai en relation directe avec l’horizon et la mer. « Embruns », objet coloré à l’apparence naïve produit des nuages de bulles qui par leurs présences viennent attirer le regard sur l’histoire commune et partagée du lieu, le temps d’un instant. L’air s’engouffre dans l’installation, une fois le seuil passé, le savon  emprisonne l’air le temps d’un instant. Éphémère et magique la bulle se fait emportée par le vent.

L’équipe :
C’est d’une surprenante soirée un mardi soir dans un bistrot déserté de Limoges que va naître une complicité pleine de sens entre trois anciens étudiants de l’école d’architecture de Clermont Ferrand.
Portant leurs regards et leurs imaginaires en faire valoir, ils s’attachent à développer de nouvelles approches en mêlant les qualités d’expérimentation et les compétences pratiques des uns, aux recherches théoriques et rêveries des autres. Puisant l’inspiration dans tout ce qui les entoure, ils sont à la recherche d’une architecture de lieu, de lien et de matière. La juste mesure d’une intervention réside selon eux dans ce délicat équilibre, dans un savoir composé avec le « déjà là » pour mieux s’y inscrire. L’Intérêt de ces expérimentations ne tient pas seulement dans le résultat mais dans le processus qu’elles mettent en place, dans la relation qu’elles entretiennent avec leur milieu et les nouveaux usages qu’elles génèrent.

Archisanat – Adeline Vigneron / Marie Combette – Nancy : « Promenade d’envolées »
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Archisanat – Adeline Vigneron / Marie Combette – Nancy : « Promenade d’envolées ». Crédit photo : Adeline Vigneron, Marie Combette / FAV 2015

 

« Le lieu, entre cité balnéaire et mer. Le quai, une promenade rythmée d’espaces-escaliers ; invitation à monter pour s’installer et contempler la mer, le skyline des pyramides de la Grande Motte. Interface, entre-deux : d’un côté le passage, la promenade, de l’autre la contemplation, l’infini. Ces espaces offrent un temps d’arrêt, une ouverture à la rêverie face à la mer. Le plaisir de s’asseoir et d’écouter le va-et-vient berçant des vagues, la rencontre de l’écume sur les rochers, limite entre paysage naturel et paysage construit. »
Pour « la Dixième » le collectif ARCHISANAT propose de révéler l’instant « hors temps » qu’offre ce lieu au travers d’une expérience sensible et tactile. Une ouverture au voyage est mise en scène par un volume textile flottant dans l’air. Cinquante manches à air captent la brise, le vent, et se mettent en mouvement. Brise de mer et aussi parfois brise de terre. De leurs mouvements, un bruit de « papier froissé » rappelle le crépitement marin. C’est donc par un dispositif ludique que l’air se matérialise et invente une danse, stimulant à nouveau la rencontre entre palpable et impalpable, entre l’Homme et la Nature.

L’équipe :
Le collectif Archisanat est né pour rassembler nos parcours et nos identités. Notre imagination poétique met en scène une architecture de l’expérimentation, artisanale et inventive. Elle est au service de notre sensibilité et nos outils pluridisciplinaires nous permettent un professionnalisme constructif. Fidèle à la matière, dans sa manipulation tant technique qu’esthétique, Archisanat s’oriente vers la conception intelligente d’une architecture de détournement. C’est par une pratique adaptée aux problématiques actuelles, faire beaucoup avec peu de moyens, que nous aspirons à stimuler la sensibilité, provoquer l’étonnement et donner source à imagination. Nous croyons en cette culture d’inspiration, comme un encouragement au bonheur par l’expérience.

C.A.M.E Collective –  Claire Lehmann / Alice Liabeuf / Mathilde Moaty / Emmanuelle Lagouge – Londres (UK) / Paris : « La Petite Motte »
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C.A.M.E Collective – Claire Lehmann / Alice Liabeuf / Mathilde Moaty / Emmanuelle Lagouge – Londres (UK) / Paris : « La Petite Motte ». Crédit photo : C.A.M.E Collective – Claire Lehmann, Alice Liabeuf, Mathilde Moaty et Emmanuelle Lagouge / FAV 2015

 

Une île sauvage venue de l’horizon.
Entouré des bateaux accostés qui tanguent dans le port, le projet flottant contraste avec La Grande Motte, ville classée, symbole des années 60.
Comme si elle avait dompté les vagues pour venir jeter l’ancre dans cet univers inconnu, l’île se confronte aux habitants des villes comme nous sommes ébahis devant elle.
Une véritable flore naturelle pousse sur cette île flottante. Sur le quai, une longue vue incite les passants à l’observer de plus près. Par le traitement miroitant de la sous-face de son pourtour, la végétation foisonnante semble légère à la surface de l’eau. La nuit, les plantes illuminées paraissent flotter au-dessus du plan noir de la mer.
Malgré sa petite taille, l’île est chargée de symboles, et réussi à faire face, par son contraste et son courage, à la Grande Motte : c’est la Petite Motte.
Une île sauvage en somme, où un mini-Robinson vit sa vie d’aventurier envers et contre tout.

L’équipe :
C.A.M.E. est un collectif de jeunes femmes architectes, engagées pour une architecture simple, poétique, et sociale.
Nous pensons que l’architecture doit se nourrir du monde qui l’entoure, et que l’usage du monde en est bonifié, à quelque échelle que ce soit.
Depuis notre rencontre à l’ENSAVT, nous nous sommes forgé un regard commun entre Paris, Budapest, Londres, Berlin, Athènes, São Paulo, Cologne, Bâle, ou encore Venise. Ces lieux où nous travaillons et voyageons ensemble, sont autant d’opportunités de « cultiver notre jardin ».
Nous faisons dialoguer nos idées ensemble, et choisissons pour cela des questions attisant notre curiosité et notre imagination. Nous gardons une pratique individuelle et variée, qui se nourrit de notre pratique collective, et inversement.

Alors que le contexte économique actuel se précarise, nous nous unissons pour faire valoir l’idée selon laquelle cet obstacle peut être source de création !

LAPS – Amélie Lengrand / Sophie Paumelle – Paris : « Les arbres dans l’eau »
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LAPS – Amélie Lengrand / Sophie Paumelle – Paris : « Les arbres dans l’eau ». credit photo : LAPS – Amélie Lengrand et Sophie Paumelle / FAV 2015

 

La proposition « Bois Parasols » construite en bois de cagettes place Janicaud, fait écho au projet initial et ambitieux de Jean Balladur pour la Grande Motte, en révélant la symbiose de la végétation et de l’architecture, des formes organiques et géométriques.
Le « Bois parasols » émerge au dessus de l’eau du bassin, proposant un passage ombragé par le bois de cagettes tressés. Les arbres voilent la traversée de la fontaine par une nouvelle lumière. Le feuillage, symbolisé par de fines lamelles de cagettes,  offre des formes douces et rondes, comme sculptées par le vent. Les ouvertures au ciel se reflètent dans l’eau et rythment la promenade aux grés de ses reflets changeants.
Tout en observant la mer et son environnement le passant peut déambuler sous cette grande ombrelle de bois et observer les reflets des feuillages dans l’eau.

L’équipe :
Laps est crée en 2007 à Paris par Amélie Lengrand (architecte Dplg) et Sophie Paumelle (plasticienne). Artistes de formations complémentaires, elles déploient ensemble leurs savoirs faire pour des travaux de commande pérennes ou éphémères au service d’institutions, de marques ou d’évènements tels que: We Love Green, La Compagnie Française de l’Orient et de la Chine, Le Musée du textile de Wesserling, La Rotonde à Paris, La Médiathèque du Bourget, WAD, Nicolas Feuillate, Onitsuka Tiger, le label Ekler’o’shock, Centre Commercial (veja), Bobochoses…etc.
Leurs réalisations rassemblent installations plastiques et scénographiques, décors éphémères ou pérennes, design graphique et environnemental, direction artistique. On retrouve systématiquement chez Laps un principe de création in-situ : s’avoir s’inscrire dans un environnement existant, tout en le sublimant, voilà l’ambition assumée de ce studio de création qui puise son inspiration aussi bien dans les échappées oniriques de ses fondatrices que dans l’étude approfondie des procédés et des matériaux, du plus brut au plus élaboré.

Klest Pango – Montpellier : « Origamic »
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Klest Pango – Montpellier : « Origamic ». credit photo : Klest Pango / FAV 2015

La thématique du nombre fait intervenir de nouveaux horizons et la nécessité de témoigner d’un passage entre le passé, l’instant présent, et le futur. La forme d’ « Origamic » nous replonge en enfance en nous remémorant l’image d’un bateau en papier déposé sur une digue dans une dimension hors du temps.
« Origamic » se veut être une expérience sensorielle, faisant intervenir l’imaginaire et l’inconscient collectif. Cet espace-temps prend place hors de la frénésie de laquelle nous sommes tous inévitablement les sujets pour laisser place à la délicatesse et au confort de la pratique du lieu.

L’expérience est amorcée au détour d’une voile à travers un jeu d’arceaux se succédant en clin d’œil aux anciennes éditions du FAV. La finalité de ce voyage ludique est une dixième « marche » dématérialisée au sein d’un interstice privilégié entre la rigidité de la terre et la fluidité de la mer, en harmonie avec le lieu et offrant une relecture d’une mer méditerranée en spectacle.

L’équipe :
Multipliant les expériences en studios d’architecture et en missions ponctuelles, de Pékin à Los Angeles en passant par Dublin et Montpellier, son lieu de vie et d’où il a été diplômé en 2014, Klest Pango s’est créé au fil du temps une réflexion spécifique à un enjeu ciblé, en développant une méthodologie de travail sensible au fil du temps. Cette sensibilité se met en place à toutes les échelles du projet, dans la confrontation des indices, des programmes, et des intervenants. Aborder chaque mission comme une nécessité de mettre en pratique son expérience pour la création permanente ou éphémère d’un meilleur espace de vie, interrogeant l’homme dans son propre paysage et son alter-ego est un enjeu primordial selon lui. La conception de chaque projet se veut alors à la fois humble vis-à-vis de son insertion dans un contexte donné apprivoisé par le subconscient collectif et avant-gardiste de par les procédés mis en place. Ceux-ci ont pour objectif de répondre à des enjeux de contemporanéité à travers de nouvelles pratiques du lieu, de la lumière, de la matière et de la forme.

Camille Saucereau et Alice Foulon – Paris / Bruxelles : « Photos souvenir »
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Camille Saucereau et Alice Foulon – Paris / Bruxelles : « Photos souvenir » : Credit photo : Camille Saucereau et Alice Foulon / FAV 2015

 

La Grande Motte, ses bâtiments pyramides, son mobilier urbain sculptural et ses dunes constituent un tout organique chargé de l’imaginaire des vacances à la plage. Cet univers nous amène vers l’idée de la photo souvenir : le thème du temps est ici évoqué au travers de dix vues cadrées sur le site comme autant d’instantanés de voyage, d’invitation au souvenir, à la rêverie.
Une ligne noire court au sol, installant sur l’esplanade une ligne discontinue, hésitante, qui accompagne l’idée de la flânerie en bord de mer. Celle-ci se soulève à dix reprises pour devenir le support de cadres, qui de nuit dessinent dix rectangles de lumière en lévitation.
Ainsi, le visiteur n’est plus dans, mais devant une portion du paysage, qui se change en tableau vivant. Les cadres agissent comme des révélateurs du paysage environnant et deviennent le théâtre de jeux, de fictions. Le regard se fait conscient, curieux, renouvelé.

L’équipe :
Camille Saucereau et Alice Foulon sont deux jeunes architectes diplômées de l’école nationale d’architecture de Bretagne, respectivement basée à Paris et Bruxelles, qui développent leur envie de création à la suite de voyages et de découvertes en commun. Réunies par un goût pour l’expression artistique dans toute sa diversité, elles aspirent à une pratique ouverte de l’architecture à la croisée de l’installation, du design et du paysage. Marquées chacune par leur année d’échange universitaire – Camille à la faculté d’architecture et d’urbanisme ainsi qu’aux Beaux-Arts de Rio de Janeiro, Alice à l’université technique de Berlin – elles enrichissent leur approche d’expériences de scénographie, de danse contemporaine et de performances artistiques.
Sensibles aux qualités des lieux et à leurs histoires, elles cherchent avant tout à les révéler dans une économie de moyens, et au travers d’une expression minimale et poétique.

TOMA – Antonio Nardozzi / Maria Dolores Del Sol Ontalba – Toledo (Espagne) / Rome (Italie) : « The Porthole »
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TOMA – Antonio Nardozzi / Maria Dolores Del Sol Ontalba – Toledo (Espagne) / Rome (Italie) : « The Porthole ». Credit photo : TOMA – Antonio Nardozzi et Maria Dolores Del Sol Ontalba / FAV 2015

 

Juste vivre le moment présent entièrement consacré au plaisir donné par contemplant le soleil, la mer, l’horizon et le ciel tout en profitant de la brise côtière et bercé par les vagues, ce est le monde flottant de La Grande Motte. Ce petit pavillon conçu pour la dixième édition de la FAV sur le front de mer de La Grande Motte, est moulé et sculpté par le vent comme une érosion. Sa forme fluctuante permet de regarder à travers et, en constante évolution, modifie ses propres caractéristiques en ce qui concerne les points de vue jusqu’à se aplatir, créant, grâce à sa nature anamorphique, un cercle parfait. À travers un hublot, le spectateur est invité à contempler l’interaction entre la géométrie pure du cercle (artificielle) et la ligne de contact entre ciel et mer (la nature). Un point de vue inattendu qui suggère de ralentir et de se attarder à vivre une expérience liée à durer longtemps, au-delà de l’éphémère.

L’équipe :
Antonio Nardozzi et María Dolores del Sol Ontalba se sont rencontrés en travaillant ensemble au Fuksas Studio à Rome. Cette rencontre a permis à devenir complémentaires dans leurs projets de design et d’architecture. Depuis, ils travaillent ensemble pour partager des idées et des points de vue sur l’architecture. Soutenu par leurs chemins distincts, leurs expériences variées, ils essaient de s’ enrichir mutuellement et d’encourager une réflexion plus approfondie. Maintenant, ils collaborent à la fois sur la recherche dans le domaine de l’architecture et dans l’analyse des géométries complexes et techniques par le biais de TOMA! plate-forme.

Allegory Studio – Albert Schrurs / Wendy Gaze – Carouge (Suisse):  « Régate »
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Allegory Studio – Albert Schrurs / Wendy Gaze – Carouge (Suisse): « Régate ». Credit photo : Allegory Studio – Albert Schrurs et Wendy Gaze / FAV 2015

 

Le projet « Régate » s’ancre dans un espace-temps particulier, alliant l’éphémère au patrimoine architecturale du lieu.
100 bouées maritimes blanches, placées géométriquement au milieu des bateaux du Port de Plaisance de la Grande-Motte, viennent apporter un rythme visuel au paysage, en référence aux immeubles pyramidales en béton de Balladur.
En faisant de la bouée de balisage un objet en série, c’est évoquer un espace hors temps… La régate est-elle déjà passée ou est-elle à venir ?
C’est aussi la célébration d’un départ et d’une arrivée, qui reflète l’anniversaire des 10 ans du FAV.

L’équipe :
Établi à Carouge, Allegory Studio mène une activité créative pluridisciplinaire dans les domaines de l’architecture, de l’architecture d’intérieur, du retail, du design, des installations et de la scénographie. Fondé par Albert Schrurs, d’abord en tant que collectif d’étudiants en Architecture, puis enregistré en tant que Sàrl à Genève, ce n’est qu’à partir de septembre 2011 qu’Allegory mène une activité à plein temps. En 2015, Allegory Studio rejoint le groupe international Centdegrés et devient Centdegrés Genève.

Albert Schrurs est Architecte diplômé de l’EPFL, Designer diplômé de l’ECAL, et professeur d’atelier invité à l’HEAD de Genève. Avant de se consacrer à son activité, il acquiert une expérience professionnelle à l’international à Paris, Beijing et Tokyo, en travaillant comme Architecte pour Louis Vuitton, Shigeru Ban, Kengo Kuma ou encore Ma Yansong. Sa double formation lui vaut d’être à la fois attentif aux questions d’ordres spatiales et aux détails des objets.

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FAV 2015 : les projets pour Montpellier

Dans sa dernière Newsletter,  l’équipe du Festival des Architectures Vives  (FAV) présente les 11 projets qui seront présentés à  Montpellier, du 10 au 14 juin.

Nous reproduisons ci-dessous, les présentations de chaque équipe.

On continue à suivre l’actualité de cet événement qui fête cette année sa dixième édition sous le titre indiscutable est « La Dixième ! ».

Lire notre billet à propos des projets La Grande Motte.

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Margaux Rodot, Mickaël Martin, Benoît Tastet– Bordeaux : « un dixième de printemps »

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Photo credit: Margaux RODOT Mickael MARTIN Benoit TASTET / FAV 2015

« L’avènement du FAV nous évoque le printemps, aussi fugace soit-il, de ce patrimoine montpelliérain dissimulé. Nous aimons percevoir ces cours intérieures comme des arbres solidement ancrés dans le centre ville dont toutes les installations en seraient les floraisons éphémères.
Notre installation, évocation du o-hanami (coutume traditionnelle japonaise d’admirer la beauté éphémère des fleurs de cerisier) vous permet de plonger dans un moment suspendu. Cette parenthèse hors du temps, évoque l’image des pétales se décrochant à leurs grès. Venez profiter de ce coin de clairière éphémère pour un simple arrêt de rêverie, une sieste méditative allongé dans l’herbe ou un pique-nique improvisé sur une nappe déroulée.
Cette mise en scène, de l’avènement du printemps jusqu’à sa disparition, invite les passants des plus pressés jusqu’aux rêveurs des plus sensibles, à méditer sur l’intangibilité du temps qui passe, sur l’équilibre précaire de la vie mais surtout sur son perpétuel recommencement. »

Julien Plessis et Claire Dusonchet – Paris : « Gold Fish »

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Photo credit : Julien PLESSIS Claire DUSONCHET / FAV 2015

«Une scène hors du temps

Avec le projet « Gold fish », nous souhaitons offrir au visiteur un temps de rêverie et de contemplation, l’installation figurant un ailleurs ici propice à la méditation. A travers un décor théâtral composé d’un sol noir dont émerge un étang d’or habité de carpes, l’installation révèle le volume de la cour et en modifie notre perception.
Réinterprétation de la figure du jardin zen, cette composition abstraite et singulière offre un contraste harmonieux avec la cour. Ici les matériaux s’opposent, comme la surface noire du sol qui répond à la pierre claire des murs. De même, les formes dialoguent ; celles fluides et asymétriques de l’étang d’or apportant la contradiction à la géométrie très structurée des bâtiments.
Enfin, à la permanence de l’hôtel particulier s’oppose la surface changeante de l’étang. Précieuse et éclatante cette matière en transformation perpétuelle par le jeu des reflets parachève la contradiction, conférant à la scène un caractère étrange et hors du temps. »

 FAKT – Berlin ( Allemagne) / Zurich (Suisse) : « The Cloudscape »

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Photo credit: FAKT Sebastien ERNST Sebastien KERN Martin TESSARZ Jonas TRATZ / FAV 2015

« Notre proposition, rechercher un objet qui n’est pas seulement de l’espace, mais aussi un phénomène – The Cloudscape.
Nous essayons d’enrichir la nature statique de l’architecture avec un fort sens de l’excitation physique et de propriétés visuelles constamment changeantes.
Les thèmes de la légèreté, de l’apesanteur et des frontières douces se traduisent toutes en un « monde flottant ». « Ce monde » reflète son environnement et réagira à la plus légère variation de temps, de lumière et de couleur. Il est doux car sa matière est seulement dans un équilibre provisoire, les fines feuilles de métal  toujours dans un mouvement subtil, faisant résonance au vent et aux changements de températures. L’installation est semi-transparente, il n’y a aucune frontière absolue quant à son contexte, pas d’intérieur précis ni d’extérieur, pas de dessus ni de dessous – Seulement un dialogue visuel constamment redéfini entre l’objet et le spectateur, tant qu’une constante transformation de la cour au travers de l’image changeante des ombres et des faisceaux lumineux projetés sur le sol. »

Nicola Lorusso et Michele Realis Luc – Milan (Italie) et Vienne (Autriche) : « Memento »

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Photo credit : Nicola LORUSSO Michele REALIS LUC / FAV 2015

« Se refléter sur la dixième édition du Festival des Architectures Vives de Montpellier et une procédure évocatrice. Cela signifie prendre son temps pour penser et pour évaluer non plus le contenu, mais le contenant. Le festival est un développeur de différentes histoires qui, au fil des ans ont rempli les cours du cœur de Montpellier. Le même conteur, avec des contes toujours différents.
Pour nous, la première étape était inévitablement une considération attentive du Temps. Un hôtel particulier, une cour intérieure, un patio, ces endroits symboliques ont été investis par un million d’enfants, 700 vélos, 90 chats, 50 ballons, une douzaine de tabourets et 9 installations. Combien de stratifications Espace-Temps pourraient être décrites de chaque petit morceau de chaque cour !
La dixième édition, dans notre concept, est une stratification des temps précédents. De même que la Camera Obscura, nous avons superposé les négatifs qui ont construit dans la mémoire collective l’image du FAV comme nous le connaissons aujourd’hui, afin de créer des corrélations potentielles entre différents moments. Les visiteurs découvriront un objet 3D sectionné, composé de tout ce que les cours ont expérimenté au long de ces neuf éditions.
Les fragments incomplets ont empli par  le passé ces espaces oubliés et invisibles, et maintenant les spectateurs les regarderont dans une confusion empêtrée de ficelles, de cubes, de sphères, de tabourets, de cônes, de moniteurs, de panneaux, de ballons et de cadres.
Un concept très simple soutient la séduisante et complexe idée qu’aucun moment actuel n’est pire qu’en étant défini comme unique. La relativité d’Einstein nous avertit de l’écoulement du temps comme une grande illusion, donc nous pensons que la façon de le représenter doit changer et cette installation se veut être une tentative certes éphémère, mais sûre.
Pour citer Albert Einstein :  « Les gens comme nous qui croyons à la physique, savons que la distinction entre le passé, présent et futur est seulement un illusion obstinément  persistante. » »

Josseran Crochet – Paris « Panta Rei »

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Photo credit : Josseran CROCHET / FAV 2015

« Certains bâtiments, comme l’Hôtel de Lunas, ont croisé des centaines de regards au fil des siècles. C’est notre oeil qui découpe le temps: à mesure que la sédimentation des instants s’y reflète, nous nous noyons dans l’espace qui nous entoure. Le paysage tiédit. Passé le seuil de l’Hôtel, le visiteur ne sentira pas le poids du passé, l’installation le plongera dans une représentation nouvelle du réel. Son imaginaire sera confronté à une véritable mise en abîme.  Deux bassins au sol se situent de chaque côté de la cour. Leur fond est noir. La perception du visiteur est redéfinie dans le présent: à travers l’image des murs qui l’encerclent, il est renvoyé à la réflexion liquide de son imaginaire. Ainsi, en regardant vers le bas, il est immédiatement porté par un mouvement vertical. Le ciel s’impose. Comme lui, il est capricieux, il est en proie au hasard de l’instant. Ses humeurs se reflètent dans les miroirs obliques disposés à l’intérieur des bassins.
Ce projet vise à mettre en valeur la fugacité de la rencontre entre le visiteur et cette cour qu’il traverse. L’eau, à l’instar du lieu dans lequel elle se trouve, est à la fois toujours semblable à elle-même et jamais tout à fait la même. Lorsque nos yeux se pose sur elle, ils épousent un présent à la fois hérité et sans limites.

Panta Rei : 
En grec ancien, la formule signifie « Tout coule » – dans le sens de « Tout passe ».Elle synthétise la pensée d’un monde en mouvement perpétuel »

Atelier Roberta – Paris :  « Heureux Événement »

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Photo credit: Atelier Roberta Céline AUBERNIAS Alice MAHIN Chloé SANSON / FAV 2015

« Pour cette édition anniversaire qui se doit d’être fêtée, nous avons imaginé une installation éphémère en en éliminant l’aspect jetable, pouvant disparaitre entièrement sans laisser de déchets.
Nous proposons de fabriquer un gâteau spécial. Un gâteau qui se coule sur le sol et surprend par sa présence. Cette curieuse pâtisserie est constituée d’Agar Agar, gelée nourricière à la présence étrange et évanescente qui va servir de milieu de culture. Des milliers de graines y sont semées et cette surface plantée sera changeante au long du festival.  La germination et la pousse pourront être observées à l’échelle du temps de l’évènement.
Le dernier jour, le gâteau est coupé et distribué, non pas pour manger sa part, mais bien pour la transporter, la planter chez soi, où les graines pourront s’installer et fleurir. L’installation disparaît ainsi simplement, dans les mains de chacun, emmenant son morceau de gâteau pour le faire grandir ailleurs. »

Étienne Gobin, Lea Girault, Chloe Morin et Benjamin Joudrier – Paris : « L’anémograf »

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Photo credit: Atelier Roberta Céline AUBERNIAS Alice MAHIN Chloé SANSON / FAV 2015

« Le dix représente par excellence l’achèvement d’un cycle et le commencement d’une nouvelle ère. Il a le sens de la totalité et de retour à l’unité.
Un mobile synthétise ces notions, il incarne mouvement, instabilité et transformation perpétuelle en défiant les lois de l’apesanteur et de l’équilibre. C’est une structure légère dont les éléments suspendus entrent en mouvement sous l’action de l’air et la circulation du vent.
Articulés sur plusieurs lames de bois, des volumes coniques flottent et se déplacent sans contraintes. Ces derniers sont remplis d’encre qui, par un système de pipetage, tombe au goutte à goutte, sur une toile. « L’anémograf » capte son environnement et le retranscrit immédiatement sur une toile sous l’œil intrigué du spectateur. Le temps et le mouvement se matérialisent de façon aléatoire et poétique sur une nouvelle page. Ils symbolisent le commencement d’une nouvelle décennie et la dixième du Festival des Architectures Vives. »

Clémence Durupt et Gabrielle Vinson – Toulouse : « Entre Temps »

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Photo credit: Gabrielle VINSON Clémence DURUPT / FAV 2015

« Le FAV a 10 ans ! Il est donc plus que jamais question du temps qui passe pour cette dixième édition et l’ambiance est à la fête ! Et une vraie fête d’anniversaire se prépare, suscite l’envie, l’excitation, la curiosité; puis se vit, prend un espace et un temps donné pour enfin se terminer.
C’est cette ambiance à la fois colorée et imprévisible que nous souhaitons créer dans la cour de l’hôtel Jacquet. Un plafond éphémère retient une tonne de confettis qui grâce à l’action du visiteur s’échappent et s’éparpillent.
L’installation évolue dans le temps transformant l’espace de la cour : elle le plafonne d’abord, le rend ludique ensuite, pour le laisser finalement redevenir lui-même. Les derniers jours le ciel est ouvert, et ce «sablier géant» est prêt à être retourné pour les 10 prochaines années. »

Atelier 1.25 : Thomas Landemaine, Nuno Da Silva et Benoît Chantelou – Montpellier / Paris : « DI-X- »

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Photo credit: Atelier 1.25 Thomas LANDEMAINE Nuno DASILVA Benoit CHANTELOU / FAV 2015

 

«  Un grand X.
Un X pour 10, pour fêter les 10 ans du Festival des Architectures Vives.
C’est la première image du visiteur qui rentre dans la cour.
Cependant, cette installation offre des volumes plus complexes. Au fil du parcours du visiteur, la forme symbolique disparait pour laisser place à un volume sculpté qui se développe vers les façades de la cour. C’est en réalité une imposante sculpture facettée qui interroge le regard et la notion de point de vue. Ses faces réfléchissantes l’habillent de fragments de façades, de sols, de ciel, de silhouettes. Avec les visiteurs, la sculpture prend vie ; elle reflète les mouvements, s’anime de nouvelles formes et couleurs, invite au jeu et à l’interaction.
Dans cette parenthèse éphémère, cette installation tente de créer un moment unique et de réinventer l’expérience du lieu. »

Véronica Hirtz et Marine Gresser – Bordeaux : « L’espace d’un instant »

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Photo credit: Veronica HIRTZ Marine GRESSER / FAV 2015

 «  Le temps n’a qu’une réalité, celle de l’instant » – Gaston Bachelard

Le présent est un moment vécu, un point précis qui se résout dans l’instant. Cette matière temporelle observe un phénomène de seuil, nous obligeant sans cesse à en sortir pour entrer dans un nouveau, inattendu[1]. Il est pourtant impossible de savoir exactement quand s’opère le changement d’un instant à l’autre, et par conséquent, d’un espace à l’autre. Ce moment précis et éphémère auquel un individu est confronté déstabilise les repères collectivement établis.
Sensuel et brut, le sol sableux participe au récit d’un paysage désertique où le temps se perd, où la notion de durée s’évapore, laissant la seule TRACE[2] de l’instant présent. Étendue ponctuée de brindilles réfléchissant l’infini, l’installation construit l’image d’une intériorité, à la manière du panache d’une anémone.
Le visiteur invité au voyage d’un MILIEU au cœur de l’INSTANT[3], laissera délicatement s’éveiller l’imaginaire assoupi qui, lui, est sans limites.

[1] «Le présent ne passe pas car on ne quitte un instant que pour en retrouver un autre» p.48, Gaston Bachelard, L’intuition de l’instant, édition Stock, 1932
[2] «L’histoire est la description de ce qui est spécifique, c’est-à-dire compréhensible, dans les événements humains.», p.81, Paul Veyne, Comment on écrit l’histoire, Paris, édition Seuil, 1971
[3] «On se souvient d’avoir été, on ne se souvient pas d’avoir duré.», p.34, Gaston Bachelard, L’intuition de l’instant, édition Stock, 1932 »

Syracuse University School of Architecture – New-York  :  « Trans(Inter)ference »

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Photo credit: Syracuse Université Maya ALAM Waralee KAEWKOON Emily GREER Thomas BYUNG H. KIM / FAV 2015

« Supposant que l’identité et l’iconicité en architecture oscille entre concepts de distinction et réalisation, cette installation nous permet d’explorer un développement de nouvelles formes potentielles entre l’Ancien et le Nouveau.
L’installation « Trans(inter)ference » est un produit de son site, production numérique de sa matérialisation et son interaction avec son observateur – la construction d’un objet intermédiaire.
La façade de la cour est à nouveau projetée dans elle-même et devient un labyrinthe de diverses clôtures. La structure résultante est une convergence de dessin et de sculpture dans l’espace. Tandis que sa solidité est définie par la densité matérielle et des lignes de poids dans l’espace, la perception de ce qu’elle est dépend seulement d’une position.
Tandis que la réalisation de l’objet semble être complexe, l’assemblage est en réalité basé sur une simple trame couverte par des bandes magnétiques de cassette vidéo.
Des caractéristiques du matériau, comme la réflexion, la durabilité, le faible coût et l’éphémérité qui font de sa réutilisation un choix irrésistible, vient le lien conceptuel entre ce qui était et ce qui pourrait être. »