Archives pour la catégorie Arles

« On core / Encore » : Raphael Hefti au cœur de la matière…

La Fondation Vincent van Gogh Arles consacre une de ces deux expositions de la rentrée 2015 à Raphaël Hefti. Elle lui doit « La maison violette bleue verte jaune orange rouge », l’étonnante installation permanente sur la verrière de la librairie, qui « célèbre la lumière arlésienne en la transformant en une cascade de reflets kaléidoscopiques ».

La découverte du travail de Raphaël Hefti  est une expérience particulièrement captivante et enrichissante, parfois déconcertante ou émouvante qui mérite un passage à Arles

Depuis plusieurs années, Raphaël Hefti, ingénieur de formation, s’intéresse aux propriétés des matériaux et aux processus liés à l’industrie. Il développe un travail expérimental et collaboratif avec des scientifiques, les ouvriers et les techniciens des entreprises dont il a su gagner la confiance. Il intervient sur les processus de production, manipule et transforme procédures et matériaux pour créer des images et des objets étonnants, qui tirent leur force créative des « erreurs » et « ratés » de la fabrication…

Au-delà des interrogations sur ce que recèlent les matériaux, sur l’incertitude des protocoles qu’il expérimente et les détournements auxquels il se hasarde, le travail de Raphaël Hefti est original aussi dans sa pratique artistique. Loin du classique atelier d’artiste, c’est sur les sites de production industrielle qu’il imagine et réalise ses œuvres. À l’opposé d’un Jeff Koons, Raphaël Hefti n’emploie pas une armée d’assistants dans son atelier, mais il demande à travailler dans les usines où il collabore avec les techniciens et les ouvriers qui apparaissent souvent comme coproducteurs.

Dans « Expéditions dans le monde des apparences », l’article qu’elle signe dans le catalogue, Bice Curiger résume avec justesse l’originalité  de l’artiste : « À une époque de transition immatérielle majeure, transparaît le souhait de pénétrer la matière, accompagné de l’idée d’un voyage mental sans limite et de la possibilité de mesurer et d’exploiter avec élégance de nouvelles dimensions pour créer de l’inconnu, voire éventuellement d’y trouver une truffe… »

« On core / Encore » montre quelques truffes découvertes par Raphaël Hefti !

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Raphael Hefti , « On core / Encore » à la Fondation Van Gogh

L’an dernier, la Fondation Vincent van Gogh Arles avait consacré une de ses deux expositions de rentrée « L’affaire tournesols » à Bertrand Lavier, auteur du superbe portail d’entrée de la Fondation.

Cette année, pour accompagner « L’Arrivée du printemps » de David Hockney, la Fondation Vincent van Gogh Arles accueille Raphaël Hefti  à qui elle doit « La maison violette bleue verte jaune orange rouge », l’ installation permanente sur le toit de la librairie, qui « célèbre la lumière arlésienne en la transformant en une cascade de reflets kaléidoscopiques ».

Depuis plusieurs années, Raphael Hefti, ingénieur de formation, s’intéresse aux propriétés des matériaux et aux processus liés à l’industrie. Il développe un travail expérimental et collaboratif, avec des scientifiques et techniciens. Il intervient sur ces processus, manipule et transforme les substances pour créer des images et des objets étonnants, qui tirent leur force créative des « erreurs » et « ratés » de la fabrication…

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David Hockney, L’Arrivée du printemps

Après le succès de ses expositions estivales, la Fondation Vincent van Gogh Arles présente pour la rentrée 2015 deux expositions.  La première rassemble, sous le titre « L’Arrivée du printemps », deux séries récentes du peintre britannique David Hockney.

S’il est reconnu commue une des figues du Pop Art des années 1960 (sa série de piscine reste dans les mémoires),  David Hockney est un artiste plutôt inclassable et souvent à contre-courant des mouvements contemporains.
Très fréquemment, il a élaboré ses œuvres avec l’aide d’outils techniques de production d’images. Il a d’abord utilisé la photographie et le Polaroid, et plus récemment, smarphone et tablette numérique. Sur ces pratiques, on lui doit un essai  « Savoirs secrets, les techniques perdues des Maîtres anciens » (2001-2006).

Au premier étage de la Fondation, l’exposition, dont le commissariat est assuré conjointement par Gregory Evans et  Bice Curiger, propose deux séries réalisées dans l’est du Yorkshire, le comté de son enfance.

David Hockney, L'Arrivée du printemps. Vue de la salle d'exposition -Fondation Vincent van Gogh Arles
David Hockney, L’Arrivée du printemps. Vue de la salle d’exposition -Fondation Vincent van Gogh Arles

Les douze dessins réalisés sur iPad pour la série L’Arrivée du printemps à Woldgate, Est du Yorkshire en 2011 (deux mille onze) ont été imprimés sur en quatre feuilles de papier montées sur panneaux de Dibond. Premiers exemplaires d’un tirage de 10, réalisée à l’occasion de cette exposition, ces grand format sont présentés sans protection. La très belle lumière naturelle zénithale accompagnée d’un éclairage complémentaire soigné permet à ces dessins d’exprimer toute la puissance de leurs couleurs . Dans cette série,  où Hockney utilise la tablette comme une planche à dessin,  il pousse les couleurs à leur paroxysme.

David Hockney, L'Arrivée du printemps. Vue de la salle d'exposition -Fondation Vincent van Gogh Arles
David Hockney, L’Arrivée du printemps. Vue de la salle d’exposition -Fondation Vincent van Gogh Arles

Montrés initialement dans l’exposition de 2012 à la Royal Academy de Londres, ces dessins  ont été édités en 2014-2015. Ils ont fait l’objet d’expositions en 2014 chez Annely Juda (Londres), LA Louver (Venice, Californie) et à la Pace Gallery de New York. En 2015, cette série a été exposée par la Pace Gallery de Pékin et la galerie Lelong à Paris. Par la dimension et la qualité des tirages, par la qualité de la lumière, la présentation que propose la Fondation Vincent van Gogh Arles donne à ces dessins une force et une puissance exceptionnelles qui met particulièrement en valeur le travail de David Hockney.

David Hockney, Woldgate, 6-7 février de la série L’Arrivée du printemps en 2013 (deux mille treize)
David Hockney, Woldgate, 6-7 février de la série L’Arrivée du printemps en 2013 (deux mille treize). Fusain sur papier, 57,5 x 76,7 cm. © David Hockney. Photographe : Richard Schmidt. Collection de l’artiste

Dans les vingt-cinq  dessins au fusain, des séries Woldgate, L’Arrivée du printemps en 2013 (deux mille treize, le peintre revisite la plupart des endroits qu’il avait dessinés sur son iPad, en 2011. Cinq vues de cinq lieux différents montrent « la tristesse de l’hiver et de son exaltante transformation vers l’été ».

David Hockney, L'Arrivée du printemps. Vue de la salle d'exposition. © François Deladerrière-Fondation Vincent van Gogh Arles
David Hockney, L’Arrivée du printemps. Vue de la salle d’exposition. © François Deladerrière-Fondation Vincent van Gogh Arles

L’accrochage alterne avec justesse ces deux séries qui se répondent l’une l’autre. Il permet d’apprécier la vigueur du  dessin de l’artiste et sa passion des couleurs.

David Hockney, Woldgate, 16 & 26 mars de la série L’Arrivée du printemps en 2013 (deux mille treize)
David Hockney, Woldgate, 16 & 26 mars de la série L’Arrivée du printemps en 2013 (deux mille treize). Fusain sur papier, 57,5 x 76,7 cm. © David Hockney. Photographe : Richard Schmidt. Collection de l’artiste

L’ensemble est complété par une toile de 1988, La Chaise et la pipe de Vincent, peinte par David Hockney  à l’occasion du centenaire de l’arrivée de Vincent Van Gogh à Arles, pour le projet la Fondation Van Gogh, dite Yolande Clergue.

David Hockney, La Chaise et la pipe de Vincent, 1988
David Hockney, La Chaise et la pipe de Vincent, 1988. Acrylique sur toile 91,4 x 91,4 cm. © David Hockney

Une petite huile de 1996 (Tournesol dans une bouteille, avec cendrier et oranges ), repérée par Bice Curiger dans l’atelier de l’artiste vient faire un contrepoint plein d’humour  avec un portrait du peintre par Lucien Clergue, David Hockney et les tournesols, route de Tarascon, Arles, 1985.

Lucien Clergue, David Hockney et les tournesols, route de Tarascon, Arles, 1985. David Hockney, L'Arrivée du printemps. Vue de la salle d'exposition -Fondation Vincent van Gogh Arles
Lucien Clergue, David Hockney et les tournesols, route de Tarascon, Arles, 1985.
David Hockney, L’Arrivée du printemps. Vue de la salle d’exposition -Fondation Vincent van Gogh Arles

Le passage de David Hockney  à Arles, à l’occasion des Rencontres de la Photographies, en 1985 est rappelé par l’affiche qu’il avait réalisé pour le festival ainsi que le catalogue qui reproduisait en couverture un collage photographique de l’artiste. Quelques photographies complètent cette vitrine. On y remarque un numéro spécial de Paris Vogue de décembre 1985 où les images de David Hockney  font écho à sa La Chaise et la pipe de Vincent.

Exposition du 11 octobre 2015 au 10 janvier 2016. Prolongée jusqu’au 17 janvier.

Ci-dessous, le texte de présentation des commissaires.
Catalogue de l’exposition David Hockney : The Arrival of Spring . Texte de Bice Curiger, entretien de David Hockney  avec Martin Bailey, liste des œuvres, biographie et bibliographie. Reproductions des œuvres d’excellente qualité.

En savoir plus :
Sur le site de la Fondation Vincent van Gogh Arles
Sur la page Facebook de la Fondation Vincent van Gogh Arles
Sur le site de David Hockney
Sur les sites des galeries Lelong et Annely Juda

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La recherche de l’art #4, à l’ENSP – Arles

Les Rencontres 2015 à Arles se terminent en fin de semaine. Nous avons déjà évoqué ici nos impressions de visite et chroniqué plusieurs expositions qui nous ont particulièrement intéressées (« Imponderable »,« Congo », « LP Collection, les trésors cachés de la musique underground »)

Ce bref billet a pour objet de réparer un regrettable oubli. En effet l’exposition « La recherche de l’art #4 » proposée par les étudiants de l’École nationale supérieure de la photographie (Florian Da Silva, Célia Honoré, Margot Laurens et Vincent Marcq ) mérite sans aucun doute une mention et une visite si vous passez par Arles avant le 20 septembre.

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Des pochettes de disques réinterprétées par des graffeurs dans les vitrines abandonnées d’Arles

Des pochettes de disques réinterprétées par des graffeurs dans les vitrines abandonnées d’Arles

Le 29 août dernier, FullStreetArt organisait, place Patrat à Arles, une performance live avec Dipo, Dire 132, Les frères Barré, Florian Delmas, Noname, Opas, Sweo et Wobe Johnson. Ces graffeurs étaient invité à travailler sur le thème des  «pochettes de disque réinterprétées, revisitées ».

Depuis le 7 septembre et jusqu’au 20, les réalisations produites lors de cette résidence sont exposées dans plusieurs vitrines de boutiques actuellement fermées :  Quai Saint-Pierre à Trinquetaille, à l’angle de la rue Gambetta et de la rue de la République, rue Molière,  rue du Docteur Fanton et rue du 4 Septembre.

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Sans avoir vu le résultat de ce travail, il est impossible d’en rendre compte. Néanmoins, l’initiative nous semble particulièrement sympathique. N’hésitez pas à poster des commentaires pour enrichir ce bref billet.

Les photos qui illustrent ce billet sont empruntées à la page Facebook de FullStreetArt

En savoir plus :
Sur la page Facebook de FullStreetArt

FullStreetArt - Arles 2015 -01
Accrochage en cours avec Marie-Julie Peltier organisatrice du projet