FAV 2015 : les projets pour Montpellier

Dans sa dernière Newsletter,  l’équipe du Festival des Architectures Vives  (FAV) présente les 11 projets qui seront présentés à  Montpellier, du 10 au 14 juin.

Nous reproduisons ci-dessous, les présentations de chaque équipe.

On continue à suivre l’actualité de cet événement qui fête cette année sa dixième édition sous le titre indiscutable est « La Dixième ! ».

Dès que possible, on se fera l’écho des projets imaginés pour La Grande Motte, que l’on peut déjà découvrir sur la page Facebook du FAV.

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Margaux Rodot, Mickaël Martin, Benoît Tastet- Bordeaux : « un dixième de printemps »

UN DIXIÈME DE PRINTEMPS_1
Photo credit: Margaux RODOT Mickael MARTIN Benoit TASTET / FAV 2015

« L’avènement du FAV nous évoque le printemps, aussi fugace soit-il, de ce patrimoine montpelliérain dissimulé. Nous aimons percevoir ces cours intérieures comme des arbres solidement ancrés dans le centre ville dont toutes les installations en seraient les floraisons éphémères.
Notre installation, évocation du o-hanami (coutume traditionnelle japonaise d’admirer la beauté éphémère des fleurs de cerisier) vous permet de plonger dans un moment suspendu. Cette parenthèse hors du temps, évoque l’image des pétales se décrochant à leurs grès. Venez profiter de ce coin de clairière éphémère pour un simple arrêt de rêverie, une sieste méditative allongé dans l’herbe ou un pique-nique improvisé sur une nappe déroulée.
Cette mise en scène, de l’avènement du printemps jusqu’à sa disparition, invite les passants des plus pressés jusqu’aux rêveurs des plus sensibles, à méditer sur l’intangibilité du temps qui passe, sur l’équilibre précaire de la vie mais surtout sur son perpétuel recommencement. »

Julien Plessis et Claire Dusonchet – Paris : « Gold Fish »

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Photo credit : Julien PLESSIS Claire DUSONCHET / FAV 2015

«Une scène hors du temps

Avec le projet « Gold fish », nous souhaitons offrir au visiteur un temps de rêverie et de contemplation, l’installation figurant un ailleurs ici propice à la méditation. A travers un décor théâtral composé d’un sol noir dont émerge un étang d’or habité de carpes, l’installation révèle le volume de la cour et en modifie notre perception.
Réinterprétation de la figure du jardin zen, cette composition abstraite et singulière offre un contraste harmonieux avec la cour. Ici les matériaux s’opposent, comme la surface noire du sol qui répond à la pierre claire des murs. De même, les formes dialoguent ; celles fluides et asymétriques de l’étang d’or apportant la contradiction à la géométrie très structurée des bâtiments.
Enfin, à la permanence de l’hôtel particulier s’oppose la surface changeante de l’étang. Précieuse et éclatante cette matière en transformation perpétuelle par le jeu des reflets parachève la contradiction, conférant à la scène un caractère étrange et hors du temps. »

 FAKT – Berlin ( Allemagne) / Zurich (Suisse) : « The Cloudscape »

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Photo credit: FAKT Sebastien ERNST Sebastien KERN Martin TESSARZ Jonas TRATZ / FAV 2015

« Notre proposition, rechercher un objet qui n’est pas seulement de l’espace, mais aussi un phénomène – The Cloudscape.
Nous essayons d’enrichir la nature statique de l’architecture avec un fort sens de l’excitation physique et de propriétés visuelles constamment changeantes.
Les thèmes de la légèreté, de l’apesanteur et des frontières douces se traduisent toutes en un « monde flottant ». « Ce monde » reflète son environnement et réagira à la plus légère variation de temps, de lumière et de couleur. Il est doux car sa matière est seulement dans un équilibre provisoire, les fines feuilles de métal  toujours dans un mouvement subtil, faisant résonance au vent et aux changements de températures. L’installation est semi-transparente, il n’y a aucune frontière absolue quant à son contexte, pas d’intérieur précis ni d’extérieur, pas de dessus ni de dessous – Seulement un dialogue visuel constamment redéfini entre l’objet et le spectateur, tant qu’une constante transformation de la cour au travers de l’image changeante des ombres et des faisceaux lumineux projetés sur le sol. »

Nicola Lorusso et Michele Realis Luc – Milan (Italie) et Vienne (Autriche) : « Memento »

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Photo credit : Nicola LORUSSO Michele REALIS LUC / FAV 2015

« Se refléter sur la dixième édition du Festival des Architectures Vives de Montpellier et une procédure évocatrice. Cela signifie prendre son temps pour penser et pour évaluer non plus le contenu, mais le contenant. Le festival est un développeur de différentes histoires qui, au fil des ans ont rempli les cours du cœur de Montpellier. Le même conteur, avec des contes toujours différents.
Pour nous, la première étape était inévitablement une considération attentive du Temps. Un hôtel particulier, une cour intérieure, un patio, ces endroits symboliques ont été investis par un million d’enfants, 700 vélos, 90 chats, 50 ballons, une douzaine de tabourets et 9 installations. Combien de stratifications Espace-Temps pourraient être décrites de chaque petit morceau de chaque cour !
La dixième édition, dans notre concept, est une stratification des temps précédents. De même que la Camera Obscura, nous avons superposé les négatifs qui ont construit dans la mémoire collective l’image du FAV comme nous le connaissons aujourd’hui, afin de créer des corrélations potentielles entre différents moments. Les visiteurs découvriront un objet 3D sectionné, composé de tout ce que les cours ont expérimenté au long de ces neuf éditions.
Les fragments incomplets ont empli par  le passé ces espaces oubliés et invisibles, et maintenant les spectateurs les regarderont dans une confusion empêtrée de ficelles, de cubes, de sphères, de tabourets, de cônes, de moniteurs, de panneaux, de ballons et de cadres.
Un concept très simple soutient la séduisante et complexe idée qu’aucun moment actuel n’est pire qu’en étant défini comme unique. La relativité d’Einstein nous avertit de l’écoulement du temps comme une grande illusion, donc nous pensons que la façon de le représenter doit changer et cette installation se veut être une tentative certes éphémère, mais sûre.
Pour citer Albert Einstein :  « Les gens comme nous qui croyons à la physique, savons que la distinction entre le passé, présent et futur est seulement un illusion obstinément  persistante. » »

Josseran Crochet – Paris « Panta Rei »

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Photo credit : Josseran CROCHET / FAV 2015

« Certains bâtiments, comme l’Hôtel de Lunas, ont croisé des centaines de regards au fil des siècles. C’est notre oeil qui découpe le temps: à mesure que la sédimentation des instants s’y reflète, nous nous noyons dans l’espace qui nous entoure. Le paysage tiédit. Passé le seuil de l’Hôtel, le visiteur ne sentira pas le poids du passé, l’installation le plongera dans une représentation nouvelle du réel. Son imaginaire sera confronté à une véritable mise en abîme.  Deux bassins au sol se situent de chaque côté de la cour. Leur fond est noir. La perception du visiteur est redéfinie dans le présent: à travers l’image des murs qui l’encerclent, il est renvoyé à la réflexion liquide de son imaginaire. Ainsi, en regardant vers le bas, il est immédiatement porté par un mouvement vertical. Le ciel s’impose. Comme lui, il est capricieux, il est en proie au hasard de l’instant. Ses humeurs se reflètent dans les miroirs obliques disposés à l’intérieur des bassins.
Ce projet vise à mettre en valeur la fugacité de la rencontre entre le visiteur et cette cour qu’il traverse. L’eau, à l’instar du lieu dans lequel elle se trouve, est à la fois toujours semblable à elle-même et jamais tout à fait la même. Lorsque nos yeux se pose sur elle, ils épousent un présent à la fois hérité et sans limites.

Panta Rei : 
En grec ancien, la formule signifie « Tout coule » – dans le sens de « Tout passe ».Elle synthétise la pensée d’un monde en mouvement perpétuel »

Atelier Roberta – Paris :  « Heureux Événement »

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Photo credit: Atelier Roberta Céline AUBERNIAS Alice MAHIN Chloé SANSON / FAV 2015

« Pour cette édition anniversaire qui se doit d’être fêtée, nous avons imaginé une installation éphémère en en éliminant l’aspect jetable, pouvant disparaitre entièrement sans laisser de déchets.
Nous proposons de fabriquer un gâteau spécial. Un gâteau qui se coule sur le sol et surprend par sa présence. Cette curieuse pâtisserie est constituée d’Agar Agar, gelée nourricière à la présence étrange et évanescente qui va servir de milieu de culture. Des milliers de graines y sont semées et cette surface plantée sera changeante au long du festival.  La germination et la pousse pourront être observées à l’échelle du temps de l’évènement.
Le dernier jour, le gâteau est coupé et distribué, non pas pour manger sa part, mais bien pour la transporter, la planter chez soi, où les graines pourront s’installer et fleurir. L’installation disparaît ainsi simplement, dans les mains de chacun, emmenant son morceau de gâteau pour le faire grandir ailleurs. »

Étienne Gobin, Lea Girault, Chloe Morin et Benjamin Joudrier – Paris : « L’anémograf »

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Photo credit: Atelier Roberta Céline AUBERNIAS Alice MAHIN Chloé SANSON / FAV 2015

« Le dix représente par excellence l’achèvement d’un cycle et le commencement d’une nouvelle ère. Il a le sens de la totalité et de retour à l’unité.
Un mobile synthétise ces notions, il incarne mouvement, instabilité et transformation perpétuelle en défiant les lois de l’apesanteur et de l’équilibre. C’est une structure légère dont les éléments suspendus entrent en mouvement sous l’action de l’air et la circulation du vent.
Articulés sur plusieurs lames de bois, des volumes coniques flottent et se déplacent sans contraintes. Ces derniers sont remplis d’encre qui, par un système de pipetage, tombe au goutte à goutte, sur une toile. « L’anémograf » capte son environnement et le retranscrit immédiatement sur une toile sous l’œil intrigué du spectateur. Le temps et le mouvement se matérialisent de façon aléatoire et poétique sur une nouvelle page. Ils symbolisent le commencement d’une nouvelle décennie et la dixième du Festival des Architectures Vives. »

Clémence Durupt et Gabrielle Vinson – Toulouse : « Entre Temps »

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Photo credit: Gabrielle VINSON Clémence DURUPT / FAV 2015

« Le FAV a 10 ans ! Il est donc plus que jamais question du temps qui passe pour cette dixième édition et l’ambiance est à la fête ! Et une vraie fête d’anniversaire se prépare, suscite l’envie, l’excitation, la curiosité; puis se vit, prend un espace et un temps donné pour enfin se terminer.
C’est cette ambiance à la fois colorée et imprévisible que nous souhaitons créer dans la cour de l’hôtel Jacquet. Un plafond éphémère retient une tonne de confettis qui grâce à l’action du visiteur s’échappent et s’éparpillent.
L’installation évolue dans le temps transformant l’espace de la cour : elle le plafonne d’abord, le rend ludique ensuite, pour le laisser finalement redevenir lui-même. Les derniers jours le ciel est ouvert, et ce «sablier géant» est prêt à être retourné pour les 10 prochaines années. »

Atelier 1.25 : Thomas Landemaine, Nuno Da Silva et Benoît Chantelou – Montpellier / Paris : « DI-X- »

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Photo credit: Atelier 1.25 Thomas LANDEMAINE Nuno DASILVA Benoit CHANTELOU / FAV 2015

 

«  Un grand X.
Un X pour 10, pour fêter les 10 ans du Festival des Architectures Vives.
C’est la première image du visiteur qui rentre dans la cour.
Cependant, cette installation offre des volumes plus complexes. Au fil du parcours du visiteur, la forme symbolique disparait pour laisser place à un volume sculpté qui se développe vers les façades de la cour. C’est en réalité une imposante sculpture facettée qui interroge le regard et la notion de point de vue. Ses faces réfléchissantes l’habillent de fragments de façades, de sols, de ciel, de silhouettes. Avec les visiteurs, la sculpture prend vie ; elle reflète les mouvements, s’anime de nouvelles formes et couleurs, invite au jeu et à l’interaction.
Dans cette parenthèse éphémère, cette installation tente de créer un moment unique et de réinventer l’expérience du lieu. »

Véronica Hirtz et Marine Gresser – Bordeaux : « L’espace d’un instant »

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Photo credit: Veronica HIRTZ Marine GRESSER / FAV 2015

 «  Le temps n’a qu’une réalité, celle de l’instant » – Gaston Bachelard

Le présent est un moment vécu, un point précis qui se résout dans l’instant. Cette matière temporelle observe un phénomène de seuil, nous obligeant sans cesse à en sortir pour entrer dans un nouveau, inattendu[1]. Il est pourtant impossible de savoir exactement quand s’opère le changement d’un instant à l’autre, et par conséquent, d’un espace à l’autre. Ce moment précis et éphémère auquel un individu est confronté déstabilise les repères collectivement établis.
Sensuel et brut, le sol sableux participe au récit d’un paysage désertique où le temps se perd, où la notion de durée s’évapore, laissant la seule TRACE[2] de l’instant présent. Étendue ponctuée de brindilles réfléchissant l’infini, l’installation construit l’image d’une intériorité, à la manière du panache d’une anémone.
Le visiteur invité au voyage d’un MILIEU au cœur de l’INSTANT[3], laissera délicatement s’éveiller l’imaginaire assoupi qui, lui, est sans limites.

[1] «Le présent ne passe pas car on ne quitte un instant que pour en retrouver un autre» p.48, Gaston Bachelard, L’intuition de l’instant, édition Stock, 1932
[2] «L’histoire est la description de ce qui est spécifique, c’est-à-dire compréhensible, dans les événements humains.», p.81, Paul Veyne, Comment on écrit l’histoire, Paris, édition Seuil, 1971
[3] «On se souvient d’avoir été, on ne se souvient pas d’avoir duré.», p.34, Gaston Bachelard, L’intuition de l’instant, édition Stock, 1932 »

Syracuse University School of Architecture – New-York  :  « Trans(Inter)ference »

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Photo credit: Syracuse Université Maya ALAM Waralee KAEWKOON Emily GREER Thomas BYUNG H. KIM / FAV 2015

« Supposant que l’identité et l’iconicité en architecture oscille entre concepts de distinction et réalisation, cette installation nous permet d’explorer un développement de nouvelles formes potentielles entre l’Ancien et le Nouveau.
L’installation « Trans(inter)ference » est un produit de son site, production numérique de sa matérialisation et son interaction avec son observateur – la construction d’un objet intermédiaire.
La façade de la cour est à nouveau projetée dans elle-même et devient un labyrinthe de diverses clôtures. La structure résultante est une convergence de dessin et de sculpture dans l’espace. Tandis que sa solidité est définie par la densité matérielle et des lignes de poids dans l’espace, la perception de ce qu’elle est dépend seulement d’une position.
Tandis que la réalisation de l’objet semble être complexe, l’assemblage est en réalité basé sur une simple trame couverte par des bandes magnétiques de cassette vidéo.
Des caractéristiques du matériau, comme la réflexion, la durabilité, le faible coût et l’éphémérité qui font de sa réutilisation un choix irrésistible, vient le lien conceptuel entre ce qui était et ce qui pourrait être. »

Véhicules au MIAM, Sète

Jusqu’au 20 septembre 2015, le MIAM (Musée International des Arts Modestes) présente à Sète  Auto, moto, vélo, train, avion et BATEAU, une exposition qui reprend en l’adaptant l’exposition Véhicule présentée à Lausanne, en 2013-2014.

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Emile Ratier. Paquebot, sans date, bois et matériaux divers 48 x 35 x 50 cm. Photo : Arnaud Conne, Atelier de numérisation – Ville de Lausanne Collection de l’Art Brut, Lausanne

On sait que le MIAM a pour habitude de confronter différents univers artistiques. L’exposition Auto, moto, vélo, train, avion et bateau met en perspective les « véhicules » provenant de la Collection de l’Art Brut de Lausanne avec des œuvres d’art populaire et d’art singulier, issues des collections du musée ou prêtées par des collections particulières, mais aussi avec des propositions d’artistes contemporains. Une fois de plus le MIAM réussit à nous surprendre et à nous émouvoir avec des œuvres touchantes, parfois étranges et très souvent imaginatives et poétiques.

L’accrochage très réussi, relance régulièrement l’attention du visiteur dans un parcours thématique qui mêle avec bonheur Art brut, Art populaire et Art contemporain. Fréquemment, l’exposition propose des dialogues fructueux entre des œuvres et des univers qui apparaissent éloignés à priori…

On publiera prochainement un compte rendu plus documenté de cette exposition qui mérite sans aucun doute une visite au MIAM. Soulignons la qualité du commissariat assuré par Norbert Duffort.

À lire ci-dessous la note du commissaire, extraite du dossier de presse.

En savoir plus :
Sur le site du MIAM
Sur la page Facebook du MIAM
Sur le site de Collection de l’Art Brut de Lausanne

Les artistes :
Giovanni Abrignani • Scoli Acosta  • Thierry Agnone  • Aloïse  • Benjamin Arneval  • Gérard Aubry  • Josef Bachler  • Fausto Badari  • Dominique Bertoliatti  • Aldo Biascamano  • Patricia Biascamano  • Stephan Biascamano  • Gregory L. Blackstock  • Su Blackwell  • David Braillon  • Roderick Buchanan  • Benedetto Bufalino  • François Burland  • John Byam  • Patrice Carré  • Théodore & Calixte Dakpogan  • Serge Delaunay  • François Dezeuze  • Curzio di Giovanni  • Marcel Dinahet  • Anton Dobay  • Bepi Donald  • Kifouli Dossou  • Neil Farber  • Richard Fauguet  • Shi Yi Feng  • Auguste Forestier  • Jean-Claude Gagnieux  • Michel Gondry & Sylvain Arnoux  • Olivier Grossetête  • Raymond Hains  • Johann Hauser  • Lorna Hylton  • Franz Kernbeis  • Vincent Lamouroux & Raphaël Zarka  • Bertrand Lavier  • Sylvain Lecocq  • Philippe Lemaire  • Les frères Linares  • Dwight Mackintosh  • Francis Mayor  • Gene Merritt  • Hidenori Motooka  • Helmut Nimczewski  • Jeancy Nsumbu  • Panamarenko  • Jean-Luc Parant  • Alain Pauzié  • Han Ploos Van Amstel  • Guillaume Pujolle  • Emile Ratier  • Martial Richoz  • André Robillard  • Till Roeskens  • Hans Saletmeier  • Yvan Salomone  • Jean-Michel Sanejouand  • Sarkis  • Moussa Sarr  • Sawada Shinichi  • Alfonso Soteno  • André Stanton  • Hervé Télémaque  • Jean Tourlonias  • Shantaram Tumbada  • Ingénieur Vancy  • Willem Van Genk  • Pépé Vignes  • Johnson Weere  • George Widener  • Krzysztof Wodiczko  • Adolf Wölfli  • Erich Zablatnik  • Carlo Zinelli.

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Patrice Palacio JE_X à l’Espace Bagouet, Montpellier

Jusqu’au 19 avril 2015, l’Espace Bagouet présente avec JE_X , le travail de Patrice Palacio. C’est la première fois que cet artiste est exposé à Montpellier, la ville où il vit et où il travaille…

L’exposition rassemble 23 œuvres, une sélection dans 15 années de production. Le choix s’est fait, selon l’artiste,  « autour du « Je » : Entre le moi, une réflexion sur notre propre destin, comment est-ce que l’on vit son individualité, et le rapport au hasard, au « Jeu » qui intervient tout le long de notre vie ».

Patrice Palacio Je-X © Marie-Caroline Lucat 09_1
Patrice Palacio Je-X © Marie-Caroline Lucat

À écouter Patrice Palacio parler de sa peinture, on perçoit assez vite que l’homme aime jouer avec les références (qu’il affirme assumer pleinement), avec les mots, avec le temps et surtout avec l’image et ce qu’elle représente. Dans son propos, quelques traits d’humour laissent entrevoir une probable volonté de maintenir sa peinture à une certaine distance d’autres expressions contemporaines…

Il y a dans les tableaux de Patrice Palacio, une maîtrise technique indéniable. Depuis le départ, il a fait le choix d’être « dans le registre quasi exclusif du noir et blanc ». La principale raison de cette palette restreinte est, dit-il, « de ne pas être dans rapport d’imitation à la nature. Quand je veux de la couleur, je l’incorpore telle quelle, directement prise dans la nature… Le choix du noir et blanc, c’est positionner le travail dans le registre de l’image, de l’image mentale, de la photographie, avec un rapport temporel… Avec le noir et blanc, il y a le problème de connotation chronologique… Il y a un rapport différé au réel qui m’a toujours questionné. Comment perçoit-on le réel ? Finalement, on le perçoit toujours avec différé».

Les rares couleurs qui viennent rechauffer ces nuances de gris appartiennent à des objets collés dans les œuvres (grilles de loto, tickets de jeu à gratter, plaquettes d’anxiolytiques…) et aux sept litres de colorant rouge qui s’écoulent d’EGO, 2006…

Patrice Palacio, EGO, 2006. Tableau en plexiglas, miroir, robinet, liquide rouge, 130 x 97 cm. Collection de l’artiste
Patrice Palacio, EGO, 2006. Tableau en plexiglas, miroir, robinet, liquide rouge, 130 x 97 cm. Collection de l’artiste.

Opportunément, un rouge « musée » couvre les murs du hall d’accueil et la cimaise isolée dans la salle d’exposition…
L’accrochage, sans être strictement chronologique, permet toutefois de saisir quelques éléments de  progression dans le travail de l’artiste. Dans la proximité ou dans le face-à-face, la mise en place cherche à établir des conversations ou des oppositions entre les œuvres.

Lire la suite Patrice Palacio JE_X à l’Espace Bagouet, Montpellier

Fata Morgana, un goût du livre au musée Paul Valéry, Sète

Jusqu’au 24 mai 2015, le musée Paul Valéry présente  Fata Morgana, un goût du livre, une exposition qui rassemble avec bonheur littérature, livres d’artistes et arts plastiques.

Pour le cinquantenaire de la maison d’édition dirigée par Bruno Roy, Maithe Valles-Bled nous offre 50 ans de dialogue avec auteurs et artistes.
Elle reprend largement l’approche qu’elle avait choisie pour la magistrale exposition Salah Stétié et les peintres, en 2013.

Maithe Valles-Bled et Bruno Roy au musée Paul Valéry
Maithe Valles-Bled et Bruno Roy au musée Paul Valéry

L’exposition s’organise autour des rencontres entre artistes et auteurs. Un événement d’exception qui impose un déplacement à Sète !

Lire la suite Fata Morgana, un goût du livre au musée Paul Valéry, Sète

Dani Karavan au musée d’art moderne de Céret

Du 14 mars au 31 mai 2015, le musée d’art moderne de Céret présente une exposition consacrée au plasticien et sculpteur israélien Dani Karavan, autour de Passages, son hommage à Walter Benjamin à Port-Bou et d’un ensemble récent et inédit de sculptures et de bas-reliefs de terre.

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On revient éventuellement sur cette exposition après un passage à Céret.

À l’occasion de cette exposition, le musée a mis en ligne un nouveau site dédié aux expositions. Il présente de manière très complète ce projet, la démarche et le travail de l’artiste. On conseille sa consultation pour préparer ou prolonger sa visite.

On trouvera ci-dessous quelques extraits du dossier de presse.

Passages - Port Bou

Dani Karavan est le créateur, à Port-Bou, de Passages, réalisation en hommage à Walter Benjamin, écrivain et philosophe juif allemand qui mit fin à ses jours dans la petite ville frontalière. Parvenu jusqu’à Port-Bou par un sentier montagneux et non sans grandes difficultés, Walter Benjamin, craignant d’être reconduit vers la France de Vichy par les autorités espagnoles, se suicida dans la nuit du 26 septembre 1940.

Passages, Port-Bou © Studio Karavan.
Passages, Port-Bou © Studio Karavan.

Les matériaux utilisés par Dani Karavan sont évocateurs de l’esprit qui guide sa démarche : de l’acier Corten, du verre, mais aussi et surtout un tourbillon naturel se formant sur la mer, un olivier, et une citation de Benjamin en hommage aux victimes anonymes des conflits : « Honorer la mémoire des anonymes est une tâche plus ardue qu’honorer celle des gens célèbres. L’idée de construction historique se consacre à cette mémoire des anonymes ».

L’exposition présente la genèse de cette œuvre, des notes d’intention aux dessins préparatoires et maquettes, et permet d’appréhender la démarche plastique et philosophique de Dani Karavan. Fidèle à cette démarche, l’artiste s’est inspiré des espaces du musée pour créer un environnement évocateur de sa réalisation à Port- Bou. Ainsi, le visiteur retrouve-t-il dans les salles documents, photographies et dessins – dont certains réalisés aujourd’hui, spécialement pour l’exposition – mais également une installation vidéo et un olivier.

Du sable à la terre

Vingt ans après la création de Passages, l’exposition présente pour la première fois les toutes dernières créations de Dani Karavan : un ensemble de sculptures et de bas-reliefs en béton de terre, évocation des architectures de terre communes à plusieurs cultures et de l’universalité qui relie ces cultures entre elles. Renouant avec un vocabulaire formel élaboré par lui dans les années 60, l’artiste utilise la terre pour la création de nouvelles formes mi-architecturales mi-sculpturales.

« Cinquante ans après le Monument du Néguev, je ressentais le besoin de revenir à des oeuvres de plus petites dimensions, à la “musique de chambre”. J’ai donc commencé par chercher le bon matériau. En fait, pour moi, tous les matériaux sont appropriés, j’en ai d’ailleurs utilisé un grand nombre tout au long de ma carrière. Cependant, j’avais envie d’en découvrir de nouveaux et c’est alors qu’une voie s’est ouverte à moi : travailler avec la terre. J’étais enthousiasmé par cette idée. »

Catalogue, édition Musée d’art moderne de Céret. Textes de Dani Karavan, Germain Viatte et Nathalie Gallissot.
Commissariat : Nathalie Gallissot, directrice du musée et Noa Karavan-Cohen.
Les sculptures et les bas-reliefs en béton de terre de Dani Karavan ont été réalisés en vue d’une exposition qui se tiendra à la Galerie Jaeger Bucher/Jeanne Bucher à Paris en mai 2016 et ont été produites par la galerie.

En savoir plus :
Sur le site de l’exposition du musée d’art moderne de Céret
Sur le site du musée d’art moderne de Céret
Sur la page Facebook du musée d’art moderne de Céret
Sur le site de Dani Karavan
Dossier pédagogique à propos de Passages de Dani Karavan sur le site de l’académie de Montpellier

Chroniques & billets d'humeur… sur les expositions d'art dans les musées et galleries à Montpellier, Nîmes, Arles, Avignon, Aix et Marseille

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