Iwan Baan, 52 weeks, 52 cities à pierresvives

Du 14 janvier au 26 mars, la galerie d’exposition de pierresvives présente 52 weeks, 52 cities, une proposition en forme de carnet de voyage du photographe hollandais, Iwan Baan.

Créée pour le musée Marta Herford, en 2013, 52 weeks, 52 cities nous promet selon le communiqué de presse de « saisir ce qu’est l’architecture aujourd’hui. L’architecture des stars, Rem Koolhaas, Zaha Hadid, Steven Holl, Herzog et De Meuron, Toyo Ito, Sanaa, Diller Scofidio & Renfro, mais aussi l’architecture vernaculaire, sans architecte ».

Iwan Baan a découvert pierresvives en 2012, lorsque l’architecte Zaha Hadid lui a commandé des photos du bâtiment.

On en reparle éventuellement après le vernissage public, annoncé pour le jeudi 14 janvier 2016 à 18h30. Il sera suivi d’une conférence d’ Iwan Baan à 20 h.

À lire ci-dessous, une présentation de l’exposition et un portrait d’Iwan Baan, extraits du dossier de presse.

En savoir plus :
Sur le site de pierresvives
Sur la page Facebook de pierresvives
Sur le site d’Iwan Baan
Sur la page Facebook d’Iwan Baan
Suivre Iwan Baan sur Instagram
52 weeks, 52 cities sur le site du musée Marta Herford

Interview (en anglais) d’Iwan Baan par Kunst+Film à l’occasion du salon d’architecture de Cologne, en 2014.

52 weeks, 52 cities

(extrait du dossier de presse) :

Carnet de voyage d’un globe-trotter amoureux d’architecture

Comme aucun autre artiste, Iwan Baan a influencé notre perception actuelle de l’architecture – de l’architecture traditionnelle jusqu’aux édifices hypermodernes et ce, dans le monde entier. Les architectes les plus célèbres comme Rem Koolhaas, Herzog et de Meuron, Toyo Ito ou Zaha Hadid lui confient le soin de photographier leurs réalisations.

« 52 semaines, 52 villes » emmène le visiteur dans un voyage spectaculaire autour du monde.

L’exposition est une sorte de journal visuel qui a accompagné Iwan Baan dans son existence nomade au cours de l’année 2012. Avec une grande sensibilité, le photographe hollandais condense ses rencontres avec des espaces quotidiens ou inhabituels pour former un commentaire engagé.

Iwan Baan prend le temps de nous raconter des histoires à travers ses images. Dans les textes accompagnant les œuvres exposées, le photographe explique comment il voyage, il décrit ses rencontres et les réflexions qui naissent de son observation.

Sa vision est anthropologique, il capture non seulement les constructions, mais aussi leur appropriation par les humains. Iwan Baan, qui n’a aucun domicile fixe lui-même, est donc constamment sur la route ; il est moins concerné par la documentation que l’interprétation des lieux qu’il visite.

Ces 60 photographies montrent des architectures conceptualisées et des habitats humains, dans une recherche esthétique et sensible, révélant les stratégies de survie créatives à l’oeuvre.

D’un hélicoptère, l’artiste explore les interconnexions urbaines comme la prolifération architecturale dans la banlieue du Caire de Zabaleen ou les coupures de courant à Manhattan après l’ouragan Sandy – des images que nous ne verrions jamais autrement. Changeant de focale, il photographie en gros plans les villes, les bâtiments et leurs habitants, illustrant l’utilisation sociale de ces espaces habités.

C’est probablement sa façon non conventionnelle de regarder les choses et son engagement qui rendent ses images si uniques.

Extraits :

Semaine 7 / Maison K de Sou Fujimoto. Osaka, Japan

6_House K Fujimoto

Passer la journée avec cette petite fille dans sa salle de jeu personnelle dessinée par Sou Fujimoto a été un grand plaisir. Alors que cette maison est parfaitement organisée, que chaque chose est à sa place, cette petite coquine passait sa journée à courir dans les escaliers, grimpant sur le toit, bondissant de pièce en pièce. Prise en sandwich entre des habitations japonaises typiques, cette maison charismatique se détache de son environnement. La structure, qui ressemble à une tente, émerge du trottoir.

Semaine 10 / Larabanga, Nord Ghana.

7_Larabanga

Enveloppé de chaleur écrasante et de poussière rouge africaine, je rejoins le nord du désert ghanéen. Larabanga est un village animé, qui se situe à quelques kilomètres du Burkina Faso et de la côte ivoirienne. Avec ses mur blancs mats inondés de soleil et contrastants avec les bustes soudanais en soutien, la plus ancienne mosquée du pays est installée au centre du village. Plus qu’un endroit voué au culte, la mosquée est le lieu de rencontre de la communauté où se déroulent aussi bien les goûters d’enfants, les défilés de mode que l’obtention de diplômes scolaires.

Semaine 27 / Tatiana Bilbao. Monterrey, Mexiko

12_Ventura TBA

Je chemine jusqu’à Monterrey pour photographier cette maison familiale dessinée par Tatiana Bilbao. Comme une grappe d’hexagones perchés sur le flanc de la colline regardant plus loin que la ville, cette maison dans les arbres émerge de la forêt dense de chênes majestueux et de pins.

Iwan Baan : Portrait

(extrait du dossier de presse)

Iwan Baan1-® Jonas ErikssonDepuis l’âge de 12 ans, Iwan Baan est passionné par la photographie. Après avoir étudié celle-ci à la Royal Academy of Arts de La Haye, au Pays-Bas, il s’oriente vers la photographie documentaire et concentre sa recherche sur les différentes façons dont chaque individu, chaque communauté et société crée et interagit avec son environnement bâti.

Grâce à cet intérêt conjugué pour le documentaire et l’espace, les photographies d’Iwan Baan révèlent notre capacité innée à nous réapproprier nos objets et matériaux afin de trouver une place que nous pourrions appeler la nôtre.

Quelques exemples peuvent être vus dans son travail sur les habitants et leur territoire, où l’architecture vernaculaire et les lieux révélés montrent l’ingéniosité de l’homme, telles ces photographies de la TORRE DAVID à Caracas, au Venezuela. En 2012, cette série de clichés a permis à Iwan Baan d’obtenir le prix « Golden Lion for Best Installation » lors de la Biennale de l’Architecture à Venise.

Iwan Baan n’a pas suivi d’études d’architecture, son approche reflète les questions et perspectives concernant le quotidien de chacun, elle donne un sens et un contexte à l’architecture et aux espaces qui nous entourent. Cette démarche artistique propose une voie vers l’architecture, accessible à tous.

Lauréat inaugural du Prix Julius Shulman de la photographie, les architectes reconnus comme Rem Koolhaas, Herzog & de Meuron, Zaha Hadid, Diller Scofidio & Renfro, Toyo Ito, SANAA et Morphosis se tournent vers le photographe pour lui demander de révéler le lien entre leur bâtiment et l’environnement dans lequel il s’insère.

A côté de ses commandes d’architecture, Iwan Baan a collaboré à plusieurs ouvrages reconnus comme « Insular Insight – Quand l’Art et l’Architecture conspirent avec la Nature », « Torre David – Communautés Verticales Informelles » et « Brasilia & Chandigarh – Vivre dans le Modernisme ». On peut également voir son travail dans les pages architecture, design et style de publications comme le Wall Street Journal, The New York Times, Domus, Abitare et Architectural Digest.

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