Le futur musée régional de la Narbonne antique, baptisé MuRéNa

© Foster+Partners

La semaine dernière, à l’Hôtel de Région de Montpellier, le projet du Musée régional de la Narbonne antique, a été dévoilé, en présence de Norman Foster, architecte, Christian Bourquin, Président de la Région, et Jacques Bascou, Maire de Narbonne.

MuRéNa

Le futur musée régional de la Narbonne antique a donc été baptisé MuRéNa.
Cet acronyme « MuRéNa » renverrait à plusieurs réalités antiques :
• La famille romaine des Licinius Murena défendue par Cicéron dans un procès au Ier siècle avant J-C,
• La murène, poisson prisé des Romains. Plusieurs fragments qui la représentent ont été trouvés dans les fouilles du port de Narbonne. Il semble donc qu’il était aussi consommé dans la Narbonne romaine.

Les collections

Narbonne – Musée lapidaire

Le MuRéNA est destiné à recevoir, conserver et valoriser l’ensemble des collections antiques de Narbonne, plus de 15 000 pièces qui sont aujourd’hui conservées dans le Musée archéologique, le Musée lapidaire et les différentes réserves de la ville.
Cette collection témoigne de la richesse de la cité antique : sculptures, mosaïques, peintures murales, vases en céramique et en verre, objets du quotidien, objets du commerce…
Un ensemble exceptionnel de plus de 1 400 éléments lapidaires (inscriptions, bas-reliefs, fragments d’architecture) constitue un témoignage remarquable sur la ville, son architecture et sa population, La collection de peintures murales, décor de riches maisons romaines , est certainement une des importante en France.

Le projet architectural

Le concours d’architecture a permis de sélectionner le projet conçu par l’agence Foster + Partners, associé pour la scénographie au Studio Adrien Gardère. L’éclairage sera réalisée par Georges Sexton et la conception paysagère est attribuée à Urbalab. Les études techniques sont confiées à OGER International, l’étude économique à Gardiner & Theobald.

Le MuRéNA sera construit à l’entrée est de Narbonne, sur un terrain d’environ 3 hectares, offert par la ville.

Le bâtiment de plain-pied s’étendra sur 97 m de long, 85 m de large, et 8 m de haut, sur un podium légèrement surélevé. Il sera coupé en deux par une grande galerie, ouverte sur l’extérieur à ses deux extrémités, qui abritera la collection lapidaire.

D’un côté de la galerie seront rassemblés les espaces publics (hall d’accueil, exposition permanente (2 700 m2) et temporaire (500 m2), boutique, restaurant, auditorium, ateliers pédagogiques).
De l’autre, les espaces professionnels occuperont 3000 m2 (bureaux, ateliers, réserves, locaux techniques).
La frontière entre les deux espaces sera matérialisée par le « mur lapidaire », dont la disposition pourra être renouvelée régulièrement grâce à un outil de manipulation des blocs de pierre.

Le bâtiment imaginé par Foster+Partners fonctionnera sur le principe poteau-poutre, qui permet de dégager de grandes surfaces libres et modulables. Les évolutions futures en seront ainsi favorisées.

Le projet muséographique

© Foster+Partners

La muséographie fera appel aux nouvelles technologies pour replacer les vestiges dans leur contexte et permettre au visiteur une perception de ces époques anciennes.

Le parcours de visite se développera en trois temps :

  • Un espace de préambule donnera au visiteur la possibilité de découvrir, à l’aide de grandes cartes animées, l’espace géographique de la Gaule narbonnaise, et la région de Narbonne, ainsi que leur évolution historique et environnemental.
  • La grande galerie lapidaire, espace structurant du musée, présentera l’histoire de cette collection extraordinaire, les messages, les histoires et les monuments auxquels elle renvoie.
  • Le parcours thématique guidera le public au travers des différents espaces de la ville romaine : forum et les espaces urbains, la maison romaine et ses décors, le port et la la Méditerranée antique. Six modules consacrés à l’archéologie permettront au visiteur de comprendre de manière ludique comment travaillent les scientifiques.

Le budget total du projet s’élève à 44 millions d’euros, financé à 100 % par la Région Languedoc-Roussillon. Les travaux doivent commencer début 2014 et l’ouverture au public est prévue pour le printemps 2016.

En savoir plus :
Dossier de presse 
Le site de la ville
Le site de la Région
Le site de Foster+Partners

Dans la presse :
FR3Midi LibreLa DépêcheL’Indépendant

Musée Saint Raymond : Livetweet de la visite de l’exposition « La poétique des ruines »

Le musée Saint Raymond de Toulouse publie le Livetweet de la visite de l’exposition « Annie Favier. La poétique des ruines » organisé le 17 janvier sur Storify.

Voici l’invitation lancée par le musée :

Et si on se rencontrait IRL ? Rendez-vous au musée le jeudi 17 janvier entre 18h et 20h pour une visite « instagramée » et « livetweetée » de l’exposition « Annie Favier. La poétique des ruines ». Ce sera l’occasion pour vous de partager vos sentiments, vos découvertes et vos réflexions sur la peinture de cette artiste qui sera d’ailleurs présente pour répondre à toutes vos questions.

Saluons cette initiative de ce musée très participatif et souhaitons que cela donne des idées aux institutions culturelles de Montpellier et de la région !

Livetweet à  consulter ici : http://storify.com/MSR_Tlse/livetweet-de-la-visite-de-l-exposition-annie-favie
Le site du musée Saint Raymond : http://www.saintraymond.toulouse.fr/