Archives du mot-clé Boutographies

François Lagarde, « Artistes et Philosophes » à la Galerie AL/MA

Jusqu’au 23 mai 2015, dans le cadre du Hors les murs des ‪‎Boutographies 2015, la Galerie AL/MA présente « Artistes et Philosophes », une exposition personnelle de François Lagarde. Elle rassemble une cinquantaine de portraits d’artistes et de philosophes qui ont marqué le parcours du photographe et de l’éditeur. La liste des artistes et écrivains qui sont passés devant l’objectif de  François Lagarde est étonnante.

Accrochage exposition Francois Lagarde - Galerie ALMA 07
Francois Lagarde. Accrochage de l’exposition « Artistes et Philosophes » à la Galerie AL/MA, Montpellier. Photographie Sabrina Ambre Biller

Certains se souviennent probablement de sa participation à l’exposition On dirait le Sud, cartographies sentimentales et documentaires au CRAC à Sète à l’été 2007. L’an dernier, on avait apprécié son travail dans les documents qui accompagnaient la très belle exposition consacrée à Jean Azémard que nous avaient proposé conjointement la Galerie AL/MA et le FRAC LR.

François Lagarde « Artistes et Philosophes », à la Galerie AL/MA. Toni Grand, Daniel Dezeuze (dans un arbre), Vincent Bioules (atelier), Daniel Dezeuze. Photographie François Lagarde
François Lagarde « Artistes et Philosophes », à la Galerie AL/MA. Toni Grand, Daniel Dezeuze (dans un arbre), Vincent Bioules (atelier), Daniel Dezeuze. Photographie François Lagarde

Avec les artistes et plus particulièrement avec ceux du Sud, acteurs ou compagnons de route de Supports / Surfaces, François Lagarde a tissé des liens particuliers. Souvent appelé pour photographier les œuvres à l’atelier ou plus simplement invité à partager un moment entre amis, François Lagarde a su prolonger la complicité par des portraits qui n’ont rien de l’instantané, mais qui sont, à l’inverse, des situations posées et construites en connivence avec son sujet. Il y a dans ses images de l’empathie, de l’amitié mais aussi beaucoup de pudeur. À l’occasion d’une récente exposition à la Maison Européenne de la Photographie, le texte de présentation définissait de façon surprenante, mais somme toute assez juste, son  travail : « Pour François Lagarde, la photographie est un acte féminin. Comme l’appareil, il semble recevoir vers l’intérieur, la personne et sa lumière. Tout l’inverse d’un tir. Faire un portrait était un acte fort, troublant, qui peut aller au fond de l’être, mais pour se révéler il nécessite le retrait ».

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Les Boutographies 2015

Jusqu’au  26 avril, les Boutographies se sont installées à La Panacée pour leur 15e édition…Nous conservons un très agréable souvenir de la précédente édition… un très agréable week-end de la fin mai, partagé avec la Comédie du livre, un accueil agréable et une cohabitation aimable de professionnels, d’amateurs avertis, d’étudiants, de scolaires et de tous ceux que l’on qualifie ordinairement de grand public.

Les Boutographies 2015 à La Panacée

Pour cette nouvelle édition, la qualité des travaux présentés et l’enthousiasme de l’équipe de l’association Grain d’Image sont toujours au rendez-vous, mais les premiers jours d’avril et le week-end pascal n’offrent pas tout à fait, la même ambiance chaleureuse.
Et disons-le clairement, le changement de lieu n’est pas vraiment une réussite. Inutile de revenir sur le feuilleton montpelliérain de ces derniers mois, ses tenants et aboutissants n’ont guère d’intérêt ici.

Laurence Rasti, Il n'y a pas d'Homosexuels en Iran - Boutographies 2015
Laurence Rasti, Il n’y a pas d’Homosexuels en Iran – Boutographies 2015

On pouvait s’y attendre, La Panacée n’est pas un lieu conçu pour exposer de la photographie. Les murs blancs, la lumière naturelle, parfois changeante, qui pénètre en abondance dans certaines salles depuis le patio, les salles quelques fois trop vastes avec de longues cimaises, un jeu de projecteurs qui n’a pas été  choisi pour éclairer et mettre en valeur des photographies, tous ces éléments nuisent un peu à  cette édition des Boutographies 2015. Il faut toutefois saluer l’engagement des équipes de bénévoles qui ont réussi, malgré tout, à jongler avec ces difficultés et ces contraintes pour présenter une exposition qui reste très correcte.

Christian Lutz, Protokoll - Boutographies 2015
Christian Lutz, Protokoll – Boutographies 2015

Pour l’année prochaine, espérons un retour au Pavillon Populaire, lieu équipé spécialement pour les expos photos… Si le festival devait rester à La Panacée, on ne doute pas que la Ville de Montpellier saura mettre en place des équipements complémentaires (lumière, cimaises additionnelles, dispositifs d’occultation de la lumière naturelle…) et des équipes techniques pour que ce lieu puisse l’accueillir avec plus de pertinence. Souhaitons aussi, dans cette hypothèse, que les Boutographies puissent construire une programmation qui fasse écho à celle de La Panacée

Le prix du Jury et le prix Echange

Pour ce week-end d’ouverture, le jury, présidé par Christian Lutz a décerné son prix à Laurence Rasti pour sa série « Il n’y a pas d’Homosexuels en Iran ». Cette jeune photographe  suisse, née à Genève, « entre deux cultures, l’une occidentale et l’autre iranienne », a étudié la photographie à l’école d’art de Lausanne (ECAL). Elle a rencontré des réfugiés homosexuels iraniens à Denizli, une petite ville de Turquie, où ils attendent de rejoindre un pays d’accueil.

La complicité, qu’elle a su construire, lui a permis de réaliser des images pleines de joie, de force, d’imagination et d’humour, et de produire une série émouvante qui évite pathos et discours bien-pensants. Malheureusement, la présentation de ces photos, dans la grande salle, à gauche du patio, est en partie desservie par la lumière naturelle qui arrive en contre-jour. L’accrochage, séparé par les larges arcades de la galerie, atténue un peu la puissance de cette série. Avec ce dispositif l’attention du visiteur peut se perdre et être captée par les propositions voisines.

Cyril Costilhes, Grand Circle Diego - Boutographies 2015
Cyril Costilhes, Grand Circle Diego – Boutographies 2015

Le prix Echange Boutographies-FotoLeggendo a été attribué à « Grand Circle Diego » de Cyril Costilhes. Ce photographe autodidacte propose un projet très émouvant qu’il qualifie d’« exorcisme photographique », une quête personnelle qui l’a conduit sur le lieu responsable de la démence de son père…  Mais, dit-il, « cela ne m’a pas guéri. Mon père, toujours en vie, est enfermé, et moi aussi d’une certaine manière ». Les images sont poignantes et l’accrochage, très réussi, renforce l’étrange attraction qu’elles exercent.

Le Coup de Coeur Réponses Photo officiel a été attribué à Olivier Lovey pour sa série « Puissance Foudre » que nous avons particulièrement apprécié.

Ce prix Echange est le produit d’un partenariat entre les Boutographies et le festival Fotoleggendo de Rome. Il  récompense un travail dans la programmation du festival partenaire et il est ensuite exposé dans son festival. On trouve donc dans cette édition des Boutographies,  le travail d’Alvaro Deprit, « Al Ándalus », choisi par l’équipe de Montpellier lors de l’édition Fotoleggendo 2014.

Prix du Public et Coup de cœur ARTE

Le prix du Public et Coup de cœur ARTE Actions Culturelles seront remis le samedi  25 avril à l’auditorium de La Panacée. Pour le prix du Public, n’oubliez pas lors de votre visite de voter pour la proposition de votre choix.

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Boutographies 2014 : Entretiens avec les photographes de l’édition 2014

Boutographies 2014 : Entretiens avec les photographes de l’édition 2014

Sur le site des Boutographies, regardez les vidéos de Noémie di Franco et Camille Seilles avec les entretiens des photographes de la sélection officielle de l’édition 2014 !

Videos entretiens_1

C’est ici : http://www.boutographies.com/les-boutographies-sur-le-vif

Boutographies 2014 : Après le Prix du Jury… On attend le Prix du Public

Comédie du Livre, Boutographies et soleil… un week-end particulièrement riche à Montpellier !
C’est toujours avec beaucoup de plaisir que l’on retrouve les Boutographies

Ces rencontres photographiques de Montpellier ont un charme particulier… La qualité des travaux présentés, la bonne humeur et la gentillesse de l’accueil au Pavillon Populaire,comme dans les galeries et les centres d’art associés donnent à cette manifestation une ambiance à la fois nonchalante et heureuse…  Une aimable cohabitation de professionnels, d’amateurs avertis, d’étudiants, de scolaires et de tous ceux que l’on qualifie ordinairement de grand public déambule dans le Pavillon Populaire et les lieux « Hors les murs ».

On s’étonne, chaque année,  de l’intérêt des visiteurs pour le Prix du Public. Inauguré en 2009, ce prix récompense le travail d’un des photographes de la sélection que le public choisit en votant. Il fait pendant au Prix du Jury qui est attribué en ouverture du festival.

C’est avec beaucoup de soin que le public remplit les bulletins. À l’évidence, une très grande attention est portée aux photographies exposées. Avant qu’une case du bulletin soit cochée, les visiteurs reviennent souvent plusieurs fois sur leurs pas, pour revoir avec soin ce qui avait retenu leur intérêt. Ceratins n’hésitent pas à prendre des notes. Les discussions entre les membres d’un groupe sont captivantes et quelquefois passionnées…

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Les Boutographies démontrent avec ce prix, l’intérêt du public pour les œuvres et les initiatives participatives. Par cette simple proposition, les rencontres photographiques ont réussi à créer une relation différente avec ses visiteurs. Souhaitons que les commissariats d’autres expositions portent attention à ces pratiques, et qu’ils réfléchissent à des approches moins verticales, toujours orientées du « haut » vers le « bas »…

Il était une petite fois
Atelier artistique du Lycée des métiers Léonard de Vinci, Il était une petite fois, L’union fait la force ! et Bon pied, bon oeil en toute sécutité

Pour continuer dans les actions participatives soulignons le travail réalisé avec  les lycéens et les scolaires. La photographe Hélène Jayet du collectif Transit est intervenue, entre autres, pour soutenir le projet de l’atelier artistique du Lycée des métiers Léonard de Vinci à Montpellier. Deux classes de première année en  CAP ont détourné leurs outils de travail pour créer des histoires imaginaires et cocasses, intitulées avec humour  Il était une petite fois

Marine Lanier, La vie dangereuse
Marine Lanier, La vie dangereuse

On connaît la qualité de la présentation des œuvres photographiques au Pavillon Populaire qui est comme toujours remarquable. Cependant, on se permettra quelques remarques qui trouvent très certainement leur origine dans la difficulté de présenter tant d’univers différents dans le même lieu.  Ainsi, l’association de quelques travaux avec le texte de salle est parfois difficile (Ulrike Schmitz et  Marine Lanier)… L’accrochage, sur les grandes cimaises centrales, du rez-de-chaussée n’offre pas toujours le recul suffisant pour en apprécier la composition (Marine Lanier). Dans une des galeries du premier étage, la très (trop) longue cimaise consacrée au remarquable travail d’Elena Chernyshova dilue un peu la force de sa série… L’œil est inévitablement attiré par la présentation de Place | Planner | Project de Sara Munari , accroché dans les petites salles qui lui font face.

Pour faire pendant à ces quelques « critiques », soulignons les présentations très réussies de Yakuza d’Anton Kusters, de L’ Amour n’est pas Aveugle de Maria Do Mar Rego, des Chimères de Marine Lupercale et d’Encouble de Delphine Burtin.

Deux mentions particulières pour la très belle mise en valeur du délicat travail de Miho Kajioka, As it is et la très intéressante et émouvante  « installation » Je ne veux plus vous voir (mais c’est provisoire) de Laura Lafon.

Enfin, on se permettra un vrai « mauvais » point pour la présentation en boucle des 20 dossiers de la Projection du Jury… Voir un de ces travaux est lié au moment où le visiteur s’assied dans la salle de projection, et au temps qu’il y restera. J’ai fait l’expérience de vouloir absolument regarder le travail d’un de ces 20 photographes… et le hasard fait qu’il m’a fallu être très patient pour attendre que la boucle de diffusion y  arrive… On pourrait très certainement imaginer des dispositifs plus interactifs qui donnerait plus de souplesse à cette présentation.

Les prix :

Le Prix du Jury a été attribué cette année à  Jan Q Maschinski avec la série Vortex.

Jan Q. Maschinski, Vortex
Jan Q. Maschinski, Vortex

Le Prix coup de cœur Réponses Photo revient à Swen Renault avec la série Killig Becher.

Swen Renault, Killing Becher
Swen Renault, Killing Becher

Le Prix échange Fotoleggendo couronne le travail d’Elena Chernyshova pour sa série Jours de nuit – Nuits de jour.

Elena Chernyshova, Jours de nuit – Nuits de jour
Elena Chernyshova, Jours de nuit – Nuits de jour

On attend donc le Prix du Public et le Coup de Cœur ARTE Actions Culturelles pour le samedi 31 mai, veille de la fin des rencontres…

Nos coups de cœur vont à Encouble de Delphine Burtin, As it is de Miho Kajioka, Place | Planner | Project de Sara Munari et Je ne veux plus vous voir (mais c’est provisoire) de Laura Lafon.

Vous avez jusqu’au 1er juin pour visiter l’exposition du Pavillon Populaire …  et pour exprimer votre choix !

N’oubliez pas les expos Hors les murs
On revient prochainement sur ces dernières que nous n’avons pas encore toutes vues… En général, elles se prolongent en juin…

Lire sur ce blog, la présentation des 14eme Boutographies.

En savoir plus :
Sur le site des Boutographies.
Sur la page Facebook des Boutographies

La sélection officielle : 

Vincent Leprévost, Dionysos et Apollon, à la galerie Annie Gabrielli – Montpellier

Du 17 mai au 14 juin 2014, dans le cadre de la section « Hors les murs » des 14emes Boutographies, Annie Gabrielli présente Dionysos et Apollon de Vincent Leprévost.

Le communiqué de presse présente ainsi ce projet :

Composée de plusieurs séries thématiques, l’exposition de Vincent Leprévost offre un voyage poétique évoquant un cabinet de curiosités.

S’appuyant sur sa connaissance exceptionnelle des chimies archaïques du médium (gomme bichromatée, tirage chromogénique, papier albuminé, tirage argentique, cyanotypie et ambrotypie…), Vincent Leprévost se livre, par un effet surprenant d’expressions hétéroclites, à une réflexion singulière sur l’image photographique.

Inspiré notamment par les écrits de Jorge-Luis Borges, ce condensé de musée imaginaire est une façon de diriger le passé dans la contemporanéité (montage de captures d’écran, prises de vue numériques et fichier téléchargé, travail à partir d’un protocole de chimie trouvé sur « YouTube », image de synthèse…), d’orienter notre pensée sur la question de l’individu.

Si l’utilisation du noir et blanc crée une distance avec la réalité dans une partie de son travail, la couleur nous renvoie à des stéréotypes sexués, à des artifices commerciaux et idéologiques dans une cohérence conceptuelle.

Ainsi l’exposition, sous la forme d’une constellation d’images, propose un regard photographique entre rigueur apollinienne et liberté dionysiaque.

Vincent Leprévost est à la fois artiste et professeur de photographie. Ses domaines de compétences sont à la fois l’histoire de la photographie et l’histoire de l’art. Son travail se focalise sur une exigence interdisciplinaire : philosophie, sociologie, histoire des sciences et des techniques, histoire des religions, veille contemporaine sur les états du savoir. Il est spécialiste de procédés photographiques historiques : papier salé, calotype (négatif), papier ciré sec de Gustave Le Gray (négatif), papier albuminé, collodion humide (négatif, ambrotypes et ferrotypes), cyanotype, tirage Van Dyke, gomme bichromatée (principalement en quadrichromies) tirage au charbon, plaques sèches au gélatino-bromure d’argent…

Son travail artistique intègre le champ de recherche anthropologique et sociologique de la photographie et de l’image.

Également animateur de divers ateliers, interventions scolaires, stages et conférences, il est diplômé de l’Ecole Nationale de la Photographie d’Arles.

Vernissage vendredi 16 mai

Chronique à suivre après le vernissage.

En savoir plus :
Sur le site de la galerie Annie Gabrielli
Sur la page Facebook de la galerie Annie Gabrielli