Jean-Luc Parant, Mémoire du merveilleux

Jusqu’au 28 février 2016, le Musée Paul Valéry de Sète présente une installation monumentale et évolutive de Jean-Luc Parant intitulée « Mémoire du merveilleux ». Le musée sétois inaugure ainsi un nouveau cycle intitulé « Une œuvre une exposition ».

Jean-Luc Parant, Mémoire du merveilleux au Musée Paul Valéry, Sète. Photo (c) Gilles Hutchinson
Jean-Luc Parant, Mémoire du merveilleux au Musée Paul Valéry, Sète. Photo (c) Gilles Hutchinson

Écrivain, éditeur et plasticien, Jean-Luc Parant apparaît comme une évidence pour l’ouverture de ce nouveau cycle…

L’artiste était présent au printemps dernier dans l’exposition Fata Morgana, un goût du livre qui célébrait le cinquantenaire de la maison d’édition dirigée par Bruno Roy. En effet, Jean-Luc Parant a publié une douzaine d’ouvrages chez Fata Morgana, dans lesquels la boule, motif essentiel dans son œuvre  apparaît, comme le souligne le catalogue « entre dire et faire, mots et boules, texte et éboulement »…

On se souvient également de la présentation, l’hiver dernier, d’un ensemble de feuilles, don de l’artiste au musée, où se mêlent impression, gravures et dessin à l’encre. On se rappelle tout particulièrement de « Écritures marines », une grande feuille verticale où dessins et signes à l’encre enveloppaient délicatement des gorgones…  mais aussi de « Les seules frontières sont les frontières animales », ou encore de « La bête ou son ombre » et de ses « Dessins sur enveloppes »… Tous se retrouvent tous dans l’ouvrage « Mémoire du merveilleux »,  édité par les éditons Marcel Le Poney et distribué par Actes Sud.

Jean-Luc Parant, Mémoire du merveilleux, 2012 à la galerie Pierre-Alain Challier. Animaux naturalisés, coquillages enchâssés dans des boules en cire à cacheter et filasse, c. 100 m2 -
Jean-Luc Parant, Mémoire du merveilleux, 2012 à la galerie Pierre-Alain Challier. Animaux naturalisés, coquillages enchâssés dans des boules en cire à cacheter et filasse, c. 100 m2 –

L’œuvre choisie pour cette première de « Une œuvre une exposition » appartient à un ensemble exposé par la Galerie Pierre-Alain Challier, en 2012. On en reproduit ici le texte de présentation :

« Depuis 50 ans d’un parcours d’artiste hors normes, Jean-Luc Parant collectionne toutes sortes d’objets rares ou étranges. Le monde animal, le monde végétal et le minéral sont au cœur de ses collections.
Depuis quelques années, herbiers anciens, animaux naturalisés ou minéraux, qui le fascinent, complètent ainsi ses propres artificialia tel un résumé du monde, un microcosme qu’il tente d’englober et de livrer à nos yeux .

« Mémoire du merveilleux », aux travers de sculptures, de textes, et d’installation majeures, rassemble les objets de la terre, de l’eau et de l’air – ces éléments déjà présents dans les textes et dans l’œuvre plastique de Jean-Luc Parant – en une Arche de Noé magique et envoûtante ».

Un passage par Sète s’impose pour découvrir l’univers complexe et envoûtant de Jean-Luc Parant et  ses éboulements  où l’on ne sait pas vraiment si les animaux en sortent ou s’ils sont en train de s’y faire happer…

Jean-Luc Parant, Mémoire du merveilleux au Musée Paul Valéry, Sète. Photo (c) Gilles Hutchinson
Jean-Luc Parant, Mémoire du merveilleux au Musée Paul Valéry, Sète. Photo (c) Gilles Hutchinson

À lire ci-dessous, un portrait de Jean-Luc Parant, extrait du dossier de presse et un long entretien avec Philippe Piguet, sur le chaîne YouTube du salon de dessin parisien Drawing Now

Commissariat : Maïthé Vallès-Bled
Catalogue de 40 pages aux Editions Midi-Pyrénéennes (textes de Jean-Luc Parant, Alain Jouffroy, Maithé Vallès Bled)

En savoir plus :
Sur le site du Musée Paul Valéry
Sur le site de la Galerie Pierre-Alain Challier
Sur le site des éditions  Marcel le Poney
Jean-Luc Parant
 sur le site des  éditions Fata Morgana
Rencontre avec Jean-Luc Parant sur le Webzine « Les jeudis arty »

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