David Wolle, Adaptive Daydreaming à la galerie Vasistas, Montpellier

Du 29 mai au 12 juillet 2014, la galerie Vasistas présente Adaptive Daydreaming, une nouvelle exposition de David Wolle

On se souvient d’avoir vu récemment des œuvres de l’artiste dans la collection Laurent Goumarre, au Carré Sainte Anne, dans la cadre de l’exposition L’œil et le cœur #2. Ces tableaux avaient été présentés lors d’expositions précédentes de David Wolle à la galerie Vasistas (Pour ainsi dire dans le cadre de La dégelée Rabelais, en 2008 et Programme Libre, en 2010).
Une série d’huiles sur toiles de 2005 et 2006 font également partie des collections du FRAC Languedoc-Roussillon.

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David Wolle, 2014. Courtesy Galerie Vasistas, Montpellier

On attend avec intérêt cette nouvelle proposition. À son propos,  la galerie Vasistas écrit :

« Le titre de l’exposition contrarie le Maladaptive Daydreaming Disorder, nouvelle addiction nommée et décrite en 2002 par le Docteur Eli Somer. C’est une sorte de rêve éveillé envahissant, trouble dont je souffre évidemment, comme toute personne qui apprend que ce mal existe – avec le net, on découvre un tas de micro-syndromes dont on s’empare très facilement, une sorte d’infra-mince de la psychiatrie. »

À l’encontre des tableaux montrés en 2010, les nouvelles peintures de David Wolle débordent de la ressemblance vers la vraisemblance. Les formes représentées, plus libres, imposent leur propre fond ; ces fonds induisant, du coup, la transformation des formes en figures. Si vous n’avez rien compris, c’est bien normal. Donc plutôt à voir.

En savoir plus :
Sur le site de la galerie Vasistas
Sur la page Facebook de la galerie Vasistas
Les œuvres de David Wolle dans les collections du FRAC LR
David Wolle sur le site de la galerie Bernard Ceysson

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Montpellier : le musée de l’Histoire de France en Algérie abandonné… Suite

Montpellier : le musée de l’Histoire de France en Algérie abandonné… Suite

Dans la Tribune de l’Art, Didier Rykner revient sur les déclarations de Philippe Saurel et signe un article, comme toujours, très documenté :  « Le Musée de l’histoire de la France en Algérie : une collection menacée ».

Affaire à suivre…

Antoine-Victor-Edmond Joinville (1801-1849) Mosquée el Maçolla, porte Bab-el-Oued, Alger, 1846 Huile sur toile – 44 x 60 cm Montpellier, Musée de l’histoire de la France en Algérie Photo : D. R. (domaine public)

 

 

Boutographies 2014 : Entretiens avec les photographes de l’édition 2014

Boutographies 2014 : Entretiens avec les photographes de l’édition 2014

Sur le site des Boutographies, regardez les vidéos de Noémie di Franco et Camille Seilles avec les entretiens des photographes de la sélection officielle de l’édition 2014 !

Videos entretiens_1

C’est ici : http://www.boutographies.com/les-boutographies-sur-le-vif

Julien Gardair, Camera Locus au Musée Henri Prades à Lattes

camera-locus-julien-gardair_1400504845335 (1)_1Du 24 mai au 20 octobre 2014, le Site archéologique Lattara – Musée Henri Prades  à Lattes (Montpellier Agglomération) présente Camera Locus, une très intéressante installation de Julien Gardair.

C’est la septième année que le musée archéologique accueille une exposition d’art contemporain au sein de ses collections permanentes. Des années précédentes, on se souvient des propositions d’Hubert Duprat (2013), Mehdi Melhaoui (2011), Emmanuelle Etienne (2010) ou encore Johan Creten (2008).

Accueilli en résidence du 28 avril au 23 mai 2014, Julien Gardair a mis en place un dispositif original qui lui permet de projeter ses images dans tout un espace du musée, à l’aide d’un unique projecteur. Des Camera Locus avait été déjà conçues dans d’autres contextes : aux Galeries Nationales de la Tapisserie de Beauvais (2012), à Barcelone (Homesesion, 2011), à New York (Invisible Dog Art Center, Brooklyn, 2011) et  à La Graineterie, Houilles (2010).

Julien Gardair, Camera Locus, Site archéologique Lattara (c)Luc Jennepin
Julien Gardair, Camera Locus, Site archéologique Lattara (c) Luc Jennepin 2014

Le dispositif offre au visiteur une étonnante expérience sensorielle dans laquelle il est entièrement immergé. L’installation visuelle et sonore donne une dimension nouvelle à l’espace de présentation des collections jouant avec intelligence sur l’architecture du bâtiment et la muséographie en place.

L’artiste propose ses propres représentations de Lattara à partir de « l’histoire du lieu, [des]rencontres et [des] actualités durant les semaines de sa création sur place ».

On lira avec intérêt ces propos de Julien Gardair, extraits du communiqué de presse :Julien Gardair, Site archéologique Lattara_1

« Étant à la fois source de lumière et d’images, Camera Locus est liée à l’espace autant qu’au contexte qu’elle éclaire. L’histoire du lieu ainsi que les rencontres et les actualités durant les semaines de sa création sur place sont autant d’éléments qui la constituent.

Ayant un grand pouvoir de transformation sans engager de destruction, le dispositif est particulièrement adapté à l’invasion d’une collection. J’en éprouvais le désir et c’est la première fois que l’on m’en offre l’opportunité.

Ici, la situation est particulièrement riche. Depuis la géographie qui encouragea l’installation d’un port par les Étrusques, à la découverte du site par le groupe Painlevé dans les années 60, l’état actuel des fouilles, le bâtiment, où a grandi et peint Frédéric Bazille, accueille une collection d’œuvres et d’objets qui ont été créés sur une période de plus de 2 500 ans. C’est entre autre à partir de tout cela que je travaille.

La projection est à la fois dans l’espace, sur les pièces, par-dessus et entre elles. L’architecture du bâtiment me permet de projeter avec un seul appareil sur deux niveaux différents. Chaque vitrine, chaque section du musée est associée soit à une période, soit à une activité.

De par son côté immersif, la pièce est certainement spectaculaire, mais c’est un spectacle qui ne trompe pas et dévoile ses secrets de fabrication. En utilisant un seul projecteur, j’offre à penser autant au dispositif mis en œuvre qu’aux effets qu’il produit. »

Une visite au Site archéologique Lattara – Musée Henri Prades  à Lattes s’impose sans aucun doute. On en profitera pour (re)voir les très intéressantes pièces de la collection permanente et découvrir « Les Iapodes, peuple méconnu » et  le simulateur Simulex’Archéo qui permet au cœur de l’exposition, d’expérimenter de façon ludique et collaborative la conduite d’une mission archéologique sur un terrain virtuel.

Commissariat Isabelle Grasset, Directrice adjointe du Site archéologique Lattara – Musée Henri Prades de Montpellier Agglomération

En savoir plus :
Sur le site du Site archéologique Lattara – Musée Henri Prades
Sur la page Facebook du Site archéologique Lattara – Musée Henri Prades
Sur le site de Julien Gardair.

À propos de Julien Gardair :

On garde le souvenir de la présence de plusieurs de ses œuvres dans la collection de Jacques Arnaudiès qui étaient présentées dans le cadre de l’exposition l’Œil et le Cœur #2 au Carré Sainte Anne, en début d’année.

Les éléments biographiques ce dessous sont issus du dossier de presse :

Après une première année à l’Ecole Supérieure des Beaux-Arts de Montpellier, Julien Gardair, né en 1976, suit ses études à l’Ecole Nationale d’Art de Cergy Pontoise dont il sort diplômé en 1999. Artiste foisonnant, il développe un travail protéiforme, entre peintures, dessins, installations et vidéos, qui lui permettent de renouveler en d’incessants télescopages de formes et de couleurs, l’expression de son univers graphique et pictural, abstrait ou figuratif.

Représenté par la galerie parisienne Jean Fournier de 2004 à 2007, il est à noter qu’une de ses peintures a été exposée au musée Fabre de Montpellier Agglomération lors de sa réouverture en 2007, dans le cadre de l’exposition La couleur toujours recommencée, hommage à Jean Fournier, marchand à Paris.

Installé à New York depuis 2007, Julien Gardair poursuit son travail de peinture, de dessin au ruban adhésif ou d’installation monumentale en feutre découpé par lesquels il instaure de nouvelles perceptions des divers espaces d’exposition qui l’accueillent.
Dès 2010, il exploite un dispositif de projection visuel et sonore in situ nommé Caméra Locus, qui immerge le spectateur dans un environnement recomposé entre fiction et réalité.
Il a exposé en France, New York, Barcelone, Abu Dhabi, Mexico…
Entre 2007 et 2012, Le Mobilier National a également fait réaliser dans les ateliers de la Savonnerie de Lodève un tapis d’après l’une de ses feutrines noires décolorées à l’eau de javel.

Boutographies 2014 : Après le Prix du Jury… On attend le Prix du Public

Comédie du Livre, Boutographies et soleil… un week-end particulièrement riche à Montpellier !
C’est toujours avec beaucoup de plaisir que l’on retrouve les Boutographies

Ces rencontres photographiques de Montpellier ont un charme particulier… La qualité des travaux présentés, la bonne humeur et la gentillesse de l’accueil au Pavillon Populaire,comme dans les galeries et les centres d’art associés donnent à cette manifestation une ambiance à la fois nonchalante et heureuse…  Une aimable cohabitation de professionnels, d’amateurs avertis, d’étudiants, de scolaires et de tous ceux que l’on qualifie ordinairement de grand public déambule dans le Pavillon Populaire et les lieux « Hors les murs ».

On s’étonne, chaque année,  de l’intérêt des visiteurs pour le Prix du Public. Inauguré en 2009, ce prix récompense le travail d’un des photographes de la sélection que le public choisit en votant. Il fait pendant au Prix du Jury qui est attribué en ouverture du festival.

C’est avec beaucoup de soin que le public remplit les bulletins. À l’évidence, une très grande attention est portée aux photographies exposées. Avant qu’une case du bulletin soit cochée, les visiteurs reviennent souvent plusieurs fois sur leurs pas, pour revoir avec soin ce qui avait retenu leur intérêt. Ceratins n’hésitent pas à prendre des notes. Les discussions entre les membres d’un groupe sont captivantes et quelquefois passionnées…

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Les Boutographies démontrent avec ce prix, l’intérêt du public pour les œuvres et les initiatives participatives. Par cette simple proposition, les rencontres photographiques ont réussi à créer une relation différente avec ses visiteurs. Souhaitons que les commissariats d’autres expositions portent attention à ces pratiques, et qu’ils réfléchissent à des approches moins verticales, toujours orientées du « haut » vers le « bas »…

Il était une petite fois
Atelier artistique du Lycée des métiers Léonard de Vinci, Il était une petite fois, L’union fait la force ! et Bon pied, bon oeil en toute sécutité

Pour continuer dans les actions participatives soulignons le travail réalisé avec  les lycéens et les scolaires. La photographe Hélène Jayet du collectif Transit est intervenue, entre autres, pour soutenir le projet de l’atelier artistique du Lycée des métiers Léonard de Vinci à Montpellier. Deux classes de première année en  CAP ont détourné leurs outils de travail pour créer des histoires imaginaires et cocasses, intitulées avec humour  Il était une petite fois

Marine Lanier, La vie dangereuse
Marine Lanier, La vie dangereuse

On connaît la qualité de la présentation des œuvres photographiques au Pavillon Populaire qui est comme toujours remarquable. Cependant, on se permettra quelques remarques qui trouvent très certainement leur origine dans la difficulté de présenter tant d’univers différents dans le même lieu.  Ainsi, l’association de quelques travaux avec le texte de salle est parfois difficile (Ulrike Schmitz et  Marine Lanier)… L’accrochage, sur les grandes cimaises centrales, du rez-de-chaussée n’offre pas toujours le recul suffisant pour en apprécier la composition (Marine Lanier). Dans une des galeries du premier étage, la très (trop) longue cimaise consacrée au remarquable travail d’Elena Chernyshova dilue un peu la force de sa série… L’œil est inévitablement attiré par la présentation de Place | Planner | Project de Sara Munari , accroché dans les petites salles qui lui font face.

Pour faire pendant à ces quelques « critiques », soulignons les présentations très réussies de Yakuza d’Anton Kusters, de L’ Amour n’est pas Aveugle de Maria Do Mar Rego, des Chimères de Marine Lupercale et d’Encouble de Delphine Burtin.

Deux mentions particulières pour la très belle mise en valeur du délicat travail de Miho Kajioka, As it is et la très intéressante et émouvante  « installation » Je ne veux plus vous voir (mais c’est provisoire) de Laura Lafon.

Enfin, on se permettra un vrai « mauvais » point pour la présentation en boucle des 20 dossiers de la Projection du Jury… Voir un de ces travaux est lié au moment où le visiteur s’assied dans la salle de projection, et au temps qu’il y restera. J’ai fait l’expérience de vouloir absolument regarder le travail d’un de ces 20 photographes… et le hasard fait qu’il m’a fallu être très patient pour attendre que la boucle de diffusion y  arrive… On pourrait très certainement imaginer des dispositifs plus interactifs qui donnerait plus de souplesse à cette présentation.

Les prix :

Le Prix du Jury a été attribué cette année à  Jan Q Maschinski avec la série Vortex.

Jan Q. Maschinski, Vortex
Jan Q. Maschinski, Vortex

Le Prix coup de cœur Réponses Photo revient à Swen Renault avec la série Killig Becher.

Swen Renault, Killing Becher
Swen Renault, Killing Becher

Le Prix échange Fotoleggendo couronne le travail d’Elena Chernyshova pour sa série Jours de nuit – Nuits de jour.

Elena Chernyshova, Jours de nuit – Nuits de jour
Elena Chernyshova, Jours de nuit – Nuits de jour

On attend donc le Prix du Public et le Coup de Cœur ARTE Actions Culturelles pour le samedi 31 mai, veille de la fin des rencontres…

Nos coups de cœur vont à Encouble de Delphine Burtin, As it is de Miho Kajioka, Place | Planner | Project de Sara Munari et Je ne veux plus vous voir (mais c’est provisoire) de Laura Lafon.

Vous avez jusqu’au 1er juin pour visiter l’exposition du Pavillon Populaire …  et pour exprimer votre choix !

N’oubliez pas les expos Hors les murs
On revient prochainement sur ces dernières que nous n’avons pas encore toutes vues… En général, elles se prolongent en juin…

Lire sur ce blog, la présentation des 14eme Boutographies.

En savoir plus :
Sur le site des Boutographies.
Sur la page Facebook des Boutographies

La sélection officielle :