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Waël Shawky, Scènes de croisade d’Aubagne – un chemin vers le Caire

Affiche_1Waël Shawky, Scènes de croisade d’Aubagne – un chemin vers le  Caire aux Pénitents Noirs, Aubagne

Du 7 décembre 2013 au 30 janvier 2014, le Centre d’art des Pénitents Noirs accueille une exposition consacrée à l’artiste egyptien Waël Shawky et à son film Cabaret Crusades : the Path to Cairo, réalisé à Aubagne.

The Path to Cairo est le second volet d’une série de films d’animation de marionnettes, qui se fonde sur l’ouvrage d’Amin Maalouf, « Les croisades vues par les arabes ».

Waël Shawky avait réalisé le premier épisode en Italie, à la Cittadellarte de Michelangelo Pistoletto. Il mettait en scène des marionnettes en bois vieilles de 150 ans, de la collection Lupi. On garde le souvenir de sa présentation l’hiver dernier, lors de l’exposition Mirages d’Orient, grenades & figues de barbarie à la Collection Lambert.

Pour The Path to Cairo, Waël Shawky a passé six mois en résidence à Aubagne, dans les Ateliers Thérèse Neveu, en 2011-2012. Il a utilisé le savoir-faire des artisans aubagnais pour créer 120 marionnettes en céramique et 300 santons. 200 bénévoles ont participé à l’aventure.
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«Picasso, céramiste et la Méditerranée», centre d’art des Pénitents Noirs à Aubagne.

AfficheLe Centre d’Art des Pénitents Noirs à Aubagne présente « Picasso, céramiste et la Méditerranée »  du 27 avril au 13 octobre 2013. Cette exposition est associée au « Grand Atelier du Midi » dans le cadre de Marseille-Provence 2013.

Le parcours, dont la scénographie est conçue par Cédric Guerlus, propose de découvrir  150 œuvres, pièces inédites, uniques, originales et pièces d’édition rares, provenant de collections particulières, des musées du Louvre, d’Antibes, de Saint-Étienne, de Roubaix, de Barcelone, de Caldès de Montbui et du FNAC.

Les pièces présentées témoignent de l’activité de Picasso à Vallauris dans les années qui suivent la fin de la Seconde Guerre mondiale. C’est en effet à l’occasion d’une visite de la foire de la poterie à Vallauris en 1946 que Picasso rencontre Georges et Suzanne Ramié. Cette rencontre entraîne un travail régulier de Picasso autour de la céramique jusqu’à la fin des années soixante.
En 1948, il s’installe avec Françoise Gilot et sa famille à la villa la Galloise à Vallauris. Il établit son atelier au Fournas, une ancienne usine de parfums.

Il détourne la céramique traditionnelle ses fonctions. Ainsi, les « pignates » sont décorées avec des  figures noires, comme les vases antiques. Les poêlons sont transformés en masques et les gourdes en terre cuite en insectes bleus. Briques et les parpaings se métamorphosent en sculptures en céramique … Les descentes de gouttières deviennent support pour des portraits de Françoise… puis de Jacqueline.

Créateur de formes nouvelles, Picasso prolonge avec  la céramique son travail sur la sculpture, la peinture, ou la gravure…

Un bel hommage pour le quarantième anniversaire de la disparition de l’artiste.

Le commissariat de l’exposition est assuré par Joséphine Matamoros, Conservatrice honoraire du Patrimoine  et Bruno Gaudichon, Conservateur en chef du patrimoine, directeur du musée d’art et d’industrie André Diligent – La Piscine – de Roubaix. Ils signent le catalogue avec des collaborations de Harald Theil, Marylin McCully, Salvador Haro, Philippe Forest. Catalogue édité par Gallimard.

Cédric Guerlus, et l’agence GOING DESIGN ont réalisé la scénographie de l’exposition.

Sélection d’œuvres présentées dans l’exposition : Cliquez sur une œuvre pour lancer un diaporama

En savoir plus :
Sur le site de l’exposition
Sur le site de Marseille-Provence 2013
Sur le site de l’agence GOING DESIGN
Interview de Claude Picasso accordée à la Provence

Reportage de la chaîne LCM avec des interviews de Joséphine Matamoros, co-commissaire de l’exposition et de Dominique Sassi, céramiste galeriste :

Bruno Gaudichon, co-commissaire de l’exposition :

David Caméo, directeur général de l’établissement public Sèvre – Cité de la céramique, copreducteur de l’exposition :

« Mappings » , Mona Hatoum à Aubagne.

Mappings à la Chapelle des Pénitents Noirs, centre d’Art d’Aubagne.
Jusqu’au 17 mars. Exposition dans le cadre d’Ulysses, parcours d’art contemporain initié par le FRAC PACA.

Née à Beyrouth en 1952, Mona Hatoum est d’origine palestinienne. En 1975, alors qu’elle passe une semaine à Londres, la guerre éclate au Liban. Bloquée, elle s’y installe.
Profondément marquée par les événements qui conduisent le peuple palestinien à l’exil et à la lutte, elle oriente très vite sa création vers un engagement politique.
Ses performances des années 80 affirment un esprit de résistance. Elle se tourne ensuite vers la vidéo, l’installation et la photographie.
Son travail évoque l’expérience du déplacement, les thèmes du souvenir, de la violence, de la condition des femmes et la difficulté à reconstruire une identité dans l’exil…

Pour cette présentation, Mona Hatoum a sélectionné, avec Pascal Neveux le commissaire de l’exposition, un ensemble d’œuvres parmi celles qu’elle a réalisées depuis bientôt 30 ans. On retiendra entre autres :

Roadworks (Actions de rue) vidéo de 1985. Dans cette performance, Mona Hatoum marche pieds nus dans une rue du quartier de Brixton à Londres. Une paire de Doc Martens est attachée à ses mollets par leurs lacets. Les pieds nus de l’artiste traînent ces lourdes chaussures qui évoquent à la fois celles des militaires, des policiers et des skinheads…

Keffieh (1993-1999) est une délicate broderie de cheveux sur l’emblématique couvre-chef du monde arabe, symbole de la lutte palestinienne et libanaise, habituellement porté par les hommes. Il est ici colonisé par des cheveux de femmes qui y tissent une grille… Des boucles rebelles( ?) s’échappent du « foulard ».

Le chapelet musulman de Worry Beads (2009) ne rythme pas le chant des prières… Ses perles inquiétantes, en bronze, ont la taille des boulets de canons. Elles sont reliées par des chaînes !

Une part importante des objets présentés gravitent autour des cartes et de la représentation du monde… et donnent ainsi son titre à l’exposition : Mappings.

Projection (2006) est une œuvre en coton et abaca. Il s’agit d’un planisphère selon la projection de Peters, qui présente tous les pays et les continents du globe selon leur réelle proportion les uns par rapport aux autres. Cette projection géographique est très différente de celle de Mercator à laquelle nous sommes habitués et qui donne une place plus importante aux zones de l’hémisphère nord.

Globe (2007) est à la fois une représentation du monde sans frontières, sans continents, sans pays que l’on peut aussi percevoir comme une cage sphérique…

3D Cities (2008-2010) se compose de trois cartes imprimées des villes de Beyrouth, Kaboul, Bagdad. Le papier entaillé en creux et relief matérialise bombardements et reconstructions. L’œuvre témoigne de la complexité de la vie qui continue dans les décombres et de l’alternance destruction/reconstruction qui font le quotidien de ces villes meurtries.

Shift (2012) est un tapis de laine sur lequel Mona Hatoum fait apparaître le monde comme une zone dangereuse en dessinant des cercles jaunes d’ondes sismiques sur toute sa surface et en le divisant en segments légèrement décalés.

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En ce début 2013, l’artiste palestinienne, Mona Hatoum est présente à la Collection Lambert en Avignon pour l’exposition Mirages d’Orient, grenades & figues de barbarie, jusqu’au 28 avril. Elle est aussi l’invitée de Marseille-Provence 2013 à Marseille où elle expose dans le cadre de l’exposition Ici, Ailleurs à la Friche de la Belle de Mai

En savoir plus :
Le site de Marseille Provence 2013
Le site du FRAC PACA
La page des Pénitents noirs sur le site de la ville d’Aubagne et du pays d’Aubagne MP2013

Le site de la Galerie Chantal Crousel
Le site d’Arte – Extrait de l' »Art et la manière » du 14 août 2011 consacré à Mona Hatoum