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Quim Domene, « Variations 2010-2014 », à la Galerie Trintignan

Jusqu’au 30 avril 2014, la Galerie Hélène Trintignan présente le travail singulier de Quim Domene, un artiste catalan qu’elle nous  a fait découvrir lors du Drawing Room au Carré Sainte Anne.

Et cette exposition est notre coup de cœur de ce début de printemps à Montpellier !

Autodidacte, Quim Domene a commencé par travailler comme graphiste et designer avant de  se tourner vers la peinture. Multidisciplinaire, il associe à la peinture plusieurs techniques : photographie, reprographie, sculpture et installations.

L’essentiel des œuvres présentées par la Galerie Hélène Trintignan appartient à l’importante série des  «Lettres à Kurt Schwitters » qui a été intégralement exposée, en 2011 à l’espace ZERO1 d’Olot.

Quim Domene. Lettres à Kurt Schwitters. 06/08/2011
Quim Domene. Lettres à Kurt Schwitters. 06/08/2011

Dans ce travail, Quim Domene s’est intéressé à l’univers Dada particulier de cet artiste allemand, animateur du mouvement à Hanovre. En parallèle à Dada, Schwitters développe un mouvement original qu’il baptise Merz à partir d’un vocabulaire propre fondé sur l’utilisation de déchets et de détritus qu’il combine par divers procédés de collage. Merz, ironiquement tiré de la partie centrale du mot « Kommerzbank »,  n’a aucune espèce de signification.  Schwitters  définit ainsi sa peinture Merz : « J’utilise n’importe quel matériau en fonction des exigences du tableau. En évaluant différents matériaux les uns par rapport aux autres, j’ai un plus par rapport à la seule peinture à l’huile puisque je valorise, outre les couleurs entre elles, les lignes et les formes et les matériaux entre eux, par exemple le bois et la toile de lin ».

L’artiste étend Merz à d’autres activités artistiques : la poésie, le théâtre et l’architecture, avec le « Merzbau », construction bâtie dans son atelier, à partir de 1922. En 1923, il crée la revue Merz, qui publie ses poésies phonétiques et abstraites, application à la littérature des principes du collage.

Quim Domene. Lettres à Kurt Schwitters. 24/04/2011
Quim Domene. Lettres à Kurt Schwitters. 24/04/2011

Quim Domene a commencé son projet des « Lettres à Kurt Schwitters » en 2005. Il s’agit de mettre en place un dialogue avec l’artiste allemand au moyen d’une correspondance épistolaire fictive.
Utilisant parfois comme support les dessus des porte-documents du cadastre d’Olot, Quim Domene crée des collages, selon les principes de Merz. En quatre ans, plus de 200 lettres sont réalisées. Certaines sont expédiées à destination de Kurt Schwitters , aux adresses où il a vécu. Elles retournent à leur expéditeur avec  la mention « inconnu à cette adresse ».

Domene revisite ainsi Schwitters, le mouvement Dada et les avant-gardes artistiques. Le sujet de ses œuvres se réfère également à la mémoire historique, à l’histoire de l’art mais aussi à l’actualité. Une multitude de références croisées construisent des relations parfois fortuites, souvent ironiques entre les objets, les images et des symboles.

On découvre, au fil de ces collages, les effigies ou les références à Schwitters et à Domene (parfois masqué), mais aussi à Rothko, Johns, Mapplethorpe, Courbet, Duchamp, Picabia… ou encore à Einstein, Lénine, Kafka, Picasso…  On remarque des références au terrorisme, des regards critiques à propos des autonomies régionales mêlées aux éléments de squelette, aux organes humains, aux animaux ou aux objets du quotidien… En hommage au travail typographique de Schwitters, Domene multiplie des signes graphiques, les chiffres, les points d’interrogation et les mots…

« Lettres à Kurt Schwitters » est complétée par une sélection d’œuvres appartenant à quatre autres séries :

  • « Cactus », 2013 avec 10 peintures en « tondo » .
  • « National Geographic . Human Race » est une série d’un ensemble  plus important commencé en 2003. Dans cette série, Domene se moque des « différents groupes ethniques » qui composent  la carte des avant-gardes historiques  de la modernité et de l’art contemporain.
  • « Zoo chinois », série de dessins sur le principe du jeu populaire dans lequel on projette en ombre chinoise des silhouettes d’animaux réalisées avec  les mains.
  • « Ex-machine» est une série en cours, composé de dessins en grand format à partir de matières recyclées issues d’usines qui ferment .
EX MACHINE
Quim Domene. Ex-machine. 2013. Dessin et technique mixte sur papier à la main. 102 x 72 cm
  • Tête Dada » est un triptyque en référence à la sculpture « Tête DADA » de Sophie Taeuber‑Arp, qui est complémentaire aux « Lettres à Kurt Schwitters ».

En savoir plus :
Sur le site de la Galerie Hélène Trintignan
Sur le site de Quim Domene
Catalogue de l’exposition « Lettres à Kurt Schwitters » à l’espace ZERO1 d’Olot sur le site issuu.com
À propos de Kurt Schwitters  sur le site du Centre Pompidou à l’occasion de la rétrospective de 1994‑95.

Repères biographiques (extrait du communiqué de presse) :

Né à Olot (catalogne) en 1948. Autodidacte.

En 1968, il a commencé à exposer avec plusieurs collectifs, tels que : Grup d’ Ara , Assemblea d’Artistes de la Garrotxa i Olot, et Temps de Ruptura.

Premières expositions personnelles à partir de 1974 dans plusieurs villes catalanes et espagnoles : Olot, Figueres, Banyoles, Blanes, Palafrugell, Tossa de Mar, Begur, Sant Feliu de Guíxols, Gérone, Barcelone, Sant Cugat del Vallès, Vic, Granollers, Reus, Elx, Palma de Majorque …

À partir de 1980, expositions solo dans diverses villes européennes, telles que : Hanovre, Kassel , Sttutgart, Düsseldorf, Friedberg, Köln, Bonn, Kamen, moln, Wunstorf, Eckernförde, etc ( Allemagne ) ; Stockholm ( Suède ) ; Zurich, Berne, Zoug, Wil ( Suisse ) ; Wien ( Autriche ), et Bordeaux , Grignan et Toulouse (France ) .

Première exposition personnelle à New York (États-unis ) en 1991 . Depuis 1998, expositions solo au Japon : Kobe, Osaka, Tokyo, Kyoto, Okayama et Ashiya .

Participe à plusieurs foires et biennales internationales d’art à Madrid ( ARCO et ESTAMPA ) , Barcelone, Valence, Hanovre, Kassel, Montréal, Buenos Aires, et Osaka .

Nombreuses publications et monographies sur son travail, avec des textes de Joan Barril , Lluís Montréal , Carme Ortiz , Josep Maria Fonalleras , Miquel Martí i Pol , Glòria Bosch , Jaume Fàbrega , Jordi Pujiula , David Santaeularia , Eudald camps, JN Santaeulàlia , Maria Domene , Xavier Antich , Pilar Parcerisas .

Quim Domene a publié plusieurs monographies personnelles de son travail. Une de ces monographies et une de ces expositions solos ont été sélectionnées pour les prix annuels de l’Association des critiques d’art Catalan.

Il a réalisé de nombreux travaux publics dans les espaces urbains des villes catalanes comme à Olot, Gérone, Las Presses, Riudellots de la Selva, Calella de Palafrugell, cassa de la selva, Castellfollit de la Roca, Palafrugell, Figueras…

Alain Clément – Galerie Trintignan, Montpellier

Alain ClémentLa Galerie Trintignan présente, jusqu’au 25 novembre, des peintures (gouaches sur papier et huiles sur toile) et des sculptures d’Alain Clément.

Intenses et colorées, ces œuvres très récentes de Clément, d’une grande liberté technique,  sont très dynamiques, pleines de rythmes et de mouvements. Dans ses premiers plans, comme dans les seconds, courbes, contre-courbes et « ombres portées » suggèrent un corps qui danse.

Les correspondances entre les œuvres peintes et les sculptures sont évidentes…
Issues de projets réalisés pour la Chine, les sculptures monochromes en acier, souvent composées de trois éléments galbés, semblent sortir tout droit des peintures accrochées sur les cimaises…

« Passage du plan au volume… Gestes naturels quand on décrit l’espace… Danse et arabesques» :  quelques expressions qu’utilise Alain Clément quand il parle de ses sculptures récentes (voir la vidéo ci-dessous).

Du mardi au samedi, de 10h30 à 12h30 et de 14h30 à 19h

En savoir plus :
Sur le site de la Galerie Trintignan, voir en particulier la page consacrée à Alain Clément.

Interview d’Alain Clément lors de son exposition Sculpture du 18 avril au 25 mai 2013 à la Galerie Baudoin Lebon.

 

Jean-Pierre Pincemin à la Galerie Trintignan, Montpellier/ Derniers jours !

Jusqu’au 17 avril 2013, la Galerie Hélène Trintignan  consacre  une rétrospective à Jean-Pierre Pincemin . Une vingtaine d’œuvres (peintures, gravures et dessins)  y sont exposées.

À l’exception de quelques compositions abstraites de la fin des années 70 (Palissade, 1979), la grande majorité des œuvres présentées a été réalisée après 1995. Le retour à la figuration est manifeste.

Pincemin montre un intérêt pour l’Orient (Le zèbre, 2001 – les Amants séparés, 1999-2000), mais aussi  à l’iconographie religieuse occidentale (Jean-Pierre et Saint-Pierre, 1992 ) .

S’il pratique toutes les techniques, la gravure apparaît comme une activité majeure. La galerie présente ainsi un ensemble important de gravures réalisées à cette période. Certaines sont rehaussées de couleur et marouflées sur toile.

L’exposition montre aussi de petites peintures sur papier parfois marouflées sur toile. Ce ne sont pas de travaux préparatoires,  mais à l’inverse,  des œuvres réalisées d’après ses grands tableaux, pour constituer une sorte de « musée de poche », selon la formule de Pincemin.

Jean-Pierre Pincemin Le Zèbre, 2001
technique mixte sur carton, 41 cm x 56, 5 cm, Photo Pierre Schwartz, ©Pierre Schwartz, Collection Hélène Trintignan, Courtesy Galerie Hélène Trintignan

Repères biographiques :

  • Jean-Pierre Pincemin est né en 1944 à Paris.
  • Ouvrier tourneur dans l’industrie mécanique, il découvre la peinture par ses visites au musée du Louvre.
  • Au milieu des années 1960, il décide de devenir critique d’art. Il rencontre le galeriste Jean Fournier, qui l’encourage à se consacrer à la peinture.
  • En 1969, il organise avec Claude Viallat une exposition à l’École d’Architecture à Paris. Louis Cane, Marc Devade, Daniel Dezeuze et Viallat participent à cette exposition et forment le noyau du mouvement Supports/Surfaces que Pincemin rejoint en 1971. Il s’en éloigne trois après.
  • Il expérimente l’utilisation de matériaux les plus divers : vielles planches, tôles, grillages, carrés de toiles qu’il trempe dans la peinture avant de les coller ou d’appliquer sur la toile libre (séries des Palissades et des Portails).
  • Dès 1984, à l’occasion d’une exposition à la galerie de France, Pincemin présente des toiles où l’abstraction et la géométrie laissent place à des formes reconnaissables.
  • En 1986 avec la série intitulée L’année de l’Inde, il renoue complètement avec la figuration.
  • Il réalise alors des sculptures polychromes à l’aide de morceaux de bois.
  • En 1995, il représente la création du monde sur un plafond de 200 m2 à l’hospice du Balloir, à Liège.
  • À la fin des années 1990, il décide de « tout balayer et tout assimiler ». Il mélange de plus en plus les genres, les styles, les supports, les techniques et peint des sujets religieux, des scènes de genre, parfois érotiques, et des portraits.
  • Il meut en mai 2005 à Arcueil.

Expositions personnelles récentes

2011 – Galerie Jean-Jacques Dutko, Paris
2011 – Galerie Oniris, Rennes
2010 – Musée d’Art et d’Industrie de la ville de Roubaix, Musée des beaux-arts d’Angers et Musée d’art moderne de Céret.
2008 – Château de Tanlay.
2008 – Musée de l’Hospice Saint Roch, Issoudun.
2007 – JPP for ever, Le Carré Saint Vincent, Orléans

La Galerie Hélène Trintignan a organisé deux expositions personnelles de Jean-Pierre Pincemin à Montpellier, en 2000 et 2004. Elle a prêté des œuvres pour la rétrospective de 2010.

En savoir plus :
Sur le site de la Galerie Trintignan, présentation de l’exposition
Sur le site de la Galerie Trintignan, liste des œuvres disponibles et repères biographiques (extrait de Monkey Business)
Sur le site du Musée d’Art Moderne de Céret, à propos de la rétrospective de 2010
Sur Vimeo.com, Ateliers et entretien.Version restaurée à l’occasion de la rétrospective Jean-Pierre Pincemin au Musée d’Art Moderne de Céret
Sur le site Art Point France, à propos de l’exposition du Château de Tanlay et Musée de l’hospice Saint-Roch, Issoudun en 2008
Sur le blog Aisthesis, entretien de D. Demartini avec Jean-Pierre Pincemin (avril 2001) 

Exposition Jean-Pierre Pincemin – Musée des Beaux-Arts d’Angers

Éric Pradalié à la Galerie Hélène Trintignan

Pour cette première exposition personnelle dans ce lieu, Éric Pradalié a choisi un ensemble de peintures et d’aquarelles dont le sujet principal constitue une sorte d’hommage à Montpellier, sa ville natale.

Avec cette exposition Éric Pradalié, revient aux paysages urbains qu’il affectionnait au début des années 2000 Casablanca, en 2000 et Hong Kong, en 2002.
Sa production a ensuite été marquée par la place importante qu’il donne à la figure humaine. En témoignent les expositions les Dominicaines en 2004, Doubles Portraits en 2008 ou Portrait de famille en 2011.

Repères biographiques
Né en 1963 à Montpellier, Éric Pradalié s’est formé aux arts graphiques aux ateliers du lycée Maximilien Vox, à Paris avant d’entrer à l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris, dans l’atelier Caron. Il commence ensuite une carrière de directeur artistique en agence de publicité. En 2008, il décide de se consacrer essentiellement à la peinture.

Expositions

2011 Le musée éphémère, Paris 3 (expo collective)
2011 Portraits de Famille. Galerie Yves Faurie, Sète, (expo collective)
2011 Galerie Dautcourt, Bruxelles (expo personnelle)
2010 Paysages. Galerie Yves Faurie, Sète, (expo personnelle)
2010 Sotheby´s, intérieurs, Paris (expo personnelle)
2009 Palais de la Porte Dorée. Le 7Lieu, Romainville, (expo personnelle)
2008 Doubles portraits. Le 7Lieu, Romainville, (expo personnelle)
2004 Les Dominicaines. Espace Pascal Naim, Paris 5, (expo personnelle)
2002 Hong Kong. 104 rue Oberkampf, Paris 11, (expo personnelle)
2001 Estampes. Galerie Mailletz, Paris 5, (expo personnelle)
2000 Casablanca. Galerie Mailletz, Paris 5, (expo personnelle)
1999 Maroc. Olivier Ramoul, Paris 9, (expo personnelle)
1996 Afrique. Galerie Etienne de Causans, , Paris 5 (expo personnelle)
1995 Espace Hérault, Paris 6 (expo collective)

Galerie Hélène Trintignan
21, rue Saint-Guilhem
34000 Montpellier
Du mardi au samedi, de 10h30 à 12h30 et de 14h30 à 19h. Jusqu’au 16 février.

En savoir plus :
Sur le site de la galerie Hélène Trintignan.
Sur le site d’ Éric Pradalié. On y trouve des reproductions de la série Doubles portraits (Europa, de Manet à Meyerowitz, Feuilleton, L’anti-chambre…) de la série Musée (Muséléphant, Porte Dorée, Zénithale…) ainsi que d’autre œuvres.
Sur le site Studio d’arte Interno 11, on peut apprécier entre autres : La lune, 2010, La jeune fille à la crème, 2010, Méduse, 2011, Adam und Eva, 2011