« Mondes parallèles » d’Eija-Liisa Ahtila au Carré d’Art, Nîmes

Exposition du 12 octobre 2012 au 6 janvier 2013

Eija-Liisa Ahtila fait partie des artistes contemporains scandinaves les plus reconnus. Depuis les années 1990, elle est une des pionnières en matière d’installations cinématiques. Les œuvres d’Eija-Liisa Ahtila sont une réflexion sur les frontières et les limites, questionnent et explorent les conventions du langage cinématographique tout en défiant ses perspectives habituelles. Sa position dans le monde du cinéma s’est clarifiée aux yeux du grand public après qu’elle a fait partie du jury long-métrages au Festival de Cinéma de Venise en 2011.

«  Le dispositif cinématique possède cette crédibilité bâtie autour de lui, cependant il ne peut rendre compte de toutes les formes de mondes et nous les donner à voir. J’essaie de montrer, par exemple, que les mondes de la nature et en particulier celui des expressions humaines au cinéma ne se rencontrent pas. Même si ces mondes coexistent, ils sont parallèles », dit Eija-Liisa Ahtila à propos de son œuvre Horizontal (2011).

Horizontal, 2011

Avec les images en mouvement, Eija-Liisa Ahtila est une narratrice hors pair qui examine des problématiques liées à la condition humaine. Ses installations de films remettent en question les perspectives traditionnelles et exposent de nouveaux mondes de perception. Elle évoque et ravive le débat perpétuel sur la biopolitique et le post humanisme.

House Sculpture, 2004

Le processus créatif d’Ahtila débute souvent par l’écriture. Ses recherches mêlent la fiction et des références à l’histoire de l’art et à la littérature au sein de narrations multifacettes. Une fascination pour le cinéma en tant que technique et medium imprègne l’œuvre d’Ahtila. Elle en déforme et tord ses fondements mêmes, jouant avec la narration cinématographique traditionnelle. Ses œuvres se réfèrent parfois à un style attendu et familier, puisé dans la publicité ou le documentaire, mais qui déstabilisent l’interprétation ordinaire du spectateur. Le sentiment que plusieurs mondes coexistent s’accroit dans ses installations de grande dimension à plusieurs écrans.

L’Annonciation, 2010

« Un des aspects récurrents dans ses œuvres est le sens de l’incertitude, s’agissant des écarts temporels et spatiaux qui  font vaciller des états psychologiques ou des identités indéfinies. Ahtila cherche à rendre le spectateur conscient du fait que son expérience du monde environnant est déterminée et délimitée par sa perception sensorielle », déclare Lena Essling, commissaire d’exposition.

L’exposition Eija-Liisa Ahtila : Mondes parallèles met l’accent sur la production récente d’Ahtila, avec quelques œuvres plus anciennes à titre de points de repère. A côté de sculptures et de dessins, les installations Où est où ? (2008), L’Annonciation (2010) et la plus récente Horizontal (2011) sont particulièrement remarquables. Eija-Liisa Ahtila vit et travaille à Helsinki. Son travail  a été montré au MoMA (New York), au Jeu de Paume (Paris), à la Tate Modern (Londres) et à la Kunsthalle, (Zürich). Elle a participé à de nombreuses expositions internationales, dont les Biennales de Venise de 1999 et 2005.

Où est où?, 2008

Catalogue de 200 pages édité avec Steidl et comportant des textes de Daniel Birnbaum, Cary Wolfe, Leevi Haapala et Alison Butler, ainsi qu’un entretien de l’artiste avec Lena Essling.  Versions française, anglaise, suédoise et finlandaise.

L’exposition est produite par le Moderna Museet de Stockholm en collaboration avec le Musée Kiasma d’Helsinki.

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via : Ville de Nîmes – Exposition en cours

Textes extraits du communiqué de presse.

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« Mondes parallèles » d’Eija-Liisa Ahtila au Carré d’art,Nimes.

Eija-Liisa Ahtila
Mondes parallèles
Nimes – Carré d’art, du 12 octobre 2012 au 06 janvier  2013

Eija-Liisa Ahtila | Mondes parallèles | Nimes. Carré d’art. Musée d’art contemporain

Communiqué de presse

Eija-Liisa Ahtila
Mondes parallèles


Les œuvres d’Eija-Liisa Ahtila sont une réflexion sur les frontières et les limites, questionnent et explorent les conventions du langage cinématographique tout en défiant ses perspectives habituelles. Sa position dans le monde du cinéma s’est clarifiée aux yeux du grand public après qu’elle a fait partie du jury long-métrages au Festival de Cinéma de Venise en 2011. 

«Le dispositif cinématique possède cette crédibilité bâtie autour de lui, cependant il ne peut rendre compte de toutes les formes de mondes et nous les donner à voir. J’essaie de montrer, par exemple, que les mondes de la nature et en particulier celui des expressions humaines au cinéma ne se rencontrent pas. Même si ces mondes coexistent, ils sont parallèles» (Eija-Liisa Ahtila à propos de son œuvre Horizontal,2011) 

Avec les images en mouvement, Eija-Liisa Ahtila est une narratrice hors pair qui examine des problématiques liées à la condition humaine. Ses installations de films remettent en question les perspectives traditionnelles et exposent de nouveaux mondes de perception. Son processus créatif débute souvent par l’écriture. Ses recherches mêlent la fiction et des références à l’histoire de l’art et à la littérature au sein de narrations multi facettes. 

Une fascination pour le cinéma en tant que technique et medium imprègne son œuvre. Elle en déforme et tord ses fondements mêmes, jouant avec la narration cinématographique traditionnelle. Ses œuvres se réfèrent parfois à un style attendu et familier, puisé dans la publicité ou le documentaire, mais qui déstabilisent l’interprétation ordinaire du spectateur. Le sentiment que plusieurs mondes coexistent s’accroit dans ses installations de grande dimension à plusieurs écrans. 

«Un des aspects récurrents dans ses œuvres est le sens de l’incertitude, s’agissant des écarts temporels et spatiaux qui font vaciller des états psychologiques ou des identités indéfinies. Eija-Liisa Ahtila cherche à rendre le spectateur conscient du fait que son expérience du monde environnant est déterminée et délimitée par sa perception sensorielle.» (Lena Essling, commissaire d’exposition) 

Mondes parallèles présente principalement les œuvres récentes d’Eija-Liisa Ahtila et quelques œuvres plus anciennes. A côté de sculptures et de dessins, les installations Où est où? (2008), L’Annonciation (2010) et la plus récente Horizontal (2011) sont particulièrement remarquables. 

Eija- Liisa Ahtila vit et travaille à Helsinki. Son travail a été montré au MoMA (New York), au Jeu de Paume (Paris), à la Tate Modern (Londres) et à la Kunsthalle, (Zürich). Elle a participé à de nombreuses expositions internationales, dont les Biennales de Venise de 1999 et 2005. 

En parallèle de l’exposition est édité un catalogue de 200 pages avec Steidl et comportant des textes de Daniel Birnbaum, Cary Wolfe, Leevi Haapala et Alison Butler, ainsi qu’un entretien de l’artiste avec Lena Essling. (Versions française, anglaise, suédoise et finlandaise.) 

viaEija-Liisa Ahtila | Mondes parallèles | Nimes. Carré d’art. Musée d’art contemporain.

Aperto – Montpellier : Sonorités 2012

Aperto accueille Sonorités
du spectacle vivant _en silence
Le samedi 13 octobre 2012 à 12h

Une performance – installation visuelle & sonore de Mireille Batby
Restitution de l’atelier collaboratif de création avec Mireille Batby et 8 participants

du spectacle vivant _en silence propose de laisser surgir de nos dispositifs personnels, les tentions que nos silences – chargés comme peuvent l’être les absences, enfouissent en nous, dès lors que nous nous montrons au mieux de ce que nous attendons d’être.

Depuis 2001, Mireille Batby, curatrice & plasticienne, associe ses recherches sur l’image modèle et ses multiples représentations à différentes formes artistiques, expérimentant de nouveaux espaces de création situés entre le théâtre, la performance et l’installation visuelle et sonore. Dans le cadre de ces recherches, elle propose des temps de réflexions, d’expérimentation et de réalisation collectifs ; au sein d’un projet, chaque participant confronte sa démarche à l’autre – public averti ou néophyte, amateur ou professionnel d’un art ou d’une science.

Dans le cadre de Sonorités, Mireille Batby propose un atelier collaboratif de création dans lequel les outils de la performance et ceux de l’installation visuelle et sonore nous permettrons d’entrer et de sortir de l’une de nos images de représentation, de se jouer de l’une de nos images en soi.

« Nous serons entre 8 et 10 participants (âgés de 16 ans et plus) engagés sur 3 journées, afin de mettre en place et d’expérimenter un espace performatif collectif. Chacun d’entre nous devra apporter avec lui une photo sur laquelle il se trouve beau, ainsi qu’une reproduction de peinture ou l’original d’une peinture, de quelqu’un qui lui ressemble. Dans l’espace d’Aperto nous utiliserons des craies blanches, un arrosoir, de l’eau et une raclette pour sol en caoutchouc noir de 1m. Nous tendrons un parachute, comme support à nos projections. nous manipulerons des bandelettes de carton et des petits bouts de bois dans les palmes des ventilateurs. nous mettrons en forme du papier blanc et fin, selon des formes d’origami. Nous ferons la lumière de nos scènes avec une caméra sur pied et un vidéo projecteur au sol, des projecteurs diapos sans image, et des néons, également au sol. »

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