Walid Raad, The Atlas Group, Carré d’Art, Nimes

Cette chronique est consacrée à The Atlas Group, un des deux projets présentés par Walid Raad dans l’exposition Préface propose par Carré d’Art – Musée d’art contemporain de Nîmes, jusqu’au 14 septembre 2014.
Le compte-rendu de visite de Scratching on Things I could Disavow fait l’objet d’un autre billet.

Le projet The Atlas Group

Un texte de salle à l’entrée de l’exposition donne quelques informations sur la nature du projet :

« The Atlas Group est un projet que Walid Raad a mené de 1989 à 2004, visant à explorer et documenter l’histoire contemporaine du Liban, et en particulier les guerres de 1975 â 1990. Raad a découvert et réalisé des documents audio, vidéo et littéraires qui éclairent cette histoire. Les documents ont été conservés dans The Atlas Group Archive, un fond d’archives basé à Beyrouth et New York, qui s’organise selon trois catégorises : La [cat. A] renvoie aux documents attribués à des particuliers ; la [cat. F D] aux documents attribués à des particuliers anonymes ou à des institutions ; et la [cat. AGP] aux documents attribués à Thee Atlas Group lui-même.
Le schéma reproduit dans cette exposition offre un instantané des archives et de leurs contenus ».

The Atlas Group_1

Ce texte est accompagné d’un organigramme qui nous indique la nature des documents qui sont archivées par l’Atlas Group et leur origine…

La lecture de ce texte annonce un projet dont le caractère scientifique semble sérieux et bien organisé…

L’exposition

Salle 1

Dans la première salle, deux séries de documents sont face à face, dans deux coins opposés. Elles occupent sensiblement la même largeur…  L’accrochage respecte une trame rigoureuse et linéaire qui renforce le caractère objectif  du propos.

Hostage: The Bachar polaroïds, 2011
Walid Raad, The Atlas Group, Carré d'Art, Nîmes - Lets be honest the weather helped, 1998-20067_1 Hostage: The Bachar polaroïds, 2011, série de 20 impressions jet d’encre, 20,4 x 20,4 cm chacune. Collection particulière, Paris.
Walid Raad, Hostage: The Bachar polaroïds, 2011, série de 20 impressions jet d’encre, 20,4 x 20,4 cm chacune. Collection particulière, Paris.

La lecture du texte associé à cette première série indique que ce document est attribué à Bachar. La date de 2000 laisse entendre que c’est le moment où les photographies sont entrées dans les archives de l’Atlas Group.
On apprend que « Pendant les dix ans de sa captivité au Liban, Souheil Bachar a été photographié plus de vingt fois par ses ravisseurs. De temps en temps, ses ravisseurs lui donnaient des Polaroïds qu’ils jugeaient inaptes une diffusion à la presse locale et internationale. Dans ces images, et pour une raison inconnue, son corps et le visage ont toujours été découpés.  Avec les quelques pinceaux et les couleurs disponibles dans sa cellule, Bachar a décidé de remplir sa silhouette »…

Lors de la visite de presse, Walid Raad, par ailleurs extraordinaire conteur, s’interrogeait sur le fait que ces documents, des polaroïds, par définition pièces uniques et susceptibles de porter empreintes et traces d’ADN, n’aient jamais intéressé aucun  service secret…

Let’s be honest the weather helped, 1998-2006/7
Walid Raad, The Atlas Group, Carré d'Art, Nîmes - Lets be honest the weather helped, 1998-20067_1
Let’s be honest the weather helped, 1998-2006/7, série de 17 tirages, 46,8 x 72,4 cm chacun. Courtesy de l’artiste et Galerie Sfeir-Semler, Beyrouth / Hambourg

Cette série de 17 photographies montre les pages d’un album. Chaque page est similaire. Plusieurs éléments sont superposés, comme des calques : une photo noir et blanc d’une rue à Beyrouth, un fragment du plan d’un mécanisme difficile à identifier, des pastilles de couleurs et de tailles différentes, des notes manuscrites qui semblent décrire des munitions.

Le texte indique que ces planches sont attribuées à Walid Raad qui en fit don à The Atlas Group en 1998. Un texte accompagnait cette donation :

« Comme beaucoup de gens autour de moi, à Beyrouth, au début des années 1980, je collectionnais les balles et des éclats d’obus. Je me précipitais dans la rue après une nuit ou une journée de bombardements pour les enlever des murs, des voitures et des arbres. Je tenais des notes détaillées sur les lieux où je trouvais chaque balle et je photographiais le site de mes trouvailles, et en couvrant les trous de points correspondants au diamètre de la balle et aux teintes hypnotiques de leur pointe. Il m’a fallu dix ans pour comprendre que les fabricants d’armes utilisaient un code couleur distinctif pour identifier et marquer leurs cartouches et obus. Et dix ans de plus pour m’apercevoir que mon carnet recense  17 pays et organisations qui continuent d’alimenter les diverses milices et armées qui se battent au Liban : la Belgique, la Chine,  l’Égypte, La Finlande, l’Allemagne, La Grèce, l’Italie, Israël, La Libye, L’OTAN, La Roumanie, L’Arabie Saoudite, La Suisse, les États-Unis, le Venezuela. »  

Walid Raad. Atlas Group. Let's be honest the weather helped: USA, 1998 impression jet d’encre (encres archive et papier) / Inkjet print (Archival inks and paper). 160 x 212 cm. Courtesy de l’artiste et Galerie Sfeir-Semler, Beyrouth / Hambourg © Walid Raad
Walid Raad. Atlas Group. Let’s be honest the weather helped: USA, 1998
impression jet d’encre (encres archive et papier) / Inkjet print (Archival inks and paper). 160 x 212 cm.
Courtesy de l’artiste et Galerie Sfeir-Semler, Beyrouth / Hambourg © Walid Raad

Lors de la visite de presse Walid Raad ajoutait une « anecdote » : les gamins de Beyrouth collectionnaient ces balles. Pour compléter sa propre collection, il en a acheté à des vendeurs dans les rues et fait de nombreux  échanges avec d’autres collectionneurs… Le but était d’avoir une balle de chaque couleur…

Salle 2

La salle suivante oppose deux séries de 12 grands tirages, présentés face à face. Pour chaque série, l’accrochage est organisé en un bloc rectangulaire symétrique de 4×3 pour l’une et de 3×4 pour l’autre. Les photographies sont pratiquement  bord à bord. On retrouve une présentation stricte et orthogonale.

I might die before I get a rifle, 1989-2008
I might die before I get a rifle, 1989-2008_1
Walid Raad, I might die before I get a rifle, 1989-2008, série de 12 impressions jet d’encre, 160 x 212,5 cm chacune. Collection Caixaforum, Barcelona

Ces photographies sont attribuées à Hannah Mrad qui les a donné à l’Atlas Group en 1993. Ici aussi, le texte de salle nous indique qu’un message accompagnait ce don :

« En 1991, au bout de quatorze ans au parti communiste libanais, j’ai rejoint le service des munitions et explosifs au sein de l’armée libanaise. Plusieurs mois après mon arrivée, je n’arrivais toujours pas à me rappeler les noms des milliers d’engins explosifs dont j’étais censée m’occuper. J’ai commencé à prendre des photos en espérant qu’elles me rafraîchiraient la mémoire.  J’en veux encore à mes photographies pour mon renvoi ».

On est pris de compassion à la lecture de la dernière phrase. Walid Raad ajoutait, avec une certaine malice, qu’à son avis, le talent de photographe d’Hannah Mrad est indéniable…

We decided to let them say “we are convinced” twice. It was more convincing this way, 2002-2006
We decided to let them say “we are convinced” twice. It was more convincing this way, 2002-2006_1
Walid Raad, We decided to let them say “we are convinced” twice. It was more convincing this way, 2002-2006, série de 15 impressions jet d’encre, 110 x 171 cm chacune. Courtesy de l’artiste et Galerie Sfeir-Semler, Beyrouth /Hambourg.

Les photographies sont celles de Walid Raad. Avant de les donner à l’Atlas Group en 2002, il a ajouté quelques retouches numériques sur ses images (empreintes, griffures…)

Une fois encore, la donation est accompagnée d’une déclaration :

« Durant l’été 1982, je me trouvais avec d’autres dans un parking en face de l’appartement de ma mère à Beyrouth Est, et j’observais les assauts israéliens, terrestres et maritimes sur Beyrouth Ouest. L’OLP, avec ses alliés libanais et syriens, répliquait du mieux qu’il pouvait.

Beyrouth Est salua l’invasion, semble-t-il, et cela au moins est certain. Beyrouth Ouest résista, selble-t-il, et cela au moins est certain.

Un jour, ma mère m’accompagna même jusqu’aux collines qui entourent Beyrouth pour photographier l’armée d’invasion israélienne qui y était stationnée.

Les soldats reposaient leur corps et leurs armes en attendant les prochains ordres d’attaque ou de retraite.

J’avais quinze ans en 1982 et je voulais m’approcher le plus possible des évènements, aussi près que l’appareil-photo que je venais d’acquérir me le permettait. Clairement pas assez.

L’année dernière, j’ai retrouvé par hasard les négatifs de cette époque soigneusement préservés. J’ai décidé de les regarder à nouveau ».

Salle 3

La troisième et dernière salle consacrée à ce projet présente un accrochage un peu plus asymétrique, mais qui reste cependant très « carré ».

Oh God, he said, talking to a tree, 2007
Oh God, he said, talking to a tree, 2007_1
Walid Raad, Oh God, he said, talking to a tree, 2007, série de 28 impressions jet d’encre, 43,2 x 55,9 cm chacune. Collection particulière, Paris.

Cette série se développe en deux registres. Chacun comprend deux séries de sept documents accrochés sur deux murs contigus. Une des séries du registre inférieur  se déploie sur les deux murs (4 +3) ce qui donne un très léger déséquilibre à l’accrochage.

Les documents sont attribués à Nahia Hassan, qui les donne à l’Atlas Group  en 2004.
Le texte nous apprend que Nahia Hassan était topographe dans l’Armée Libanaise. Elle était chargée entre autres d’enquêter sur tous les tirs de missiles, en direction du territoire libanais. Il précise :

« Pendant ses jours de repos, Hassan a peint en amateur des centaines de petites aquarelles figurant les panachés de fumée, les débris et les traces de feu laissés par les missiles examinés. Au cours de ses 25 années de carrière, elle a constamment donné ses peintures en cadeau de remerciements aux officiers, soldats hommes et femmes affectés dans le même service qu’elle. Certains lui ont reproché son insensibilité, d’autres l’ont félicitée pour son sens esthétique, mais très peu ont refusé les cadeaux de Hassan. Voici 31 de ces cadeaux de remerciements refusés ».

Commentant cette série, Walid Raad précisait que la date et le lieu du bombardement sont indiqués en toutes petites lettres en bas et à droite de chaque page. La hauteur du texte correspond à la taille d’un homme debout, et donne ainsi l’échelle de l’explosion…

We are fair people. We never speak well of one another, 2014
We are fair people. We never speak well of one another, 2014_1
Walid Raad, We are fair people. We never speak well of one another, 2014, série de 9 impressions jet d’encre, ca. 111,7 x 152,4 cm chacune. Courtesy de l’artiste et Galerie Sfeir-Semler, Beyrouth / Hambourg

En face des documents de Nahia Hassan,  neuf photographies. L’accrochage est nettement plus asymétrique sur chacun des deux murs, mais un ensemble qui conserve un équilibre assez rigoureux…

Ces images sont un don anonyme de 1994. Une fois encore, un message accompagnait les documents :

« Je me suis toujours demandé pourquoi mon père avait peur de la campagne. Les sorties familiales à la montagne ou sur des sites antiques le faisaient trembler et pâlir. Passionné de photographie, il prenait des clichés de toutes nos excursions et passait des heures seuls dans son atelier, penché sur ses diapositives avec sa pince et sa loupe, complètement absorbé dans ce qu’il voyait ou faisait. J’ai fini par réussir récemment à voir les diapositives en question. Il va sans dire que mon père avait évidemment des visions ».

Sur ces paysages, datés des années 50-60, selon Walid Raad, on note d’étranges collages : Ici, un « body bag » étalé sur le motif central d’un sol en marbre… Là, la silhouette d’un chien dans des ruines… Plus loin, celles de deux hommes disparus, ou encore le corps d’un homme assassiné étendu sur un rocher, un cadavre au bord d’une route, un autre encore allongé sur le fût d’une colonne et un dernier étendu dans un étang…
Les collages sont souvent très visibles, ils ne cherchent pas à tromper…

Pendant sa présentation, Walid Raad précise, devant chaque photographie, le nom de la personnalité assassinée ou les éléments matériels d’une identification… Laconique, il laisse échapper, « les faits étaient déjà dans les images… »

Le propos de The Atlas Group…

À mesure que l’on progresse dans les trois salles dédiées au projet de l’Atlas group, on sent qu’il y a quelque chose « qui cloche »…  Tout apparaît, probable, mais on a de moins en moins la certitude que les images exposées soient vraies… Le doute s’installe à propos des histoires racontées par les textes d’accompagnement…

Pour comprendre les motivations de Walid Raad dans ce projet, il convient de rechercher les propos qu’il a parfois confiés sur l’Atlas Group.

Dès 2002, dans un entretien avec Alan Gilbert (Bomb Magazine n° 81), Walid Raad expliquait que l’Atlas Group était une fondation imaginaire. Les documents et les récits sont inventés à partir de matériaux et de témoignages préexistants, ou créés de toutes pièces. Les personnages sont fictifs. Tout est produit par l’artiste.

Dans un remarquable article de la revue Conserveries mémorielles , « Archiver ce qui aurait pu avoir lieu, Walid Raad et les archives de l’Atlas Group », Stefanie Baumann, cite abondamment cet entretien qu’elle a traduit.

Quand il est interrogé sur l’authenticité des documents et sur le sens de leur falsification, Walid Raad répond que ces événements auraient pu avoir lieu, et il précise :

« Il est aussi important pour nous de noter que la vérité des documents que nous cherchons ne dépend pas uniquement de leur exactitude factuelle. Nous sommes confrontés à des faits, mais nous ne considérons pas des faits comme des objets évidents qui seraient déjà présents dans le monde. Une des questions que nous nous posons est : comment nous approchons-nous des faits non pas dans leur factualité brute, mais à travers des médiations toujours compliquées par lesquelles ils acquièrent leur immédiateté ? »

Sur la distinction entre fiction et réalité, il déclare :

« Nous partons de la considération que cette distinction est en soi fausse – à bien des points de vue, notamment parce que beaucoup d’éléments qui constituent nos documents imaginaires sont originaires du monde historique – et ne rend pas justice aux récits riches et complexes qui circulent largement et qui captent notre attention et notre conviction. »

Stefanie Baumann montre que chez Walid Raad « les représentations des mémoires possibles de ce passé, de ces vécus traumatiques, apparaissent comme des composantes potentielles d’une histoire encore à écrire ».
En effet, l’histoire des guerres du Liban reste à écrire. Beaucoup de choses sont toujours dans l’ombre. La Loi d’amnistie générale, qui s’est appliquée aux crimes de toutes les milices et groupes armés pendant la guerre civile, a conduit à une amnésie, à un refoulement, et une envie d’oublier ces événements… La plupart des chefs de guerre sont devenus ministres dans un de ou plusieurs des multiples gouvernements libanais qui se sont succédés.

Dans un autre article consacré à l’Atlas Group, publié par Les clés du Moyen-Orient,  Juliette Bouveresse renvoie au  propos très éclairant avec lequel Walid Raad concluait un entretien avec Kaelen Wilson-Goldielors pour le magazine Bidoun :

 « Si la vérité n’est pas accessible par les sens, si la vérité en accord avec une rationalité, alors la vérité n’est pas semblable au discours. Aujourd’hui, nous nous trouvons dans une situation où ce que nous considérons comme vrai est ce qui sonne vrai au niveau du psychisme… Dans l’analyse freudienne de l’hystérie, lorsqu’un sujet subit une expérience traumatisante, ce qu’il est amené à croire a peu à voir avec ce qui lui est réellement arrivé. Mais ce qu’il est amené à croire est certainement en rapport avec les fantasmes fondés sur les souvenirs et ces fantasmes sont très importants.
Vous ne pouvez pas les rejeter et leur dire, réveillez-vous, ce ne sont que des fantasmes. Le fantasme capte l’imagination du sujet et sa réalité. C’est ce que l’on nomme symptômes hystériques. Les symptômes hystériques ne ressemblent en rien et n’ont pas de réelle proximité avec les événements qui en sont la cause, et c’est ce que fasciné Freud … Et je pense que le symptôme hystérique devient alors, en quelque sorte, le document de quelque chose. Et la chose intéressante, c’est que ce n’est pas une question d’un retour à l’origine, c’est une question d’avenir. C’est la question de la production d’un récit qui sonne vrai pour le sujet … L’histoire que vous vous racontez  n’a peut-être rien à voir avec ce qui s’est passé pour vous, mais c’est l’histoire qui peut vous guérir. »

Si les documents de l’Atlas Group ne reflètent pas la réalité, Walid Raad suggère que c’est parce que la réalité est, elle-même, suspecte.

Loin de produire ou reproduire des certitudes, il questionne ce qui pourrait être considéré comme des données authentiques, des faits incontestables. Le visiteur doit interroger ce qu’il voit et prendre une position critique. Le problème n’est pas de savoir si les histoires racontées par l’Atlas Group sont vraies ou fausses… « La réalité est mise en doute par la fiction qui en fait partie.»

L’expérience de cette exposition et la découverte de la démarche très conceptuelle de Walid Raad méritent  une attention soutenue du visiteur… Au bout du compte, ces « efforts » conduisent à de nombreuses questions sur la frontière parfois poreuse entre fiction et documentaire, sur les représentations possibles de l’histoire, sur les personnes susceptibles d’écrire l’histoire…

À lire (en ligne) :
Stefanie Baumann, « Archiver ce qui aurait pu avoir lieu », Conserveries mémorielles [En ligne], #6 | 2009, mis en ligne le 26 décembre 2009.
Arnaud Chabrol, « Gratter là où ça fait mal : une histoire de l’art dans le monde arabe selon Walid Raad », Les Carnets de l’IFPO, 7 février 2011.
Emilie Berteau, « Edit: Les archives du groupe atlas: ou comment documenter l’histoire restée en marge », Territoires/Territoires N°3, 2006.
Alan Gilbert, « Walid Raad, interview », Bomb magazine, 81, automne 2002.
Kaelen Wilson-Goldie, « Profile: Walid Raad: The Atlas Group Opens its Archives », Bidoun Magazine #02
Vid Ingelevics, « The Atlas Group and Walid Raad », archive Ciel variable, 2004.
Louisa Buck,  «Artist interview, Walid Raad : a mediator between worlds », Art Newspaper, 242, janvier 2013.

En savoir plus :
Sur le site de Carré d’Art
Sur la page Facebook de Carré d’Art
Le travail de curation réalisé par l’équipe de Carré d’Art sur Scoop.It
La webographie du centre de documentation de Carré d’Art

Le site de l’Atlas Group Archive
Le site Scratching On Things I Could Disavow : A History of Art in the Arab World

 

3 réflexions sur « Walid Raad, The Atlas Group, Carré d’Art, Nimes »

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