Archives pour la catégorie La Fenêtre

Jean Lecointre Greenwich à La fenêtre

Jusqu’au 24 janvier 2015, le centre d’art La Fenêtre à Montpellier présente Greenwich, une exposition de Jean Lecointre, en partenariat avec Arts Factory.

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Cette exposition a accompagné la publication d’une monographie aux éditions Cornélius.
Seconde Nature avait présenté le projet Greenwich dans le cadre des Rencontres du 9ème Art, à Aix-en-Provence, en 2011.

Certains se souviendront des Turkish Delights, série de courts-métrages d’animation diffusée sur Canal +, en 2004-2005.

Une chronique suivra éventuellement notre passage par La Fenêtre…
En attendant, pour ceux qui ne connaissent pas l’univers débridé, surréaliste et satirique de Jean Lecointre, on ne peut que conseiller d’aller à sa découverte…

Une séance de signature et une rencontre sont programmées par La Fenêtre, le 8 janvier 2015 avec Jean Lecointre et Laurent Zorzin, co-fondateur de La Superette « agent actif d’illustrateurs ».

En savoir plus :
Sur le site de La Fenêtre
Sur la page Facebook de La Fenêtre
Sur le site d’Arts Factory
Sur le site de Seconde Nature
Sur le site de Jean Lecointre
Sur la page Facebook de Jean Lecointre

Présentation de Jean Lecointre par Le Fenêtre et Arts Factory

Artiste atypique de la scène graphique contemporaine, Jean Lecointre est un véritable chirurgien du collage numérique. L’exposition Greenwich, programmée par La Fenêtre, en partenariat avec la galerie Arts Factory, revient sur près de vingt ans de créativité débridée et propose une fascinante immersion dans un univers parallèle, peuplé de personnages à l’ADN plus que douteux…

Ancien élève de Roman Cieslewicz, Jean Lecointre puise son inspiration en disséquant toutes sortes de vieux papiers – magazines de mode, journaux, romans photos – pour livrer des ambiances étranges, évoquant tout à la fois l’univers de David Lynch période Eraserhead ou les associations déstabilisantes de Luis Buñuel.

Dès 1995, il publie ses premières illustrations pour Libération – journal avec lequel il collabore encore aujourd’hui – avant de mettre en images la cultissime Balançoire de Plasma sur un scénario de Pierre La Police.

De nombreuses expérimentations graphiques se sont ensuite succédé avec notamment L’Hygiène et L’Epopée Plastique, des ouvrages au tirage très limité qui donneront lieu à deux expositions éponymes en 2000 et 2004.

En 2003, Jean Lecointre passe à l’animation avec Turkish Delights, une collection de péripéties pâtissières diffusée sur Canal + et co-réalisée avec Frank Secka et Fabien Caux-Lahalle.

En parallèle, il s’essaye avec succès à l’édition jeunesse en signant Les Dents du loup (2002), Les Animaux domestiques (2007) et A la mode (2010), trois ouvrages particulièrement remarqués, édités par Thierry Magnier.

En 2010 les éditions Cornélius publient Greenwich, une imposante monographie qui donne son titre à cette exposition.

En 2013, Jean Lecointre reçoit la Pépite du meilleur album au Salon du livre jeunesse de Montreuil pour L’odyssée d’Outis, une inénarrable relecture de la mythologie grecque.

Concoctées à l’aide d’un savant mélange de photographies vintage et d’une cuisine informatique très personnelle, enracinées dans la science-fiction et le glamour des Trente Glorieuses, les oeuvres présentées du 14 novembre 2015 au 25 janvier 2015 livrent une satire loufoque et inspirée de notre quotidien.

Jacqueline Salmon, « Détentions 1993-2013 » à La Fenêtre, Montpellier

Le Centre d’art La Fenêtre présente du 18 avril  au 31 mai 2014, l’exposition Détentions 1993-2013 de la photographe Jacqueline Salmon.

Affiche

Dans le communiqué de presse, Jacqueline Salmon présente ainsi ce projet :

« Si je suis devenue photographe, c’est pour témoigner d’un état de notre société et particulièrement en montrant ces lieux dont on parle beaucoup sans savoir à quoi ils ressemblent. Ces lieux assemblant sous la contrainte des personnes qui n’avaient pas choisi de vivre ensemble. Ce peut-être le camp de Sangatte, les chambres du Samu Social de Paris, ou les maisons de détention. Maison d’arrêt de la Santé, Maison centrale de Clairvaux.

Pour la première fois, un choix de photographies s’étalant sur 10 années sera présenté à la Fenêtre. On verra également les images réalisées par les détenus de Clairvaux au cours d’un workshop, mené avec eux en 2011-2012.

C’est une longue histoire de l’incarcération qui est ainsi évoquée par l’exposition. De l’abbaye de Clairvaux aménagée en prison à la prison de la Santé avec son plan panoptique, les espaces évoluent et leur représentation devrait permettre de réfléchir à ce que signifie une peine de privation de la liberté.»

Nous avions évoqué le travail de la photographe à l’occasion de la récente exposition Architexture du corps d’Aline Ribière, à La Fenêtre. Une collaboration étroite lie les deux femmes depuis 1981. Le film « 2 empreintes », réalisé par Jacqueline Salmon avec Aline Ribière, lors de leur résidence partagée à la Maison des arts d’Évreux, était un élément fort qui donnait des clés pour comprendre l’évolution de son travail de la plasticienne.
L’été dernier, dans la superbe exposition Nuage présentée par le musée Réattu,  à Arles, la photographe nous avait proposé la « seule vraie partition céleste de l’exposition» avec  sa Carte des vents.

Nous attendons avec intérêt cette exposition de  Jacqueline Salmon à La Fenêtre, qui participe a la section « Hors les murs » des Boutographies 2014.

Chronique à suivre après le vernissage.

Vernissage le jeudi 17 avril 2014 à 18 h.
Entrée libre du mercredi au samedi de 15 h à 19 h et sur rendez-vous.

En savoir plus :
Sur le site du Centre d’art La Fenêtre
Sur la page Facebook du Centre d’art La Fenêtre
Sur le site de Jacqueline Salmon :
à propos de sa série « Clairveaux »
à propos de sa série « La Prison »

Lire la suite Jacqueline Salmon, « Détentions 1993-2013 » à La Fenêtre, Montpellier

Aline Ribière avec Lauriane Bozier : Habillage rituel de La Robe du Japon

Aline Ribière avec Lauriane Bozier : Habillage rituel de La Robe du Japon

Affluence considérable le samedi 18 janvier à La Fenêtre pour la performance Habillage rituel de La Robe du Japon par Aline Ribière avec  Lauriane Bozier

Moment magique, attention soutenue du public pour ce rituel, envêtement  de 27 robes superposées…

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La performance proposée par Aline Ribière a complété avec délicatesse et sensualité Architexture (du corps), l’exposition qu’elle présente jusqu’au 8 février 2014, au centre d’art La Fenêtre.
Elle a permis  de visualiser le rapport à l’espace, le passage du plat au volume et sa réversibilité, essentiel dans son travail. La lenteur de cet Habillage rituel a montré combien le temps est un des éléments importants dans sa recherche et dans sa production.

Aline Ribière commentera son exposition les 21 et 25 janvier à 18 h 30. Elle animera un workshop Habits habités avec Marc Guiraud du 18 au 22 février 2014, après le démontage de l’exposition.

Lire la chronique à propos d’Architexture (du corps)

Aline Ribière, Architexture (du corps) au centre d’art La Fenêtre à Montpellier

Le centre d’art La Fenêtre présente, jusqu’au 8 février 2014, le dernier volet de son Triptyque Textile : Architexture (du corps), une exposition, une performance et un workshop d’Aline Ribière.

La plasticienne résume ainsi sa démarche et le projet de cette exposition :

« Certains peignent, d’autres sculptent, je fais des « vêtements », mais il s’agit bien de la même démarche. Celle qui donne forme à l’imaginaire corporel .»

«Depuis plus de 30 ans, je travaille sur un même objet, l’enveloppe du corps. De la peau à l’enveloppement vestimentaire, la présence – absence du corps est le centre de mon travail de plasticienne. Pendant longtemps j’ai parlé de vêtements, de vêtements de l’imaginaire, d’enveloppes corporelles, d’enveloppements vestimentaires, d’envêtements; aussi de robes, d’habits habités, de territoires corporels, d’épélations, d’empreintes, de mues, de reliques.

L’exposition au Centre d’art La Fenêtre rappelle que ma recherche, depuis toujours, se nomme comme Architextures (du corps). Au long des années, j’ai pu faire appel à des techniques variées et à des matériaux aux textures multiples. Une forme de « traversée du textile » m’a menée vers des matériaux imprévus, toujours dans la recherche d’une correspondance avec la peau, et ses enjeux.»

Les œuvres sélectionnées pour cette exposition illustrent quelques moments importants du parcours d’Aline Ribière, de cette « traversée du textile ». On ressent rapidement que son travail est traversé par des thématiques récurrentes qui  «gravitent autour de ce qui se joue du dedans-dehors du corps à l’endroit de l’enveloppement vestimentaire»[1], de la trace et de l’empreinte du corps.

La diversité et la richesse des matières et des textures, la force et la sensualité des œuvres exposées accrochent naturellement le regard du visiteur, provoquent l’émotion et interrogent sur la nature du concept.

Il ne faut pas manquer cette occasion de découvrir l’univers à la fois intense et délicat d’Aline Ribière. Lire la suite Aline Ribière, Architexture (du corps) au centre d’art La Fenêtre à Montpellier