Cédric Matet et Hélen Martres, L’étoffe même du corps, Sète

La Chapelle du Quartier Haut à Sète présente L’étoffe même du corps, une exposition de Cédric Matet et Hélen Martres, du 18 janvier au 9 février 2014.

Cette exposition est l’aboutissement d’un important travail de recherche des deux photographes.
Ils  rencontrent lors d’une exposition collective à Saint-Jean de Vedas dans le cadre de Supernova, le off des Boutographies, en 2011.
Au cours de l’été, ils rédigent une première note d’intention de leur projet l’Étoffe même du Corps qui définit les premières pistes de réflexion et la mise en place d’un premier protocole de prise de vue. Ils multiplient les essais au deuxième semestre 2011.
En janvier 2012, un shooting avec une trentaine de modèles est filmé par Laurent Barbier.

Une première exposition pluridisciplinaire (performance, danse, projection, affichage, vidéo, conférence/débat) est présentée à l’espace 025rjj en février 2012.

Le travail de recherche se poursuit pendant l’année 2012.
En mai 2013, une projection de l’Étoffe Même du Corps est présentée lors de la soirée de clôture des Boutographies.
En mai, des tirages géants sont affichés dans les rues pour l’évènement Entre chien & loup à Loupian.

Pour cette exposition à la chapelle du quartier haut, à Sète,  les deux artistes déclarent dans le dossier de presse qu’ils ont suivi « cinq corps, cinq identités et cinq disciplines ».

  • Omar Dakiri (Buto, Danse Contemporaine)
  • Hamid El Kabouss (Hip Hop, Danse)
  • Hugo Nadal (Boxe)
  • Céline Picard (Chant Lyrique)
  • Julien Didier (musicien, Contrebasse)

Ils proposeront leurs deux points de vue, en trois étapes dans l’espace de la chapelle :

  • Dans le hall d’entrée, leurs recherches autour de la pratique des modèles seront affichés dans de grands formats en papier en bande de  90 cm par 300 à 450 cm.
  • La nef présentera un «  espace de prise de vue » avec cinq tirages de 110 cm x110 cm de leurs cinq modèles. Ces épreuves seront accompagnées de textes de Pauline Catherinot, une sculpture et installation de Mehdi Melhaoui et Sarah Thiriet.
  • Dans le cœur, un espace fermé intime dévoilera les identités et les ressentis de leurs cinq modèles. Cinq portraits de 20cm x 20cm seront accompagnés pat des textes de Pauline Catherinot et un environnement sonore composé des témoignages des modèles autour de leur corps et leurs pratiques artistiques, culturelles et sportives.

Vernissage le 17 janvier 2014.
Entrée Libre tous les jours de 12h à 19h

Projet « L’étoffe même du corps » (extrait du dossier de presse) :

INTENTION

Lors de notre rencontre, nous avons été frappés par la différence de point de vue et de narration de nos travaux et de notre façon d’envisager le photographique. Attirés, stimulés par cette altérité, collaborer nous semblait comme une évidence, sous la forme d’un projet commun.
Nous nous sommes alors fixés des règles, un processus d’action. Enfin, nous avons opté pour un thème suffisamment universel pour préserver nos différences d’interprétation et issu d’une fascination commune, «LE CORPS».
Thème universel, fascinant, nous permettant d’exploiter notre duplicité de regards, de façon et d’inspiration… Pour mener à bien ce travail, nous l’avons élaboré comme une recherche, divisée en plusieurs étapes construites ensemble à travers l’apprentissage de nos modèles.
Avec le long terme comme allié, ce processus pouvait être testé et modifié au besoin. Car si l’image fixe, finie, est témoin d’un moment précis, l’avancée de nos recherches est à l’image du corps, en constante évolution.

LA CORPOREITE, IMAGINAIRE ET SENSATIONS

La temporalité et la corporéité nous intéressent en tant que récepteurs et vecteurs des relations humaines. Ils servent et agrémentent ici notre propos.
Notre recherche est ainsi orientée vers la notion de corporéité évoquée par Michel Bernard dans Le corps : une déconstruction du concept occidental traditionnel de «corps» et de l’image d’un corps-bastion, refuge de l’individualité contre une société tentaculaire. La réalité de notre corps est façonnée par nos fantasmes qui reflètent eux-mêmes des mythes forgés par notre société…

PROCESSUS DE PRISE DE VUE

Afin de mener à bien ce travail de recherche et de pouvoir appliquer ces expériences à des acteurs issus de différentes pratiques, nous avons mis au point une méthodologie, un processus photographique sous forme de dogme en quatre étapes .

  • ETAPE 1 : Rencontres OBSERVATIO N (images issues d’entraînement, de répétitions, de séances de travail du modèle)
  • ETAPE 2 : STUDIO – atelier à la Chapelle du Quartier Haut.
  • Après la présentation et la réflexion avec le modèle sur les images de l’étape 1 nous formalisons nos recherches par une séance photo autour de ce que nous avons repéré.
  • ETAPE 3 : Portrait – Individualité – Prise de vue d’un portrait de chaque modèle – nous nous intéressons ici à l’individu, son image.
  • ETAPE 4 : Témoignage RESS ENTI – La séance de portrait se fait en amont d’un entretien enregistré pendant lequel le photographié est invité à parler de ses expériences autour du corps, sa pratique, ses limites, ses attentes.

De ces études, nous attendons plus un constat sociologique et photographique, qu’une série d’images esthétisantes destinées à la monstration.
Notre production est au service de nos modèles et parle de leurs recherches autant que des nôtres. Nous n’exploitons pas le corps, nous le lisons, nous sommes à son service.

Le corps, source de vitalité / Piège à sentiment
Nous partons de ce postulat pour guider nos recherches :
Le corps est véhicule et vecteur, il trahit les émotions et change le monde dont il est partie. Chaque personne exprime différemment plaisir, douleur, envie ; à travers lui, le corps reçoit et émet. Ce sont ces allers-retours qui nous intéressent et l’ interaction du corps avec l’espace, avec l’autre avec lui même.
Nous utilisons chaque corps comme un ensemble d’expériences, de cultures et de ressentis. Nous mettons également en lumière les individualités conduisant et habitant ces corps.
Nous produisons des images, mais aussi des témoignages écrits et audios afin de scénographier et d’accompagner cette recherche visuelle.

Le corps trahit et cache, c’est ce que nous voulons voir.

Repères biographiques  (extraits du dossier de presse) :

Cédric Matet

« Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours suivi la lumière, son trajet, ses percussions. Et dès l’enfance je savais qu’elle ne me montrait que ce qu’elle voulait. Alors je suis devenu déterminé à prendre, à chercher ce qu’elle m’offrait et ce qu’elle dissimulait … un peu comme une amie, solaire et secrète. »
Cédric Matet commence son initiation au plastique très jeune à l’atelier de Joël Florkowski à Frontignan, ce qui l’amène un peu plus tard à suivre et à assister au projet Q’ua’nt’on mené par le collectif d’artistes ZYZOMYS. Il suit une formation de design graphique à Montpellier, sort diplômé de l’école des Gobelins de Paris. Illustrateur, directeur artistique, scénographe, consultant, il travaille entre Paris et Sète où il oeuvre sur des projets en indépendant.
En 2009, il reprend ses études au Conservatoire des Arts et métiers en Aménagement du territoire, ce qui lui permet tant dans son métier de créatif que dans ses recherches artistiques d’explorer les notions de territoires et de comprendre la ville.
Il rencontre Helen Martres en 2010, lors du festival off des Boutographies où ils exposaient tous les 2. De cette rencontre nait le projet L’étoffe même du corps

Hélen Martres

Photographe de nu artistique, Hélen Martres, travaille de manière spontanée et émotionnelle.
Ses images révèlent l’expressivité du corps, des émotions pures et libres dont la force est l’authenticité.
Des oeuvres naissant et se nourrissant de rencontres où la créativité se partage. Des mises en scène, en milieu naturel, invitent les modèles à retrouver des émotions sincères. « Être au monde » pourrait être la trame de ses travaux:
« Etre juste là, nu …à nu… »
Hélen Martres a étudié la photographie au sein de l’atelier Nomade, de Claude Simon. Ecole alternative dans le Gard.
Puis elle travaille en free-lance avec différents artistes de la région dont l’atelier La Barak de Montpellier.
Quand elle n’est pas à l’étranger elle vit à Montpellier.
Actuellement ses recherches photographiques s’orientent sur une série mettant en évidence le paradoxe humain authenticité et apparence. « Ce que nous sommes et ce que nous donnons comme image de soi ».

Mehdi Melhaoui

Né à Casablanca au Maroc. De nationalité Franco-maroco-allemande, il vit et travaille à Montpellier. Il a fait ses études à l’école des Beaux-Arts de Montpellier ainsi qu’à l’université Paul Valéry, cursus arts plastiques. Il a quitté le Maroc depuis 2003, pour s’installer de l’autre côté des côtes Méditerranéennes, en bord de mer. Sa démarche se situe au croisement de différentes pratiques, celle de la collecte, de la collection d‘objets trouvés, de la sculpture, de l’installation, ainsi que de la photographie. Plus tôt, il aborda également la peinture, mais advint une certaine nécessitée d’intégrer l’espace lui-même.
L’espace, ses frontières, ses mouvements, et ses conséquences sur la psyché humaine sont en effet présents tout au long de son cheminement.

Sarah Thiriet

Réside à Montpellier surtout, et parfois ailleurs. Plasticienne, elle utilise peinture, gravure, moulage, modelage et assemble ces fragments pour transcender l’expression des corps en mouvement. Sa réflexion plastique. se nourrit tout autant de son mouvement propre et celui des autres, de sa sensibilité aux flux migratoires et aux gestes individuels . Sarah puise dans la danse contemporaine son répertoire de formes et d’émotions. Elle construit alors un vocabulaire poétique et propose des installations rendant hommage « Aux Déplacements «. Des empreintes de mouvements précèdent aux trajectoires, des fragments de corps initient des lignes incisives redécoupant l’espace.

Pauline Catherinot

Auteur, elle a publié trois ouvrages entre 1997 et 2003 : Rêve, Vertiges et Suprême Foliz. Elle cherche, dans l’écriture, une rythmique dissonante. Le mot est découpé ou aphone. Le verbe devient alors une voix, une voix crachée. Mot qui colle à la peau et aux crocs. En trouver les frontières. Les marges. Les infinis. En mouvement. Corrompre le sens et dans la bouche pleine : avaler les silences. Le V.E.R.B.E comme réservoir de la pensée et du vide. Un avenir absorbé et… dans les vitrines, ce chat dort entre Heidsieck et Chopin…. Expérimentation(s)… des noirs et du blanc… Des accrocs ou accords pour se laisser aller à d’autres gammes. Vers. Des trajectoires tissées sur un fil étoilé – entre le rêve et la réalité – Lecture-spectacle, Théâtre, Musique et Corporéité du mot s’entremêlent, se croisent…

En savoir plus :
Sur le site du projet l’Étoffe Même du Corps
Sur le blog de Cédric Matet
Sur la page Facebook de Cédric Matet
Sur le compte Flickr d’ Hélen Martres
Sur le blog de Pauline Catherinot
Sur le site de Mehdi Melhaoui

Une réflexion sur « Cédric Matet et Hélen Martres, L’étoffe même du corps, Sète »

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