Archives pour la catégorie Marseille

Made in Algeria – Genealogie d’un territoire au MuCEM

Du 20 janvier au 2 mai 2016, le MuCEM (Musée des Civilisations de l’Europe et de la Méditerranée) présente à Marseille « Made in Algeria, généalogie d’un territoire » une exposition « dédiée à la cartographie et à son développement dont la conquête et l’expansion française en Algérie ont été le moteur ».

Reinier et losua Ottens, Nouvelle carte du royaume d'Alger divisée en toutes ses provinces, Amsterdam, vers 1750 - : Provenance : Bibliothèque nationale de France © BnF
Reinier et losua Ottens, Nouvelle carte du royaume d’Alger divisée en toutes ses provinces, Amsterdam, vers 1750. Bibliothèque nationale de France © BnF

Le projet a été imaginé par le MuCEM en collaboration avec l’Institut national d’histoire de l’art (INHA), la Bibliothèque nationale de France (BnF) et avec le soutien du  Ministère de la Culture de la République et de l’Ambassade de France à Alger.

Horace Vernet, Prise de Bône, 27 mars 1832, 1835. Musée national des châteaux de Versailles et de Trianon © RMN-Grand Palais (Château de Versailles) / Gérard Blot
Horace Vernet, Prise de Bône, 27 mars 1832, 1835. Musée national des châteaux de Versailles et de Trianon © RMN-Grand Palais (Château de Versailles) / Gérard Blot

Commissariat général  est assuré par Zahia Rahmani, responsable du domaine Arts et mondialisation à l’Institut national d’histoire de l’art et Jean-Yves Sarazin, directeur du département des Cartes et plans de la Bibliothèque nationale de France.
La scénographie a été confiée à Cécile Degos.

Katia Kaméli, l'œil se noie, 2015. Collection de l'artiste © Katia Kaméli
Katia Kaméli, l’œil se noie, 2015. Collection de l’artiste © Katia Kaméli

Une conversation avec Zahia Rahmani, publiée par le récent numéro d’Art Press (429), laisse présagée une exposition particulièrement intéressante qui doit réunir « un ensemble de cartes, dessins, peintures, photographies, films et documents historiques ainsi que des œuvres d’artistes contemporains qui ont arpenté le territoire algérien ».

Zineb Sedira, Série 1 - Les terres de mon Père, 2015, série de 9 photographies. Collection de l’artiste. Courtesy Zineb Sedira et galerie Kamel Mennour, Paris © Adagp, Paris 2015
Zineb Sedira, Série 1 – Les terres de mon Père, 2015, série de 9 photographies. Collection de l’artiste. Courtesy Zineb Sedira et galerie Kamel Mennour, Paris
© Adagp, Paris 2015

L’exposition a été précédée par séminaire bimensuel à l’INHA en 2015.

On attend avec beaucoup d’intérêt cet événement. On revient sur Made in Algeria, généalogie d’un territoire après un passage au MuCEM.

À lire ci-dessous le communiqué de presse du MuCEM
Un blog très complet est dédié au programme Made in Algeria, généalogie d’un territoire . Il est hébergé sous forme d’un carnet de recherche sur le site hypotheses.org

En savoir plus :
Sur le blog Made in Algeria, généalogie d’un territoire hébergé par hypothese.org
Sur le site du MuCEM
Sur la page Facebook du MuCEM
Sur le site de la BnF
Sur le site de l’INHA

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PLAY ! (La règle du jeu) au Studio Fotokino

Jusqu’au 31 janvier 2016, le Studio Fotokino présente aux allées Gambetta à Marseille  PLAY ! (La règle du jeu). Premier volet d’une exposition en deux parties, le studio accueille des acteurs reconnus ou émergents du design graphique, autour de la question du jeu. Le musée Borély expose dans ses collections la seconde partie du projet avec  Play ! (Design pour les martiens), une sélection d’œuvres du design d’objet et textile.

PLAY ! (La règle du jeu) au Studio Fotokino - vue de l'exposition
PLAY ! (La règle du jeu) au Studio Fotokino – vue de l’exposition

Avec PLAY ! (La règle du jeu) , le Studio Fotokino propose affiches, documents imprimés, livres, objets… On y découvre les expressions graphiques diverses et singulières d’une vingtaine d’artistes, ateliers ou collectifs.

L’accrochage, particulièrement réussi, utilise au mieux la lumière naturelle qui tombe de la verrière. Il offre à chaque artiste l’espace nécessaire et donne au regardeur la possibilité de construire, en toute liberté, son expérience de visite. Il permet  de jouer avec les diverses propositions graphiques.
Pas de vitrines ni de protections qui mettent à distance le visiteur… À quelques rares exceptions,  il est possible de toucher et de feuilleter les documents imprimés.

PLAY ! (La règle du jeu) au Studio Fotokino - vue de l'exposition
PLAY ! (La règle du jeu) au Studio Fotokino – vue de l’exposition

Cette proposition mise en œuvre par Fotokino atteint  tout à fait les objectifs annoncés de PLAY ! (La règle du jeu) :

« Car jouer, c’est aussi expérimenter : détourner les procédés de production, transgresser les impératifs de sobriété imposés par le modernisme, ou encore s’amuser, créer un graphisme joyeux et expressif destiné à jouer avec le regard et l’humeur des passants.

Jouer, c’est aussi parfois instaurer une règle (n’utiliser que certains outils, inventer des systèmes combinatoires de formes et de couleurs), s’y tenir, et laisser le résultat surgir des protocoles mis en place. Car c’est un autre principe du jeu : les règles sont posées, mais son scénario n’est jamais écrit à l’avance, pas plus que son dénouement.

Enfin, il peut aussi s’agir de proposer de véritables jeux au regardeur : création partagée, dessin sous contrainte, devinettes de messages codés… auxquels vous êtes invités à participer ! »

Les « Sculptures alphabétiques », jeu de construction de Paul Cox, semblent constituer l’épicentre de l’exposition. On en retrouve l’esprit, les formes et les couleurs dans de nombreuses propositions graphiques.

Paul Cox, Sculpures alphabétiques, 1997

On a particulièrement apprécié  la présentation des « affiches pour le Théâtre de l’Agora » par Benoît Bonnemaison-Fitte et Fred Fivaz , les « Consonnes » de Pierre Di Sciullo, le travail de Raw Color pour l’ «Identité du TextielMuseum et du TextielLab »,  les affiches d’ Annik Troxler, Badesaison, Patrick Lindsay et Aurélien Debat.

Plusieurs propositions d’Helmo ont également retenu notre attention (« Bloc agenda et affiche pour Miss Lézard » et « Livret pour la Commune de Paris ») ainsi que « Vroum », la police de caractère conçue par Nicolas Aubert  et Romain Oudin.

Une mention également pour le design interactif du Studio Moniker et son « Conditional Design Workbook », un ensemble de protocoles de dessins à plusieurs qu’il ne faut pas manquer…

Un document de visite est  à la disposition du public. Artistes et  œuvres y sont brièvement présentés.

Avec :  Pierre Di Sciullo Helmo  Annik Troxler  • Paper Tiger  • Raw Color  • Julia  Paul Cox  • Studio Moniker  • Formes vives Benoît Bonnemaison-Fitte et Fred Fivaz  • Fanette Mellier Ed Fella  • Patrick Lindsay Nicolas Aubert  • Olivier bersin  • Atelier Bingo  • Badesaison  Antonio Ladrillo

Ouvert du mercredi au dimanche de 14h à 18h30.

Installé dans les anciens locaux des Excursionnistes Marseillais, Fotokino  utilise avec beaucoup de pertinence les caractères particuliers de ce lieu et notamment la grande salle sous verrière qui  offre une lumière zénithale très intéressante. À la fois lieu d’exposition, de résidence et de pratiques artistiques, Le Studio est un espace ouvert, accueillant et chaleureux, très éloigné des lieux un peu glacés, guindés et intimidants que sont souvent les galeries d’art.
Le Studio Fotokino est membre du réseau Marseille Expos

En savoir  plus :
Sur le site de Fotokino
Sur la page Facebook de Fotokino
Sur petites immensités, le tumblr de Fotokino

Printnoiz à la Friche Belle de Mai

Du 12 décembre au 27 février 2016, Le Dernier Cri présente « Printnoiz », au deuxième étage de la Tour Panorama de la Friche Belle de Mai à Marseille.

Pour cette exposition, Le Dernier Cri nous annonce une présentation des « travaux de la majorité des artistes de l’aventure du graphzine des années 1970 à aujourd’hui.  Un panorama sur quarante ans d’édition indépendante et undergraphique rendu possible par les artistes et collectionneurs de ces œuvres ».

« Printnoiz » s’ouvre à l’occasion de « Vendetta #3 », troisième édition du salon du multiple et de la micro-édition.  Pour ce week-end des 12 et 13 décembre, on promet « au cœur du plateau d’exhibition, des auteurs-performeurs [qui] accompagneront l’action bruitale d’une machine sérigraphique. Les images aussitôt produites se retrouveront comme macules permanentes au sein des installations imaginées par les artistes-éditeurs ».

Visuel de communication de Vendetta #3

Enfin, pour les soirées de ce week-end, le festival « Vendetatata », pendant sonore du « Vendetta », annonce des concerts performances à l’Embobineuse !

À lire ci-dessous, la présentation des graphzines, extraite du dossier de presse et quelques informations sur  les principaux artistes, collectifs et éditeurs.

Vernissage le 12 décembre à 19 h.

Artistes, éditeurs, collectifs, revues, installations et wall painting présents :
Ah Pook • Les Amis • Apaar • Atelier Djp – Jean Marie Picard •Atelier Macclane • Arrache Toi Un Oeil • Arbitraire • Andy Bolus & Zven Balslev • Bazooka • Bon Goût •Cagibi • Carles God • Cbo Éditions – Ug • Cf • Chacal Puant / Uda • La Chienne • Culture Commune • Le Dernier Cri • Mathieu Desjardin – Meconium • Elles Sont De Sortie • Extrapool • La Fanzinotheque De Poitiers • Foff Angouleme • Gary Panter • Gotoproduction • Hello Happy Taxpayers • Henriette Valium • Infrarot • Le Kabinet • Kerozen • Lune Produck • La Matiere • Manuel Ocampo • Marc Brunier-Mestas • Na Editions • Nazi Knife • Novo Doba • Nuvish Mircovich • Olivier Allemane • Peltex • Petit Comite Del Terror • Pierre La Police • Placid & Muzo • Que Suerte • Re:Surgo ! • Satanic Mike Lazer Quest • Stronx • Superstructure • Timeless • Toi Et Moi Pour Toujours • Valparess • Edition Valientes • Y5/P5 •

En savoir plus :
Sur le site du Cartel de la Friche
Sur le site du Dernier Cri
Sur le site de la Friche Belle de Mai

Lire la suite Printnoiz à la Friche Belle de Mai

« J’aime les panoramas » au MuCEM

Après les musées d’Art et d’Histoire de Genève, l’été dernier,  le MuCEM présente « J’aime les panoramas », jusqu’au 29 février 2016, à Marseille.

Conçue à partir d’une réplique de Jean Dujardin dans OSS 117 : Le Caire, nid d’espions, l’exposition cherche à définir en six chapitres, ce qu’est la vision panoramique.

Plus de 400 objets illustrent un propos pluridisciplinaire, dense, complexe qui frôle parfois la confusion.  Sa lisibilité est desservie par une scénographie bavarde d’Adrien Rovero et un accrochage quelquefois incompréhensible.

Dommage car le projet était attrayant et l’exposition rassemble des objets et des œuvres remarquables…

Une sérieuse préparation de la visite s’impose, si l’on souhaite faire de « J’aime les panoramas » une expérience enrichissante. La dernière étape du parcours rassemble une exceptionnelle sélection de tableaux et d’œuvres contemporaines, exposition d’art dans l’exposition, qui  mérite à elle seule un passage par le MuCEM.

Origine et ambitions du projet

Jean-Roch Bouiller et Laurence Madeline, commissaires de l’exposition racontent la naissance de ce projet :

« Cette exposition est née d’un quiproquo autour de la réplique « J’aime les panoramas », prononcée par Jean Dujardin dans le film de Michel Hazanavicius, OSS 117 : Le Caire, nid d’espions. Ces quatre mots ont immédiatement cristallisé par sérendipité les principaux axes de réflexion autour de la notion de panorama. Cette phrase apparaît en effet d’une part comme un lieu commun que tout un chacun pourrait prononcer devant n’importe quel paysage, évoquant contemplation, insouciance et plaisir. D’autre part, le fait que cette parole soit prononcée devant le Canal de Suez, en 1955, un an avant sa nationalisation et les conflits subséquents, témoigne de la potentielle dimension géopolitique de toute entreprise destinée à proposer une vision englobante de la réalité. Les panoramas sont affaire de contemplation, certes, mais également d’appropriation, de domination, voire d’aliénation. »

OSS 117, Le Caire nid d’espions, © 2005 Gaumont - Mandarin Films - M6 Films 02
OSS 117, Le Caire nid d’espions, © 2005 Gaumont – Mandarin Films – M6 Films 02

Dans l’introduction du catalogue, ils en précisent les ambitions : « [L’exposition] cherche à définir ce que peut être la vision panoramique en provoquant une rencontre entre les apports théoriques de l’histoire sociale et politique, de l’histoire de l’art, de la philosophie esthétique, de la sociologie, de la géographie et des œuvres qui, avec leur langage propre, se frottent elles aussi à cette vision ».

Un parcours très dense, une scénographie et un accrochage confus

Avec plus de 400 objets (œuvres d’art, documents historiques, archives, photographies, extraits de films, objets de la vie quotidienne ou liés à l’industrie du tourisme, etc.), le parcours s’organise en six étapes. Il cherche à multiplier les points de vue avec des approches historiques, sociologiques et artistiques du panorama.

J'aime les panoramas (Le dispositif panoramique), Vue de l'exposition au MuCEM, 2015
J’aime les panoramas (Le dispositif panoramique), Vue de l’exposition au MuCEM, 2015

Malheureusement, « J’aime les panoramas » n’arrive pas à interroger, à captiver et à émouvoir, comme l’avaient réussi « Le Noir et le Bleu » et  « Lieux Saints partagés ».

J'aime les panoramas (Le panorama comme relevé), Vue de l'exposition au MuCEM, 2015
J’aime les panoramas (Le panorama comme relevé), Vue de l’exposition au MuCEM, 2015

L’ambition du projet, la densité et la diversité du discours, l’éclectisme et l’abondance des objets présentés et surtout  une scénographie compliquée, touffue, bavarde d’Adrien Rovero et un accrochage brouillon, parfois illisible épuisent peu à peu l’attention du visiteur, dont le regard s’égare et finit par se perdre…

J'aime les panoramas (La construction du point de vue), Vue de l'exposition au MuCEM, 2015
J’aime les panoramas (La construction du point de vue), Vue de l’exposition au MuCEM, 2015

C’est regrettable car les intentions étaient particulièrement intéressantes et parmi les objets exposés, on trouve de véritables pépites et des œuvres remarquables.

J'aime les panoramas (Le panorama comme récit), Vue de l'exposition au MuCEM, 2015
J’aime les panoramas (Le panorama comme récit), Vue de l’exposition au MuCEM, 2015

Cependant, « J’aime les panoramas » peut offrir des découvertes captivantes et poser des questions pertinentes à la condition d’en préparer très soigneusement la visite.

Préparer une visite de l’exposition

Les textes de salle sont assez succincts. Quelques cartels sont enrichis par des textes issus du catalogue, mais ils ne constituent pas un réel fil conducteur pour la visite. On suggère donc de suivre une visite guidée ou d’utiliser l’audioguide (limité toutefois à 15 moments du parcours).
Pour préparer la visite, le site du MuCEM offre des informations utiles et quelques ressources. On conseille la lecture du dossier pédagogique à destination des enseignants, disponible en ligne.

La dernière partie « L’homme face au grand paysage » rassemble une exceptionnelle sélection d’œuvres d’art  qui peut faire l’objet d’une visite séparée.

Si on passe une journée à Marseille, on conseille de fragmenter sa visite en au moins deux parties. Si on est marseillais ou si l’on vient régulièrement à Marseille, plusieurs visites peuvent s’imposer.

Une programmation culturelle importante accompagne l’exposition. Les enregistrements  des rencontres et des débats mis en ligne permettent de construire ou d’enrichir l’expérience de visite.

David Hockney, A closer Grand Canyon, 1988 © David Hockney_photo Richard Schmidt_1
David Hockney, A closer Grand Canyon, 1988 © David Hockney_photo Richard Schmidt_1

Le catalogue, coédité par le MuCEM et Flammarion, propose des essais de Jean-Marc Besse, Jan Blanc, Jean-Roch Bouiller, Hervé Brunon, François Cheval, Michel Collot, Bernard Comment, Céline Flécheux, Laurence Madeline, Michel Maffesoli, Alexandre Quoi et Alice Thomine-Berrada.
CatalogueS’ils donnent des éclairages scientifiques additionnels à l’exposition,  leur complémentarité  avec les objets présentés n’est pas toujours manifeste.
Le format « panoramique » du catalogue offre des reproductions de très bonne qualité. Quelques œuvres bénéficient de « dépliants », une initiative originale, mais qui s’avère assez peu pratique.
La mise en page est parfois déroutante. D’incompréhensibles réserves blanches coupent quelques articles sans raison évidente, donnant ainsi l’impression que certaines illustrations prévues ont été oubliées ou supprimées.
Une bibliographie très complète permet un approfondissement du sujet pour ceux qui le souhaitent.

Commissariat : Jean-Roch Bouiller, conservateur en chef, responsable du secteur art contemporain au MuCEM et Laurence Madeline, conservateur en chef, responsable du pôle Beaux-Arts des Musées d’Art.

En savoir plus :
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Le MuCEM propose de contribuer en ligne à un panorama infini et participatif (#PANORAMAEXQUIS)

Prière de déranger ! à la Friche, Marseille

Suite aux propos de  Marion Maréchal Le Pen sur sa conception de la culture(1), la Friche la Belle de Mai et le Collectif du Point Rouge invitent le public à une journée artistique citoyenne, le samedi 28 novembre 2015 .
Le manifeste « De la nécessité des points rouges » signé par près de 500 opérateurs culturels est disponible à cette adresse.

On reproduit ci-dessous le communiqué de presse et le programme de cette journée.
Si vous êtes à Marseille le 28 novembre, n’oubliez pas « Prière de déranger ! »

Communiqué de presse :

Début septembre, une candidate aux élections régionales en PACA a exposé sa conception de la culture, s’en prenant notamment à ceux « qui font semblant de s’émerveiller devant deux points rouges sur une toile », attaquant ainsi les expressions artistiques contemporaines, en premier lieu celles dont le propos dérange…
Le Collectif du Point Rouge – rassemblant artistes et acteurs culturels – se mobilise pour affirmer, de manière ouverte, joyeuse et optimiste, que l’art est également fait pour bousculer, surprendre, dialoguer et qu’il n’est pas de vie culturelle sans curiosité, sans audace, sans risque et surtout… sans une fondamentale et indéfectible liberté !

Programme de la journée du 28 novembre 2015 :

Viva le point rouge !
Dès 12h, chacun est invité à rejoindre cette journée d’agitation artistique et citoyenne en participant à la création d’une fresque aux points rouges, notre manifeste visuel de 250 m2 (peinture fournie).

Performances
À partir de 14h, poètes, chanteurs, musiciens, comédiens et performeurs proposent plus de 30 improvisations en hommage au point rouge et à la liberté de création.
Avec Colette Albiolo, Jean-Marc Aymes, Ramona Badesku, le Ballet National de Marseille, Moutashar Balkis, Julien Blaine, Montaine Chevalier, les compagnies Artonik, Fraction, Michel Kelemenis/Le Klap, La liseuse/Georges Appaix, Meeari/ Léa Ganu Ginoux, la Zouze / Christophe Haleb, Alex Grillo, Raphaël Imbert, Papet J, Clara Le Picard, Frédéric Nevchehirlian, Natsuko Uchino …

Conférence
15h, « Point Rouge et autres facéties artistiques »  par Paul Ardenne, historien de l’art.

Débat
17h, « Art et transgression » retransmis en direct sur Radio Grenouille 88.8 fm
Avec Paul Ardenne, François Barré, Julien Blaine, Pakito Bolino et  Bernard Foccroulle

Philharmonique du point rouge
19h30. Deux œuvres de John Cage, 4’33’’ (1952) et Radio Music (1956), interprétées par des musiciens de tous horizons. Direction musicale Jean-Marc Montera et Christian Sébille

La discothèque aux points rouges
Tout l’après-midi, sur Radio Grenouille : Playlist inédite et idéale, à écouter sans modération !

DJ sets
À partir de 19h

Les performances, la conférence et le concert du Philarmonique du Point Rouge  seront retransmis en direct, en streaming, sur le site de la Friche http://www.lafriche.org

Avec la participation amicale et gracieuse de tous les artistes et producteurs amis du Point Rouge :
Colette Albiolo, A.M.I., Paul Ardenne, Cie Artonik, Asile 404, Astérides, Jean-Marc Aymes, Ramona Badesku, le Ballet National de Marseille, François Barré, Pakito Bolino, Moutashar Balkis, Julien Blaine, Cabaret Aléatoire, Montaine Chevalier, les étudiants de l’ESDAMM, Cie Ex Nihilo, Bernard Foccroulle, Cie Fraction, Antoine De Galbert (en interview), Générik Vapeur, Le GMEM, Alex Grillo, Le GRIM, Raphaël Imbert, Karwan, Cie Michel Kelemenis/Le Klap, Arnaud Labelle Rojoux (en interview), Lieux Publics, Cie La liseuse/Georges Appaix, Laurent Le Bon (en interview), Clara Le Picard, Jean De Loisy (en interview), La Marelle, Mars en Baroque, Cie Meeari/Geneviève Sorin et Léa Ganu Ginoux, Jean-Marc Montera, Frédéric Nevchehirlian, Orlan (en interview), Ornic’art, Papet J, Radio Grenouille, Cie la Zouze / Christophe Haleb, Natsuko Uchino

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(1) « L’art a vocation à toucher l’âme et à sublimer le monde. Pour cela pas besoin d’explication fumeuse censée nous aider à comprendre cet art d’élite inaccessible. L’œuvre d’art doit pouvoir plaire aux moins instruits d’entre nous car la beauté est universelle. Dix bobos qui font semblant de s’émerveiller devant deux points rouges sur une toile car le marché aurait décrété que cet artiste a de la valeur n’est pas, franchement, ma conception d’une politique culturelle digne de ce nom. Le travail et le talent de nos artistes contemporains doivent être les seuls critères de soutien et non une idéologie de l’absurde qui conduit à déverser des sommes à des expositions inversement proportionnelles au nombre de leurs visiteurs. Nous serons le soutien d’une culture populaire où notre patrimoine et notre identité seront mis en valeur. Nos monuments, notre histoire pétrifiée, qui sont à la fois notre mémoire et notre richesse et qui fascinent le monde entier doivent être au cœur de notre projet régional. »