Archives pour la catégorie Languedoc-Roussillon

FAV 2015 : 3ème édition à La Grande-Motte

Depuis le 20 juin et jusqu’au dimanche 28 juin, l’association Champs Libre présente la troisième édition du Festival des Architectures Vives (FAV) à La Grande-Motte.

La lumière, le soleil, le vent, la présence  très puissante de l’architecture imaginée par Balladur, donnent au Festival des Architectures Vives à La Grande-Motte un visage très différent de celui de Montpellier.

Les espaces ouverts offrent peu de surprise dans la découverte des installations. La cohérence du projet Balladur impose aux équipes un vocabulaire architectural auquel il est difficile d’échapper.

Tous les lieux proposés aux huit équipes de jeunes architectes sont ouverts dans l’espace public.
Le patio de l’église Saint-Augustin a été abandonné pour cette édition et cinq propositions ont été regroupées face à la mer, sur l’esplanade Maurice Justin.

En 2014, Breath Box de NAS Architecture s’était imposé avec évidence. Pour l’édition 2015, la sélection est plus homogène, la compétition plus ouverte. Il est plus délicat d’imaginer les projets qui seront couronnés par le Prix du Jury et le Prix du Public et ceux auxquels sera attribuée une mention spéciale…

N’hésitez pas à aller voir et revoir ces architectures éphémères. Selon l’heure du jour et les conditions climatiques, plusieurs présentent un aspect changeant.
N’oubliez pas, à l’issue de votre visite, d’aller voter pour votre installation favorite, à la Capitainerie. Vous y découvrirez les trois « cartes blanches » présentées à l’Hôtel Saint-Côme de Montpellier, pour la dixième édition du FAV 2015.

Vous pouvez partager vos photos sur les réseaux sociaux avec  #FAVLGM2015.

Pour cette dixième édition, l’équipe du FAV met gratuitement à disposition une application pour smartphone, simple, complète et efficace.  Elle est téléchargeable sur l’Apple Store et Google Play.

Le Festival des Architectures Vives publie un ouvrage particulièrement intéressant, loin des classiques albums de souvenirs. Il s’articule autour des idées fondatrices du Festival : ContemplationÉphémèreInteractivité,LumièreMatérialitéTemporalitéPlaisir

On lira la présentation des projets sur le site du FAV ou dans un précédent billet.

En savoir plus :
Sur le site du FAV
Sur la page Facebook du FAV
Suivre le FAV sur Twitter : @FAV_34

Publicités

FAV 2015 : Cartes blanches

Pour sa dixième édition, Festival des Architectures Vives (FAV) propose une « Carte Blanche » à  trois jeunes agences d’architectes qui ont participé aux éditions précédentes du festival.
Les projets seront présentés du 3 au 14 juin, dans la salle Lapeyronie de l’Hôtel St Côme, à Montpellier et du 20 au 28 juin, à l’espace d’exposition de la Capitainerie de La Grande-Motte.

On retrouvera donc avec intérêt les équipes abc-studio (Doonam Back et Yann Caclin) qui ont participé au FAV 2010), Plux.5 (Doonam Back et Yann Caclin) sélectionné pour le Fav 2011) et Spaces (Guillaume Girod – Sophie Bourg – Luc Leotoing) qui étaient présents pour le premier au FAV 2011 et pour les autres au FAV 2007.

On lira ci-dessous la présentation des projets et des équipes, transmises par l’équipe du festival.

En savoir plus :
Sur le site du FAV
Sur la page Facebook du FAV
Suivre le FAV sur Twitter : @FAV_34
Sur le site d‘abc-studio
Sur le site de plux.5
Sur le site de Spaces

Lire la suite FAV 2015 : Cartes blanches

FAV 2015 : Les projets pour La Grande-Motte

Nous avons récemment présenté les 11 projets qui seront présentés à  Montpellier, du 10 au 14 juin pour la dixième édition du Festival des Architectures Vives  (FAV)

Vous trouverez ci-dessous, les 8 projets et équipes sélectionnés pour La Grande-Motte et qui seront présentés du 20 au 28 juin.

Dès que possible, on se fera l’écho des projets imaginés pour les pavillons du FAV.

En savoir plus :
Sur le site du FAV
Sur la page Facebook du FAV
Suivre le FAV sur Twitter : @FAV_34

Arnaud Malthieu, Amandine Romanet et Matthieu Thuillier – Limoges : « Embruns »
18962-preview_low_982-22_18962_sc_v2com_1
Arnaud Malthieu, Amandine Romanet et Matthieu Thuillier – Limoges : « Embruns ». Crédit photo : Arnaud Malthieu, Amandine Romanet et Matthieu Thuillier / FAV 2015

 

Les pyramides emblématiques du paysage de la grande Motte ont permis de discipliner les grands vents, ne les laissant entrer dans la ville que délestés de leur sel et distrait de leur violence. C’est sous cette condition qu’a pu émerger un monde végétal protégé et sécurisé, à l’abri grâce à l’écran immobile des bâtiments. Ces embruns constituent aujourd’hui une trace invisible de l’histoire de la ville, une de ses fondations imperceptibles.
Inspirée par le lieu dans lequel elle prend place et l’imaginaire lié au vent, l’œuvre s’implante sur un quai en relation directe avec l’horizon et la mer. « Embruns », objet coloré à l’apparence naïve produit des nuages de bulles qui par leurs présences viennent attirer le regard sur l’histoire commune et partagée du lieu, le temps d’un instant. L’air s’engouffre dans l’installation, une fois le seuil passé, le savon  emprisonne l’air le temps d’un instant. Éphémère et magique la bulle se fait emportée par le vent.

L’équipe :
C’est d’une surprenante soirée un mardi soir dans un bistrot déserté de Limoges que va naître une complicité pleine de sens entre trois anciens étudiants de l’école d’architecture de Clermont Ferrand.
Portant leurs regards et leurs imaginaires en faire valoir, ils s’attachent à développer de nouvelles approches en mêlant les qualités d’expérimentation et les compétences pratiques des uns, aux recherches théoriques et rêveries des autres. Puisant l’inspiration dans tout ce qui les entoure, ils sont à la recherche d’une architecture de lieu, de lien et de matière. La juste mesure d’une intervention réside selon eux dans ce délicat équilibre, dans un savoir composé avec le « déjà là » pour mieux s’y inscrire. L’Intérêt de ces expérimentations ne tient pas seulement dans le résultat mais dans le processus qu’elles mettent en place, dans la relation qu’elles entretiennent avec leur milieu et les nouveaux usages qu’elles génèrent.

Archisanat – Adeline Vigneron / Marie Combette – Nancy : « Promenade d’envolées »
18960-preview_low_982-22_18960_sc_v2com_1
Archisanat – Adeline Vigneron / Marie Combette – Nancy : « Promenade d’envolées ». Crédit photo : Adeline Vigneron, Marie Combette / FAV 2015

 

« Le lieu, entre cité balnéaire et mer. Le quai, une promenade rythmée d’espaces-escaliers ; invitation à monter pour s’installer et contempler la mer, le skyline des pyramides de la Grande Motte. Interface, entre-deux : d’un côté le passage, la promenade, de l’autre la contemplation, l’infini. Ces espaces offrent un temps d’arrêt, une ouverture à la rêverie face à la mer. Le plaisir de s’asseoir et d’écouter le va-et-vient berçant des vagues, la rencontre de l’écume sur les rochers, limite entre paysage naturel et paysage construit. »
Pour « la Dixième » le collectif ARCHISANAT propose de révéler l’instant « hors temps » qu’offre ce lieu au travers d’une expérience sensible et tactile. Une ouverture au voyage est mise en scène par un volume textile flottant dans l’air. Cinquante manches à air captent la brise, le vent, et se mettent en mouvement. Brise de mer et aussi parfois brise de terre. De leurs mouvements, un bruit de « papier froissé » rappelle le crépitement marin. C’est donc par un dispositif ludique que l’air se matérialise et invente une danse, stimulant à nouveau la rencontre entre palpable et impalpable, entre l’Homme et la Nature.

L’équipe :
Le collectif Archisanat est né pour rassembler nos parcours et nos identités. Notre imagination poétique met en scène une architecture de l’expérimentation, artisanale et inventive. Elle est au service de notre sensibilité et nos outils pluridisciplinaires nous permettent un professionnalisme constructif. Fidèle à la matière, dans sa manipulation tant technique qu’esthétique, Archisanat s’oriente vers la conception intelligente d’une architecture de détournement. C’est par une pratique adaptée aux problématiques actuelles, faire beaucoup avec peu de moyens, que nous aspirons à stimuler la sensibilité, provoquer l’étonnement et donner source à imagination. Nous croyons en cette culture d’inspiration, comme un encouragement au bonheur par l’expérience.

C.A.M.E Collective –  Claire Lehmann / Alice Liabeuf / Mathilde Moaty / Emmanuelle Lagouge – Londres (UK) / Paris : « La Petite Motte »
18983-preview_low_982-22_18983_sc_v2com_1
C.A.M.E Collective – Claire Lehmann / Alice Liabeuf / Mathilde Moaty / Emmanuelle Lagouge – Londres (UK) / Paris : « La Petite Motte ». Crédit photo : C.A.M.E Collective – Claire Lehmann, Alice Liabeuf, Mathilde Moaty et Emmanuelle Lagouge / FAV 2015

 

Une île sauvage venue de l’horizon.
Entouré des bateaux accostés qui tanguent dans le port, le projet flottant contraste avec La Grande Motte, ville classée, symbole des années 60.
Comme si elle avait dompté les vagues pour venir jeter l’ancre dans cet univers inconnu, l’île se confronte aux habitants des villes comme nous sommes ébahis devant elle.
Une véritable flore naturelle pousse sur cette île flottante. Sur le quai, une longue vue incite les passants à l’observer de plus près. Par le traitement miroitant de la sous-face de son pourtour, la végétation foisonnante semble légère à la surface de l’eau. La nuit, les plantes illuminées paraissent flotter au-dessus du plan noir de la mer.
Malgré sa petite taille, l’île est chargée de symboles, et réussi à faire face, par son contraste et son courage, à la Grande Motte : c’est la Petite Motte.
Une île sauvage en somme, où un mini-Robinson vit sa vie d’aventurier envers et contre tout.

L’équipe :
C.A.M.E. est un collectif de jeunes femmes architectes, engagées pour une architecture simple, poétique, et sociale.
Nous pensons que l’architecture doit se nourrir du monde qui l’entoure, et que l’usage du monde en est bonifié, à quelque échelle que ce soit.
Depuis notre rencontre à l’ENSAVT, nous nous sommes forgé un regard commun entre Paris, Budapest, Londres, Berlin, Athènes, São Paulo, Cologne, Bâle, ou encore Venise. Ces lieux où nous travaillons et voyageons ensemble, sont autant d’opportunités de « cultiver notre jardin ».
Nous faisons dialoguer nos idées ensemble, et choisissons pour cela des questions attisant notre curiosité et notre imagination. Nous gardons une pratique individuelle et variée, qui se nourrit de notre pratique collective, et inversement.

Alors que le contexte économique actuel se précarise, nous nous unissons pour faire valoir l’idée selon laquelle cet obstacle peut être source de création !

LAPS – Amélie Lengrand / Sophie Paumelle – Paris : « Les arbres dans l’eau »
18975-preview_low_982-22_18975_sc_v2com_1
LAPS – Amélie Lengrand / Sophie Paumelle – Paris : « Les arbres dans l’eau ». credit photo : LAPS – Amélie Lengrand et Sophie Paumelle / FAV 2015

 

La proposition « Bois Parasols » construite en bois de cagettes place Janicaud, fait écho au projet initial et ambitieux de Jean Balladur pour la Grande Motte, en révélant la symbiose de la végétation et de l’architecture, des formes organiques et géométriques.
Le « Bois parasols » émerge au dessus de l’eau du bassin, proposant un passage ombragé par le bois de cagettes tressés. Les arbres voilent la traversée de la fontaine par une nouvelle lumière. Le feuillage, symbolisé par de fines lamelles de cagettes,  offre des formes douces et rondes, comme sculptées par le vent. Les ouvertures au ciel se reflètent dans l’eau et rythment la promenade aux grés de ses reflets changeants.
Tout en observant la mer et son environnement le passant peut déambuler sous cette grande ombrelle de bois et observer les reflets des feuillages dans l’eau.

L’équipe :
Laps est crée en 2007 à Paris par Amélie Lengrand (architecte Dplg) et Sophie Paumelle (plasticienne). Artistes de formations complémentaires, elles déploient ensemble leurs savoirs faire pour des travaux de commande pérennes ou éphémères au service d’institutions, de marques ou d’évènements tels que: We Love Green, La Compagnie Française de l’Orient et de la Chine, Le Musée du textile de Wesserling, La Rotonde à Paris, La Médiathèque du Bourget, WAD, Nicolas Feuillate, Onitsuka Tiger, le label Ekler’o’shock, Centre Commercial (veja), Bobochoses…etc.
Leurs réalisations rassemblent installations plastiques et scénographiques, décors éphémères ou pérennes, design graphique et environnemental, direction artistique. On retrouve systématiquement chez Laps un principe de création in-situ : s’avoir s’inscrire dans un environnement existant, tout en le sublimant, voilà l’ambition assumée de ce studio de création qui puise son inspiration aussi bien dans les échappées oniriques de ses fondatrices que dans l’étude approfondie des procédés et des matériaux, du plus brut au plus élaboré.

Klest Pango – Montpellier : « Origamic »
18964-preview_low_982-22_18964_sc_v2com_1
Klest Pango – Montpellier : « Origamic ». credit photo : Klest Pango / FAV 2015

La thématique du nombre fait intervenir de nouveaux horizons et la nécessité de témoigner d’un passage entre le passé, l’instant présent, et le futur. La forme d’ « Origamic » nous replonge en enfance en nous remémorant l’image d’un bateau en papier déposé sur une digue dans une dimension hors du temps.
« Origamic » se veut être une expérience sensorielle, faisant intervenir l’imaginaire et l’inconscient collectif. Cet espace-temps prend place hors de la frénésie de laquelle nous sommes tous inévitablement les sujets pour laisser place à la délicatesse et au confort de la pratique du lieu.

L’expérience est amorcée au détour d’une voile à travers un jeu d’arceaux se succédant en clin d’œil aux anciennes éditions du FAV. La finalité de ce voyage ludique est une dixième « marche » dématérialisée au sein d’un interstice privilégié entre la rigidité de la terre et la fluidité de la mer, en harmonie avec le lieu et offrant une relecture d’une mer méditerranée en spectacle.

L’équipe :
Multipliant les expériences en studios d’architecture et en missions ponctuelles, de Pékin à Los Angeles en passant par Dublin et Montpellier, son lieu de vie et d’où il a été diplômé en 2014, Klest Pango s’est créé au fil du temps une réflexion spécifique à un enjeu ciblé, en développant une méthodologie de travail sensible au fil du temps. Cette sensibilité se met en place à toutes les échelles du projet, dans la confrontation des indices, des programmes, et des intervenants. Aborder chaque mission comme une nécessité de mettre en pratique son expérience pour la création permanente ou éphémère d’un meilleur espace de vie, interrogeant l’homme dans son propre paysage et son alter-ego est un enjeu primordial selon lui. La conception de chaque projet se veut alors à la fois humble vis-à-vis de son insertion dans un contexte donné apprivoisé par le subconscient collectif et avant-gardiste de par les procédés mis en place. Ceux-ci ont pour objectif de répondre à des enjeux de contemporanéité à travers de nouvelles pratiques du lieu, de la lumière, de la matière et de la forme.

Camille Saucereau et Alice Foulon – Paris / Bruxelles : « Photos souvenir »
18966-preview_low_982-22_18966_sc_v2com_1
Camille Saucereau et Alice Foulon – Paris / Bruxelles : « Photos souvenir » : Credit photo : Camille Saucereau et Alice Foulon / FAV 2015

 

La Grande Motte, ses bâtiments pyramides, son mobilier urbain sculptural et ses dunes constituent un tout organique chargé de l’imaginaire des vacances à la plage. Cet univers nous amène vers l’idée de la photo souvenir : le thème du temps est ici évoqué au travers de dix vues cadrées sur le site comme autant d’instantanés de voyage, d’invitation au souvenir, à la rêverie.
Une ligne noire court au sol, installant sur l’esplanade une ligne discontinue, hésitante, qui accompagne l’idée de la flânerie en bord de mer. Celle-ci se soulève à dix reprises pour devenir le support de cadres, qui de nuit dessinent dix rectangles de lumière en lévitation.
Ainsi, le visiteur n’est plus dans, mais devant une portion du paysage, qui se change en tableau vivant. Les cadres agissent comme des révélateurs du paysage environnant et deviennent le théâtre de jeux, de fictions. Le regard se fait conscient, curieux, renouvelé.

L’équipe :
Camille Saucereau et Alice Foulon sont deux jeunes architectes diplômées de l’école nationale d’architecture de Bretagne, respectivement basée à Paris et Bruxelles, qui développent leur envie de création à la suite de voyages et de découvertes en commun. Réunies par un goût pour l’expression artistique dans toute sa diversité, elles aspirent à une pratique ouverte de l’architecture à la croisée de l’installation, du design et du paysage. Marquées chacune par leur année d’échange universitaire – Camille à la faculté d’architecture et d’urbanisme ainsi qu’aux Beaux-Arts de Rio de Janeiro, Alice à l’université technique de Berlin – elles enrichissent leur approche d’expériences de scénographie, de danse contemporaine et de performances artistiques.
Sensibles aux qualités des lieux et à leurs histoires, elles cherchent avant tout à les révéler dans une économie de moyens, et au travers d’une expression minimale et poétique.

TOMA – Antonio Nardozzi / Maria Dolores Del Sol Ontalba – Toledo (Espagne) / Rome (Italie) : « The Porthole »
18968-preview_low_982-22_18968_sc_v2com_1
TOMA – Antonio Nardozzi / Maria Dolores Del Sol Ontalba – Toledo (Espagne) / Rome (Italie) : « The Porthole ». Credit photo : TOMA – Antonio Nardozzi et Maria Dolores Del Sol Ontalba / FAV 2015

 

Juste vivre le moment présent entièrement consacré au plaisir donné par contemplant le soleil, la mer, l’horizon et le ciel tout en profitant de la brise côtière et bercé par les vagues, ce est le monde flottant de La Grande Motte. Ce petit pavillon conçu pour la dixième édition de la FAV sur le front de mer de La Grande Motte, est moulé et sculpté par le vent comme une érosion. Sa forme fluctuante permet de regarder à travers et, en constante évolution, modifie ses propres caractéristiques en ce qui concerne les points de vue jusqu’à se aplatir, créant, grâce à sa nature anamorphique, un cercle parfait. À travers un hublot, le spectateur est invité à contempler l’interaction entre la géométrie pure du cercle (artificielle) et la ligne de contact entre ciel et mer (la nature). Un point de vue inattendu qui suggère de ralentir et de se attarder à vivre une expérience liée à durer longtemps, au-delà de l’éphémère.

L’équipe :
Antonio Nardozzi et María Dolores del Sol Ontalba se sont rencontrés en travaillant ensemble au Fuksas Studio à Rome. Cette rencontre a permis à devenir complémentaires dans leurs projets de design et d’architecture. Depuis, ils travaillent ensemble pour partager des idées et des points de vue sur l’architecture. Soutenu par leurs chemins distincts, leurs expériences variées, ils essaient de s’ enrichir mutuellement et d’encourager une réflexion plus approfondie. Maintenant, ils collaborent à la fois sur la recherche dans le domaine de l’architecture et dans l’analyse des géométries complexes et techniques par le biais de TOMA! plate-forme.

Allegory Studio – Albert Schrurs / Wendy Gaze – Carouge (Suisse):  « Régate »
19014-preview_low_982-22_19014_sc_v2com_1
Allegory Studio – Albert Schrurs / Wendy Gaze – Carouge (Suisse): « Régate ». Credit photo : Allegory Studio – Albert Schrurs et Wendy Gaze / FAV 2015

 

Le projet « Régate » s’ancre dans un espace-temps particulier, alliant l’éphémère au patrimoine architecturale du lieu.
100 bouées maritimes blanches, placées géométriquement au milieu des bateaux du Port de Plaisance de la Grande-Motte, viennent apporter un rythme visuel au paysage, en référence aux immeubles pyramidales en béton de Balladur.
En faisant de la bouée de balisage un objet en série, c’est évoquer un espace hors temps… La régate est-elle déjà passée ou est-elle à venir ?
C’est aussi la célébration d’un départ et d’une arrivée, qui reflète l’anniversaire des 10 ans du FAV.

L’équipe :
Établi à Carouge, Allegory Studio mène une activité créative pluridisciplinaire dans les domaines de l’architecture, de l’architecture d’intérieur, du retail, du design, des installations et de la scénographie. Fondé par Albert Schrurs, d’abord en tant que collectif d’étudiants en Architecture, puis enregistré en tant que Sàrl à Genève, ce n’est qu’à partir de septembre 2011 qu’Allegory mène une activité à plein temps. En 2015, Allegory Studio rejoint le groupe international Centdegrés et devient Centdegrés Genève.

Albert Schrurs est Architecte diplômé de l’EPFL, Designer diplômé de l’ECAL, et professeur d’atelier invité à l’HEAD de Genève. Avant de se consacrer à son activité, il acquiert une expérience professionnelle à l’international à Paris, Beijing et Tokyo, en travaillant comme Architecte pour Louis Vuitton, Shigeru Ban, Kengo Kuma ou encore Ma Yansong. Sa double formation lui vaut d’être à la fois attentif aux questions d’ordres spatiales et aux détails des objets.

Dani Karavan au musée d’art moderne de Céret

Du 14 mars au 31 mai 2015, le musée d’art moderne de Céret présente une exposition consacrée au plasticien et sculpteur israélien Dani Karavan, autour de Passages, son hommage à Walter Benjamin à Port-Bou et d’un ensemble récent et inédit de sculptures et de bas-reliefs de terre.

Affiche_1
On revient éventuellement sur cette exposition après un passage à Céret.

À l’occasion de cette exposition, le musée a mis en ligne un nouveau site dédié aux expositions. Il présente de manière très complète ce projet, la démarche et le travail de l’artiste. On conseille sa consultation pour préparer ou prolonger sa visite.

On trouvera ci-dessous quelques extraits du dossier de presse.

Passages – Port Bou

Dani Karavan est le créateur, à Port-Bou, de Passages, réalisation en hommage à Walter Benjamin, écrivain et philosophe juif allemand qui mit fin à ses jours dans la petite ville frontalière. Parvenu jusqu’à Port-Bou par un sentier montagneux et non sans grandes difficultés, Walter Benjamin, craignant d’être reconduit vers la France de Vichy par les autorités espagnoles, se suicida dans la nuit du 26 septembre 1940.

Passages, Port-Bou © Studio Karavan.
Passages, Port-Bou © Studio Karavan.

Les matériaux utilisés par Dani Karavan sont évocateurs de l’esprit qui guide sa démarche : de l’acier Corten, du verre, mais aussi et surtout un tourbillon naturel se formant sur la mer, un olivier, et une citation de Benjamin en hommage aux victimes anonymes des conflits : « Honorer la mémoire des anonymes est une tâche plus ardue qu’honorer celle des gens célèbres. L’idée de construction historique se consacre à cette mémoire des anonymes ».

L’exposition présente la genèse de cette œuvre, des notes d’intention aux dessins préparatoires et maquettes, et permet d’appréhender la démarche plastique et philosophique de Dani Karavan. Fidèle à cette démarche, l’artiste s’est inspiré des espaces du musée pour créer un environnement évocateur de sa réalisation à Port- Bou. Ainsi, le visiteur retrouve-t-il dans les salles documents, photographies et dessins – dont certains réalisés aujourd’hui, spécialement pour l’exposition – mais également une installation vidéo et un olivier.

Du sable à la terre

Vingt ans après la création de Passages, l’exposition présente pour la première fois les toutes dernières créations de Dani Karavan : un ensemble de sculptures et de bas-reliefs en béton de terre, évocation des architectures de terre communes à plusieurs cultures et de l’universalité qui relie ces cultures entre elles. Renouant avec un vocabulaire formel élaboré par lui dans les années 60, l’artiste utilise la terre pour la création de nouvelles formes mi-architecturales mi-sculpturales.

« Cinquante ans après le Monument du Néguev, je ressentais le besoin de revenir à des oeuvres de plus petites dimensions, à la “musique de chambre”. J’ai donc commencé par chercher le bon matériau. En fait, pour moi, tous les matériaux sont appropriés, j’en ai d’ailleurs utilisé un grand nombre tout au long de ma carrière. Cependant, j’avais envie d’en découvrir de nouveaux et c’est alors qu’une voie s’est ouverte à moi : travailler avec la terre. J’étais enthousiasmé par cette idée. »

Catalogue, édition Musée d’art moderne de Céret. Textes de Dani Karavan, Germain Viatte et Nathalie Gallissot.
Commissariat : Nathalie Gallissot, directrice du musée et Noa Karavan-Cohen.
Les sculptures et les bas-reliefs en béton de terre de Dani Karavan ont été réalisés en vue d’une exposition qui se tiendra à la Galerie Jaeger Bucher/Jeanne Bucher à Paris en mai 2016 et ont été produites par la galerie.

En savoir plus :
Sur le site de l’exposition du musée d’art moderne de Céret
Sur le site du musée d’art moderne de Céret
Sur la page Facebook du musée d’art moderne de Céret
Sur le site de Dani Karavan
Dossier pédagogique à propos de Passages de Dani Karavan sur le site de l’académie de Montpellier

Galerie éphémère 2015, aux Salines à Villeneuve-lès-Maguelone

Le 31 janvier et 1er février 2015, troisième édition de  la Galerie éphémère aux Salines à Villeneuve-lès-Maguelone.

Texte de présentation sur l’événement Facebook :

« La Galerie éphémère ouvre ses portes le dernier week-end du mois de janvier, pour une troisième édition riche en découvertes en accueillant une dizaine d’artistes sur le site protégé des Salines à Villeneuve-lès-Maguelone, aux portes de Montpellier.
Cet événement, orchestré par Olivier Scher, Cahuate Milk et l’équipe des Salines s’inscrit dans le cadre de la Journée mondiale des zones humides. Une manifestation hybride qui a pour ambition de provoquer la rencontre des amoureux de la Nature et des amateurs d’Art.
Au programme, de l’illustration, de la photographie, du graff, de la sculpture, de la peinture, de la musique mais aussi la découverte du site protégé des Salines avec les gestionnaires de ce site naturel d’exception.
Nous y retrouverons cette année : Yasmine Lecomte, Leokadie, Sweo & Marlène, Jean-Baptiste Senegas, Löx, Dorothee Clauss, Depose, Cahuate Milk, Olivier Scher, AL, le Skeleton band, le tout sous le parrainage d’Eric Pillot.
Une programmation éclectique dans une ancienne maison de saunier, une galerie au bord des étangs, un site naturel au passé industriel, un événement à découvrir ou redécouvrir le temps d’un week-end… et d’un week-end seulement… »

Vernissage le samedi 31 janvier à 12h
Samedi et dimanche de 9 h à 17 h

En savoir plus :
Sur la page événement Facebook la Galerie éphémère
Sur le tumblr de la Galerie éphémère