Christine Poullain présente l’exposition Visages Picasso, Magritte, Warhol… à la Vieille Charité, Marseille

Présentation par Christine Poullain, conservateur en Chef du patrimoine, directrice des musées de Marseille, commissaire de l’exposition Visages Picasso, Magritte, Warhol… à la Vieille Charité, Marseille. Propos recueillis par le journal La Marseillaise.

Marc Desgranchamps. Sans Titre, 2006. Visages Picasso, Magritte, Warhol… à la Vieille Charité, Marseille

Marc Desgranchamps. Sans Titre, 200
Marc Desgranchamps. Sans Titre, 2006. Huile sur toile. Marseille, Collection vacances bleues. © Photo Marif Deruffi

Première visite de l’exposition Visages Picasso, Magritte, Warhol… à la Vieille Charité, Marseille.
Beaucoup de très belles surprises et surtout des rapprochements et des dialogues particulièrement réussis entre les œuvres.
De multiples conversations entre peinture et photographie qui donne à cette exposition une vraie singularité.

Parmi ces multiples proximités réussies, deux femmes grandeur nature semblent se tourner le dos… Mais l’étonnante présence du personnage de  Djamal Tatah peint à la cire, s’oppose-t-il réellement à l’évanescence et à la transparence de la femme fantomatique de Marc Desgranchamps ?

Chronique à suivre, très prochainment….

Dinh Q Lê, Erasure, 2011. Chorégraphies suspendues à Carré d’Art, Nîmes

Dinh Q Le, Erasure
Dinh Q Lê, Erasure, 2011. Installation pour l’exposition Chorégraphies suspendues. Carré d’Art, Nîmes.

L’installation de Dinh Q Lê, Erasure mérite à elle seule la visite de la très intéressante exposition Chorégraphies Suspendues à Carré d’Art. On y appréciera aussi les toiles de Nguyễn Thái Tuấn, les encres sur papier et les vidéos de Lena Bùi, les étonnantes cartographies de Tiffany Chung et l’intriguant film de Jun Nguyễn-Hatsushiba, Le passage devant le banian
On revient très vite sur cette exposition, avec une chronique. En attendant, vous pouvez lire le billet qui annonçait l’expo et l’entretien de Guy Boyer avec Jean-Marc Prévost, directeur du Carré d’art.

Linda McCartney, Paul McCartney, Los Angeles, 1968

Linda McCartney, Paul McCartney, Los Angeles, 1968
Linda McCartney, Paul McCartney, Los Angeles, 1968

Il y a une semaine, la ville bruissait d’informations contradictoires sur la présence éventuelle de Sir Paul McCartney pour le vernissage de la rétrospective que le Pavillon Populaire consacre à sa femme Linda…. Le service du protocole de la Ville de Montpellier était sur les dents et la presse nationale s’apprêtait à couvrir l’événement.
Paul est donc venu en famille passer une petite heure pour visiter l’expo…

Nous avons donc choisi cette photo prise par Linda en 1968 à Los Angeles.  On peut découvrir dans l’espace de documentation de l’expo, une planche-contact de cette séance de prise de vues. Une occasion de découvrir la façon de travailler de Linda McCartney , une des photographes les plus célèbres des années 1960.

Nous reviendrons bientôt sur cette rétrospective.

Guillaume Constantin , La constante des variables, Project Room au CRAC, Sète

Du 28 février  au 11 mai 2014, Le Centre Réginal d’Art Contemporain (CRAC) de Sète propose une Project Room à Guillaume Constantin.

Vernissage le vendredi 28 février 17 h 30.
Du 28 février  au 11 mai 2014. Ouvert tous les jours de 12h30 à 19 h.  Samedi et dimanche de 14 h à 19 h. Fermeture le mardi.
Commissariat : Noëlle Tissier

Communiqué de presse :

Le travail de Guillaume Constantin se construit à partir d’analogies et d’anachronismes. Que ce soit dans les choix de matériaux (souvent semi-transformés), de types de formats,dans les sources utilisées ou bien les prélèvements et les déplacements qu’il propose, se pose la question de la matérialité et de la temporalité de l’objet qui renvoie inévitablement à celle de l’œuvre d’art et de ses dérivés quotidiens. Se déploient ainsi des œuvres ambiguës qui ricochent les unes sur les autres en devenant tour à tour un jeu sur le médium, le support, un hommage, un détournement, une réappropriation.

« Appropriation, recyclage, détournement et autres déplacements, transformations, voire déformations habitent l’œuvre de Guillaume Constantin. Développant un travail essentiellement sculptural et d’installation, il conçoit régulièrement des displays ou réalise des interventions sur des dispositifs d’exposition préexistants, notamment muséaux, interrogeant le rapport à l’œuvre ou à l’objet, sa collection et ses modes démonstration comme de circulation, son histoire, au sein de différents contextes pouvant mettre en tension conservation et disparition, visibilité et absence. L’artiste remet ainsi littéralement en jeu l’exposition en même temps qu’il en propose une réécriture et une relecture, convoquant la mémoire et les traces du passé.» Anne-Lou Vicente, Raphaël Brunel et Antoine Marchand

En savoir plus :
Sur le site du CRAC
Sur la page Facebook du CRAC
Sur le site de Guillaume Constantin 
Portfolio de Guillaume Constantin