Archives du mot-clé CRAC

«Regarder la mer» de Marcel Dinahet, « État second » de Régis Pinault et « La Playa del Sordo » d’Olivier Bartoletti au CRAC à Sète

Du 26/10/2012 au 13/01/2013, pour sa saison d’automne, le CRAC Languedoc-Roussillon présente trois artistes qui proposent chacun une exposition personnelle.

Si à première vue, tout diffère entre ces trois artistes,  ils ont en commun la question du paysage de “ l’endroit du regard ”. Ils s’interrogent sur la place de l’artiste, mais aussi sur celle du public.

L’exposition Marcel Dinahet, Régis Pinault, Olivier Bartoletti en images, 2012. Vidéo Aloïs Aurelle, © CRAC LR.

«Regarder la mer» de Marcel Dinahet

L’œuvre de Marcel Dinahet est étroitement liée au littoral. Depuis le début des années 1980, il parcourt les paysages terrestres et sous-marins avec sa caméra. La démarche de Marcel Dinahet serait celle d’un arpenteur qui explore la face cachée du familier. Pour son exposition intitulée Regarder la mer, l’artiste réalise un projet sur le littoral languedocien (vidéos et photographies) augmenté d’une performance chorégraphiée avec la participation des danseurs du Centre National Chorégraphique Montpellier Languedoc-Roussillon. Il présente plusieurs autres dispositifs vidéos parmi lesquels seront programmées deux séances de projection de «Finisterrae», film de Jean Epstein de 1929.

Né en 1943 à Plouigneau, Finistère, Marcel Dinahet vit et travaille à Rennes.
Son site : www.dinahet.net

« État second » de Régis Pinault


Sous l’intitulé État second, l’exposition de Régis Pinault propose un paysage mental construit à partir d’un ensemble d’objets de taille humaine dispersés dans plusieurs espaces considérés comme un seul plateau technique de théâtre ou de cinéma. L’artiste associe à ce projet deux œuvres réalisées en collaboration avec les artistes Ann Veronica Janssens « Pick up » et Valérie du Chéné « Vision de nuit ». La particularité du projet de Régis Pinault est d’impliquer le visiteur dans son processus de réflexion. État second est un travail sur la perception qui joue sur la défocalisation du regard

« La Playa del Sordo » d’Olivier Bartoletti

Au premier étage,  la project-room est dédiée au projet d’Olivier Bartoletti : La Playa del Sordo. L’artiste sillonne les plages, son exploration est de l’ordre de la quête. Depuis 2002, Olivier Bartoletti a délocalisé son atelier sur le littoral méditerranéen où il vit, entre la France ( Languedoc-Roussillon) et l’Espagne (Catalogne), afin de prendre en compte dans sa pratique le territoire environnant. « J’ai réglé l’économie de ma pratique de façon à créer les conditions qui me permettent d’articuler une critique de la représentation par la production d’objets esthétiques qui sont le fruit d’une expérience singulière d’art et de recherche : une ego/géo-politique. » Olivier Bartoletti

Il est né en 1973 à Montpellier. Il vit et travaille à Barcelone et en Camargue.
Son site : http://byben.free.fr/bartoletti/index.htm

Publicités

paris-art.com : Interview de Michel François Par Julie Aminthe

See on Scoop.itExpositions Montpellier et région

Les sculptures de Michel François tentent de donner à la matière la fulgurance du dessin. Une fois construites, le processus créatif perdure au moyen de l’installation, laquelle cherche à faire cohabiter l’ensemble autour d’un sens commun.

See on www.paris-art.com

CRAC à Sète : Pièces à Conviction – François Michel.

See on Scoop.itExpositions Montpellier et région

PIÈCES À CONVICTION

Monographie
du 29/06/2012 au 30/09/2012

 

François Michel
Commissariat Noëlle Tissier

 

« Dans un monde apparemment balisé et hierarchisé, mais qui est bien plus chaotique et incontrôlé qu’à l’évidence, le travail foncièrement sculptural de Michel François, à l’inverse manifestement chaotique et subtilement cadré, est un modèle de reconfiguration sensuelle et idéologique de l’immédiat. Son plaisir des formes et des jeux de représentation est fondé sur un certain émerveillement pour les matières, la nature, les situations ou les idées du monde. Malgré la crudité parfois sombre de certaines références, l’artiste travaille finalement sous le signe de la réconciliation de champs parfois éloignés et contradictoires du monde de l’art. Une sculpture très formelle sous-tendue par un ensemble de strates théoriques et idéologiques complexes. La revendication d’un art libéral tout en assumant la part servile du travail. Les questions idéologiques de la modernité ( le quotidien comme matériau, l’art comme cosa mentale, l’universalité des formes, l’abstraction, la sérialité) sans tourner le dos aux grands enjeux de l’art classiques (la perspective, la nature, le travail manuel, la métaphore, l’illusion, le trompe l’oeil). Une attention au monde et à la sphère intime neutralisée par l’élégante distanciation des formes. Une clarté et une simplicité représentatives opposée à l’indétermination des perceptions. Bref, une prise de responsablité physique et morale des exigences fondamentales de la sculpture, sans céder sur laliberté, le risque et l’incertitude.»

Extrait de Tout est là – épilogue de Guillaume Désanges.

Publié dans l’ouvrage Plans d’évasions, Michel François © 2010 Roma Publications, and authors

See on crac.languedocroussillon.fr

Project Room : Albert et Verzone, au CRAC à Sète

PROJECT ROOM : ALBERT et  VERZONE, au CRAC à Sète

Project Room
du 06/04/2012 au 28/05/2012

Italiens tous les deux, ils sévissent en un duo photographique inédit depuis leur première aventure moscovite, en 1991. Alessandro Albert habiteà Turin où il enseigne dans un centre d’art et Paolo Verzone, parisien d’adoption, inclassable ce qui lui plait assez, travaille principalement dans la presse magazine. Deux de leurs séries seront présentées au CRAC LR à Sète.

Project room réalisée en partenariat avec l’Association CétàVoir dans le cadre du Rendez-vous photographique ImageSingulières à Sète

Via crac.languedocroussillon.fr

Sylvie Fanchon au CRAC à Sète

S F – SYLVIE FANCHON au CRAC à Sète

S F
Sylvie Fanchon du 6 avril au 28 mai 2012

Dans une société où le système visuel est construit à partir de l’image aujourd’hui numérique, la peinture n’est pas une technique de reproduction du visible de plus mais une pratique qui interroge les différents modes de visibilité du réel. L’histoire du tableau est tellement vieille qu’il en devient un lieu disponible, un espace de pensées stratifiées, à la fois spécifique et générique. Je le prends tel qu’il est une convention une surface. Les tableaux 2011 2012 présentés au CRAC à Sète reconduisent l’économie propre au travail depuis 1992. D’une part la bichromie, résultat d’une addition soustractive dans le mélange des couleurs, ensuite l’occupation de la surface sans profondeur optique, et enfin la peinture déposée avec précision.

Ces contraintes sont des marques de l’esprit avant d’être des marques de fabrique. L’exposition présente trois nouveaux ensembles de tableaux. Chaque ensemble est constitué de trois ou quatre tableaux, chaque ensemble correspondra à une salle et sera mis en résonance avec des « monochromes décoratifs » (2007 2008), des «caractères »(2009 2010) et quelques « motifs » (2005 2006 ). Le titre de l’exposition « SF » est un jeu de mot sur mes initiales et ouvre l’exposition comme un des éléments du premier triptyque : SF à Sète.

Seront montrés ensuite les «accrochages » tableaux faisant référence à une image absente , à quelque chose qui a eu lieu, évoquant dans un même regard des constructions abstraites. Les « aspects » tableaux ambigus dans lesquels une forme se lit alternativement d’une façon et d’une autre et dans lesquels il est impossible de trancher en faveur de l’une ou l’autre de ces perceptions visuelles. La couleur, fil conducteur de l’exposition, rythmera chaque salle.
Sylvie Fanchon

http://www.galeriebernardjordan.com/index.jsp?s=6803
Via crac.languedocroussillon.fr