Breath Box Prix du Jury et du Public au Festival des Architectures Vives (FAV) à La Grande-Motte

Breath Box de NAS Architecture a remporté le Prix du Jury de ce deuxième Festival des Architectures Vives. à La Grande-Motte.

Félicitation à l’équipe de NAS Architecture, fondé en 2013 par trois jeunes architectes de Montpellier (Hadrien Balalud de St-jean, Guillaume Giraud et Johan Laure).

Dans un article précédent nous avions exprimé notre sentiemnt à propos de cette remarquable installation.

Installé sur la plate-forme de l’Esplanade Maurice Justin, face à la mer, Breath Box s’insère parfaitement dans l’espace urbain et elle a été immédiatement adoptée par le public.

Breath Box de NAS Architecture  (Hadrien Balalud de St-jean, Guillaume Giraud et Johan Laure)
Breath Box de NAS Architecture (Hadrien Balalud de St-jean, Guillaume Giraud et Johan Laure)

Breath Box propose un autre rapport au paysage. Elle invite à découvrir une autre vision de l’espace.
Un ensemble des plaques réfléchissantes, suspendues forment un « mur » miroir qui nous cache la mer et nous retourne une image instable et déformée de nous-même. Le vent, élément majeur à La Grande-Motte est utilisé comme un élément variable de l’architecture créant du son et surtout une autre perception, une autre sensation dans la découverte du paysage marin… Il met en mouvement cet ensemble miroitant et ouvre des fenêtres de vue sur le grand paysage qui nous fait face.
Un « abri » de bois noirci au chalumeau fait contraste avec  l’ensemble architectural de Jean Balladur.
La mise en évidence du veinage du bois s’oppose au béton blanc des bâtiments.
La forme de l’installation reprend la forme inversée des murs de soutènement de la promenade. Les lambourdes de bois font écho à la trame du béton matricé de ces murs.
L’espace offre, en outre, un point d’ombre et un nouveau point de repère sur la promenade écrasée de soleil de l’esplanade.
Sans conteste, une vraie réussite pour cette jeune équipe !

Mentions spéciales pour l’Onde sensuelle d’Alexandre Arcens et Marion Moustey, et pour Cloud Garden de l’équipe américaine Dots (Jason Scroggin et Akari Takebayashi)

Onde sensuelle d’Alexandre Arcens et  Marion Moustey
Onde sensuelle d’Alexandre Arcens et Marion Moustey
Cloud Garden de Dots (Jason Scroggin et Akari Takebayashi)
Cloud Garden de Dots (Jason Scroggin et Akari Takebayashi)

Il vous reste jusqu’à dimanche soir pour voir ou revoir les propositions de ces jeunes architectes.

Profitez également de cette occasion pour (re)découvrir l’œuvre novatrice de Jean Balladur. L’ensemble de la ville a obtenu le label « Patrimoine du XXe siècle » décerné par le Ministère de la Culture. L’office du tourisme propose de multiples façons de découvrir le travail de l’architecte et urbaniste. La Direction Régionale des Affaires Culturelles (DRAC) a édité un ouvrage dans sa collection Duo intitulé « Jean Balladur et la Grande-Motte, l’architecte d’une ville » qui est disponible gratuitement !

Enfin, une exposition photo sur les quais propose le regard de Stéphane Herbert sur Brasilia et Chandigarh imaginées par Oscar Niemeyer et Le Corbusier.

En savoir Plus :
Sur le site de NAS Architecture
Sur le site du Festival des Architectures Vives
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Télécharger le programme du FAV à La Grande-Motte
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Le peintre et l’arène – Art et tauromachie, de Goya À Barceló au Musée de Céret

Le Musée d’art moderne de Céret présente Le peintre et l’arène – Art et tauromachie, de Goya à Barceló du 28 juin au 12 octobre 2014.

Le projet de cette exposition est « de souligner l’intensité de ce qui se joue entre la corrida et la tension plastique de sa représentation artistique. Picasso encore et toujours, qui jouera sur le thème toute sa vie durant, mais aussi tous les artistes qui ont été happés par l’espace de l’arène, comme par une force centripète ».

Picasso
Pablo Picasso, Série de 29 coupelles tauromachiques. Atelier Madoura, Vallauris. Pièces uniques. Coupelle Picador, 15 avril 1953 Terre de Lugnon, décor aux engobes et oxydes métalliques. Diamètre : 16,4 cm, hauteur : 5,5 cm Collection Musée d’art moderne de Céret Don de l’artiste © Succession Picasso, 2014

Autour de l’exceptionnel ensemble de 30 coupelles de céramique sur le thème de la tauromachie, que Picasso a créé et offert au musée de Céret, en 1953, l’exposition annonce les séries de Goya (Tauromaquia), d’Antonio Saura (Sauromaquia) et de Gilles Aillaud.

Tauromaquia
Francisco de Goya y Lucientes « Tauromaquia » Série Tauromaquia (1815-1816), Edition n°4 de 1905, Le Cid Campéador combattant un taureau à la lance, Eau-forte, aquatinte brunie et burin. Estampe n°11, 24,7 x 35 cm (gravure), 30,9 x 48,2 cm (papier), inv. 82/834-11, Collection Museo de Bellas artes de Bilbao, © Bilboko Arte Ederren Museoa-Museo de Bellas Artes de Bilbao, © Adagp, Paris, 2014

Aux côtés de Juan GrisAndré Masson ou Francis Bacon, on retrouvera des contemporains comme Hervé Di RosaAlechinskyAlberto GironellaClaude ViallatJean Le GacNajia Mehadji et Miquel Barceló.

Chronique à suivre après une visite au Musée d’art moderne de Céret .

En savoir plus :
Sur le site du Musée de Céret
Sur la page Facebook du Musée de Céret

Communiqué de presse :

 « Ce que je voudrais c’est faire une corrida comme elle est (…) il faudrait une toile grande comme les arènes (…) Ce serait magnifique … ».
Ces propos de Picasso rapportés par son amie romancière et critique d’art Hélène Parmelin témoignent bien de la double passion qui anima l’artiste : passion pour la corrida, le spectacle de son enfance pour lequel il éprouva toute sa vie plaisir et fascination, passion pour la tauromachie comme sujet inépuisable de recherche plastique et artistique.

Ce n’est cependant pas une toile grande comme les arènes qui peut être aujourd’hui considérée comme le chef-d’œuvre de Picasso en la matière, mais bien une série de 30 coupelles de céramique que le peintre réalisa à Vallauris en 1953 et qu’il offrit l’année même de leur création au musée d’art moderne de Céret.

De Céret, Picasso garde sans doute le souvenir des étés passés entre 1911 et 1913, des riches heures de la recherche cubiste en compagnonnage avec Georges Braque. La petite ville avait alors été baptisée par le critique d’art André Salmon, « La Mecque du cubisme ». Céret est une cité de tradition taurine, où Picasso, après les années parisiennes du Bateau-lavoir, retrouve l’ambiance des corridas de son enfance à Malaga et de ses années de jeunesse à Barcelone.

Le musée de Céret vient d’être créé, en 1950, par la volonté de quelques érudits et artistes dont Pierre Brune, peintre local ami de Picasso. En 1953, Picasso fait don de 29 coupelles au musée. Il offre la trentième à Pierre Brune. Les coupelles tauromachiques demeurent, aujourd’hui encore, le chef-d’œuvre des collections du musée, qui se sont considérablement enrichies.

30 coupelles de céramique, d’environ 16 cm de diamètre, 6 cm de profondeur, faites d’une terre légèrement rosée ou blanche, ornées de peinture à l’engobe et de quelques émaux offrant une gamme de couleurs restreinte : plusieurs nuances d’ocre, du jaune, du blanc, un noir profond… Des objets d’une grande simplicité au sein desquels Picasso va représenter le spectacle tauromachique avec une inventivité et une audace incomparables.

Dans le creux de chaque coupelle, dont l’espace se confond avec celui de l’arène et de ses gradins, l’artiste joue avec la perspective, suit le mouvement de l’ombre et de la lumière, relate différents moments de la corrida, s’intéresse au combat dans l’arène comme à la vision des spectateurs dans les tribunes.

Autour de cet ensemble remarquable, présenté pour la première fois de façon exhaustive – la coupelle offerte à Pierre Brune, qui était manquante, vient d’être retrouvée aux Etats-Unis – l’exposition propose un ensemble d’œuvres qui, de Goya à Barceló, témoigne de la fascination des artistes pour la tauromachie comme spectacle mais aussi et surtout comme sujet de recherche plastique.

L’arène y apparaît pour les peintres et graveurs comme le corollaire de la page blanche pour l’écrivain. Michel Leiris, l’auteur fameux du Miroir de la tauromachie, exprime dans la préface de son œuvre autobiographique, L’âge d’homme, ce désir « d’introduire ne fût-ce que l’ombre d’une corne de taureau dans une œuvre littéraire ». L’arène comme lieu d’affrontement de l’homme et du taureau mais aussi et surtout comme lieu de confrontation entre l’artiste et son sujet est ainsi devenu le fil rouge de cette exposition, comme le serait un thème musical récurrent, trait d’union entre les œuvres.

L’exposition s’ouvre sur la Tauromaquia de Goya, une série de 40 estampes réalisées par l’inventeur de la représentation tauromachique moderne. Jeu de l’ombre et de la lumière, du blanc et du noir, jeu d’esquive et d’affrontement entre l’homme et de l’animal, multiples perspectives sur l’arène vue par le spectateur depuis les gradins ou par le torero depuis le centre de l’arène. Cette dernière, qu’il s’agisse de son seul centre ou ruedo, ou de son architecture dans son ensemble, est bien le centre de la scène et celui des préoccupations de l’artiste qui la contourne, s’en approche ou s’en éloigne pour mieux exprimer l’intensité du drame qui s’y joue. Après Goya, Picasso crée sa propre vision de La Tauromachie ou l’art de toréer. Plus proches de nous, Antonio Saura livre sa Sauromaquia, Gilles Aillaud une Tauromachie plus apaisée.

Chaque artiste offre ainsi une proposition originale de perspective, de cadrage et de découpage de la scène en séquences narratives dramatiques ou plus allègres, alors que le spectacle tauromachique lui-même semble s’éloigner des préoccupations du spectateur contemporain, voire heurter sa sensibilité.

Le but de l’exposition est de souligner l’intensité de ce qui se joue entre la corrida et la tension plastique de sa représentation artistique. Picasso encore et toujours, qui jouera sur le thème toute sa vie durant, mais aussi tous les artistes qui ont été happés par l’espace de l’arène, comme par une force centripète.

Parmi eux et aux côtés des grands noms de l’art moderne dont Juan Gris, André Masson, ou, plus proche de nous, Francis Bacon, on retrouvera pour ne citer que quelques noms parmi les contemporains Hervé Di Rosa et ces cercles dévorés par une foule bariolée et animée de regards enfiévrés, Alechinsky en une joute avec l’artiste mexicain Alberto Gironella, Claude Viallat inscrivant des passes dans l’espace de boîtes de fromage, Jean Le Gac inspiré après Manet par la figure du torero mort, Najia Mehadji noyant dans des éclosions de couleur les lignes incisives des gravures de Goya… jusqu’à l’image ultime de l’arène blanche par Miquel Barceló.

Les Clergue d’Arles, dans les collections du musée Réattu

Avec l’exposition Les Clergue d’Arles , photographies de Lucien Clergue dans les collections du musée Réattu, le Musée et la ville d’Arles rendent hommage au photographe, du 5 juillet 2014 au 4 janvier 2015, à l’occasion de ses 80 ans.

Les Clergues d'Arles - Affiche

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Claude Viallat dans le département des Arts décoratifs du Musée Fabre à Montpellier

Dans le cadre de la grande rétrospective autour de l’œuvre de Claude Viallat que propose le Musée Fabre à Montpellier, jusqu’au 2 novembre 2014, l’artiste relève le défi de confronter ses œuvres aux collections du département des Arts décoratifs, à l’Hôtel de Cabrières-Sabatier d’Espeyran.

Une conversation entre Michel Hilaire, directeur du musée Fabre, et Claude Viallat, en mars 2014, et publié dans le catalogue de l’exposition, révèle en partie les motivations de l’artiste dans cette entreprise, pour un  lieu qu’il ne connaissait pas :

M. Hilaire : « Dans l’exposition de Montpellier, éclatée en plusieurs lieux, tu as aussi répondu à ma demande d’investir l’Hôtel Sabatier d’Espeyran, département des Arts décoratifs du musée Fabre, un endroit où il y a des objets d’art, la collection de céramiques principalement du musée Fabre, du mobilier, des appartements conservés en l’état. Qu’est-ce qui t’a intéressé dans ce lieu ? »

C. Viallat : « Je viens de la petite bourgeoisie régionale, dans ces appartements, je me retrouve, je me retrouve dans ma famille. Mes grands-oncles, les gens que je voyais de la bonne bourgeoisie aubaisienne, c’était cette ambiance de grandes pièces avec des grands rideaux, avec des canapés, des tables un peu rococo, des fauteuils, des tapisseries(…)»

MH : « Ce côté surchargé et un peu confiné (…) »

CV : « Ce côté justement du bien-être bourgeois. Me confronter à ça et mettre des toiles en discussion avec ça… un certain baroquisme de tissus ou de meubles contournés… Il y a un peu tout ça qui joue, j’en suis ravi ! La première fois que je suis rentré dans ce musée, je l’ai trouvé somptueux : cette somptuosité un peu surannée en arrière-plan dans ma mémoire fait que je ne m’y sens pas complètement étranger. »

Michel Hilaire précise qu’au tournant des années 70/80, lorsque Viallat se réinstalle à Nîmes, il renouvelle son travail au travers de ses supports, souvent liés aux arts décoratifs : Tapis, nappes, dessus de fauteuils, dessus de poufs, ombrelles, passementeries… Ce qui fait matière dans un musée des Arts décoratifs.
On comprend tout l’intérêt de faire entrer ces supports marqués par Claude Viallat dans les décors de l’Hôtel de Cabrières-Sabatier d’Espeyran.

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La Grande-Motte : 2eme édition du Festival des Architectures Vives (FAV)

Depuis le samedi 21 juin et jusqu’au dimanche 29 juin, l’association Champs Libre présente la deuxième édition du Festival des Architectures Vives (FAV) à La Grande-Motte.

L’ambiance estivale, les espaces très particuliers et ouverts de la ville, la lumière, le soleil, le vent, la présence  très puissante de l’architecture imaginée par Balladur, donnent au Festival des Architectures Vives à La Grande-Motte un visage qui est très différent de celui de Montpellier.

Affiche FAV 2014 La Grande Motte_1

À l’exception du patio de l’église Saint-Augustin, tous les lieux proposés aux sept équipes de jeunes architectes sont ouverts et dans l’espace public.

À Montpellier, chaque équipe se confronte à un espace différent, celui de la cour d’un hôtel particulier du XVIIe ou du XVIIIe siècle,  au centre-ville.  Il est relativement « facile » de jouer sur l’opposition, ou à l’inverse sur le dialogue entre le contemporain  et l’historique. La clôture de chaque cour permet de créer des effets de surprise et de mise en scène pour chaque architecture éphémère.

À la Grande-Motte, le défi est moins évident… Les espaces urbains et maritimes ménagent peu de surprise dans la découverte des installations que l’on voit à mesure que l’on s’en approche.  La cohérence du projet Balladur impose aux équipes un vocabulaire architectural auquel il est pratiquement impensable d’échapper. Impossible également d’ignorer l’intensité de la lumière et la présence parfois capricieuse du vent.

Il faut donc saluer, globalement la performance des équipes qui ont accepté la confrontation à cet environnement et le dialogue avec l’œuvre de Jean Balladur.

Comme à Montpellier,le thème proposé aux équipes candidates, pour cette édition 2014 du Festival des Architectures Vives, est la Sensualité.

Avant le dimanche 29 juin, il faut allez voir et revoir les propositions de ces jeunes architectes.
Certaines installations sont remarquables et méritent rester dans l’espace public au-delà du Festival.

Les prix du Festival des Architectures Vives 2014 ont été remis, le 27  juin à 18h30 au Pavillon du FAV :

  • Le Prix du jury et le Prix du Public FAV 2014 récompensent Breath Box de NAS Architecture.
  • Mentions Spéciales du Jury 2014 sont  attribuées à l’Onde sensuelle d’Alexandre Arcens et Marion Moustey et Cloud Garden de l’équipe américaine Dots (Jason Scroggin et Akari Takebayashi)

On lira ci-dessous, nos impressions de visite…

Profitez également de cette occasion pour (re)découvrir l’œuvre novatrice de Jean Balladur. L’ensemble de la ville a obtenu le label « Patrimoine du XXe siècle » décerné par le Ministère de la Culture. L’office du tourisme propose de multiples façons de découvrir le travail de l’architecte et urbaniste. La Direction Régionale des Affaires Culturelles (DRAC) a édité un ouvrage dans sa collection Duo intitulé « Jean Balladur et la Grande-Motte, l’architecte d’une ville » qui est disponible gratuitement !

Enfin, une exposition photo sur les quais propose de découvrir le regard de Stéphane Herbert sur Brasilia et Chandigarh imaginées par Oscar Niemeyer et Le Corbusier.

En savoir Plus :
Sur le site du Festival des Architectures Vives
Sur la page Facebook du Festival des Architectures Vives
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