Helpless de Pierre Ardouvin, au CRAC à Sète

Le CRAC de Sète propose depuis le 28 juin et jusqu’au 22 septembre  Helpless , une exposition solo de Pierre Ardouvin.

La lecture du dossier de presse provoque une irrésistible envie de découvrir cette nouvelle proposition. Nous reviendrons ici sur cette exposition dès que nous aurons eu l’occasion de la visiter. Que ceux qui nous aurons précédé n’hésitent pas à partager leurs commentaires ici !

Aquarelle du projet «Helpless», 2013

Extraits du dossier de presse (Textes de Clara Guislain) :

L’exposition

« L’exposition de Pierre Ardouvin au Centre Régional d’Art Contemporain à Sète donne à voir la diversité d’une pratique qui sonde les interstices de la mémoire collective et individuelle au travers de multiples installations, dispositifs sonores, sculptures et dessins.

Helpless (en français « sans défense », « désarmé ») propose une succession d’environnements composant une sorte d’archipel aléatoire à découvrir au fur et à mesure de nos déambulations à travers les volumes et l’architecture du CRAC. Cinq projets spécifiques et une vingtaine «d’écrans de veille» créés pour l’exposition sont associés à des œuvres issues de collections publiques et privées : «l’Ile» (collection Mac/Val MAC du Val-de-Marne), «Marcel» (collection Musée d’art moderne de la ville de Paris), «La couleur de la mer» (collection FNAC, CNAP Paris) et «Sans queue ni tête» (collection Antoine de Galbert, Paris) ».

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«Helpless», l’oeuvre

«Emprunt de mélancolie et d’onirisme, la balade folk de Neil Young qui a inspiré le titre de cette oeuvre retrace un voyage imaginaire sur les lieux de l’enfance du chanteur. Au milieu d’une nuit étoilée, émerge alors la maison du temps de l’innocence dont les portes sont condamnées. Sur le seuil de cet éden perdu, il se sent alors «helpless», «sans défense», «désarmé ».

Dans la mise en scène de Pierre Ardouvin, le petit animal égaré dans l’immensité de cette nuit de velours apparaît lui aussi « sans défense ». Pris au piège des projecteurs, le voilà pétrifié sous les feux de la rampe. En jouant sur la confusion et la réversibilité de l’espace du spectacle et celui de la réalité, Helpless intègre le visiteur à un territoire-frontière, entraînant une perte de repères. Ce qui a tout l’air d’être une scène, pourrait tout aussi bien être les coulisses d’une représentation à laquelle nous n’avons pas accès. A cette confusion spatiale, s’ajoute celle du temps : le spectacle a-t’il déjà commencé ? Arrivons-nous trop tard ?

Fidèle à la rêverie de Neil Young, Helpless convoque les réminiscences du monde de l’enfance à travers l’irruption d’une figure du merveilleux emprunté à l’univers du conte et de la fable. A l’intérieur du spectacle dont nous sommes les possibles acteurs, s’affrontent les pulsions chères à l’artiste, celle de l’innocence et de la perversion, de la vérité et du simulacre. A l’image de cette petite bête inoffensive qui pourrait bien ressusciter des peurs primaires enfouies, ou encore figurer le douloureux rappel de la fin de ce monde féerique. Car la nature, son mouvement, peuvent-ils survivre au spectacle ? Que reste t-il de nos rêves sous la crudité des projecteurs ? De cette scène désertée de toute présence humaine, ne reste que le scintillement toc des strass collés sur un rideau. Un rideau qui n’ouvre que sur le mur de la réalité.»

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En savoir plus :
Sur le site du CRAC
Sur la page Facebook du CRAC
Télécharger le dossier de presse
Sur le site de Pierre Ardouvin

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