Yto Barrada, « Faux guide » à Carré d’Art

Jusqu’au 13 mars 2016, Carré d’Art présente à Nîmes  « Faux guide », une proposition captivante de la photographe et plasticienne Yto Barrada.

Depuis La fin des années 1990, l’artiste franco-marocaine poursuit une réflexion sur l’identité marocaine, l’histoire postcoloniale et les enjeux locaux de la mondialisation. On conserve le souvenir de sa série Iris Tingitana, que la Galerie of Marseille avait montrée à l’automne 2007, mais aussi de son projet Une vie plein de trous. Le Projet du Détroit  (1998-2004) dont plusieurs photographies avaient été exposées à  la fin du parcours de l’exposition inaugurale au MuCEM (Le Noir et le Bleu), en 2013.

Yto Barrada, « Faux guide », Carré d’Art - 2015-2016
Yto Barrada, « Faux guide », Carré d’Art – 2015-2016

Avec « Faux guide », elle pose un regard sur l’histoire naturelle du Maroc, et en particulier sur ses richesses paléontologiques. L’idée de ce projet a commencé avec la vente d’un fossile de dinosaure par une maison de vente parisienne… Son origine marocaine et la description des matériaux qui le composent intriguent Yto Barrada. Après la vente, le Spinosaure Marocanus s’avère être un faux ! L’artiste entreprend alors un travail de recherche documentaire sur les pratiques qui accompagnent les fouilles archéologiques, les collectionneurs et la constitution des collections. Elle retrouve plusieurs éléments qui intéressent son travail : la nature du commerce et la place de la contrebande, l’idée de l’authenticité au Maroc.

Yto Barrada, Futur musée d’histoire naturel d’Azilal, 2013- 2015, tirages c-print « Faux guide », Carré d’Art - 2015-2016
Yto Barrada, Futur musée d’histoire naturel d’Azilal, 2013- 2015, tirages c-print « Faux guide », Carré d’Art – 2015-2016


Au moment où le Maroc conçoit plusieurs projets de musées et de parcs géologiques, elle choisit d’interroger la nature, les contradictions, la véracité et l’évolution des discours et des représentations « scientifiques » qui sont ou ont été exposés dans les musées d’histoire naturelle, d’ethnographie ou d’archéologie…

Yto Barrada, « Faux guide », Carré d’Art - 2015-2016
Yto Barrada, « Faux guide », Carré d’Art – 2015-2016

Le parcours de l’exposition est construit autour de fragments d’histoires où s’entremêlent objets, empreintes, photographies et vidéos. La réalité et ses représentations, le vrai et le faux s’y entrecroisent. Yto Barrada en est évidemment le « Faux guide »

Le film « Faux départ » est un élément essentiel du projet. Il rend hommage à l’artisanat et aux arts populaires qui produisent des objets vrais, faux ou hybrides…

Avec ce projet, Yto Barrada montre une nouvelle fois son intérêt pour l’invention des traditions. Elle rappelle volontiers que le maréchal Lyautey, premier résident général au Maroc, a beaucoup inventé de traditions marocaines, n’hésitant pas suggérer l’idée d’une rééducation des artisans.

Yto Barrada, Échelle des temps géologiques et panneaux éducatifs, « Faux guide », Carré d’Art - 2015-2016
Yto Barrada, Échelle des temps géologiques et panneaux éducatifs, « Faux guide », Carré d’Art – 2015-2016

La question du faux et de l’authenticité traverse toute l’exposition et l’artiste franco-marocaine affirme ne pas s’empêcher « de voler, d’inventer ou de mentir »… Ce qui l’intéresse, ce sont toutes les résonances possibles sur ce qui est authentiquement vrai ou faux, toutes les métaphores et les déclinaisons imaginables… « Faux guide » suggère que s’il est difficile de distinguer le vrai du faux pour les objets géologiques, c’est aussi le cas pour les objets d’artisanat et bien sûr pour l’art…

Toutefois, le  propos n’est jamais « définitif ». Yto Barrada évite tout discours globalisant et propose un parcours d’exposition qui privilégie des juxtapositions à un récit linéaire.

Yto Barrada, Objets, empreintes,outils, collection de l'artsite, « Faux guide », Carré d’Art - 2015-2016
Yto Barrada, Objets, empreintes,outils, collection de l’artsite, « Faux guide », Carré d’Art – 2015-2016

L’accrochage et la mise en espace sont particulièrement réussis. Jusqu’à hauteur du regard, les cimaises sont agréablement peintes avec des couleurs aux pigments naturels, rompant ainsi la hauteur écrasante des murs de Carré d’art. La limite entre la zone colorée et blanche construit une ligne qui permet de « poser » l’accrochage. Le regard circule librement et le visiteur progresse sans contrainte dans l’espace…pour y construire son expérience de visite.
La fiche « Aide à la visite » disponible à l’entrée de l’exposition est complétée par des cartels parfois enrichis par des notes de l’artiste.

Il y a une évidente proximité intellectuelle entre le travail d’Yto Barrada et celui de Walid Raad (« The Atlas Group » et «Scratching on Things I could Disavow » ) que nous avait montré Carré d’Art, en 2014, et qui est actuellement exposé au MoMA. Ces deux artistes ont été des acteurs de la Fondation Arabe pour l’Image, créée à Beyrouth, pour collecter et préserver les images des photographes des pays arabes  des XIXe et XXe siècles, et pour réaliser un travail artistique sur ce fonds.
Avec cette exposition, Jean-Marc Prévost, directeur de Carré d’Art  manifeste une nouvelle fois son intérêt pour les artistes dont les œuvres, sans être documentaires, proposent une réflexion sur le monde contemporain et affirment une position critique de l’art.

Yto Barrada, « Faux guide », Carré d’Art - 2015-2016
Yto Barrada, « Faux guide », Carré d’Art – 2015-2016

On conseille vivement la découverte de ce très beau projet qui reprend l’essentiel de l’exposition montrée cet été à la Pace Gallery de Londres, augmentée de quelques pièces exposées dans le « Salon Marocain » à la fondation Serralves à Porto.

Commissariat de l’exposition : Jean-Marc Prévost, directeur de Carré d’Art.
Compte rendu de visite à lire ci-dessous.

En savoir plus :
Sur le site de Carré d’Art : Yto Barrada, Faux guide
Sur la page Facebook de Carré d’Art
Sur le site d’ Yto Barrada
Sur le site de la Pace Gallery à Londres
Sur le site de la fondation Serralves à Porto et le billet de Lunettes rouges sur le « Salon Marocain ».


Compte rendu de visite

Le parcours commence par quatre citations du maréchal Lyautey, premier résident général au Maroc, figure historique qui a participé à la fondation des premiers musées et qui a marqué la manière dont l’idée d’authenticité et de tradition est pensée au Maroc.
Si les propos de genre « L’obstination est la vertu principale de tous les bâtisseurs » sont sans surprises, une de ces citations étonne un peu : « Je me suis heurté tous les jours à l’administration, décidément il y a surtout une chose admirablement organisée: l’obstruction »…

Pour cette série, Yto Barrada reprend le principe inauguré avec Lyautey Unit Blocks, 2010. Elle photographie des pièces d’un jeu de construction en bois, assemblées pour former les lettres nécessaires à la reproduction des citations de Lyautey.

Yto Barrada, La route des dinausores et Tuscon, 2015, tirages c-print « Faux guide », Carré d’Art - 2015-2016
Yto Barrada, La route des dinausores et Tuscon, 2015, tirages c-print « Faux guide », Carré d’Art – 2015-2016

Une photographie d’un « panneau éducatif trouvé au futur musée d’histoire naturel d’Azilal » précède quatre tirages de la série « La route des dinosaures ». Ces images du Moyen et du Haut Atlas évoquent à la fois les travaux de l’époque coloniale (routes, barrages, mines…) qui ont permis la découverte de plusieurs gisements de fossiles, mais aussi les projets de « Geoparc » et d’itinéraires qui organiseront et amplifieront un tourisme de 4×4  pour amateurs et collectionneurs.

Yto Barrada, Tucson Gem and Mineral Show, 2014- 2015, tirages c-print « Faux guide », Carré d’Art - 2015-2016
Yto Barrada, Tucson Gem and Mineral Show, 2014- 2015, tirages c-print « Faux guide », Carré d’Art – 2015-2016

Cet ensemble se prolonge avec trois photographies de la bourse aux minéraux et aux fossiles de Tucson, en Arizona ( Tucson Gem and Mineral Show); La plus grande foire mondiale où les amateurs, collectionneurs, directeurs de musée et marchands se retrouvent depuis 1955… Une sorte d’Art Basel, de FIAC ou de London Frieze de la paléontologie…

Yto Barrada, Futur musée d’histoire naturel d’Azilal, 2013- 2015, tirages c-print « Faux guide », Carré d’Art - 2015-2016
Yto Barrada, Futur musée d’histoire naturel d’Azilal, 2013- 2015, tirages c-print « Faux guide », Carré d’Art – 2015-2016

Sur le mur suivant, trois photographies du futur musée d’histoire naturel d’Azilal. Au centre, la pièce maîtresse de la collection, encore emballée, « Atlasaurus Imelakei » ou « Saurien géant de l’Atlas », découvert il a une vingtaine d’années par Michel Monbaron et son équipe.

Bien entendu, l’ensemble de ces photographies évoque le départ des fossiles découverts au Maroc vers l’étranger et l’absence, pour le moment, d’établissements ( musées) qui permettraient leur étude, leur conservation et leur exposition…

Yto Barrada, Objets, empreintes,outils, collection de l'artsite, « Faux guide », Carré d’Art - 2015-2016
Yto Barrada, Objets, empreintes,outils, collection de l’artsite, « Faux guide », Carré d’Art – 2015-2016

Face aux citations de Lyautey et à ces images, Yto Barrada a installé un ensemble d’objets de sa collection personnelle…  On y découvre un tunnel en plastique d’un petit train électrique, le moulage en silicone de la main d’un préparateur de fossile à la retraite et un jouet en bois commandé par l’artiste à un menuisier qui représente un Carcharodontosaure, dinosaure carnivore avec d’énormes mâchoires et de longues dents, plus gros et probablement plus féroce que le célébrissime Tyrannosaure…

Yto Barrada, Carcharodontosaure en bois, 2015, « Faux guide », Carré d’Art - 2015-2016
Yto Barrada, Carcharodontosaure en bois, 2015, « Faux guide », Carré d’Art – 2015-2016

Au pied du socle de ce Carcharodontosaure à roulettes, une impression offset (un cartel géant, en quelque sorte) affirme que « le plus grand dinosaure carnivore est marocain » !
Plus discret, un fossile de crinoïde préparé pour la vente et un ensemble d’outils utilisés par les préparateurs de fossiles complètent cet ensemble…

Yto Barrada, Sans titre (outils du préparateur de fossiles), 2015, « Faux guide », Carré d’Art - 2015-2016
Yto Barrada, Sans titre (outils du préparateur de fossiles), 2015, « Faux guide », Carré d’Art – 2015-2016

Yto Barrada indique ici que la préparation des fossiles est le moment où se déclinent toutes les possibilités de faire des faux.

Yto Barrada, « Faux guide », Carré d’Art - 2015-2016 Vue de la Salle 2 -01
Yto Barrada, « Faux guide », Carré d’Art – 2015-2016 Vue de la Salle 2 -01

Dans la salle suivante, la question du vrai et du faux fossile est abordée avec les  fausses pierres de Wurtzbourg de Johann Beringer, au XVIIIème siècle. Trois photographies reproduisent des pages de l’ouvrage publié par Beringer (Lithographiæ Wirceburgensis, 1726), conservé par le musée d’histoire naturelle de Londres.

Yto Barrada, Sans titre (série Berringer's Lying Stones), 2013- 2015, tirages chromogène,« Faux guide », Carré d’Art - 2015-2016
Yto Barrada, Sans titre (série Berringer’s Lying Stones), 2013- 2015, tirages chromogène,« Faux guide », Carré d’Art – 2015-2016

Elles évoquent un canular resté célèbre dans l’histoire de la paléontologie, premier cas reconnu de fabrication frauduleuse de fossiles… Un peu plus loin, on remarque des photographies de faux vrais fossiles européens (ammonites) de la collection « Folklore et croyances populaires » du docteur Paul Taylor au  Museum d’histoire naturelle de Londres. Elles sont accompagnés photographies de faux trilobites marocains et de moulages commandés par Yto Barrada, proches de ceux du livre de Beringer.

Yto Barrada, Faux fossiles européens et marocains, 2014-2015, tirages c-print, , « Faux guide », Carré d’Art - 2015-2016
Yto Barrada, Faux fossiles européens et marocains, 2014-2015, tirages c-print, , « Faux guide », Carré d’Art – 2015-2016

Ces images de faux historiques viennent dialoguer avec plusieurs éléments hétéroclites de la collection de l’artiste qui veut aussi montrer le talent, le savoir-faire et la qualité de l’artisanat marocain et l’opposer à sa réputation d’escroquerie.

Yto Barrada, « Faux guide », Carré d’Art - 2015-2016
Yto Barrada, « Faux guide », Carré d’Art – 2015-2016

Un moulage en plâtre d’une empreinte de dinosaure marocain voisine avec un étrange assemblage de fossiles céphalopodes (orthocères et goniatites d’Erfoud) dans une bouteille de Coca Cola peinte. Une série de faux fossiles et de moules en forme de cœur (série Lying Stones) commandée par l’artiste à des faussaires côtoie une collection de pierres polies achetée à une marchand d’œuf, au bord d’une rivière…

Au centre de la salle, les Assemblages de Plombier attirent le regard. Cette étonnante collection de sculptures a été réalisées par des artisans en attente de travail avec des tuyaux, des joints, des robinets et des pommeaux de douche. Sans fonction utilitaire, ces objets à la fois sculpture et bricolage sont montrés sur la place du Grand Socco de Tanger pour indiquer leur disponibilité…

Yto Barrada, « Faux guide », Carré d’Art - 2015-2016
Yto Barrada, « Faux guide », Carré d’Art – 2015-2016

D’abord photographiés par Yto Barrada  (actuellement montrées à la Biennale de Lyon), ces objets ont ensuite été achetés par l’artiste qui s’est elle-même essayée à leur fabrication…

Yto Barrada, Sans titre (Raccommodage de tapis de cirque en feutre, Tanger) 2013- 2015, tirages c-print « Faux guide », Carré d’Art - 2015-2016
Yto Barrada, Sans titre (Raccommodage de tapis de cirque en feutre, Tanger) 2013- 2015, tirages c-print « Faux guide », Carré d’Art – 2015-2016

Moins spectaculaires, quatre photographies montrent les formes géométriques et abstraites aux couleurs vives du raccommodage de tapis de cirque, par des artisans de Tanger.

Au-dessus, suspendu au plafond de Carré d’Art, un peu énigmatique, un mobile réalisé par l’artiste, composé d’éléments de moulage d’un fossile de dinosaure, remontés en désordre… C’est une représentation fantaisiste et partielle de Tazoudasaurus Naimi qui a été découvert à Tazouda dans le Haut Atlas marocain, lieu probable d’un des futurs muséum marocain…

Yto Barrada, Sans titre (Mobile de fossiles d'un de Tazoudasaurus Naimi ), platre et cables, 2015, « Faux guide », Carré d’Art - 2015-2016
Yto Barrada, Sans titre (Mobile de fossiles d’un de Tazoudasaurus Naimi ), platre et cables, 2015, « Faux guide », Carré d’Art – 2015-2016

Yto Barrada raconte que Najat Akesbi qui a participé à la découverte de ce fossile avec Philippe Tacquet, en 2003 a été une des personnes qui l’a initiée aux problématiques sur les richesses paléontologiques du Maroc. Ce montage fantasque interroge à la fois la question de la représentation scientifique des animaux préhistoriques et celle de leur exposition dans les musées. À propos des représentations, on regrette que le grand Stégosaure (peint à la main dans les Philippines, montré au Musée d’histoire naturelle de Canberra en Australie et vendu à la foire de Tuscon en 2014) qui était présenté dans une caisse d’expédition à la Pace Gallery ne soit pas venu jusqu’à Nîmes…
Le montage de Tazoudasaurus Naimi, suspendu au plafond par d’invisibles fils de nylon, évoque naturellement la muséographie « révolutionnaire » de Georges-Henri Rivière, pianiste, compositeur, parolier de Joséphine Backer, organisateur de combats de boxe, homme du monde, théoricien du musée, fondateur de l’ICOM (Conseil international des musées) et frère aîné de l’ethnologue Thérèse Rivière… que l’on retrouve un peu plus loin.

Un important ensemble de photographies reproduisent sur les fonds colorés les objets et les dessins collectés en 1935/36 par Thérèse Rivière lors de missions ethnographiques, aujourd’hui conservés au Musée du Quai Branly. « Album de dessins indigènes » montre une passionnante sélection de dessins réalisés par des nomades dans les Aurès, en Algérie. Une belle et émouvante série présente des jouets nord-africains collectés par plusieurs missions ethnographiques dans les années 30 ( mission Thérèse Rivière, mission Dakar-Dijbouti, mission Henri Lhote, mission Charles le Cœur).

Pour ces documents, Yto Barrada  confie avoir été inspirée par du portfolio de WalKer Evans consacré, en 1935, à l’art africain pour l’exposition African Negro Art au MoMA et que le Musée du Quai Branly avait montré pour la première édition de Photoquai, en 2007.

Yto Barrada, Échelle des temps géologiques et panneaux éducatifs, « Faux guide », Carré d’Art - 2015-2016
Yto Barrada, Échelle des temps géologiques et panneaux éducatifs, « Faux guide », Carré d’Art – 2015-2016

Après l’espace de projection, où il ne faut pas manquer « Faux départ », la dernière salle s’organise autour d’une accumulation de tapis monochromes du Moyen Atlas. Yto Barrada  considère cette installation comme un pied-de-nez à Lyautey et à son inventaire des tapis marocains qui écartait tout ce qui était rural et, donc, les tapis berbères, aux couleurs certainement jugées trop criardes.
L’installation dont le titre est « Échelle des temps géologiques » évoque des strates géologiques dont les couleurs se retrouvent dans les six « panneaux éducatifs trouvés au futur musée d’histoire naturel d’Azilal », photographiés par Yto Barrada  et  accrochés sur le mur au fond de la salle.

Yto Barrada, Répertoire ornemental des formes de tesselles (zellige), 2013, collage sur papier. « Faux guide », Carré d’Art - 2015-2016
Yto Barrada, Répertoire ornemental des formes de tesselles (zellige), 2013, collage sur papier. « Faux guide », Carré d’Art – 2015-2016

Ces planches pédagogiques dialoguent également avec deux panneaux de papier sur lesquels l’artiste a collé des formes colorées, proposant ainsi un répertoire ornemental des formes de tesselles qui composent les zelliges, mosaïques décoratives caractéristiques de l’architecture arabo-andalouse, dont l’art est toujours pratiqué au Maroc.

Yto Barrada, Le Funambule », film super-8mm transféré sur numérique, 2015. « Faux guide », Carré d’Art - 2015-2016
Yto Barrada, Le Funambule », film super-8mm transféré sur numérique, 2015. « Faux guide », Carré d’Art – 2015-2016

Le parcours s’achève avec une dernière pièce qui revient avec émotion sur la question de l’authenticité. « Le Funambule », un petit film tourné en super 8, montre un artiste de cirque marocain… La note que Yto Barrada ajoute au cartel révèle que : « L’écrivain Jean Genet apprit à son amant Abdallah à imiter sa signature, afin qu’il soit capable de vendre des manuscrits après sa mort ; l’amant de Jean Genet était un funambule marocain ».

 

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s