Les sculptures sensibles de Mark Manders – Carré d’Art, Nîmes

Les sculptures sensibles de Mark Manders – Carré d’Art, Nîmes

Le Carré d’art de Nîmes consacre jusqu’au 13 mai une exposition à Mark Manders, artiste néerlandais injustement méconnu en France. Une ouverture sur un travail aux multiples langages.
Critique de Judith Souriau du 11 avril, Mouvement.net
Via www.mouvement.net
http://www.markmanders.org/

Project Room : Albert et Verzone, au CRAC à Sète

PROJECT ROOM : ALBERT et  VERZONE, au CRAC à Sète

Project Room
du 06/04/2012 au 28/05/2012

Italiens tous les deux, ils sévissent en un duo photographique inédit depuis leur première aventure moscovite, en 1991. Alessandro Albert habiteà Turin où il enseigne dans un centre d’art et Paolo Verzone, parisien d’adoption, inclassable ce qui lui plait assez, travaille principalement dans la presse magazine. Deux de leurs séries seront présentées au CRAC LR à Sète.

Project room réalisée en partenariat avec l’Association CétàVoir dans le cadre du Rendez-vous photographique ImageSingulières à Sète

Via crac.languedocroussillon.fr

Sylvie Fanchon au CRAC à Sète

S F – SYLVIE FANCHON au CRAC à Sète

S F
Sylvie Fanchon du 6 avril au 28 mai 2012

Dans une société où le système visuel est construit à partir de l’image aujourd’hui numérique, la peinture n’est pas une technique de reproduction du visible de plus mais une pratique qui interroge les différents modes de visibilité du réel. L’histoire du tableau est tellement vieille qu’il en devient un lieu disponible, un espace de pensées stratifiées, à la fois spécifique et générique. Je le prends tel qu’il est une convention une surface. Les tableaux 2011 2012 présentés au CRAC à Sète reconduisent l’économie propre au travail depuis 1992. D’une part la bichromie, résultat d’une addition soustractive dans le mélange des couleurs, ensuite l’occupation de la surface sans profondeur optique, et enfin la peinture déposée avec précision.

Ces contraintes sont des marques de l’esprit avant d’être des marques de fabrique. L’exposition présente trois nouveaux ensembles de tableaux. Chaque ensemble est constitué de trois ou quatre tableaux, chaque ensemble correspondra à une salle et sera mis en résonance avec des « monochromes décoratifs » (2007 2008), des «caractères »(2009 2010) et quelques « motifs » (2005 2006 ). Le titre de l’exposition « SF » est un jeu de mot sur mes initiales et ouvre l’exposition comme un des éléments du premier triptyque : SF à Sète.

Seront montrés ensuite les «accrochages » tableaux faisant référence à une image absente , à quelque chose qui a eu lieu, évoquant dans un même regard des constructions abstraites. Les « aspects » tableaux ambigus dans lesquels une forme se lit alternativement d’une façon et d’une autre et dans lesquels il est impossible de trancher en faveur de l’une ou l’autre de ces perceptions visuelles. La couleur, fil conducteur de l’exposition, rythmera chaque salle.
Sylvie Fanchon

http://www.galeriebernardjordan.com/index.jsp?s=6803
Via crac.languedocroussillon.fr

Morgane Tschiember au CRAC à Sète

SWING’ND ROLL & BUBBLES – MORGANE TSCHIEMBER au CRAC à Sète

SWING’ND ROLL & BUBBLES

Morgane Tschiember du 6 avril au 28 mai 2012

L’exposition de Morgane Tschiember au CRAC diffère bien entendu de toutes ses expositions antérieures ; mais à Sète, elle ne déroge toutefoispas à la règle de l’artiste. Cette règle est simple : aucune technique ou discipline artistique ne saurait épuiser, définir ou effectuer ce qu’on appelle ordinairement l’art. C’est pourquoi Morgane Tschiember n’a jamais cessé de mettre à l’épreuve de son talent toutes les techniques ou lestechnologies, artistiques ou non, dont nous disposons aujourd’hui. D’où cette exposition expressément conçue pour le CRAC, laquelle comportetrois volets correspondant à trois salles : le premier est architectural (Swing) quoi que cette nef monumentale n’émane pas d’un architecte ; l’oeuvre prolonge autant qu’elle s’émancipe de ses productions antérieures, et notamment des suivantes : la Paralel Road (2006) et la série des Iron Maiden (2007). De la première l’artiste récuse l’aspect mimétique et des secondes, elle amplifie la dimension baroque en les portant à une échelle résolument architecturale. Spécialement conçue pour le volume qu’elle occupe, Swing est une succession de seuils, tant dans l’axe de la nef que dans les espaces intercalaires entre les 12 travées qui délimitent deux déambulatoires latéraux. Le spectateur est libre d’enjamber les lames de métal ou de les contourner dans l’exploration globale de l’oeuvre. Il notera à cette occasion que rares sont les oeuvres qui soient à la fois terre à terre et édifiantes au sens littéral et figuré de ces termes. Qu’on se situe au-dessus ou en dessous d’elle, il n’est pas moins paradoxal que des voussures de cette nef pourtant inversée, émane une sensation d’élan voire de lévitation. Sans doute est-ce parce que l’artiste y traduit de l’invisible, l’apesanteur de la pesanteur ou l’inverse, c’est à dire la réciprocité du rapport de force entre le nadir et le zénith. Le second (Roll) est d’autant plus pictural que, non seulement l’artiste ne broie ni n’applique ses couleurs de ses propres mains, mais les laissent expressément se brouiller entre elles-mêmes et pour ainsi d’elles-mêmes. Tertio, l’artiste a agencé des étals métalliques supportant des pieces en béton destinés à recueillir des un certain nombre d’entités qui hésitent entre air et verre (Bubbles) : à l’instant même où il s’interroge, le spectateur découvre la réponse à sa question : « la différence entre verre et air ? » : « le souffle bien sûr ! » En revenant sur ses pas, ce visiteur devrait alors découvrir que l’art contemporain n’est réductible, ni à la sculpture ni à la peinture, ni même à l’architecture. En effet, si Matisse prétendait peindre non pas les choses mais « les différences entre les choses », alors Swing ’nd Roll & Bubbles tente de montrer la différence aussi bien que l’air de famille artistique qui souffle entre architecture, peinture et sculpture… et même entre n’importe quoi et n’importe qui. A l’occasion de cette exposition, Morgane Tschiember montre pour la première fois en quoi elle est à la fois anarchitecte, non-peintre et non-sculpteur (ou mieux « insculpte »), c’est à dire artiste, au sens a fortiori fugitif de ce mot.

http://www.mtschiember.com/
Via crac.languedocroussillon.fr