Archives pour la catégorie Galerie Anne Gabrielli

Humaines, trop humaines à la Galerie Annie Gabrielli

Du 5 décembre 2015 au 30 janvier 2016, la Galerie Annie Gabrielli présente, à  Montpellier, « Humaines, trop humaines », une exposition collective des photographes Morgane Gille, Kasuya Kyoko, Delphine Sauret, Wang Pei et  Annabel Werbrouck.

Faut-il comprendre le titre de ce projet comme une référence aux « choses humaines, hélas ! trop humaines !» que voyait Nietzsche là où d’autres ne voyaient que des choses  idéales, ou bien faut-il y voir un clin d’œil « moqueur » au centre national dramatique de Montpellier ?

La réponse est peut-être à la Galerie Annie Gabrielli…

Vernissage vendredi 4 décembre 2015 à 18h

Texte de présentation de « Humaines, trop humaines » par la Galerie Annie Gabrielli

Au travers des photographes choisies, ce sont deux continents qui sont représentés, l’Asie (Chine et Japon) et l’Europe (Belgique et France), irrigués par des propos différents qui, toutefois, se recoupent par endroits. De la sorte, la question de l’intime se cristallise par le biais du journal chez Annabel Werbrouck (Journal d’une femme à Berlin) et par celui du souvenir et de la remémoration dans le travail de Delphine Sauret ; celle du document est partagée par Kyoko Kasuya et Morgane Gille. Alors que la première, en écho à la catastrophe de Fukushima qui a meurtri son pays, abolit les frontières et les distances en proposant un ensemble de clichés, accompagné de textes, sur les paysages avoisinant les sites nucléaires français (La Zone), la seconde s’empare de documents d’archives sur un quartier de Nîmes pour produire des images recomposées et hybrides, qui mettent à mal la vér(ac)ité portée par la photographie, et qu’elle présente sous forme d’ouvrage. Le travail de Wang Pei, quant à lui, se situe dans le voisinage de celui d’un socio-ethnologue critique. En effet, la mise en regard et en scène de photographies de mariages chinois témoignent de leurs permanences, et des codes qui les innervent (La vie similaire), tout autant que des écarts qui existent entre vie quotidienne et parenthèse lisse et idéale du jour des noces (La vie parallèle).

Qu’il s’agisse de travail intimiste, de travail de type documentaire ou de travail plasticien, chaque aspect participe à une même intention : s’interroger sur la création et le médium photographique. La légèreté du sujet de Pei Wang se teinte de gravité dans la sérialité, la déshumanisation des photographies de Kyoko Kasuya trouve une incarnation dans la voix de l’auteur, l’objectivité de l’archive se charge de facticité dans le traitement de l’image avec Morgane Gille, l’autofiction de Delphine Sauret devient universelle par les choix techniques et plastiques effectués, et le récit porté par les instantanés de vie de la série d’Annabel Werbrouck résonne bien au-delà de la femme berlinoise qu’elle a choisie pour héroïne anonyme.

Dans la galerie, d’un mur à l’autre et d’un ensemble à l’autre, ces voix individuelles et personnelles se croisent, se répondent et se complètent dans une conversation qui s’inscrit pleinement dans les préoccupations de la photographie plasticienne contemporaine.

En savoir plus :
Sur le site de la Galerie Annie Gabrielli
Sur la page Facebook de de la Galerie Annie Gabrielli
Sur les sites de Morgane Gille, Kasuya Kyoko, Delphine Sauret et  Annabel Werbrouck

Publicités

Spam ! le projet 2015 de Carbone 14

Pour cette rentrée 2015, Carbone 14 présente « Spam ! », un projet en deux volets qui a pour ambition de « traiter du numérique, de ses outils et de l’usage que nous en faisons à travers l’interprétation de cinq artistes ».

« Quand la photographie interroge le numérique » est proposé à la Galerie Annie Gabrielli, du 5 au 7 novembre  prochain. Vernissage,  le 4 novembre à 19 h.
Le dossier de presse promet de « questionner la photographie dans sa confrontation au numérique, qu’il s’agisse d’interroger les conséquences du passage de l’argentique au numérique sur la technique et l’esthétique photographiques et/ou d’un questionnement plus large sur les outils numériques dans notre quotidien à travers les travaux de Nicholas Knight, Catherine Balet et Joséphine Kaeppelin ».

« Quand les artistes s’emparent du web »,  deuxième volet du projet, est présenté à l’atelier My Art Goes Boom, du 19 au 21 novembre.
Il projette d’interroger « nos usages du web à travers deux approches plasticiennes différentes menées par Éric Watier et Flegme Coopérative qui présentent deux productions spécialement réalisées pour l’exposition ».
Le vernissage, prévu le 18 novembre à 19h, sera précédé d’une conférence sur le Glitch Art à 18h.

On revient éventuellement sur ces deux expositions.

Carbone 14 est une association créée par les étudiants du Master professionnel Conservation, Gestion et Diffusion des oeuvres du XXème et XXIème siècle de l’Université Paul Valéry Montpellier III. Elle a pour but de promouvoir l’art contemporain en organisant une exposition tous les ans autour d’une thématique différente. Carbone 14 avait présenté « Interstice. Des espaces immersifs » à l’Espace Saint Ravy en 2012, « Surfaces interdites », une exposition dans l’espace public, en 2013 et  « Atmosphère » à l’Anacrouse, en 2014.

En savoir plus :
Sur le Tumblr du projet Spam !
Sur  la page Facebook de Carbone 14

Sabine Meier, Portrait of a man à la galerie Annie Gabrielli

On se souvient de la très marquante série les 7 métamorphoses de Sabine Meier qu’ Annie Gabrielli nous avait proposée en 2013.
Pour cette rentrée 2015, la galerie invite une nouvelle fois la photographe avec une sélection des œuvres qu’elle a présentées dans le cadre de l’exposition Portrait of a man, au MuMa, Musée André Malraux du Havre de décembre 2014 à mars 2015.

À l’occasion de cette exposition, le MuMa avait publié sur Dailymotion cette video dans laquelle Sabine Meier présente Portrait of a man

On retrouve l’univers particulier de la photographe, son sens très personnel du portrait et une certaine théâtralisation des situations… Par contre, Portrait of a man ignore la présence de l’artiste, et les perturbations de l’espace qui marquait la série précédente exposée  par Annie Gabrielli. L’accrochage très dense, voulu par la photographe, produit une sensation d’étouffement qui perturbe un peu le regard. Il faut prendre le temps nécessaire pour entrer dans l’univers et la narration que propose Sabine Meier.

Jusqu’au 31 octobre (mercredi au samedi de 15h à 19h)

À lire ci-dessous, un extrait du communiqué de presse publié par le MuMa et celui d’un article du catalogue de Martine Lacas.

En savoir plus :
Sur le site de la galerie Annie Gabrielli
Sur la page Facebook de la galerie Annie Gabrielli
Sur le site de Sabine Meier
Sur le site du MuMa, Musée André Malraux du Havre

Lire la suite Sabine Meier, Portrait of a man à la galerie Annie Gabrielli

Corinne Mariaud, I try so hard à la galerie Annie Gabrielli

Du 24 janvier au 21 mars 2015, la galerie Annie Gabrielli présente I try so hard de Corinne Mariaud. En 2013, La galerie avait déjà exposé le travail de cette photographe avec trois séries Climax, Je ne suis pas un homme (dénominateur commun des trois séries) et Trophée.

On reviendra éventuellement sur cette nouvelle proposition après un passage à la galerie. En attendant, on lira avec attention la présentation de l’exposition par la galerie ci-dessous.

Vernissage le vendredi 23 janvier.
Attention, la galerie sera fermée du 9 au 17 février.

En savoir plus :
Sur le site de la galerie Annie Gabrielli
Sur la page Facebook de galerie Annie Gabrielli
Sur le site de Corinne Mariaud
Corinne Mariaud sur Vimeo

Lire la suite Corinne Mariaud, I try so hard à la galerie Annie Gabrielli

Shannon Guerrico, Sortir du cercle des coquillages…

Shannon Guerrico,“Sortir du cercle des coquillages” - Affiche _1Du 27 septembre au  15 novembre 2014, la Galerie Annie Gabrielli présente Sortir du cercle des coquillages…, une exposition de Shannon Guerrico

C’est la troisième exposition que la galerie consacre à la photographe. On se souvient en effet de la série Libre et sauvage qui avait été proposée en mars-avril 2013 et de Whispers, une des premières expositions de la galerie, au début de l’année 2012.

On reviendra sur cette nouvelle proposition de Shannon Guerrico dans une prochaine chronique après un passage à la Galerie Annie Gabrielli.

En savoir plus :
Sur le site de la Galerie Annie Gabrielli
Sur la page Facebook de la Galerie Annie Gabrielli
Sur le site de Shannon Guerrico
Sur la page Facebook de Shannon Guerrico

Lire la suite Shannon Guerrico, Sortir du cercle des coquillages…