Collectif Linge Records, « On est dans de beaux draps » à la galerie Saint Ravy, Montpellier

Linge Records afficheLa galerie Saint Ravy accueille du 28 mars au 11 avril 2014 l’exposition « On est dans de beaux draps », du collectif montpelliérain Linge Records.

Vernissage le vendredi 28 mars à 18h
Ouverture  du mardi au dimanche de 13h à 19h

En savoir plus :
Sur le site de la Ville de Montpellier
Sur le site de Linge Records
Sur la page Facebook de Linge Records
Linge recors sur Twitter @LingeRecords

Linge records programme

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Visages – Picasso, Magritte, Warhol …au Centre de la Vieille Charité, Marseille

Du 21 février au 22 juin 2014, le Centre de la Vieille Charité à Marseille et la Réunion des musées nationaux-Grand Palais proposent Visages – Picasso, Magritte, Warhol …, une exposition thématique autour de la représentation de la figure humaine au XXème et XXIème siècle.

Un ensemble de cent cinquante œuvres, peintures, sculptures et photographies de quatre-vingt-dix-sept artistes occupent quatre salles du rez-de-chaussée et la chapelle.

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On connaît les fortes contraintes du lieu, l’étroitesse de ses galeries, les problèmes d’éclairage et de circulation qui ont parfois été préjudiciables à une bonne valorisation des œuvres lors d’expositions passées. Il faut donc souligner la pertinence de l’accrochage et les choix scénographiques qui réussissent à contourner intelligemment les principales difficultés. Toutefoiś, on regrette les ombres portées qui subsistent pour certaines toiles et l’on conseillera vivement d’éviter les heures d’affluence.

Dans son article du catalogue, « D’un visage à l’autre », Christine Poullain, directrice des musées de Marseille et commissaire de l’exposition, présente ainsi le propos de cette exposition :

« Sujet éternel de la peinture, la représentation de la figure humaine a considérablement évolué depuis la Renaissance et emprunte des chemins nouveaux au début du XXe siècle. Elle se libère des codes picturaux des siècles précédents et dépasse les lois de l’apparence pour privilégier l’expression de la subjectivité et tenter de saisir et rendre compte du fonctionnement de la pensée humaine lié aux mutations contemporaines. Avec les transformations de la société dues à la deuxième révolution industrielle et au progrès de la technoscience, avec l’épanouissement de l’individualisme et l’atrocité des guerres et des génocides, le sujet apparaît souvent en décalage avec son environnement et par là-même, empreint d’une certaine étrangeté. Ces métamorphoses ne sont pas sans conséquences sur la représentation picturale de l’individu et de nouvelles questions se posent qui font émerger une nouvelle position de l’homme, étranger au monde qui l’entoure, tout autant qu’à lui-même.

Comment s’exprime son étrangeté ? Comment s’articule son rapport à l’altérité, tout autant que la relation à sa propre image et dans le regard de l’autre ?

Nombre d’artistes, de Picasso à Warhol, ont exploré ces questions plus actuelles que jamais. Ils s’attachent à exprimer l’inquiétude, l’interrogation (Bacon, Artaud), le déplacement, la présence dans l’absence, le sujet face à un impossible, au bord de l’effacement (Giacometti) mais aussi, le rêve, le fantasme, la force du désir (Magritte, Ernst), les mystères de l’inconscient, la traversée du miroir.

Scènes urbaines, scènes de café, de cinéma, d’intérieur, portraits et autoportraits, figures fondues dans un paysage, visages dans la foule, révèlent un décalage, font énigme. Les figures torturées de Bacon, les traversées du miroir de Magritte, l’inexorable marche vers leur destin des personnages de Giacometti, les visages immobiles de Streuli, les portraits inexpressifs et absents de Katz, sont autant de réponses artistiques possibles aux interrogations contemporaines ».

Pour éclairer son discours, le commissariat propose un parcours « qui part du macrocosme des visages mêlés dans la foule et dans l’espace extérieur de la société, en passant par ceux saisis dans l’intimité, pour aboutir au microcosme du fonctionnement mental de l’individu ».

L’exposition propose, en conséquence, trois univers, trois séquences chronologiques différentes de la représentation de l’individu :

  •          Visages de la société
  •          Visages de l’intimité
  •          Visages de l’esprit

On peut, sans retenue, affirmer que la présentation proposée à la Vieille Charité atteint ces objectifs. L’accrochage sobre et efficace illustre parfaitement le propos du commissariat. Les rapprochements des œuvres sont souvent très pertinents. Le rythme de la présentation maintient, sans difficulté, l’attention du visiteur. Le parcours ménage des effets de surprise et  d’émotion particulièrement réussis. L’association de la peinture et de la photographie, tout au long du parcours, est sans aucun doute une très belle réussite. L’accrochage a profité avec intelligence de toutes les opportunités offertes par le placement des cimaises afin d’assurer des conditions d’éclairage à la fois satisfaisantes pour le visiteur et la conservation des œuvres, et, pour offrir une très bonne fluidité au parcours. On regrette que cela n’ait pas été possible pour les dessins présentés dans la séquence « Visages de l’esprit », salle 4. Les esprits pointilleux remarqueront que certaines œuvres sont passées d’une section à  une autre entre la publication du catalogue et l’accrochage dans les salles. Ils souligneront que des rapprochements proposés dans le catalogue ne se retrouvent pas toujours sur les cimaises… On objectera, sans difficultés, que le lieu de l’exposition impose toujours des contraintes et qu’une exposition, c’est aussi un dialogue avec un lieu… Par ailleurs, il est logique que certaines œuvres soient dans les lisières d’un découpage thématique qui reste, au bout du compte, une construction intellectuelle « anachronique » par rapport aux œuvres utilisées.

Exposition à voir, sans aucun doute !

Une critique cependant, l’inqualifiable présentation intitulée « Visages… au commencement, portrait d’une exposition » que propose le Musée d’Archéologie Méditerranéenne (MAM)  dans une salle du  premier étage. Dans une ambiance sépulcrale, seuls sont maintenus les éclairages d’une quarantaine de pièces qui font écho au sujet de l’exposition Visage. Ce qui pouvait être une bonne idée se transforme en une proposition pitoyable qui donne l’image d’une collection archéologique en déshérence…  Comment peut-on avoir un tel mépris des visiteurs qui viennent  pour voir les collections permanentes du musée d’archéologie !

Commissariat : Christine Poullain, Conservateur en chef du patrimoine et directrice des musées de Marseille et Guillaume Theulière, Conservateur et adjoint à la directrice des musées de Marseille. Scénographie : Jean-Paul CamargoSaluces Catalogue aux éditions de la Réunion des musées nationaux Grand Palais

En savoir plus : Sur le site de la RMN-GP (Réunion des musées nationaux-Grand Palais) Sur le site de la Ville de Marseille

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Mr.BMX @ KULTE Montpellier

La boutique KULTE de Montpellier présente une expo de Mr.BMX 

«Bé Aime IXe @ KULTE MONTPELLIER»


Video: Ghislain Garlin – Music: DJ Mehdi (rip) « Tragicomehdi »

Vernissage jeudi 27 mars à partir de 19h en présence de l’artiste
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8 rue de la Croix d’Or, Montpellier
After Party @ Ohlala Bar (34 rue de l’Université) à partir de 21h avec La Tartine, Monstart Crew, Baxter Beez.

En savoir plus :
Sur la page Facebook de Mr.BMX
Sur le site de boutique KULTE

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Quim Domene, « Variations 2010-2014 », à la Galerie Trintignan

Jusqu’au 30 avril 2014, la Galerie Hélène Trintignan présente le travail singulier de Quim Domene, un artiste catalan qu’elle nous  a fait découvrir lors du Drawing Room au Carré Sainte Anne.

Et cette exposition est notre coup de cœur de ce début de printemps à Montpellier !

Autodidacte, Quim Domene a commencé par travailler comme graphiste et designer avant de  se tourner vers la peinture. Multidisciplinaire, il associe à la peinture plusieurs techniques : photographie, reprographie, sculpture et installations.

L’essentiel des œuvres présentées par la Galerie Hélène Trintignan appartient à l’importante série des  «Lettres à Kurt Schwitters » qui a été intégralement exposée, en 2011 à l’espace ZERO1 d’Olot.

Quim Domene. Lettres à Kurt Schwitters. 06/08/2011
Quim Domene. Lettres à Kurt Schwitters. 06/08/2011

Dans ce travail, Quim Domene s’est intéressé à l’univers Dada particulier de cet artiste allemand, animateur du mouvement à Hanovre. En parallèle à Dada, Schwitters développe un mouvement original qu’il baptise Merz à partir d’un vocabulaire propre fondé sur l’utilisation de déchets et de détritus qu’il combine par divers procédés de collage. Merz, ironiquement tiré de la partie centrale du mot « Kommerzbank »,  n’a aucune espèce de signification.  Schwitters  définit ainsi sa peinture Merz : « J’utilise n’importe quel matériau en fonction des exigences du tableau. En évaluant différents matériaux les uns par rapport aux autres, j’ai un plus par rapport à la seule peinture à l’huile puisque je valorise, outre les couleurs entre elles, les lignes et les formes et les matériaux entre eux, par exemple le bois et la toile de lin ».

L’artiste étend Merz à d’autres activités artistiques : la poésie, le théâtre et l’architecture, avec le « Merzbau », construction bâtie dans son atelier, à partir de 1922. En 1923, il crée la revue Merz, qui publie ses poésies phonétiques et abstraites, application à la littérature des principes du collage.

Quim Domene. Lettres à Kurt Schwitters. 24/04/2011
Quim Domene. Lettres à Kurt Schwitters. 24/04/2011

Quim Domene a commencé son projet des « Lettres à Kurt Schwitters » en 2005. Il s’agit de mettre en place un dialogue avec l’artiste allemand au moyen d’une correspondance épistolaire fictive.
Utilisant parfois comme support les dessus des porte-documents du cadastre d’Olot, Quim Domene crée des collages, selon les principes de Merz. En quatre ans, plus de 200 lettres sont réalisées. Certaines sont expédiées à destination de Kurt Schwitters , aux adresses où il a vécu. Elles retournent à leur expéditeur avec  la mention « inconnu à cette adresse ».

Domene revisite ainsi Schwitters, le mouvement Dada et les avant-gardes artistiques. Le sujet de ses œuvres se réfère également à la mémoire historique, à l’histoire de l’art mais aussi à l’actualité. Une multitude de références croisées construisent des relations parfois fortuites, souvent ironiques entre les objets, les images et des symboles.

On découvre, au fil de ces collages, les effigies ou les références à Schwitters et à Domene (parfois masqué), mais aussi à Rothko, Johns, Mapplethorpe, Courbet, Duchamp, Picabia… ou encore à Einstein, Lénine, Kafka, Picasso…  On remarque des références au terrorisme, des regards critiques à propos des autonomies régionales mêlées aux éléments de squelette, aux organes humains, aux animaux ou aux objets du quotidien… En hommage au travail typographique de Schwitters, Domene multiplie des signes graphiques, les chiffres, les points d’interrogation et les mots…

« Lettres à Kurt Schwitters » est complétée par une sélection d’œuvres appartenant à quatre autres séries :

  • « Cactus », 2013 avec 10 peintures en « tondo » .
  • « National Geographic . Human Race » est une série d’un ensemble  plus important commencé en 2003. Dans cette série, Domene se moque des « différents groupes ethniques » qui composent  la carte des avant-gardes historiques  de la modernité et de l’art contemporain.
  • « Zoo chinois », série de dessins sur le principe du jeu populaire dans lequel on projette en ombre chinoise des silhouettes d’animaux réalisées avec  les mains.
  • « Ex-machine» est une série en cours, composé de dessins en grand format à partir de matières recyclées issues d’usines qui ferment .
EX MACHINE
Quim Domene. Ex-machine. 2013. Dessin et technique mixte sur papier à la main. 102 x 72 cm
  • Tête Dada » est un triptyque en référence à la sculpture « Tête DADA » de Sophie Taeuber‑Arp, qui est complémentaire aux « Lettres à Kurt Schwitters ».

En savoir plus :
Sur le site de la Galerie Hélène Trintignan
Sur le site de Quim Domene
Catalogue de l’exposition « Lettres à Kurt Schwitters » à l’espace ZERO1 d’Olot sur le site issuu.com
À propos de Kurt Schwitters  sur le site du Centre Pompidou à l’occasion de la rétrospective de 1994‑95.

Repères biographiques (extrait du communiqué de presse) :

Né à Olot (catalogne) en 1948. Autodidacte.

En 1968, il a commencé à exposer avec plusieurs collectifs, tels que : Grup d’ Ara , Assemblea d’Artistes de la Garrotxa i Olot, et Temps de Ruptura.

Premières expositions personnelles à partir de 1974 dans plusieurs villes catalanes et espagnoles : Olot, Figueres, Banyoles, Blanes, Palafrugell, Tossa de Mar, Begur, Sant Feliu de Guíxols, Gérone, Barcelone, Sant Cugat del Vallès, Vic, Granollers, Reus, Elx, Palma de Majorque …

À partir de 1980, expositions solo dans diverses villes européennes, telles que : Hanovre, Kassel , Sttutgart, Düsseldorf, Friedberg, Köln, Bonn, Kamen, moln, Wunstorf, Eckernförde, etc ( Allemagne ) ; Stockholm ( Suède ) ; Zurich, Berne, Zoug, Wil ( Suisse ) ; Wien ( Autriche ), et Bordeaux , Grignan et Toulouse (France ) .

Première exposition personnelle à New York (États-unis ) en 1991 . Depuis 1998, expositions solo au Japon : Kobe, Osaka, Tokyo, Kyoto, Okayama et Ashiya .

Participe à plusieurs foires et biennales internationales d’art à Madrid ( ARCO et ESTAMPA ) , Barcelone, Valence, Hanovre, Kassel, Montréal, Buenos Aires, et Osaka .

Nombreuses publications et monographies sur son travail, avec des textes de Joan Barril , Lluís Montréal , Carme Ortiz , Josep Maria Fonalleras , Miquel Martí i Pol , Glòria Bosch , Jaume Fàbrega , Jordi Pujiula , David Santaeularia , Eudald camps, JN Santaeulàlia , Maria Domene , Xavier Antich , Pilar Parcerisas .

Quim Domene a publié plusieurs monographies personnelles de son travail. Une de ces monographies et une de ces expositions solos ont été sélectionnées pour les prix annuels de l’Association des critiques d’art Catalan.

Il a réalisé de nombreux travaux publics dans les espaces urbains des villes catalanes comme à Olot, Gérone, Las Presses, Riudellots de la Selva, Calella de Palafrugell, cassa de la selva, Castellfollit de la Roca, Palafrugell, Figueras…

Street Art dans les collections au Carré Sainte Anne, L’œil et le cœur #2 à Montpellier

Dans un précédent billet, nous avons évoqué les collections de Jacques Arnaudiès et L.G. (Laurent Goumarre) présentées dans le cadre de l’exposition l’œil et le cœur #2 au Carré Sainte Anne.

Cette chronique s’intéresse aux  collections de deux jeunes amis montpelliérains, passionnés par le Street Art.  Tous les deux ont choisi d’utiliser des pseudonymes Fernand pour l’un et Tranber pour l’autre.

Collection Fernand

Avec ses 12 œuvres, la collection Fernand  est clairement la plus modeste en volume. Cependant, elle apparaît comme une des plus intéressantes par la qualité des pièces présentées,  mais aussi par la pertinence de l’accrochage et par le rapprochement des œuvres qui est proposé.  En outre, elle fait avec opportunité le lien entre les quatre ensembles exposés.

Les premières acquisitions de ce jeune collectionneur semblent avoir été  un ensemble de photographies remarquables qui montre un œil très aiguisé et un choix affirmé.

Samuel Fosso, Autoportrait,“African Spirits”, Miles Davis,   ©Samuel Fosso 2008
Samuel Fosso, Autoportrait,“African Spirits”, Miles Davis,
©Samuel Fosso 2008

De Samuel Fosso, le jeune juriste a choisi Miles Davis, une épreuve de la série African Spirits. Présentée pour la première lors des rencontres d’Arles 2008, cette série est la concrétisation d’un projet conçu par le photographe africain pendant  plusieurs années : réinterpréter en  14 autoportraits des icônes photographiques des grands leaders des indépendances africaines et  du mouvement des droits civiques aux États-unis. Fosso investit donc les identités de Mandela, Senghor, Césaire, Miles Davis, Martin Luther King, Seydou Keita, Angela Davis, N’Krumah, Lumumba, Tommie Smith, Haïlé Sélassié, Malcolm X et Muhammad Ali.
Fernand a choisi la réinterprétation par le photographe d’un portait de Miles Davis en boxeur au téléphone qui illustrait le deuxième CD du mythique coffret The Complete Jack Johnson Sessions, enregistré en 1970.

Miles Davis, The Complete Jack Johnson Sessions, 1970
Miles Davis, The Complete Jack Johnson Sessions, 1970

Dans ce portrait plus grand que nature, installé au milieu de la nef de Sainte Anne, légèrement décentré sur la gauche, le regard de Fosso accroche celui du visiteur de manière irrésistible. Toute la présentation de la collection semble avoir été construite à partir de cette image.
Au-dessus de cette photo, légèrement décalé sur la gauche, un des autoportraits le plus reproduit de Fosso, où il pose en slip, avec des gants pour faire la vaisselle (SM 14, 1976/2003).

Ce portrait dirige le regard vers What if…, un ensemble de six photos de Bushra Almutawakel. Dans cette œuvre, qui fait partie de Hijab Series, la photographe Yéménite joue avec  humour sur la question du voile et du genre.

Bushra Almutawakel, What if...
Bushra Almutawakel, What if…

Le Miles Davis en boxeur fait subtilement le lien avec la sculpture Drop Out de Mark Jenkins, une des œuvres qui interpelle le plus les visiteurs du Carré Sainte Anne. Il faut dire que l’américain est  sans aucun doute un des maîtres des interventions urbaines qui interloquent le public à travers le monde. Fernand a par ailleurs choisi une autre œuvre de Jenkins ( de la série Stroker Project) comme emblème de sa collection sur le mur d’entrée.

Mark Jenkins, Drop Out, 2012
Mark Jenkins, Drop Out, 2012

De part et d’autre du Miles de Samuel Fosso, deux toiles de Jonone, très proches par leur dynamisme et leur facture. Les jaunes et les orangés de Travels  s’accordent à la palette de Circulatory system du californien Augustine Kofie. À droite, Out Out fait graphiquement lien avec une composition métaphysique de Dozen Green (Midnight of the Corrosion of conformity) et avec une belle composition de Mist (Blue eye Debil).

Le mur en retour prolonge ce remarquable accrochage. Deux petits dessins de Doezn Green accompagnent une grande toile carrée du marocain Yaze, de sa série des « broderies ».

Yaze, Untitled, Collection Fernand.
Yaze, Untitled, Collection Fernand.

Collection Tranber

Cette collection est, a notre sens, la moins aboutie.  On perçoit une accumulation d’œuvres qui semble manquer de décantation. On a le sentiment qu’il s’agit de rassembler au moins une œuvre de chaque artiste présent sur la scène du Street Art…, même si certains sont présent plusieurs fois ( Space Invaders, Mist, Supakitch, Smash 137…).
L’accrochage, qui restitue probablement l’intérieur du collectionneur, est d’une telle densité qu’il  ne permet pas d’apprécier les œuvres  assemblées.
Les plus observateurs remarqueront  la présence d’une petite gouache sur papier de Claude Viallat.  Il est probable qu’avec le temps, ce jeune collectionneur saura faire preuve de plus de discernement.

Oeil et le Coeur 2 - Collection Tranber
Oeil et le Coeur 2 – Collection Tranber

Lire sur ce blog  : Collections et collectionneurs au Carré Sainte Anne

Du 24 janvier au 7 avril 2014
Ouvert du mardi au dimanche, de 10h à 13h et de 14h à 18h
Commissariat : Numa Hambursin