Archives pour la catégorie Espace Bagouet

Pierre Marquès, « Créer, c’est résister » à l’Espace Bagouet, Montpellier

Jusqu’ au 31 mai 2015, l’Espace Bagouet présente, dans le cadre de la 30e Comédie du Livre, « Créer, c’est résister », une exposition conçue par le peintre Pierre Marquès.

Pierre Marquès - Créer, c'est resister - Autreur anonyme 2 et 1, 2015 Encre sur toile 200 x 150 cm
Pierre Marquès – Créer, c’est resister – Autreur anonyme 2 et 1, 2015 Encre sur toile 200 x 150 cm

Face à l’entrée, un graffiti avec un portrait de Jean Moulin, réalisé au pochoir et accompagné de ces mots « Créer, c’est résister ». Pierre Marquès, originaire de Béziers, aujourd’hui installé à Barcelone, a imaginé ce graffiti pour l’appliquer sur les murs de la ville du célèbre résistant, après la victoire du Front National au dernières municipales.


Cette œuvre résume clairement le projet de cette exposition.

Le texte d’intention, affiché à l’entrée de la salle, rédigé par son ami et complice, l’auteur Mathias Énard se conclut ainsi : « Résister à quoi ? Résister à l’oubli, certes.  Mais aussi résister à la crise – crise de conscience, crise de mémoire, crise économique. Crise nationale. Crise du souvenir de la crise. Créer c’est résister à l’absence de création, c’est enchanter, c’est peupler, repeupler, rendre un sens au mot « peuple ». Entre hier et demain, trouver l’énergie du peuple aujourd’hui, qui n’est pas une foule anonyme, mais un ensemble de femmes et d’hommes convoquant l’hier et l’imagination pour construire l’avenir ».

Pierre Marquès - Créer, c'est résister

La pièce centrale de l’exposition est construite autour de dix textes d’écrivains espagnols, dont certains seront présents à Montpellier lors de la Comédie du Livre (Juan Francisco Ferré, Belén Gopegui). Ces textes interrogent la crise. Enregistrées anonymement, en français et en espagnol, les voix superposées viennent faire écho aux dix portraits d’ « Auteurs anonymes », que Pierre Marquès a réalisé pour l’exposition, en utilisant des techniques communes au monde du Street Art : pochoir, encre et peinture en bombe. Mathias Énard en parle comme d’un « Mouvement de la révélation qui fait passer le négatif du pochoir au positif de l’image, mouvement de superposition qui  ajoute un visage à un visage pour le rendre, dans la multiplicité, anonyme. L’image dégouline de mémoire, elle dégoutte de noirs, de coulures violacées. On résiste par la peinture, mais aussi par le texte. Cette sculpture de mots, bilingue, donne une troisième dimension, une nouvelle profondeur, aux images ».

Ces dix portraits, grands formats de dimension identiques (200 x 150 cm), se font face cinq par cinq. Ils construisent un ensemble « monumental », poignant dans lequel on perçoit  une stratification, une épaisseur qui interroge l’histoire, questionne le souvenir et où on sent vibrer une obligation de résister.

Pierre Marquès - Créer, c'est resister - Autreur anonyme 9, 2015 Encre sur toile 200 x 150 cm
Pierre Marquès – Créer, c’est resister – Autreur anonyme 9, 2015 Encre sur toile 200 x 150 cm

De part et d’autre du graffiti « Créer, c’est résister », cette série aux couleurs d’encre est accompagnée par deux ensembles de quatre portraits au pochoir, appliqués sur des assiettes de porcelaine. Si trois figures restent anonymes, on reconnaît Benavrentura Durruti, Federico Garcia Lorca, Antonio Machado, Jorge Semprun et Jean Moulin. Pour l’artiste, ces assiettes évoquent une forme usuelle de la transmission entre les générations…

La série des « Auteurs anonymes » s’interrompt avec quatre petits portraits dont les figures moqueuses et souriantes et les couleurs constituent selon Pierre Marquès « quatre points de suspension »…

Pierre Marquès - Créer, c'est resister - Margot, Pauline, Elisa et Pablo, 2014, Technique mixte sur toile, 46x27 cm
Pierre Marquès – Créer, c’est resister – Margot, Pauline, Elisa et Pablo, 2014, Technique mixte sur toile, 46×27 cm

L’exposition s’achève avec deux moules de chaussures en carton qui rapproche curieusement les portraits de Gavrilo Princip, auteur de l’attentat contre l’archiduc François-Ferdinand à Sarajevo en 1914 et le philosophe et critique d’art Walter Benjamin. Au-dessus on remarque, sur une assiette, la figure d’Amado Granell, premier soldat de la 2e DB reçu à l’hôtel de Ville, le jour de la libération de Paris, en août 1944… Ces images semblent appartenir ou être proche d’une série intitulée « Juste un moment » Marquès y rassemble des personnages historiques qui ont joué, par leurs actions individuelles, un rôle important dans l’histoire du XXe siècle.

Pierre Marquès - Créer, c'est resister - Gavrilo Princip et Walter Benjamin, 2014 Moule chaussure en carton. Amado Granell, 2015 Spray sur assiette en porcelaine
Pierre Marquès – Créer, c’est resister – Gavrilo Princip et Walter Benjamin, 2014 Moule chaussure en carton. Amado Granell, 2015 Spray sur assiette en porcelaine

La sincérité de l’engagement de Pierre Marquès, sa collaboration étroite et régulière avec les écrivains espagnols donnent à sa série des « Auteurs anonymes » un attrait singulier qui dérange et qui nous interroge sur notre résistance, notre soumission ou notre fuite. L’exposition mérite un passage à l’Espace Bagouet.

Livret disponible à l'accueil
Livret disponible à l’accueil

Les textes de Jorge Carrión, Mercedes Cebrián, Belén Copegui, Juan Francisco Ferré, Eloy Fernández Porta, Robert Juan-Cantavella, Luciá Litjmaer, Elvira Navarro, Juan Trejo et Gabriela Wiener sont reproduits dans un livret disponible gratuitement à l’entrée de l’exposition.

En savoir plus :
Sur la page de l’Espace Bagouet sur le site de la ville de Montpellier
Sur la page facebook de l’Espace Bagouet.
Sur le site de Pierre Marquès
Sur la page facebook de Pierre Marquès
Le roman graphique « Tout sera oublié » de Pierre Marquès et Mathias Énard sur le site des éditiosn Actes Sud.
Un article d’El Pais à propos du graffiti « Créer, c’est résister » de  Pierre Marquès  à Béziers.

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Patrice Palacio JE_X à l’Espace Bagouet, Montpellier

Jusqu’au 19 avril 2015, l’Espace Bagouet présente avec JE_X , le travail de Patrice Palacio. C’est la première fois que cet artiste est exposé à Montpellier, la ville où il vit et où il travaille…

L’exposition rassemble 23 œuvres, une sélection dans 15 années de production. Le choix s’est fait, selon l’artiste,  « autour du « Je » : Entre le moi, une réflexion sur notre propre destin, comment est-ce que l’on vit son individualité, et le rapport au hasard, au « Jeu » qui intervient tout le long de notre vie ».

Patrice Palacio Je-X © Marie-Caroline Lucat 09_1
Patrice Palacio Je-X © Marie-Caroline Lucat

À écouter Patrice Palacio parler de sa peinture, on perçoit assez vite que l’homme aime jouer avec les références (qu’il affirme assumer pleinement), avec les mots, avec le temps et surtout avec l’image et ce qu’elle représente. Dans son propos, quelques traits d’humour laissent entrevoir une probable volonté de maintenir sa peinture à une certaine distance d’autres expressions contemporaines…

Il y a dans les tableaux de Patrice Palacio, une maîtrise technique indéniable. Depuis le départ, il a fait le choix d’être « dans le registre quasi exclusif du noir et blanc ». La principale raison de cette palette restreinte est, dit-il, « de ne pas être dans rapport d’imitation à la nature. Quand je veux de la couleur, je l’incorpore telle quelle, directement prise dans la nature… Le choix du noir et blanc, c’est positionner le travail dans le registre de l’image, de l’image mentale, de la photographie, avec un rapport temporel… Avec le noir et blanc, il y a le problème de connotation chronologique… Il y a un rapport différé au réel qui m’a toujours questionné. Comment perçoit-on le réel ? Finalement, on le perçoit toujours avec différé».

Les rares couleurs qui viennent rechauffer ces nuances de gris appartiennent à des objets collés dans les œuvres (grilles de loto, tickets de jeu à gratter, plaquettes d’anxiolytiques…) et aux sept litres de colorant rouge qui s’écoulent d’EGO, 2006…

Patrice Palacio, EGO, 2006. Tableau en plexiglas, miroir, robinet, liquide rouge, 130 x 97 cm. Collection de l’artiste
Patrice Palacio, EGO, 2006. Tableau en plexiglas, miroir, robinet, liquide rouge, 130 x 97 cm. Collection de l’artiste.

Opportunément, un rouge « musée » couvre les murs du hall d’accueil et la cimaise isolée dans la salle d’exposition…
L’accrochage, sans être strictement chronologique, permet toutefois de saisir quelques éléments de  progression dans le travail de l’artiste. Dans la proximité ou dans le face-à-face, la mise en place cherche à établir des conversations ou des oppositions entre les œuvres.

Lire la suite Patrice Palacio JE_X à l’Espace Bagouet, Montpellier

Ville de Montpellier : les expositions 2015

Lors d’une conférence de presse, le 10 févier à La Panacée, Philippe Saurel, maire de Montpellier et président de la Métropole a présenté la programmation des expositions en 2015 dans les lieux de culture gérés par la Ville de Montpellier.

La Panacée :

Avec sa programmation pour 2015, la situation de La Panacée est aujourd’hui plus lisible.
Elle accueillera trois manifestations  en partenariat avec des acteurs locaux et trois expositions programmées par l’équipe :

Machine à habiter. Coproduction Festival Tropisme / La Panacée. Du 25 février au 15 mars 2015.

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La coproduction de « Machine à habiter » donnera lieu à une série d’installations et d’évènements avec notamment EXYZT, Takayuki Fukatsu & Akira Iwaya, Arcade!

Festival Les Boutographies 2015. Production Grain d’image. Du 4 avril au 26 avril 2015

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Les Boutographies quittent donc  le Pavillon Populaire pour La Panacée… Les raisons de ce déménagement restent assez obscures… En effet, ce lieu, destiné à la photographie, est particulièrement bien équipé, notamment en matière d’éclairage, pour offrir d’excellentes conditions d’exposition. Souhaitons que Les Boutographies disposent des mêmes moyens à La Panacée…

Global Snapshot (Instantanés d’un paysage de l’information). Production La Panacée. Du 16 mai au 24 mai 2015.
Gwenola Wagon, Globodrome, 2009-2012 62 min, couleur et N & B Version originale anglaise, sous-titres français.   Réalisation : Gwenola Wagon. Avec la voix de Julian Penney. Musiques et remixage de Cédric Moreau et Geoffroy Wagon.
Gwenola Wagon, Globodrome, 2009-2012
62 min, couleur et N & B Version originale anglaise, sous-titres français.
Réalisation : Gwenola Wagon. Avec la voix de Julian Penney. Musiques et remixage de Cédric Moreau et Geoffroy Wagon.

Franck Bauchard, directeur artistique de La Panacée annonce « une manifestation d’un format singulier, combinant, exposition, laboratoire, performances, conférences, projections, connexions à distance, ateliers… pour interroger par les moyens de l’art notre rapport au flux d’information, à l’interconnexion permanente et à la globalité ».
Programme alléchant, mais on est surpris par la brièveté de ce projet… à peine une semaine !!!

His Master’s Voices. Coproduction La Panacée et HMKV Dortmund. Du 20 juin au 20septembre 2015
Asta Gröting, Convention / ces poupées qui disent oui 2, 2000, b/w photo, 224 x 129 cm  © VG Bild-Kunst, Bonn 2013, courtesy of the artist
Asta Gröting, Convention / ces poupées qui disent oui 2, 2000, b/w photo, 224 x 129 cm
© VG Bild-Kunst, Bonn 2013, courtesy of the artist

Initialement prévu pour le mois de Janvier 2015, cette exposition a été conçue par le Hartware MedienKunstVerein de Dortmun.  Elle aborde des relations entre la voix et différentes technologies de l’image et du son. Une partie de l’exposition sera adaptée pour Montpellier, avec en particulier The Forty parts Motet de Janet Cardiff.

Drawing Room 2015. Salon du dessin contemporain. Du 7 au 11 octobre 2015
Drawing Room, 2013 © Montpellier Magazine
Drawing Room, 2013 © Montpellier Magazine

Le salon montpelliérain du dessin contemporain survivra-t-il à son interruption en 2014 ?
En effet, cette interruption était plutôt malvenue, au moment où se créait Paréidolie à Marseille en même temps qu’Art-O-Rama, qui s’affirme comme un événement important de la rentrée dans le midi. Existe-t-il une place pour ces deux événements, avec des dates si proches ?
La vitalité des acteurs de l’art contemporain à Marseille ne risque-t-elle pas de faire de l’ombre au salon montpelliérain ?

Scène de l’imaginaire automate. Co-production La Panacée et MAMCO Genève. Du 21 novembre 2015 au 28 février 2016
Nathaniel Mellors, The Object, 2010 Silicone, métal, animatronic, pâte à papier, pompe, seau, 200 x 300 cm Courtesy de l’artiste, Matt’s Gallery Londres ; Monitor, Rome et Stogter van Doesburg, Amsterdam
Nathaniel Mellors, The Object, 2010
Silicone, métal, animatronic, pâte à papier, pompe, seau, 200 x 300 cm. Courtesy de l’artiste, Matt’s Gallery Londres ; Monitor, Rome et Stogter van Doesburg, Amsterdam

Conçue par le Musée d’Art Moderne et Contemporain (MAMCO) de Genève, Scène de l’imaginaire automate devrait « s’inspire de l’histoire de la médecine à Montpellier et interroge la figure de l’automate à partir de la pensée médicale de l’homme/machine, une conception réactualisée aujourd’hui alors que les machines empruntent les caractéristiques du vivant. »

L’exposition fait l’objet d’un partenariat avec l’Université de Montpellier dans le domaine de l’enseignement et de la recherche. Elle devrait s’accompagner d’une valorisation des collections de l’Université (conservatoire d’anatomie, bibliothèque des sciences, collection Orfila & Rouvière, collection du LIRMM).

Pavillon Populaire :

Le déménagement des Boutographies pour La Panacée n’augmentera pas le nombre d’expositions au Pavillon Populaire. On retrouve le regard habituel sur l’histoire de la photographie… Les approches plus contemporaines que l’on avait pu apprécier en 2014 avec Changements d’état  de Patrick Tosani devraient être absente cette année.

La vie en Kodak – Colorama publicitaire de 1950 à 1970. Co-production Pavillon Populaire et Musée  Nicéphore Niépce, Chalon-sur-Saone. Du 25 mars au 17 mai 2015

La vie en Kodak - Pavillon Populaire_1Entre les années 1950 et 1990, Kodak produit des Colorama, images publicitaires panoramiques en couleurs de taille monumentale (certaines de 18 mètres de long !). L’exposition présentera 80 tirages réalisés à partir d’Ektachrome d’époque recueillis par le Musée Nicéphore Niépce de Chalon-sur-Saône.

Jakob Tuggener, Fabrik/ l’Usine : une épopée industrielle 1932-1952. Du 1er juillet au 18 octobre 2015
Photographies © Jakob Tuggener_1
Photographies © Jakob Tuggener

Avec cette exposition, le Pavillon Populaire devrait poursuivre son approche historique de la photographie. Gilles Mora proposera une sélection de 130 photographies issues du fonds Jakob Tugenner, étude originale sur la relation de l’homme avec le monde des machines, dans la Suisse des années 30…

Denis Roche, Photolalies. Du 18 novembre 2015 à fin février 2016
19 juillet 1978, Taxco, Mexique, Hôtel Victoria, chambre 80 © Denis Roche
19 juillet 1978, Taxco, Mexique, Hôtel Victoria, chambre 80 © Denis Roche

Pour cette dernière exposition 2015, Gilles Mora présentera une rétrospective de son ami  Denis Roche, lié au mouvement de la « photobiographie », porté par Les Cahiers de la Photographie, dont Roche est l’un des membres fondateurs avec Gilles Mora, Bernard Plossu et Claude Nori.

Carré Sainte-Anne :

En raison de travaux programmés pour la fin d’année, le Carré Sainte-Anne n’accueillera que deux expositions cette année. Les productions artistiques qui héritent des mouvements de la modernité ou la fin des avant-gardes des années 60 sont toujours au rendez-vous… L’art contemporain sera une nouvelle fois apporté par les Amis du Musée Fabre, avec  Joana Vasconcelos. L’enjeu reste toujours la confrontation à l’espace très particulier du Carré Sainte-Anne.

Léopold Rabus. Du 27 février au 3 mai 2015

Leoplod Rabus - Carré Sainte-Anne_1On retrouvera l’univers étrange et surréaliste de Léopold Rabus, découvert à Sainte Anne, dans l’exposition Signs of the Time, montée par Richard Leydier, en 2013.

Joana Vasconcelos. En partenariat avec les Amis du Musée Fabre. Du 10 juin au 1er novembre 2015
Joana Vasconcelos - Lilicoptère, 2012_1
Joana Vasconcelos – Lilicoptère Château de Versailles, 2012 – Photo: Kisa Lala

On attend avec curiosité la manière dont Joana Vasconcelos occupera l’espace de Sainte-Anne. Espérons que sa proposition sera à la hauteur de l’installation de Chiharu Shiota, After the dream, que les Amis du musée Fabre nous avait présenté en 2013.
Souhaitons aussi que son projet sera moins polémique et surtout plus convaincant que son accrochage à Versailles, en 2012…

Espace Dominique Bagouet :

La programmation poursuit l’exploration des figures du patrimoine artistique régional et la mise en valeur d’artistes travaillant à Montpellier et dans la région.

Patrice Palacio : JE_X. Du 4 mars au 19 avril 2015

Pacrice Palacio Espace Bagouet_1
Peintre montpelliérain de 37 ans, Patrice Palacio commence à avoir une renommée nationale. Il n’a jamais exposé dans sa ville… Cette exposition sera donc l’occasion de découvrir son travail.

Pierre Marquès :  Las doce campanadas (titre provisoire) à l’occasion de la 30e Comédie du Livre.  Mai 2015
Fantômes 2012 – Extrait  du roman graphique Tout sera oublié - Actes-Sud 2013 – technique mixte sur impression laser - 29,7 x 42 cm - © Pierre Marquès
Fantômes 2012 – Extrait du roman graphique Tout sera oublié – Actes-Sud 2013 – technique mixte sur impression laser – 29,7 x 42 cm – © Pierre Marquès

Né à Beziers, Pierre Marquès vit et travaille à Barcelone. Son travail actuel est essentiellement basé sur la mémoire historique. Il inclut livres, peintures et vidéos installations.

Salon du Livre d’Artiste. Du 29 au 31 mai 2015, pendant la 30e Comédie du Livre
Une dizaine d’éditeurs de livres d’artiste de France et d’Espagne présenteront leurs ouvrages.

Hommage à Georges Dezeuze. Du 24 juin au 8 novembre 2015.
© Georges Dezeuze
© Georges Dezeuze

Élève de  l’École des Beaux-arts de Montpellier en compagnie de Camille Descossy ou Albert Dubout, il y enseigne de 1945 à 1972. Avec le soutien de la famille et de son fils Daniel, acteur de Supports-Surfaces, l’exposition,  rendra hommage à son travail.

José Salles-Albella. Du 2 décembre 2015 au début février 2016
Par tout le haut – 90 x 130 cm – Nov 2014 © José Salles-Albella
Par tout le haut – 90 x 130 cm – Nov 2014 © José Salles-Albella

Ce sera donc l’occasion pour le public montpelliérain de découvrir la peinture figurative de José Salles-Albella, régisseur à l’École des Beaux-arts de Montpellier.

Espace Saint-Ravy (premier semestre) :
  • Marc Gaillet – In_Justice. Du 24 janvier au 15 février 2015
  • Sonia Bazantay. Du 28 février au 22 mars 2015
  • Xtrem et Dezem. Du 28 mars au 19 avril 2015
  • Les Briscarts – 17eme parcours d’Ateliers d’Artistes. Du  25 avril au 26 avril 2015
  • Outilne 2 – Montana Gallery. Du 2 mai au 24 mai 2015

 

Au-delà de cette riche programmation, la conférence de presse a été l’occasion pour le maire de souligner les ambitions de sa politique culturelle et de répondre aux questions de la presse.

À propos de La Panacée, Philippe Saurel a réaffirmé ce qu’il avait annoncé, au début décembre 2014, lors d’un vernissage au Musée Fabre (lire notre billet ici). Il souhaite que l’établissement passe rapidement sous la tutelle de la Métropole.
Suite aux échanges avec la salle, il semble assez évident que le Centre de Culture Contemporaine a été l’enjeu (pour ne pas dire l’otage) de conflits « politiques » assez troubles au sein de la municipalité…
Si la situation de La Panacée apparaît aujourd’hui comme « normalisée »…  Tout indique qu’il y a une certaine réorientation du projet. Philippe Saurel rappelle avec insistance que La Panacée est dévolue aux arts numériques, et parfois même simplement à un numérique générique dont on comprend assez mal les limites. Rappelons que le projet présenté dans le dossier de presse lors de l’ouverture du lieu définissait un périmètre un peu plus large et ambitieux à l’établissement : « Avec les innovations numériques au cœur du projet, ce centre de culture contemporaine favorisera la transdisciplinarité, en présentant des expositions et manifestations dans les trois domaines de l’art contemporain, de la création numérique et des nouvelles formes d’écritures, domaines rarement explorés ensemble »…

Cette normalisation n’a pas entièrement évacué un malaise qui semble persister. L’absence du directeur artistique de La Panacée à cette conférence de presse, la présence à la tribune d’une directrice administrative quasi muette, laisse assez songeur…  Souhaitons que l’équipe n’en sorte pas trop émiettée et démobilisée…  espérons qu’elle n’explose pas en vol dans les prochains mois ! Ce serait alors un regrettable gâchis…

La parole, largement monopolisé par Philippe Saurel, ses échanges parfois vifs et quelquefois complices avec la salle, son emploi récurrent  des formules « … X n’est pas un état dans l’état… , il n’y a pas de république libre de Y… », quelques sous-entendus, tout indique une volonté ferme de tenir en main les outils culturels …
La récente normalisation de l’usage des réseaux sociaux par les établissements culturels de la Ville pourrait nourrir quelques inquiétudes. La personnalisation de la politique culturelle est-elle à ce point indispensable ? Souhaitons que cette politique ne s’oriente pas trop vers une vision à court terme, avec une évaluation limitée aux simples chiffres de fréquentation et/ou aux retombées économiques…

Du Savoir à la Lumière, à l’Espace Bagouet, Montpellier

Du 7 novembre 2014 au 1er février 2015, l’Espace Dominique Bagouet propose de découvrir les exceptionnelles collections des universités montpelliéraines.

On lira avec intérêt le texte de présentation de cette exposition ci-dessous.
La richesse remarquable de ces collections devrait faire de « Du Savoir à la Lumière – Les collections des universités montpelliéraines »  un événement particulièrement marquant.
On en attend beaucoup !

Vernissage jeudi 6 novembre 2014 à 17h30.
Chronique à suivre…

Le catalogue de l’exposition « Du Savoir à la Lumière – Les collections des universités montpelliéraines» (80 pages, 75 photographies) a été conçu par la DRAC Languedoc-Roussillon, en partenariat avec la ville et les universités de Montpellier. Disponible gratuitement, auprès de l’Espace Bagouet et de la DRAC.
Le catalogue sera également consultable dans son intégralité sur le site de la DRAC Languedoc-Roussillon.

Ernest Michel
Savoir du monde et de l’Université de Montpellier, (détail des allégories des cinq facultés : Lettres, Droit, Sciences, Médecine, Pharmacie). Ernest Michel (1833-1902), 1890. Huile sur toile. Rectorat de Montpellier. Inscrit MH le 20/11/2009

En savoir plus :
Sur le site de l’Université Montpellier 2 (UM2)
Sur la page de l’Espace Bagouet sur le site de la Ville de Montpellier
Sur le site de la DRAC Languedoc-Roussillon
Sur la page Facebook de l’Espace Bagouet et de l’UM2

Sur les sites des universités, Musées et collections de l’UM1, le Pôle Patrimoine Scientifique de l’UM2 et le Patrimoine architectural et culturel de l’UM3 et sur les collections patrimoniales de la Bibliothèque interuniversitaire de Montpellier (BIU)

Du savoir à la lumière - Affiche

Présentation de l’exposition (extrait du site de l’UM2) :

Les trois Universités de Montpellier (UM1, UM2 et UM3) sont à ce jour dotées de collections – historiques, artistiques et scientifiques – riches et variées. Elles ont été enrichies au fil des siècles par professeurs et étudiants, lors d’échanges, de dons ou d’achats auprès de particuliers ou d’institutions. Souvent gardé à l’abri des regards, ce patrimoine pluridisciplinaire est aujourd’hui peu connu des montpelliérains.

L’exposition « Du Savoir à la Lumière – Les collections des universités montpelliéraines« , a pour ambition première de révéler ces trésors – pour la plupart classés au titre des Monuments historiques- et d’inviter le public à une promenade poétique. Animaux, végétaux, planches anatomiques, crânes, tableaux, dessins, ouvrages, sculptures, statuettes…Près de 300 pièces, choisies par la Ville, en accord avec la DRAC et les trois universités, pour leur originalité ou leur côté inattendu seront présentées à l’Espace Dominique Bagouet.

L’autre intention de ce projet est d’alerter sur le coût de sauvegarde de ces collections. Pour les préserver, des opérations d’entretien et/ou de restauration sont nécessaires. Mais c’est à ce seul prix que ces collections seront sauvées, et que les montpelliérains pourront se réapproprier ce patrimoine.

La dynastie des Carliers, un siècle d’architecture en Languedoc-Roussillon à l’Espace Bagouet, Montpellier

20991_574_Capture-1_1Délaissant pour une fois les arts plastiques, l’Espace Dominique Bagouet propose du 19 septembre au 19 octobre 2014 une exposition historique sur une dynastie d’architectes, Les Carliers, qui ont marqué le paysage urbain à Montpellier et dans le Languedoc.

On reviendra éventuellement sur cette exposition après une visite.

En savoir plus :
Sur la page de l’Espace Dominique Bagouet sur le site de la Ville de Montpellier
Sur la page Facebook de l’Espace Dominique Bagouet
Sur le site de la Maison de l’architecture du Languedoc-Roussillon
Sur la page Facebook de la Maison de l’architecture du Languedoc-Roussillon

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