« Mirages d’Orient, grenades & figues de barbarie » à la Collection Lambert

Mirages-OrientL’exposition proposée par Eric Mézil à la Collection Lambert en Avignon confronte les visions d’un Orient souvent rêvé, quelquefois fantasmé, mais parfois aussi sans concessions  d’artistes des deux rives de la Méditerranée. Une relation à la fois forte et fragile… Un chassé-croisé entre présent et passé, entre occident et orient…

Mirages d’Orient, grenades & figues de barbarie. Chassé-croisé en Méditerranée.
Jusqu’au 28 avril à l’hôtel de Caumont et à l’Église des Ceslestins.

Dans le texte qu’il propose aux visiteurs, le directeur de la Collection Lambert, commissaire de cette exposition, rappelle :

« La grenade  est à la fois le fruit vénéré par chacune des trois religions monothéistes et le nom de la cité espagnole où ces religions ont su cohabiter en harmonie et  les figues de Barbarie, à la fois piquantes et douceâtres, allient toutes les contrées méditerranéennes qui vont de l’Atlas aux portes de l’Orient ».

La grenade est aussi une arme de guerre offensive. Ce que n’oublie pas Mona Hatoum dans les délicates sculptures en cristal de son installation Nature morte aux grenades. C’est cette œuvre, visible depuis l’extérieur, dans la rue Violette, qui a été choisie pour l’affiche de l’exposition.

Pour illustrer ces Mirages d’Orient et ce Chassé-croisé en Méditerranée,Eric  Mézil  a réuni  plus de 70 artistes d’hier et d’aujourd’hui

La richesse de l’exposition qui occupe l’ensemble de l’hôtel de Caumont et le nombre des œuvres exposées diluent parfois le discours, souvent généreux, d’Eric Mézil. Pratiquement tous les formes d’expression sont représentées.

Les œuvres très fortes côtoient des pièces plus mineures au caractère parfois anecdotique. La confrontation des objets est quelquefois moins immédiate, moins productive qu’elle ne l’était à Aix-en-Provence pour Voyage en Orient, De Pierre Loti à Nan Goldin présenté à la Galerie d’art du Conseil général , dans l’Hôtel de Castillon, fin 2011. Mais à cette période, le « Printemps Arabe » gardait encore son odeur de jasmin…

Aujourd’hui, les résultats des élections en Tunisie et en Égypte, l’actualité dramatique dans ces deux pays, la force des mouvements religieux, la guerre en Syrie semblent avoir freiné le vent de liberté et d’espoir du printemps 2011… Ce climat politique désenchanté donne peut-être le sentiment d’une exposition qui exige plus d’efforts au visiteur.

Toutefois, le foisonnement et la diversité des propositions présentées, l’élégance de la mise en espace et l’utilisation pertinente des œuvres les plus fortes réussissent toujours à rattraper l’attention quand elle décline.

L’exposition est construite en deux volets. Une première partie, « Tangerama » et « Arbabesques », montre la fascination exercée par ce Mirage d’Orient sur les artistes et les intellectuels occidentaux. Dans la section suivante,« De Sardanapale à la place Tahir »,  la place des artistes contemporains originaires de l’Orient s’affirme avec plus de force.  L’histoire ancienne vient faire écho aux évènements les plus contemporains.

Lire sur ce blog :
Mirages d’Orient (1) : «Tangerama »
Mirages d’Orient (2) : «Arabesque »
Mirages d’Orient (3) : «De Sardanapale à la place Tahir»

En savoir plus :
Le site de la Collection Lambert en Avignon.
Le dossier de presse.

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