Caumont – Centre d’Art à Aix-en-Provence

Le 6 mai 2015, Aix-en-Provence comptera une nouvelle institution culturelle, après l’ouverture d’un nouveau Centre d’Art dans l’ancien Hôtel de Caumont à deux pas du cours Mirabeau, au cœur du quartier Mazarin.

Portail de Caumont Centre d’Art. © C. Michel
Portail de Caumont Centre d’Art. © C. Michel

Après avoir acheté cet hôtel particulier du XVIIIe siècle, Culturespaces a entrepris un important programme de travaux de restauration et d’aménagements dans l’ensemble des espaces. La restauration de la façade, les décors intérieurs et des jardins de cet édifice classé Monument Historique ont reçu le soutien de l’État et de la Ville d’Aix-en-Provence. On lira ci-dessous des informations relatives à ces travaux, extraites du dossier de presse.

Culturespaces a l’ambition de développer un important projet culturel . Son président Bruno Monnier  affirme : « Nous souhaitons que le centre d’art de l’Hôtel de Caumont s’affirme grâce à sa programmation artistique comme un lieu majeur de la vie culturelle pour Aix-en-Provence et le sud de la France : un lieu où l’on découvre et partage l’art, la musique, la danse, avec passion ».

Au coeur de sa programmation, le centre d’art de l’Hôtel de Caumont présentera chaque année deux expositions d’envergure qui investiront huit nouvelles salles, d’une superficie totale de 400 m2, aménagée aux deux étages supérieurs.

Sophie Aurand-Hovanessian, responsable de la programmation culturelle et des expositions, promet une programmation diversifiée, exigeante et innovante : « L’art de l’exposition doit bouger et ouvrir de nouveaux horizons de curiosités aux visiteurs. Innover pour surprendre, développer des approches innovantes pour approfondir la connaissance artistique, telles sont nos ambitions culturelles centre d’art de l’Hôtel de Caumont. À chaque fois nous souhaitons faire vivre une nouvelle expérience à nos visiteurs en enrichissant son parcours grâce à une scénographie capable d’offrir une lecture plurielle des sujets en faisant appel au son, à la musique, aux images, à la vidéo, aux technologies interactives… Le centre d’art de l’Hôtel de Caumont est plus qu’un simple lieu d’exposition, c’est un espace où l’art vibre

On attend avec curiosité et intérêt l’exposition inaugurale « Canaletto, Rome – Londres – Venise. Le triomphe de la lumière », du 6 mai au 13 septembre. Si une nouvelle exposition sur l’œuvre du célèbre maître de la veduta  n’apparaît pas à première vue comme très originale, son succès semble déjà acquis ! Rappelons que Culturespaces, qui gère aussi le musée Jacquemard-André,  avait proposé un « Canaletto-Guardi, les deux maîtres de Venise » en 2012-2013. Comme pour l’exposition parisienne, le centre d’art de l’Hôtel de Caumont a confié le commissariat général de « Canaletto, Rome – Londres – Venise, Le triomphe de la lumière »  à Bożena Anna Kowalczyk.

Affiche de Canaletto, Rome – Londres – Venise,

Toutefois, l’originalité du projet devrait être assurée par « un choix très original de peintures, le parcours [proposera] une nouvelle interprétation de différents moments de sa carrière, avec une attention particulière au processus de création. C’est la première fois que [seront] aussi clairement exposées les œuvres de l’artiste à ses débuts, celles de sa période anglaise et de la dernière période de sa vie ».

Le parcours de visite commencera par une évocation des premières années, celles de la collaboration avec son père Bernardo Canal, décorateur de théâtre, d’un séjour romain et de ses premiers Caprices (Rome, 1720-1721, Canaletto, peintre d’opéra).

Canaletto. Rome, l’Arc de Septime Sévère, 1720-1721. Huile sur toile, 102,7 x 129,5 cm. Collection particulière © Private collection
Canaletto. Rome, l’Arc de Septime Sévère, 1720-1721. Huile sur toile, 102,7 x 129,5 cm. Collection particulière © Private collection

Viennent ensuite les premières vedute de Venise (1721-1738, Canaletto, l’explorateur de Venise), puis les villes rêvées et les caprices inspirés de l’architecture palladienne (1744-1746, Villes rêvées, les Caprices).

Venise, 1729-1740, la splendeur de Venise, la Sérénissime s’attarde sur son importante production qui conduit à l’édition du Prospectus Magni Canalis Venetiarum et au succès international de Canaletto.

Une salle est consacrée à son installation à Londres, à ses vues des bords de la Tamise ou des châteaux de l’aristocratie (1746-1755, Canaletto en Angleterre).

Le parcours propose ensuite un interlude qui évoque les fastes de Venise à l’époque de Canaletto (Fêtes et libertinage).

Du dessin à la peinture présente un ensemble de feuilles de Canaletto, certaines réalisées grâce à la technique de la camera obscura. On attend avec intérêt la manière dont l’exposition aborde le rôle du dessin dans la production du peintre. Une salle dévoilera Les secrets de la camera obscura.

Le parcours doit s’achever par  les relations du peintre avec Francesco Guardi, Bernardo Bellotto (Venise, 1756 – 1768, Canaletto et ses rivaux).

Quatre nouvelles toiles attribuée à Canaletto par la commissaire seront présentées dans l’exposition : Caprice avec ruines romaines (vers 1720-1721, collection particulière), Venise, San Pietro di Castello et Venise, le Grand Canal avec l’église San Geremia, le palais Labia et l’accès au Cannaregio (1736-1738, The National Gallery, Londres), et Caprice avec une église sur une colline (1755-1760, collection particulière).

Culturespaces annonce l’expérimentation d’un nouveau type d’exposition immersif qui devrait faire une « belle part aux supports numériques et multimédia pour enrichir l’expérience du visiteur » et en particulier une installation multimédia Capriccio Veneziano, réalisée par l’artiste vénitien Gianfranco Iannuzzi.

Capriccio Veneziano
Capriccio Veneziano. Installation multimédia (simulation), Caumont Centre d’Art. Conception et direction artistique: Gianfranco Iannuzzi. Animation vidéo : Ginevra Napoleoni. Bande son : Renato Gatto. Mixage et spatialisation son : Gérard Thouret. Production : Culturespaces

L’exposition « Canaletto, Rome – Londres – Venise, Le triomphe de la lumière » est accompagnée d’une présentation dans la cour d’honneur d’un ensemble de photographies de Laurent Chéhère, issues de sa série « Flying Houses ».

Une  création originale a été commandée au photographe à l’occasion du  lancement de Caumont Centre d’Art.

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Caumont vu par Laurent Chéhère © D.R.

On reviendra prochainement sur ce nouveau lieu et ces expositions après une visite au centre d’art de l’Hôtel de Caumont.

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Lieux Saints Partagés au MuCEM, Marseille

Du 29 avril au 31 août 2015, le MuCEM présente au deuxième niveau du J4 « Lieux Saints Partagés », une exposition qui a pour ambition de « bousculer les certitudes, déconstruire les préjugés et s’interroger sur ce que nous partageons, dans tous les sens du terme, (…) qui, de témoignages contemporains en exposition de pièces historiques, [veut proposer] une immersion au coeur de ces lieux saints partagés ».

Dans le contexte actuel, le MuCEM affirme clairement sa volonté d’intervenir dans le débat en apportant « face à la montée des fondamentalismes et des théologies exclusivistes, (…) de nouvelles clés pour comprendre au mieux la complexité des échanges entre religions méditerranéennes ».

L’exposition s’est construite à partir de plusieurs années de recherches scientifiques au CNRS et à l’Université d’Aix-Marseille. Dionigi Albera, anthropologue, directeur de recherche au CNRS en assure le commissariat général, avec Isabelle Marquette, conservateur au MuCEM qui assure le commissariat exécutif et Manoël Pénicaud, anthropologue,  chercheur associé au MuCEM.

Lieux Saints Partagés entend poser « un regard différent sur les comportements religieux des populations méditerranéennes et [mettre] en évidence l’un des phénomènes les plus intéressants (et aussi parmi les plus méconnus) de la région, à savoir le partage,l’échange entre communautés religieuses », mais sans oublier le double sens du mot « partage » qui signifie à la fois l’acte de partager et de diviser. Le parcours devrait montrer que si certains lieux restent des instruments d’ouverture et de rencontres, d’autres sont aujourd’hui symboles de fermeture, de divisions et de séparations.

L’exposition présente plus d’une trentaine de lieux saints partagés en Méditerranée, du Maghreb au Proche-Orient, en passant par Notre-Dame-de-la-Garde à Marseille, Lampedusa et Istanbul. Les lieux de partage ( Grotte d’Élie à Haïfa, Synagogue de la Ghriba à Djerba, Monastère de Saint-Georges au large d’Istanbul, Église Notre-Dame-de-Zeitun au Caire, Basilique Notre-Dame d’Afrique à Alger) ne feront pas oublier les lieux de division ( Caveau des Patriarches à Hébron, Tombeau de Rachel à Bethléem).

Le parcours de l’exposition a été imaginé comme un « pèlerinage » d’un lieu saint à l’autre. Il s’organise en quatre parties :  « Prophètes et patriarches »,  « Marie la chrétienne, Marie la musulmane », «  À la rencontre des saints » et « Témoins et passeurs ».
Près de 400 objets sont présentés dans cette exposition (œuvres d’art classiques, films documentaires, photographies, objets usuels collectés sur le terrain, etc.)
Au fil du parcours, des œuvres contemporaines doivent  illustrer une perception subjective des artistes.

La scénographie, proposée par Nathalie Crinière, organise ainsi le parcours : « Les trois premières parties de l’exposition se pensent vraiment comme le pèlerinage en lui-même : sinueux, complexe et entrecoupé d’oeuvres d’art contemporain, comme autant de respirations et de pauses dans le parcours. La quatrième partie est conçue comme un chemin transversal, utilisant l’architecture du lieu. Épousant du regard les longues lignes des façades, les splendides vues sur la Méditerranée et la lumière baignant l’espace, le visiteur arpente les lieux tel un pèlerin en marche.
Dans l’axe des entrées une œuvre d’art phare ou une grande projection permet de plonger le visiteur au coeur du contexte. Les trois thématiques ainsi rassemblées au fil du chemin forment un seul et même ensemble imposant. Il s’agit de lieux sacrés dont le visiteur ressent une aura singulière. Les trois espaces se visitent successivement, facilitant la compréhension et le ressenti du visiteur ».

Simulation - Voile © Agence NC
Lieux Saints Partagés – scénographie – Simulation – Voile © Agence NC

On lira ci-dessous le texte d’introduction des commissaires, extrait du dossier de presse. Les citations ci-dessus sont issues du même document.

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FAV 2015 : Cartes blanches

Pour sa dixième édition, Festival des Architectures Vives (FAV) propose une « Carte Blanche » à  trois jeunes agences d’architectes qui ont participé aux éditions précédentes du festival.
Les projets seront présentés du 3 au 14 juin, dans la salle Lapeyronie de l’Hôtel St Côme, à Montpellier et du 20 au 28 juin, à l’espace d’exposition de la Capitainerie de La Grande-Motte.

On retrouvera donc avec intérêt les équipes abc-studio (Doonam Back et Yann Caclin) qui ont participé au FAV 2010), Plux.5 (Doonam Back et Yann Caclin) sélectionné pour le Fav 2011) et Spaces (Guillaume Girod – Sophie Bourg – Luc Leotoing) qui étaient présents pour le premier au FAV 2011 et pour les autres au FAV 2007.

On lira ci-dessous la présentation des projets et des équipes, transmises par l’équipe du festival.

En savoir plus :
Sur le site du FAV
Sur la page Facebook du FAV
Suivre le FAV sur Twitter : @FAV_34
Sur le site d‘abc-studio
Sur le site de plux.5
Sur le site de Spaces

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Rencontre avec Bérénice Saliou, directrice de la Résidence artistique Trankat

Nous avons récemment rendu compte de la très intéressante exposition  Trankat à La Friche Belle de mai, Marseille, organisée par Sextant &+.
Le site e-taqafa.ma a récemment mis en ligne sur sa chaîne YouTube sa rencontre avec Bérénice Saliou, directrice de la Résidence artistique Trankat et co-commissaire de l’exposition qui s’est achevée dernièrement à La Friche.

Claude Lévêque, « Le Bleu de l’Oeil » au musée Soulages

Jusqu’au 27 septembre 2015, le musée Soulages présente « Le Bleu de l’Oeil », une exposition/installation de  Claude Lévêque. Benoît Decron, directeur des musées du Grand Rodez, a invité l’artiste à concevoir une installation pour le musée Soulages. Elle se prolonge par un parcours dans la ville de Rodez jusqu’au musée Fenaille.

Claude Lévêque, « Le Bleu de l’Oeil » au musée Soulages. Néon bleu. Photographie : Fabrice Seixtas
Claude Lévêque. Le bleu de l’oeil, 2015. Dispositif in situ, salle d’exposition temporaire, musée Soulages, Rodez. Photographie : Fabrice Seixtas. © ADAGP Claude Lévêque. Courtesy the artist and kamel mennour, Paris

On connaît la capacité de Claude Lévêque à investir les lieux et à créer des ambiances par l’utilisation de la lumière et du son. Son dispositif in situ « J’ai rêvé d’un autre monde » avait pris une dimension étonnante à la Prison Sainte Anne, l’été dernier, pour la Disparition des lucioles que nous avait proposé la collection Lambert. On se souvient aussi de son intervention « Être plus fou que celui d’en face » à la cellule 516 de la Cité Radieuse Le Corbusier à Marseille. Son éclair rouge, installé sous la pyramide du Louvre, l’hiver dernier, « Sous le plus grand chapiteau du monde», marque l’entrée du musée jusqu’en janvier prochain. On attend donc avec intérêt de visiter cette exposition.

On revient éventuellement sur cette proposition après un passage à Rodez.

On lira ci-dessous quelques extraits d’un article de Benoît Decron, conservateur en Chef et directeur des musées du Grand Rodez , pour le catalogue de l’exposition et le communiqué de presse du musée Soulages.

Teaser de l’exposition. Réalisation Armand Morin

En savoir plus :
Sur le site du musée Soulages
Sur la page Facebook du musée Soulages (voir en particulier l’entretien dans lequel il explique comment il a fait le choix des espaces pour l’exposition
Suivre le musée Soulages sur Twitter et sur Instagram
Sur le site du musée Fenaille
Sur le site de Claude Lévêque

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