En bref : Les artistes du collectif « En traits libres » à la Galerie Saint-Ravy, Montpellier

Jusqu’au 15 décembre 2013, les artistes du collectif «  En traits libres » transfèrent l’atelier du collectif à la galerie Saint-Ravy, pour la transformer en un lieu de production et d’échanges. L’idée est que l’exposition se construise pendant ces trois semaines.

Créé en 2009 à l’initiative de Frédérique Dupuis, peintre et illustratrice de livres pour enfants, le collectif est un atelier ouvert au public, qui fait également office d’espace de travail, de boutique, de lieu d’accueil et d’échange. Il regroupe 11 artistes montpelliérains, illustrateurs, dessinateurs, auteurs de bandes dessinées, et de films d’animation…

En savoir plus :
Sur le site de la ville de Montpellier
Sur le page Facebook de la galerie Saint-Ravy
Sur le site du collectif «  En traits libres »
Sur la page Facebook du collectif «  En traits libres »

Max Ernst et Iliazd, Maximiliana ou l’exercice illégal de l’astronomie, au musée Regards de Provence, Marseille

Max Ernst et Iliazd, Maximiliana ou l’exercice illégal de l’astronomie, au musée Regards de Provence, Marseille

Depuis la mi-octobre, le musée Regards de Provence a choisi de mettre en rapport des œuvres d’art (peintures, des sculptures, des dessins et des photographies) et des œuvres littéraires ( romans, essais, poèmes et témoignages), à travers deux expositions :  Femmes en Provence et en Méditerranée et  La Provence, terre de rencontres.

Nous reviendrons sur ces deux expositions dans une prochaine chronique. Ce billet est consacré à la présentation, dans le hall du musée,  d’un ouvrage mystérieux, une pièce majeure du livre illustré au XXe siècle :  Maximiliana ou l’exercice illégal de l’astronomie, fruit d’une collaboration étroite entre le peintre Max Ernst et Ilia Zdanevitch, dit Iliazd, poète et éditeur.
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Jef Aérosol et Nicolas Rubinstein : Les deux font la paire !!! à la Galerie David Pluskwa Art Contemporain, Marseille

InvitationDu 22 novembre au 28 décembre,  la Galerie David Pluskwa Art Contemporain à Marseille présente Les deux font la paire !!!, un duo complice entre Jef Aérosol et Nicolas Rubinstein… On retrouve les deux compères au Pavillon M pendant tout le mois de Novembre… toujours sous la houlette de David Pluskwa.

Lorsque l’on pénètre dans la galerie au 53, rue Grignan, la première impression est d’être face à une expo solo de Jef Aérosol… Ses toiles tapissent les cimaises et donnent une sensation de saturation qui est heureusement rompue par l’alternance des portraits monochromes sur fond gris et ceux où les figures se détachent sur un fond  de couleur vive, saturée et acidulée…  Si les formats carrés sont largement dominants, la monotonie est opportunément brisée par quelques formats horizontaux  ou des verticaux, dont trois doubles portraits en pied.

Jean-François Perroy (Jef Aérosol), figure historique du Street art en France, peint au pochoir ses personnages, rock stars, personnages de la contre-culture ou simples anonymes sur les façades comme sur toile, depuis 1982.
Il a pris David Pluskwa au mot. Puisque « les deux font la paire », il propose une série inédite, composée de doubles portraits, duos historiques, parfois diabolique où l’on croise les couples mythiques du Rock ( Dylan & Joan Baez, John Lennon & Yoko Ono, Lou Reed & Nico,  David Bowie & Iggy Pop, Mick Jagger & Keith Richards,Daniel Darc & Elvis Presley, Serge Gainsbourg & Jane Birkin, Pete Doherty & Kate Moss), mais aussi des légendes du cinéma et de la politique des années 60 et 70 (The Blues Brothers, Batman & Catwoman, Diana Rigg & Patrick McNee, Marilyn Monroe & John Fitzgerald Kennedy, James Dean & Marilyn Monroe,Martin Luther King & Gandhi, Mohammed Ali & Angela Davis, Romy Schneider & Alain Delon).

Jef Aérosol propose également quelques duos historiques du monde des arts. Si le duo Dali & Picasso ou celui formé par  Allen Ginsberg & William S.Burroughs semblent manquer de force, les couples Patti Smith & Robert Mapplethorpe, Andy Warhol & Edie Sedgwick sont plus convaincants. Une mention particulière pour les portraits en pied de Jean-Michel Basquiat & Keith Haring, particulièrement attachant, et un superbe Jackson Pollock  travaillant sous le regard de Marcel Duchamp

Né en même temps que le rock, Jef Aérosol confie que  « mouvement hippie, explosion punk, poussées transgressives d’un Andy Warhol acoquiné à la Factory… Ces icônes, ces étoiles m’ont construit. Elles font partie de mon monde ».

Parmi la demi-douzaine d’œuvres exposées, Nicolas Rubinstein présente plusieurs sculptures issues de la série « Mickey Is also a rat » commencée il y bientôt dix ans… En effet, le Journal de Nickey est daté du 9 octobre 2004. L’exposition à la villa Tamaris, en 2007, qui était une forme d’aboutissement de la série, reste dans les mémoires et à Montpellier, on garde le souvenir de sa présentation lors de la dégelée Rabelais à La Panacée, en 2008.

On retrouve avec intérêt une tête de Mickey, Sans titre, de 2005, plantée sur sa tige métallique qui avait été choisie pour illustrer l’affiche et la couverture du catalogue de l’exposition C’est la vie, Vanités de Pompéi à Damien Hirst au Musée Maillol à Paris en 2010… mais sans comprendre réellement à quel duo elle appartient…

Nicolas Rubinstein Sans titre
Nicolas Rubinstein Sans titre

Beaucoup plus convaincant, si l’on s’en tient au titre de l’exposition, le dialogue orthonormé d’un Mickey et d’un Babar à bascule (Mémoire d’éléphant), « radiographiés » par Nicolas.

La pièce majeure que propose le sculpteur marseillais est sans aucun doute Big Pull ! qui occupe avec beaucoup de force l’espace central de la galerie. Nicolas propose sur un socle de parpaings, une cocotte en papier, une boite d’œuf dont s’extrait avec douleur un œuf aux ailes squelettiques… L’œuf et la poule… un duo impossible et sans fin ? Humour grinçant… ou questionnement métaphysique ? Tout peut-être dans l’entre-deux…

Une version plus réduite de cet ensemble, intitulé simplement Pull ! est posé sur le comptoir de la galerie, où un MickyFucky  se charge de vous accueillir à défaut de répondre à vos interrogations…

Le site de la galerie rapporte les propos suivants de Nicolas Rubinstein à propos de son travail :
« Un des aspects fondamentaux de mon travail est l’envie de révéler la structure cachée, l’ossature intérieure, l’anatomie des êtres et du monde, avec l’intuition, je dirais même la conviction, qu’il y a là un secret caché, une explication à trouver. Mon travail est très proche d’une démarche scientifique, avec pour hypothèse de travail, la recherche d’un message à décrypter, et ma « mission », car je dois bien confesser que je considère cela comme une mission, étant de mettre à jour et de comprendre ce message! Même si pour le moment, je ne comprends pas grand chose… »

Esthétiquement et formellement, il n’est pas évident de trouver des correspondances, des dialogues entre les œuvres de ces deux artistes. Le mariage entre les pochoirs de Jef et « l’os à composer » de Nicolas semble assez délicat…
C’est probablement dans des références communes à une esthétique rock et libertaire qui faut rechercher la complicité de ce duo…

Jef Aérosol est aussi présent à Marseille au coin du cours Julien et de la rue Crudère, avec la réalisation sur le M.U.R. d’un hommage à Lou Reed…

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Jef Aérosol, Lou Reed, le M.U.R., cours Julien/rue Crudère, Marseille

En savoir plus :
Sur le site de la Galerie David Pluskwa, la page de l’exposition, la page de Nicolas Rubinstein et la page de Jef Aérosol
Sur le site de Nicolas Rubinstein
Nicolas Rubinstein sur documentsd’artistes.org
Sur le site de Jef Aérosol
Sur la page Facebook de Jef Aérosol
Des photos du vernissage sur la page Facebook de Jef Aérosol

Entretien avec Nicolas Rubinstein dans l’emission Culture T sur Public Senat


Jeff Aérosol, élission l’Art et la manière.  Un film de Manuela Dalle, produit par Image & Compagnie et Arte

Drawing Off, à l’Anacrouse, Montpellier

Affiche_1Licence III, atelier de création contemporaine,  présente du 28 novembre au 1er décembre, Drawing Off, une exposition collective de Didier Béquillard, Claude Clarbous, Gilles Clément, Nicolas Daubanes  Jean Denant, Jean Baptiste des Gachons, Yoan Armand Gil  Philippe Jaminet, Ghislaine Portalis, Cyril Rouge, Jacques Vieille.

Exposition de 15h à 19h

Les locaux de l’Anacrouse  5, Place du petit Scel 34000 Montpellier  (en face du carré Ste Anne) offrent un cadre particulièrement chaleureux qui met avec beaucoup de charme en évidence les oeuvres exposées.

Les initiateurs de ce projet expliquent les raisons de cet événement qui se déroule en parallèle du salon Drawing Room au Carré Sainte Anne :

« Un rendez-vous manqué, une invitation honorée : au début de l’été 2013, Licence III était invité par les organisateurs à participer à la manifestation “Drawing Room 013”, vitrine du dessin contemporain en région. Un mail égaré a empêché notre inscription dans les temps. Soucieux d’honorer l’invitation d’une manière ou d’une autre, nous avons entrepris des démarches permettant de proposer quelques travaux d’artistes de notre réseau en voisinage avec la manifestation officielle. Cela peut aujourd’hui se faire grâce à la mise à disposition de quatre salles d’exposition par l’Anacrouse (Centre d’expression artistique et culturel), situées vis-à-vis de l’entrée du Carré Sainte-Anne, dominant celle-ci, et dont les orientations artistiques sont compatibles avec le projet.
Les artistes, le dessin
Des immergés, des émergents, des émergés, le groupe hétéroclite ici réuni témoigne de la diversité du réseau des artistes acteurs ou sympathisants de Licence III, chacun ayant un rapport particulier au dessin. De l’aléatoire au conceptuel, du tracé au découpé, du noir et blanc à la couleur, c’est un bref panorama du dessin qui est proposé ».

Il serait regrettable de ne pas faire l’effort de visiter les quatre salles d’exposition. D’agréables découvertes vous y attendent !

En savoir plus :
Sur le site de Licence III
Sur le site de l’Anacrouse

Soraya Hocine, Serai-je vivant demain plutôt qu’aujourd’hui ?

Affiche_1Soraya Hocine, Serai-je vivant demain plutôt qu’aujourd’hui ? à la Galerie Annie Gabrielli, Montpellier

De juillet à septembre 2012, Soraya Hocine était en résidence à l’Hôpital psychiatrique de St-Alban sur Limagnole pour y réaliser un travail photographique mêlant paysages, architectures et autoportraits.
Un an après, ce travail s’est traduit par une exposition intitulée « Serai-je vivant demain plutôt qu’aujourd’hui ? » au Château de St-Alban sur Limagnole du 14 juin au 4 octobre 2013.

Annie Gabrielli présente, à Montpellier, du 30 novembre au  4 janvier 2014, cette exposition constituée d’une trentaine de tirages Fresson (couleur et noir et blanc).
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