Les Chroniques de Solaris / Solaris Chronicles, Campus Luma Arles

Jusqu’au 28 septembre, la fondation LUMA propose Chroniques de Solaris / Solaris Chronicles à l’Atelier de Mécanique sur le Campus LUMA à  Arles.

Cette exposition a été inaugurée le 5 avril à l’occasion de la pose d’une première pierre virtuelle du  futur Centre d’Art et de Recherche imaginé par l’architecte américain Frank Gehry . Cette construction nouvelle sera le cœur du Campus LUMA Arles, avecles cinq anciens bâtiments industriels des ateliers de la SNCF qui sont actuellement en cours de rénovation par Annabelle Selldorf.

L’exposition rassemble des maquettes à grande échelle de projets de Frank Gehry, sélectionnées par l’architecte et Maja Hoffmann : Loyola Law School et le Walt Disney Concert Hall à Los Angeles, les musées Guggenheim à Bilbao et à Abu Dhabi, les Atlantic Yards à Brooklyn, le National Art Museum de Chine, auxquelles  se sont ajoutées depuis le 6 juillet deux maquettes inédites en Europe : le futur siège de Facebook à Menlo Park dans la Silicon Valley et le Quanzhou Museum of Contemporary Art (QMOCA), qui se bâtira en Chine.

Solaris Chronicles - vue générale_1
Chronique de Solaris / Solaris Chronicles à l’Atelier de Mécanique sur le Campus LUMA à Arles

Les amateurs d’architecture seront probablement  surpris par ce projet qui est n’est pas une exposition d’architecture, mais qui a été « conçu comme un dialogue entre art et architecture, en hommage à la vision créative de Frank Gehry ».

Créer des expériences artistiques mêlant des disciplines différentes…

L’exposition se présente comme un manifeste du programme de production artistique expérimentale, de recherche et d’expositions qui est au centre du projet de la Fondation LUMA à Arles. Le Core Group LUMA réuni autour de Maja Hoffmann (Tom Eccles, Liam Gillick, Philippe Parreno, Beatrix Ruf et Hans Ulrich Obrist) conçoit de nouvelles façons de produire des expositions qui vont au-delà de la présentation statique d’objets comme dans un musée. Il souhaite construire des projets collaboratifs et multidisciplinaires. Maja Hoffmann confiait récemment au magazine en ligne Wallpaper :  « Je n’ai rien contre les institutions du siècle dernier, elles sont importantes. Mais nous entendons des personnes travaillant à l’intérieur exprimer, comment il est devenu difficile de produire dans ces structures. Nous essayons de créer un espace avec plus de flexibilité et des partenariats avec d’autres acteurs et producteurs ».

Pour ces Chroniques de Solaris, Core Group LUMA Arles  a proposé aux artistes Philippe Parreno et Liam Gillick de concevoir avec le commissaire d’exposition et co-directeur de la Serpentine Gallery, Hans Ulrich Obrist, un dispositif original pour présenter et interroger le travail de Frank Gehry.

Le fait que l’Atelier de Mécanique soit approximativement de la même taille que le studio de Frank Gehry , à Los Angeles, a été le point de départ de l’exposition qui pose une question : « comment représenter l’extraordinaire impact et l’énergie de ce studio d’architecture d’une manière qui ne soit ni statique, ni didactique ? »
Chroniques de Solaris souhaitent également montrer l’ouverture à d’autres disciplines de l’architecte qui a plusieurs fois collaboré avec des musiciens, des écrivains ou des cinéastes.

Solaris Chronicles - John Baldessari, Laughing Man - Architecture - Angry Man, 1984_1
Chronique de Solaris / Solaris Chronicles à l’Atelier de Mécanique sur le Campus LUMA à Arles

Permettre aux visiteurs de découvrir de nouvelles manières de ressentir l’art

Chroniques de Solaris propose aux visiteurs une expérience en permanente évolution grâce aux interventions des nombreux artistes invités.

JB-5-1024x355_1
John Baldessari, Laughing Man / Architecture / Angry Man, 1984

Une immense bannière de John Baldessari, Laughing Man / Architecture / Angry Man, 1984, ouvre le parcours.

Les maquettes grand format de Gehry montrent l’évolution du travail de l’architecte depuis la Loyola Law School en 1978 jusqu’au futur siège social de Facebook à Menlo Park, mais l’exposition n’est pas une évocation de la biographie de l’architecte.

Elle place le spectateur dans un lieu qui suggère l’espace créatif du studio de Gehry, où il peut évoluer à sa guise.

Les maquettes sont installées sur des tables mobiles. De façons inattendues, elles sont déplacées à travers l’Atelier de Mécanique dans une chorégraphie, conçue par Tino Sehgal. Ces mouvements imprévisibles surprennent le spectateur. Ils recomposent un autre paysage qui impose un autre regard sur le travail de Gehry . Dialogues et affrontements entre les maquettes  sont régulièrement bouleversés, proposant aux spectateurs des vues nouvelles  sur les projets et sur le processus de création.

Cette chorégraphie est accompagnée par Rituel in memoriam Bruno Madern, 1974-1975, une partition musicale de Pierre Boulez, choisie par Tino Sehgal et Philippe Parreno.

Suspendues au plafond, sept marquises imaginées par Philippe Parreno éclairent le hall et les maquettes de manière séquentielle. Ces sculptures lumineuses  que l’on avait découvertes au Palais de Tokyo sont aussi des œuvres sonores qui produisent des bruits électroniques générés par leur propre fonctionnement.
Une collaboration de Nicolas Becker et Djengo Hartlap a enrichi le travail sonore de Parreno, Sehgal et Asad Raza.

La chorégraphie des maquettes et les éclairs lumineux et sonores des marquises de Parreno sont suivis par une séquence plus calme. Le visiteur peut alors déambuler autour des maquettes et en apprécier formes, volumes et matériaux .

Plutôt que d’éclairer les maquettes avec des multiples spots, Parreno et Gillick ont choisi d’utiliser une source unique de lumière qui se déplace dans l’espace, à l’image de la course du soleil. Ce dispositif permet d’apprécier le travail de conception l’architecte en illustrant les jeux de la lumière sur les formes et les volumes. Il offre aussi une vision poétique de ces « sculptures » de papier,  de carton, de bois et de vinyle dont les ombres en mouvement se projettent  sur le mur du fond de la galerie, accompagnées par celles des spectateurs et des colonnes de l’atelier de la Mécanique.

Solaris Chronicles - La course du soleil de Parreno et Gillick
Solaris Chronicles – La course du soleil de Parreno et Gillick

Chroniques de Solaris / Solaris Chronicles propose une expérience de visite nouvelle. À bien des égards, cette exposition atteint ses objectifs en proposant  à la fois un spectacle immersif et poétique, mais aussi une approche particulièrement intéressante et novatrice du processus de création d’un artiste, en offrant des vues multiples et multidisciplinaires sur celui-ci.

Frank Gehry  semble avoir particulièrement apprécié ce travail : « C’est fascinant pour moi de voir l’interaction entre mes maquettes et les œuvres d’autres artistes. Les  » Chroniques de Solaris » et le projet LUMA Arles lui-même démontrent l’extraordinaire créativité qui se libère lorsque des artistes de disciplines différentes travaillent ensemble. Ces maquettes ont un sens du mouvement que je n’aurais jamais imaginé. Jamais, je n’aurais pensé les voir danser un jour ».

Chroniques de Solaris permet à Maja Hoffmann  d’affirmer : « L’exposition illustre la mission de LUMA Arles : créer des expériences artistiques mêlant des disciplines différentes et permettre aux visiteurs de découvrir de nouvelles manières de ressentir l’art. »

À voir absolument !

En juillet, de nouvelles propositions artistiques viennent enrichir l’exposition : David Lynch propose une série inédite de photographies réalisées pour cette exposition en écho aux maquettes de Frank Gehry. Cai Guo-Qiang a présenté un feu d’artifice le dimanche 6 juillet, dans l’espace d’exposition.

Avec : Djengo Hartlap, Pierre Boulez, Liam Gillick, Cai Guo-Qiang, David Lynch, Greg Lynn, Philippe Parreno, Asad Raza, Tino Sehgal.

Commissariat : Liam Gillick, Hans Ulrich Obrist et Philippe Parreno.
Production : Asad Raza avec Marc Baettig.

Chroniques de Solaris est le septième projet réalisé à Arles par la Fondation. Parmi les projets récents :  Wolfgang Tillmans Neue Welt en 2013, Doug Aitken Altered Earth en 2012, Vers la Lune en passant par la plage  (exposition collective dans l’amphithéâtre d’Arles) en 2012 et How Soon Is Now ?  (une étude de la photographie contemporaine) en 2010.

En savoir plus :
Sur le site de la fondation Luma Arles
Sur la page Facebook de la LUMA Foundation

Teaser_Solaris_ChroniclesVoir le Teaser de Solaris Chronicles réalisé par Prado productions audiovisuelles

Communiqué de presse de Luma Arles :

Les Chroniques de Solaris invitent, autour du travail de  Frank Gehry, un groupe d’artistes internationaux à concevoir une mise en scène changeante, dans une exposition en mouvement.

Cette exposition rassemble des maquettes de projets de référence de Frank Gehry, réalisés ou non, sélectionnées par Gehry et Maja Hoffmann. Elle comporte la Loyola Law School et le Walt Disney Concert Hall de Los Angeles, les musées Guggenheim de Bilbao et Abu Dhabi, les Atlantic Yards de Brooklyn, le National Art Museum de Chine et le futur siège de Facebook à Menlo Park dans la Silicon Valley.

Durant six mois, des intervenants issus de la musique, de l’architecture, de la chorégraphie ainsi que des penseurs apporteront leurs contributions. Cette exposition a pour intention de transformer la relation habituelle entre un architecte et des artistes, proposant d’autres formes de collaborations possibles entres les praticiens de ces différents domaines. Elle reflète également toute la transversalité de  Frank Gehry ainsi que ses collaborations avec des musiciens, des réalisateurs et des écrivains.

« Les arts sont une forme d’inspiration les uns pour les autres, je pense » dit Gehry, « ils m’ont aidé à me libérer lors de mes débuts.»

Fondée par Maja Hoffmann et conseillée par le Core Group LUMA ArlesTom Eccles, Liam Gillick, Philippe Parreno, Beatrix Ruf et Hans Ulrich ObristLUMA Arles apporte son soutien à des projets artistiques novateurs dans les domaines de l’édition et de la production de films artistiques. Les projets combinant un intérêt pour les questions environnementales, la promotion des droits de l’homme, l’éducation et la culture dans son sens le plus large figurent dans son périmètre. Le campus de la Fondation LUMA apportera à Arles et à la Camargue un centre interdisciplinaire pour la production d’expositions, la recherche, l’éducation et les archives.

En référence au projet de campus LUMA Arles, le philosophe Michel Serres a déclaré, « cela pourrait tout à fait être la forme actuelle d’une évolution fondamentale de l’art, qui signifie un retour à une inspiration qui fut autrefois traditionnelle : celle de s’ouvrir aux espèces vivantes, de s’ouvrir à la vie et à la nature. »

Repères biographiques (Extraits du dossier de presse) :

John Baldessari est l’un des artistes les plus influents de sa génération. Né en 1931, il vit à Los Angeles depuis les années 60. Pionnier de l’art conceptuel à cette époque avec ses textes et ses peintures, il a choqué le monde de l’art en annonçant dans la presse qu’il brûlait toutes ses œuvres produites entre 1953 et 1966. Il s’est ensuite intéressé au travail de la photographie en incorporant souvent des images extraites de films. Son intérêt constant pour le langage tant écrit que visuel, transparaît dans son travail et dans son enseignement par lequel, pendant plus de trente ans, il a éduqué et influencé des générations d’artistes. Son oeuvre a figuré dans plus de 200 expositions en solo et dans plus de 900 expositions de groupe, aux États-Unis et en Europe. Ses projets comprennent des ouvrages d’art, des vidéos et des films, des panneaux d’affichage et des commandes publiques. Parmi les prix et récompenses reçus, citons The Americans for the Arts Lifetime Achievement Award, le Rolex Mentor and Protégé Arts Initiative, le Oscar Kokoschka Prize et le Lion d’or 2009 de la Biennale de Venise pour l’ensemble de son oeuvre.

Nicolas Becker et Djengo Hartlap. Nicolas Becker est un bruiteur et un sound designer de référence dans le monde du cinéma. Parmis les plus remarqués, citons Batman Begins, Gravity, Harry Potter and the Goblet of Fire, The Impossible, Hellboy II : The Golden Army, Silent Hill, et compte de nombreuses collaborations avec Roman Polanski. Djengo Hartlap est un musicien et un ingénieur du son français. Il a notamment joué avec Ibrahima Diassé et Hubert Dupont, et dirigé de nombreux enregistrements de musiciens dont Benoît Delbecq.

Pierre Boulez est né en France en 1925. Il étudia les mathématiques puis la musique au Conservatoire National Supérieur de Musique dans les classes d’Olivier Messiaen et René Leibowitz. En 1954, il créé, avec Jean-Louis Barrault, le Domaine musical, une série de concert dédiée à la musique contemporaine et dont il est le directeur jusqu’à 1967. Pierre Boulez débute sa carrière de chef d’orchestre en Allemagne en 1958 à Baden Baden, à la tête du Südwestfunk Orchestra. En tant que compositeur, chef d’orchestre et enseignant, Pierre Boulez à contribué de façon décisive au développement de la musique du 20ème siècle et reste un modèle pour toute une génération de jeunes musiciens. Il dirigea les plus grands orchestres et fut chef principal de l’Orchestre de Cleveland (1967 – 1972), chef principal de l’orchestre symphonique de la BBC (1971 – 1975) et directeur musical du New York Philharmonic jusqu’en 1977. À la demande du Président Georges Pompidou, Pierre Boulez fonde l’IRCAM (Institut de Recherche et de Coordination Acoustique – Musique) en 1977. En 2010, à l’occasion de son 85 ème anniversaire il fut invité à diriger le Chicago Symphony, le MET et l’orchestre de Cleveland, le Philharmonique de Vienne et de Berlin, l’orchestre de la Staatskapelle de Berlin et l’orchestre du Festival de Lucerne.

Lucinda Childs est l’une des chorégraphes américaines modernes les plus réputées. Elle a commencé sa carrière comme chorégraphe et danseuse en 1963 à New York au sein du Judson Dance Theater, dont elle était l’un des membres fondateurs. Après avoir monté sa propre compagnie de danse en 1973, elle a collaboré en tant que danseuse principale et chorégraphe avec Robert Wilson et Philip Glass pour l’opéra Einstein on the Beach en 1976, pour lequel elle a reçu un Obie Award. Elle est apparue dans cinq des productions marquantes de Wilson, parmi lesquelles La Maladie de la Mort (sur un texte de Marguerite Duras) aux côtés de Michel Piccoli, I Was Sitting on my Patio This Guy Appeared I Thought I Was Hallucinating avec Robert Wilson, Quartett d’Heiner Muller, et White Raven, l’opéra de Wilson et Glass. Elle a reçu de nombreuses commandes de la part de grandes compagnies de ballet et a assuré la chorégraphie et la direction de plusieurs productions d’opéra dont : Orfeo ed Euridice de Gluck pour le Los Angeles Opera, Zaide de Mozart pour La Monnaie à Bruxelles, Le Rossignol et OEdipe de Stravinsky, Farnace de Vivaldi, et une nouvelle production de John Adams Dr Atomic pour l’Opéra du Rhin en 2014. Plus récemment, elle a dirigé et chorégraphié Alessandro de Haendel pour Parnassus Arts Productions.

Liam Gillick est un artiste résidant à Londres et New York. Il a bénéficié de nombreuses expositions personnelles et a exécuté de nombreuses commandes publiques et a enseigné notamment à la Columbia University. Il a publié de nombreux textes dans l’accompagnement de son travail. Il a été nominé au Prix Turner en 2002 et au Prix Vincent du musée Stedelijk d’Amsterdam en 2008, puis il a été choisi pour représenter l’Allemagne à la 53ème Biennale de Venise en 2009.

Dominique Gonzalez-Foerster fait figure de référence dans le monde de l’art contemporain. Réalisatrice à l’origine, elle a été amenée par son travail pluridisciplinaire à collaborer dans de nombreux domaines comme la rédaction d’un roman de science-fiction avec son collègue Philippe Parreno, ou la conception de la scénographie pour le chanteur Alain Bashung. Elle a aussi collaboré avec la maison Balenciaga pour une exposition parisienne. Elle a été invitée artiste en résidente à la Villa Kujoyama à Kyoto en 1996 et a reçu le prix Mies van der Rohe Award à Krefeld en 1996, puis le prix Marcel Duchamp en 2002 à Paris. En 2008, elle a créé une installation unique pour le Turbine Hall de la Tate Modern. Elle est née à Strasbourg en 1965 et vit actuellement entre Paris et Rio de Janeiro.

Cai Guo Qiang est à la fois un conservateur et un artiste contemporain chinois de premier plan. Né en 1957 dans la ville de Quanzhou, dans la province de Fujian en Chine, il vit et travaille à New York. Il a étudié la scénographie de théâtre au Shanghai Drama Institute de 1981 à 1985 et a fréquenté l’Institute for Contemporary Art : The National and International Studio Program au P.S.1 Contemporary Art Center, à Long Island City. Son travail est poignant, tant du point de vue académique que politique. Maîtrisant plusieurs médias, il a commencé à utiliser la poudre à canon dans ses oeuvres, ce qui a donné lieu au développement de ses «performances explosives» caractéristiques. Il a reçu un certain nombre de récompenses, dont le 48ème Lion d’or de la Biennale Internationale de Venise et le prix artistique CalArts/Alpert Award. Parmi ses nombreux projets et expositions solo, citons Light Cycle : Explosion Project pour Central Park à New York, Ye Gong Hao Long : Explosion Project pour la Tate Modern de Londres, Transient Rainbow, Museum of Modern Art à New York, Cai Guo-Qiang Shanghai Art Museum, et APEC Cityscape Fireworks Show, Asia Pacific Economic Cooperation à Shanghai. Son travail a aussi été présenté dans des expositions de groupe dont, entre autres, la Biennale de São Paulo (2004), la Biennale Whitney (2000), et trois expositions dans le cadre de la Biennale de Venise.

David Lynch est un réalisateur américain, auteur et producteur de film qui reçu de nombreuses récompenses. Il a notamment réalisé pour le cinéma et la télévision : Eraserhead, Elephant Man, Wild at Heart, Twin Peaks, Blue Velvet, Lost Highway, Straight Story, Mulholland Drive et Inland Empire. Connu pour ses films surréalistes, il a développé un style cinématographique unique caractérisé par une imagerie onirique et un soin particulier apporté au son. Il a adopté internet comme un media à part entière en réalisant plusieurs productions pour le web telles que Dumbland (2002) et le sitcom surréaliste Rabbits (2002). Il a été nommé à trois reprise pour les Academy Awards qinsi que pour la Palme d’Or du Festival de Cannes.

Greg Lynn est à la pointe du design architectural. Les bâtiments, projets, publi- cations, enseignements et les textes associés à son cabinet sont très influents. Le magasine Forbes l’a classé parmi les 10 personnes les plus influentes en architecture en 2005, et Time Magazine l’a fait figurer parmi les 100 personnes les plus innovantes du 21 ème siècle. Il a été nommé membre des United States Artists (USA) en 2010 et a reçu un Lion d’or à la 11 ème Biennale de Venise en architecture. Il a reçu un Progressive Architecture Award en 2004, et un American Academy of Arts and Letters Architecture Award lui a été attribué en 2003. Son cabinet a récemment achevé la rénovation du siège social d’Uniserve dans la ville de Commerce près de Los Angeles ainsi que la réalisation, à l’occasion des INDEX Awards à Copenhague, de 8 pavillons mobiles à grande échelle en plastique léger renforcé au carbone. Sa Bloom House de Los Angeles en 2009 a été largement commentée pas la presse internationale. Son travail a fait l’objet de nombreuses expositions dans le monde entier. Outre son activité architecturale, il produit également de nombreux objets au design industriel en collaboration avec Alessi, Vitra et Swarovsky. Il est professeur à l’Université Applied Arts de Vienne et titulaire de la chaire Davenport Visiting Professor à l’Université de Yale.

Philippe Parreno est un artiste et réalisateur français majeur résidant à Paris. Il a occupé le devant de la scène à partir des années 90, encensé par la critique pour son travail exploitant des supports divers tels que le film, la sculpture, la performance, le dessin et le texte. Il conçoit ses oeuvres comme un espace scénarisé au sein duquel se déroule une série d’événements. Le visiteur est guidé dans l’espace donné par l’orchestration du son et de l’image qui intensifie son expérience sensorielle. En 2012, il a utilisé ce format pour son exposition Dancing around the Bride au Philadelphia Museum of Art et pour son exposition de 2010 à la Serpentine Gallery. Le son a encore occupé une place essentielle lors de son exposition de 2013, The Bride and The Bachelors, au Barbican à Londres. En 2013, le Palais de Tokyo à Paris a donné carte blanche à Parreno pour son exposition Anywhere, Anywhere Out of the World. Il a radicalement transformé l’espace dans son ensemble et a fait du bâtiment un organisme vivant en constante évolution à l’aide du son, de l’image et de performances pour guider les pas du visiteur parmi les oeuvres présentées, anciennes ou nouvelles. En 2012, il a exposé deux oeuvres majeures à la Fondation Beyeler de Bâle, Marilyn (2012) et C.H.Z. (Continuously Habitable Zones) (2011). Par la suite, Marilyn a fait l’objet de la première exposition solo de Parreno en Russie au Garage Center for Contemporary Culture, à Moscou et lors de la 55ème Biennale de Venise au Palazzo Grassi. Parmi ses nombreuses collaborations, citons le film documentaire réalisé par Parreno et l’artiste écossais Douglas Gordon en 2006 intitulé : Zidane : Un portrait du 21ème siècle. Philippe Parreno a exposé et publié son travail dans le monde entier, et son oeuvre figure dans plusieurs collections dont celle du Centre Georges Pompidou à Paris, du MOMA à New York, du musée Solomon R. Guggenheim à New York et de la Tate Modern à Londres.

Esa-Pekka Salonen est l’un des chefs d’orchestre les plus réputés au monde. Il est né en 1958 à Helsinki et a étudié à la Sibelius Academy. Il a été «premier chef invité du Swedish Radio Symphony Orchestra de 1984 à 1995. Il a débuté sa carrière américaine au Los Angeles Philharmonic en 1984 pour en devenir, successivement «premier chef» et «directeur musical». Actuellement, il est aussi «premier chef invité « et conseiller artistique du Philharmonia Orchestra, une relation qui remonte à 30 ans, depuis ses débuts en 1983. Pour sa première saison dans cette fonction, il a mis conçu et dirigé City of Dreams, une exploration qui a durée 9 mois, de la musique et de la culture viennoise de 1900 à 1935. Ce projet l’a amené à parcourir 18 villes dans toute l’Europe. Il est aussi reconnu pour son interprétation de la musique du 20ème siècle et pour ses propres compositions.

Tino Sehgal s’est rendu célèbre pour son travail innovant composé essentiellement de rencontres réelles entre différentes personnes. En évitant toute production d’objets, il a exploré une nouvelle approche de la création artistique, radicale et entièrement centrée sur le public. Ses oeuvres sont une réaction et une interaction directe avec le visiteur de la galerie, donnant lieu à des situations de sociabilité par la parole, le son et le mouvement, et ouvrant un débat philosophique et économique. Né à Londres en 1976, il vit et travaille à Berlin. Son oeuvre This Variation a été présentée à documenta XIII et a fait l’objet d’une exposition solo au musée Guggenheim en 2010. Il a représenté l’Allemagne lors de la Biennale de Venise de 2005. Des expositions solo de son travail ont été organisées dans le monde entier : Villa Reale à Milan, ICA à Londres, Kunsthaus à Bregenz et Marian Goodman Gallery à New York. Son travail novateur, These Associations a été présenté au Turbine Hall à la Tate Modern dans le cadre des Unilever Series en 2012 et il a figuré parmi les nominés du Turner Prize en 2013.

Rirkrit Tiravanija est né en 1961 à Buenos Aires en Argentine. Il est salué comme l’un des artistes les plus influents de sa génération. Son travail ne se prête pas aisément à la description, combinant l’artisanat traditionnel, des performances publiques et privées, l’enseignement, et d’autres formes de services public et d’oeuvres sociales. De nombreuses galeries d’art et musées dans le monde lui ont consacré des expositions : le Museum of Modern Art, New York (1997); le Los Angeles County Museum of Art (1999); le Astrup Fearnley Museum of Modern Art à Oslo (2002), le Chiang Mai University Art Museum (2004); le Museum Bojmans Van Beuningen (2004); le Musée d’art moderne de la Ville de Paris (2005), et la Kunsthalle Bielefeld (2010). Son travaille a été récompensé par de nombreuses remises de prix dont le Benesse délivré par le Naoshima Contemporary Art Museum au Japon, le Lucelia Artist Award remis par le Smithsonian American Art Museum, le Hugo Boss Prize du Solomon R. Guggenheim Museum de New York en 2004 et le Absolut Art Award en 2010

Une réflexion sur « Les Chroniques de Solaris / Solaris Chronicles, Campus Luma Arles »

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s