Archives pour la catégorie Sérignan

Se souvenir des Belles Choses au MRAC

Du 17 janvier au 17 avril 2016, le MRAC (Musée régional d’art contemporain Languedoc-Roussillon Midi-Pyrénées) présente à Sérignan une sélection d’œuvres du FRAC LR dans une exposition intitulée Se souvenir des Belles Choses.

Pour ce premier événement  de l’année 2016, Sandra Patron directrice du MRAC et commissaire de l’exposition rassemble une soixantaine d’oeuvres du Frac LR « autour de l’idée de mémoire active, celle du spectateur comme celle des oeuvres elles-mêmes et des artistes qui les créent ».

Au printemps 2016, le MRAC inaugurera une extension. Ses surfaces d’expositions augmenteront de 25%. De nouvelles réserves accueilleront  un dépôt exceptionnel du Centre national des arts plastiques (Cnap). L’espace libraire sera repensé par le designer Erwan Mevel. Une œuvre pérenne commandée à  Bruno Peinado, « Il faut reconstruire l’Hacienda ou comment moins par moins égal à plus » sera dévoilée et accompagnée d’une exposition personnelle de l’artiste.

Dans ce moment de transformation importante du musée, Sandra Patron semble convoquer artistes et œuvres d’art pour s’interroger et nous questionner sur la place du musée dans la construction et l’activation de la mémoire :

  • « Que reste-t-il dans nos mémoires de nos expériences passées, qu’elles soient collectives ou individuelles, et comment notre mémoire peut-elle s’activer dans le futur ?
  • Comment notre relation au présent se forge-t-elle en partie de l’expérience ou de la connaissance d’un passé révolu ?
  • Par quels moyens l’histoire de l’art active-t-elle des strates successives du passé pour se constituer et se renouveler ? 
  • Comment le musée, en tant qu’espace identifié et construit, organise-t-il dans le temps et l’espace cet accès au voir et au savoir ? »

Faut-il entendre dans le titre choisi, Se souvenir des Belles Choses, un écho au film de Zabou Breitman, sortie en 2002 ? Doit-on imaginer un parallèle entre le MRAC et  le centre de mémoire « Les Écureuils » ?

On en reparle après le vernissage…
À lire ci-dessous, le texte de présentation de l’exposition, extrait du dossier de presse.

Avec des œuvres de :
Matthew Antezzo • Cécile Bart  • Abdelkader Benchamma  • Benoît Broisat  • Julien Crépieux  • Simone Decker  • Philippe Decrauzat  • Erik Dietman  • Fred Eerdekens  • Emmanuelle Etienne  • Omer Fast  • Joan Fontcuberta  • Ross Hansen  • Pierre Joseph  • Véronique Joumard  • Zilvinas Kempinas  • Suzanne Lafont  • Perrine Lievens  • Rafael Navarro  • Douglas Gordon/ Rirkrit Tiravanija  • Walid Raad  • Man Ray  • Samuel Richardot  • Christian Robert-Tissot  • Yvan Salomone  • August Sander  • Patrick Van Caeckenbergh.

Commissariat: Sandra Patron

En savoir plus :
Sur le site du MRAC
Sur la page Facebook du MRAC

Lire la suite Se souvenir des Belles Choses au MRAC

Publicités

À propos de l’extension du MRAC à Sérignan

À propos de l’extension du MRAC à Sérignan

Le Quotidien de l’Art publie aujourd’hui un entretien avec Sandra Patron, directrice du MRAC (Musée Régional d’Art Contemporain) à propos de l’extension du musée.

À lire dans ce post sur la page Facebook du MRAC.
Dans un contexte pré électoral, il est intéressant de mettre en parallèle la politique de la Région Languedoc-Roussillon et celle de la Ville et de la Métropole de Montpellier dans le domaine de l’art contemporain…

 

Expositions de l’été 2015 au MRAC, Sérignan

Le MRAC (Musée régional d’art contemporain) a très récemment mis en ligne cette vidéo de « promotion » de ses expositions de l’été 2015.


Vidéo: Guillaume Eymenier

Sandra Patron, directrice de l’établissement et commissaire de deux exposition, présente les propositions que le musée propose jusqu’au 30 août.
Nous avons déjà évoqué ici les « Trésors Submergés de l’Ancienne Égypte (TSAE) » de Francisco Tropa pour en souligner tout le bien que nous en pensons.
L’exposition de Mariana Castillo Deball, « Cronotopo» est aussi une très belle réussite. Les deux vidéos de la série « Présage » d’Hicham Berrada à l’entrée du MRAC mérite également attention.
Seules les « Les chambres des états » de Reto Pulfer, proposées par la Plateforme Roven, dans le cabinet d’arts graphiques, ne nous ont pas semblées être au niveau des autres propositions. On leur préférera une visite du nouvel accrochage des collections, « Portrait de l’artiste en jeune homme », une belle réussite pour le premier accrochage de Sandra Patron.

En savoir plus :
Sur le site du MRAC
Sur la page Facebook du MRAC

Francisco Tropa, « TSAE – Trésors Submergés de l’Ancienne Égypte), au MRAC, Sérignan

Parmi ses expositions de l’été 2015, le MRAC (Musée Régional d’Art Conpemporain) de Sérignan présente jusqu’au 27 spetembre « TSAE (Trésors Submergés de l’Ancienne Égypte )», dernier état d’un projet commencé il y a plusieurs années par l’artiste portugais Francisco Tropa.

Pénétrer dans l’univers intrigant, énigmatique et poétique de Francisco Tropa est une expérience étonnante et riche qui ne laisse pas indifférent…

Francisco Tropa, Quad, granit, sable, 2008, collection Frac des Pays de la Loire, et au second plan, Puit, sérigraphie, 2015. Crédit : Jean-Christophe Lett
Francisco Tropa, Quad, granit, sable, 2008, collection Frac des Pays de la Loire, et au second plan, Puit, sérigraphie, 2015. Crédit : Jean-Christophe Lett

Pour l’artiste, Trésors Submergés de l’Ancienne Égypte est « une fiction allégorique d’un projet qui assume la forme d’une expédition archéologique dans une Égypte hypothétique ». L’exposition, conçue pour le MRAC, est la « présentation d’un dossier secret conservé au ministère des affaires étrangères ».

Francisco Tropa, Le Songe de Scipion, acier, peinture à l'huile, moteur, 2015 et Antipodes, Matériaux mixtes, dimensions variables, 2015. Crédit : Jean-Christophe Lett
Francisco Tropa, Le Songe de Scipion, acier, peinture à l’huile, moteur, 2015 et Antipodes, Matériaux mixtes, dimensions variables, 2015. Crédit : Jean-Christophe Lett

Dans une scénographie particulièrement réussie, Francisco Tropa  présente un ensemble de pièces dont la beauté formelle et la qualité d’exécution sont remarquables. Le parcours qu’il nous propose enchaîne des espaces où tout semble être rigoureusement en place… Mais très vite, les choses se troublent, s’échappent… Les références formelles et littéraires s’embrouillent… Ce qui parait logique à première vue devient rapidement incertain… Les évidences s’évanouissent, laissant la place à toutes les interprétations. Pour Francisco Tropa, « ce projet est fabriqué pour que l’observateur puisse coller ce qu’il connaît… ».

Francisco Tropa, Purgatorio, projection de lumière, lames d'agate et verre soufflé, 2013. Crédit : Jean-Christophe Lett
Francisco Tropa, Purgatorio, projection de lumière, lames d’agate et verre soufflé, 2013. Crédit : Jean-Christophe Lett

Trésors Submergés de l’Ancienne Égypte  a fait l’objet de plusieurs expositions (La Verrière- Fondation Hermès  à Bruxelles, en 2013 – Pavillon Branco du Musée de Lisbonne, en 2014-2015). Ceux qui ont vu ces deux projets découvriront, avec cette nouvelle étape, une « partie secrète qui ressort mystérieusement au grand jour et qui permet de reconsidérer l’ensemble du projet… ».

Sans aucun doute, une des expositions les plus réussies de l’été 2015, dans la région. Attention, l’exposition se termine le 30 août, impossible de différer une visite après la saison touristique.

Lire la suite Francisco Tropa, « TSAE – Trésors Submergés de l’Ancienne Égypte), au MRAC, Sérignan

Pierre Leguillon, Éléonore False, Roven et nouvel accrochage des collections au MRAC à Sérignan

On attend avec beaucoup d’intérêt la nouvelle présentation de la collection imaginée par Sandra Patron et les nouvelles expositions qu’elle nous propose à partir du 15 mars :

  • Pierre Leguillon, Le musée des erreurs : Barnum
  • Éléonore False,  Il suffit de son bras soulevé pour arrêter et faire reculer le soleil.
  • Rituels, répétitions, contraintes, tentations. Plateforme Roven  dans le Cabinet d’arts graphiques
  • Portrait de l’artiste en jeune homme. Nouvel accrochage des collections

On reviendra prochainement sur ces propositions après un passage au MRAC.
En attendant, on peut lire ci-dessous quelques extraits du dossier de presse :

Pierre Leguillon, Le musée des erreurs : Barnum

23199_1422811011_03_LEGUILLON_ARBUS_3_1
Pierre Leguillon, « Diane Arbus, A Printed Retrospective, 1960–1971 », Moderna Museet Malmö, Sweden, 2010. Collection Kadist Art Foundation, Paris and San Francisco. Photo Pierre Leguillon.

Le musée des erreurs : Barnum, présenté au MRAC du 15 mars au 7 juin 2015, fait suite au Musée des erreurs : art contemporain et lutte des classes présenté au Wiels à Bruxelles du 10 janvier au 22 février 2015. Sous cette appellation commune, un ensemble de photographies, extraits de films, publicités, cartes postales, affiches, diapositives, pochettes de disques, magazines et autres médias de masse sont assemblées sous forme d’œuvres uniques. Celles-ci ne sont pas pour autant figées dans des formes fixes. Au contraire, le principe de mouvement, voire de réversibilité, se retrouve au cœur de toutes ces œuvres, qui se déploient sur des structures mobiles, légères ou transportables. Grâce à son économie de moyens et à l’autonomie de ses dispositifs de présentation, Le musée des erreurs propose un nouveau modèle d’exposition qui tente de déjouer les hiérarchies de l’art.

 Éléonore False, Il suffit de son bras soulevé pour arrêter et faire reculer le soleil

23214_1422961100__MG_1549_1
Eleonore False, Sans titre (Mc Carty), impression sur papier et encapsulage, 2013.

À partir de fragments d’images minutieusement collectées au gré de ses lectures,  Éléonore False crée un répertoire de formes et de gestes auquel elle applique tout un ensemble de procédures (agrandissement, découpe, évidement, incises, répétitions) que l’artiste envisage dans un rapport sculptural à l’espace dans lequel ces images viennent trouver une nouvelle configuration. Son intérêt se porte plus particulièrement sur les représentations du corps et engendre un répertoire de gestes dans lequel l’artiste va puiser, qu’ils soient issus par exemple de la danse, de l’histoire de l’art ou des livres de médecine. (…)

Il suffit de son bras soulevé pour arrêter et faire reculer le soleil, le titre de son intervention au MRAC, est une citation extraite de Marcel Proust dans Du côté de chez Swann, dans lequel le narrateur analyse sa lente remontée du sommeil, entre rêve et réalité. (…)
Son installation pour le MRAC met ainsi en miroir deux images issues du fond iconographique de l’artiste : l’une représente un homme de profil du peintre italien de la Renaissance Piero Di Cosimo, dont  Éléonore False répète le motif du nez ; l’autre provient d’une performance de l’artiste californien Paul Mc Carthy qui se traîne au sol, laissant derrière lui la trace de son avancée, un mouvement du corps rejoué et augmenté par l’installation de l’oeuvre entre sol et mur.

Rituels, répétitions, contraintes, tentations, Plateforme Roven

23218_1422963159_N-725_1
Henri Jacobs, Journal n°725, Saturday 11 October 2014, exercises with the hegagon, 2004. Crayon et encre sur papier, 24 x 32 cm. Courtesy Galerie Bernard Jordan, Paris

Le dessin occupe aujourd’hui une place importante dans le paysage de l’art contemporain international. La pratique du dessin est relayée par des institutions ou des individus qui y consacrent leurs collections, par des foires et des galeries spécialisées, par des expositions thématiques. (…)
Pour le MRAC, Plateforme Roven  imagine une exposition autour des rituels du dessin. Aborder le rituel dans la pratique du dessin, c’est parler d’une structure dans le temps et dans l’espace dont émane une énergie. (…)

L’exposition Rituels, répétitions, contraintes, tentations se déploie en deux volets. Le premier (15 mars – 7 juin 2015) est consacré aux différentes facettes du rituel dessiné et concentre les œuvres de tous les artistes invités : Ignasi Aballí, Irma Blank, Frédéric Bruly Bouabré, Pierre Buraglio, Claude Cattelain, Hanne Darboven, dessins tantriques, Marcel van Eeden, Otelo Fabião, Carla Filipe, Henri Jacobs, Julije Knifer, Alexandre Leger, Anna Maria Maiolino, Alison Moffett, Caroline Muheim, Matt Mullican, João Onofre, Elisa Pône, Laure Prouvost, Reto Pulfer, Didier Rittener, Nil Yalter, etc.
(…) Les artistes présentés développent tous une pratique liée à la répétition de motifs, de gestes, de contextes ou bien à la célébration ponctuelle des moments de passage. C’est dans l’idée de marquer un lieu de passage, de recueillement au sein du musée, que nous inviterons l’artiste suisse Reto Pulfer à investir le cabinet d’art graphique lors du deuxième volet (à partir du 27 juin).

Portrait de l’artiste en jeune homme.
Nouvel accrochage des collections

Per Barclay. Cathrine, 2002. Photographie, 200x125 cm. Collection Musée régional d'art contemporain, Sérignan
Per Barclay. Cathrine, 2002. Photographie, 200×125 cm. Collection Musée régional d’art contemporain, Sérignan

Portrait de l’artiste en jeune homme est le titre d’un livre de 1916 écrit par le romancier et poète irlandais James Joyce, considéré comme l’un des écrivains les plus influents du XXe siècle, auteur notamment de Ulysse en 1922. (…)

L’exposition Portrait de l’artiste en jeune homme s’inspire très librement de ce roman de jeunesse pour son nouvel accrochage de saison qui conjugue nouvelles acquisitions et pièces plus anciennes de la collection. Et comme une collection s’incarne tout à la fois dans son fonds existant mais également dans un devenir, l’exposition présentera également une oeuvre de Bruno Peinado, l’autre de Francisco Tropa, que le public pourra découvrir dans les expositions temporaires du musée pendant l’année 2015.

En savoir plus :
Sur le site du MRAC
Sur la page Facebook du MRAC